‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 302 sur 420 · NYS · texte numérisé non relu

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débilitantes, comme déesses de la guérison ; de plus, l'eau étant le principe de la fécondité, elles étaient invoquées comme divinités tutélaires des fleurs , des prairies , des troupeaux , du gibier ; comme nourrices des dieux tels que Bacchus, Jupiter, et de divers personnages de l'histoire mythique. Plusieurs d'entre elles sont liées d'une manière étroite aux divinités supérieures, telles qu'Apollon, dieu prophétique, appartenant comme elles à la religion de la nature, Diane, déesse chasseresse, adorée elle-même comme nymphe en Arcadie (voy. Diane), Mercure.

Bacchus, Pan, les Silènes et les Satyres. On les voit souvent , dans la mythologie antique , se joindre au cortège de ces diverses divinités, former des danses , et prendre part à toutes les cérémonies du culte; mais souvent aussi elles restent dans leurs grottes et s'occupent à tisser et à filer avec la plus grande application. Il y avait aussi des nymphes dites Avernales, qui habitaient les eaux du monde souterrain. - II. Nymphes des montagnes et des grottes. Nommées, en général, Oréades , Orodemniades et Orescooi, elles sont quelquefois distinguées par des noms locaux, tels que ceux de Cithéronidcs , de Péliades, de Coryciae, de Dictœae, etc. — III. Nymphes des bois et des vallées. A cette classe appartiennent les Napées , les Auloniades , les Hyléores, les Alséides; on supposait que, de même que les autres divinités des bois, elles s'amusaient à effrayer le voyageur solitaire. — IV. Nymphes des arbres. Ce sont les Dryades et les Haraadryades , divinités d'origine arcadienne, qui n'apparaissent jamais , ainsi que les Oréades et les Naïades, à la suite d'autres divinités. — Sous leur face de divinités chthoniennes , c'est-à-dire particulières à un lieu ou locales , les nymphes portaient divers surnoms , tels que ceux de Dodonides, de Lemniae, de Mycalésides, de Nysiades, etc. — Le nombre des nymphes n'est pas bien déterminé par les mythologues ; selon Hésiode , il y en avait trois raille. Hérodote les fait vivre plusieurs milliers d'années — On leur rendait un culte particulier, et on leur offrait en sacrifice de l'huile , du lait , du miel , et quelquefois on immolait des chèvres et des agneaux en leur honneur. Elles avaient des temples ou des autels dans les forêts , près des sources , etc. A Cnide , on célébrait une fête en l'honneur d'Apollon , de Neptune et des nymphes. L'art plastique les a toujours représentées sous la forme de jeunes filles nues ou à moitié nues. Les poètes des derniers âges leur ont donné quelquefois une chevelure couleur vert-de-raer. <

nympholeptoi. On donnait ce nom aux devins inspirés par les nymphes.

nysa. Nymphe, nourrice de Bacchus.

NYSjEUS, NYSIUS, IVYSEL'S; NYSIGEXA.

Dieu de Nysa. Surnom de Bacchus, de Nysa, montagne ou ville de la Thrace , ou du nom de sa nourrice.

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NYSïades ou nyséides. Nymphes de NYSUS. Père nourricier de Bacchus , qui , Nysa , qui élevèrent Bacchus. Hygin leur suivant Hygin , lui confia Thèbes avant de donne les noms suivants : Cisséis, Nysa, Érato, partir pour l'Inde. Ériphia , Bromia , Polyhymno.

oannès. Selon la cosmologie qui nous a été transmise par Bérose , monstre moitié homme et moitié poisson, venu de la mer Erythrée, à qui était due la civilisation primitive de la Babylonie. On l'appelle aussi Oanès, Oan ou Oès. II sortait chaque matin de la mer et y rentrait le soir. Apollodore le compte au nombre des quatre Annédotes qui apparurent à des époques diverses, et dont le dernier fut Odacon. Ces quatre monstrueux amphibies portaient, suivant Abydène, les noms suivants : Eudoque, Éneugarae, Éneubule, Anémonte. Les Babyloniens attribuaient à Oannès d'anciennes cosraogonies que les prêtres conservaient dans les temples.

oaxès ou OAXLS. Fils d'Apollon et d'Anchiale ou d'Acacallis ; il donna son nom à une ville de Crète.

on. Dieu syrien qui rendait des oracles à voix basse.

obarator. Un des dieux agricoles du Latium.

obéroiv. Roi des fées et des génies de l'air, époux de Titania. Voy. Fées.

obriarée. Le même que le cyclope Briarée.

obrimus. Égyplide, fiancé de la Danaïde Hippothoé.

obstination. Fille de la Nuit.

ocalée ( ocaléa ). Fille de Mantinée, épousa Abas, dont elle eut Acrisius et Prœtus.

occasion (cairos, occasio). Dieu allégorique de l a-propos. Les Grecs le disaient fils de Jupiter. Il avait un autel à Élis. I.ysippe l'avait représenté à Sicyone , sous les traits d'un adolescent tenant un poignard et une balance, et appuyant sur un globe ses pieds garnis d'ailes. Phidias le figura, au contraire, sous la forme d'une femme, avec les mômes attributs.

occator. Dieu agricole du Latium; présidait au hersage.

OCÉAN ( océanos, OCÉanus ). Déjà personnifié dans Homère, qui, le regardant comme le principe de toutes choses et des dieux mêmes ( Oewv ysvEcrt^ ) , ne lui assigne pas d'origine, l'Océan est, suivant l'Iliade , un dieu puissant qui ne le cède qu'à Jupiter; il a pour éponse Téthys ; ses filles sont Eurynorae, Thétis et Persé. Lorsque Jupiter combattit les Titans, l'Océan reçut Junon des mains de Rhée et cacha la jeune déesse dans son palais, situéà l'occidentdu monde. Comme fleuve (TCOTapioç), son cours limite la terre de toutes parts , ainsi qu'il est dit dans la description du bouclier d'Achille. Formant un orbe immense, qui s'alimente de lui-même, il

n'a ni source ni embouchure , et donne naissance à toutes les mers , à tous les fleuves et à toutes les sources. Bien que ses flots soient contlgus à ceux de la haute mer qu'il entoure, ils ne s'y mêlent cependant jamais et coulent toujours seuls. C'est de leur sein que sortent les astres, l'Aurore et le Soleil , qui va s'y reposer chaque soir; aussi la partie occidentale du fleuve porte-t-elle le nom de bain de l'Océan, Xouxpà ojxsàvoio. Au delà de l'Océan, au couchant comme au levant, habitent divers peuples mythiques, tels que les Éthiopiens, vertueux et fortunés , et les Cimmériens, auxquels Hélios n'envoie jamais ses rayons; c'est auprès de la demeure de cette race malheureuse qu'Ulysse aborda à la plage que Circé lui avait indiquée et où se trouvaient le bois de Proserpine, le palais de Pluton, les fleuves infernaux et le pays des rêves Voy. Enfers. A l'opposite était i'Élysée. Au sud enfin habitaient les Pygmées et tous les êtres fantastiques, bienfaisants ou funestes, que l'imagination des Grecs supposait résider aux confins de la terre. Toute cette géographie mythologique est du reste très-obscure et pleine de contradictions qui choquent le bon sens. — Dans Hésiode, l'Océan est fils d'Uranus et de la Terre et l'ainé des Titans. Époux de Téthys, il en a trois mille fleuves et autant d'Océanides. Comme fleuve, il a des sources. Apollodore dit que le Styx est un de ses bras , et forme la dixième partie de l'Océan entier ; les neuf autres bras entourent la terre et la mer et se jettent dans cette dernière , après en avoir fait ie tour. — Eschyle représente l'Océan arrivant auprès de Prométhée , et se servant, en guise de monture, d'un dragon ailé; un basrelief du Musée capitolin reproduit cette conception du poète. Mais le dieu est plus habituellement représenté sous les traits d'un vieillard tenant une urne. Ses autres attributs sont la corne d'abondance, le sceptre, le réseau, etc. Quelquefois sa tête est surmontée de cornes.

OCÉAN1DES, OCÉANINES, OGÉNIDES OU

océanitides. Nymphes Marines, filles de l'Océan et de Téthys. Elles étaient, suivant Hésiode, au nombre de trois mille, comme les fleuves, leurs frères, mais, ainsi qu'on le pense bien , les poètes n'ont jamais donné la liste entière de ces déités. Ils se contentent ordinairement d'en nommer une cinquantaine, parmi lesquelles on en remarque quelques-unes qui portent le même nom que certaines Néréides, ce qui semble indiquer une confusion entre ces deux classes de nymphes. — Quui qu'il en soit , celles qui portent le même nom

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