‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 31 sur 420 · AMO · texte numérisé non relu

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véré , le véritable siège de son culte était Thèbes, qui fut appelée à cause de cela No- Amoun- Amon-No, c'est-à-dire possession d' Amoun ( Diospolis). Des monuments , dont les ruines colossales se voient encore, le temple et le palais de Karnak, auquel conduisait une immense avenue bordée de béliers, lui étaient consacres dans cette ville. — Le culte d'Amoun paraît être originaire de l'Ethiopie , d'où il aurait d'abord passé a Thèbes, pour se répandre de là dans toute l'Égypte. C'est ce que semble attester une cérémonie annuelle mentionnée par Eustathe et par Diodore. Tous les ans, à une certaine époque, les Éthiopiens enlevaient solennellement du temple de Thèbes la statue d'Amoun avec son tabernacle ; ils la transportaient de ville en ville jusqu'en Libye, puis ils la rapportaient à Thèbes, où l'on célébrait son entrée comme si le dieu fût arrivé d'Ethiopie. — b. Amoun , personnification su prèrae de l'énergie divine, se combine souvent avec d'autres dieux , qui au fond ne sont autres que lui-même sous un aspect plus restreint et plus déterminé. Ainsi, il devient Amoun-Mendès, Amoun-Chnoubis, Amoun-Ra.

— i° Amoun-Mendès, c'est Amoun considéré spécialement comme le propagateur de la vie dans la nature. Sous cette forme, il était principalement révéré àPanopolis. Voy. Mendès.

— 2°. Amoun-Chnoubis , ou Amoun créateur, était particulièrement révéré à Éléphantine. Voy. Chnoubis. — 3° Amoun-Ra ou Amoun- Soleil, c'est Amoun considéré comme le directeur de l'univers et l'âme des quatre éléments. Il est alors figuré ( notamment sur le zodiaque de Denderah ) par quatre tètes de bélier grou. pées et surmontées du disque que soutiennent des cornes. — c. Amoun, identifié par les Grecs avec Jupiter, devint chez eux Ammon, Jupiter Ammon, et ils le rattachèrent à leur propre mythologie par diverses fables. Toutes ces fables se rapportent à Y Ammon libyen ; celui de Syouah , dontjle temple et l'oracle obtinrent chez les Grecs une grande célébrité. Ainsi, ils racontent qu'Hercule ( d'autres disent Bacchus) étant sur le point de mourir de soif avec son armée au milieu des sables de la Libye , implora le secours de Jupiter, et qu'alors parut soudain un bélier qui, fouillant la terre avec ses cornes, fit jaillir une source, Par reconnaissance, Hercule éleva en ce lieu i:n temple magnifique (l'Ammonium de Syouah) qu'il dédia à Jupiter-Ammon , c'est-à-dire le Sablonneux. Deux colombes s'envolèrent de Thèbes en Egypte : l'une se rendit à Dodone, et l'autre en Libye, où elle donna naissance à l'oracle d Ammon ; cet oracle fut consulté par Hercule, par Céphée, parPersée et, dans les temps historiques, par Alexandre. Une jouissait plus d'aucune réputation du temps de PIutarque. — Le temple était situé dans un oasis délicieux , à neuf iours de marche d'Alexandrie. Suivant Hérodote, il se trouvait là une fontaine dont les eaux étaient froides la nuit et chaudes le jour. Le temple était desservi par

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plus de cent prêtres , dont les plus âgés avaient seuls mission de transmettre les oracles. La statue du dieu était, disait-on, d'un bronze dan» lequel on avait fait dissoudre des pierres précieuses.

amour. Voy. Éros , CuriDON , Kama.

ampélos. Vigne. i. Un des suivants de Bacchus, fils d'un satyre et d'une nymphe, ou, selon d'autres, fils du Soleil et de la Lune. Bacchus après sa mort le parfuma d'ambroisie et le métamorphosa en vigne. Il fut, dit-on, placé dans le ciel où il devint la constellation du Vendangeur, (Ovide et Nonnus.)— 2. Hamadryade.

A.MPHIALOS. 1. Phéacien, fils de Polynéui l'un des vainqueurs dans les jeux auxquels Ulysse prit part chez Alcinoùs. — 2. Fils de Néoptolèrae et d'Andromaque , d'après une leçon probablement fautive d'Hygin. Voy Molossus.

amphianax. x. Roi de Lycie. Voy. Antée et Proetus. — 2. Fils d'Amphimaque et père d'iEtylus.

amphiaraeidès. Nom patronymique Aieméon, fils d'Amphiaraùs.

AMPHIARAÙS (AMPH1ARAOS ). Fils d'Oï-

clès , ou d'Apollon et d'Hypermnestre ; descendant des Mélarapodides d'Argos; époux d'Ériphylc et père d'Alcmaeon, d'Amphiloque . d'Eurydice et de Démonasse. On le compte parmi les chasseurs de Calydon et les Argonautes. 11 est surtout célèbre comme devin ei habile interprète de songes. Il prévit l'issue fatale de la guerre de Thèbes, et refusa d'y prendre part. Toutefois, ayant juré à Adraste de soumettre à la décision de son épouse Ériphyl* toutes les questions sur lesquelles lui et Adraste ne seraientpas d'accord , il dut sur ce point s'en remettre au jugement d'Ériphyle. Or celle-ci corrompue par Polynice, moyennant le don du collier d'Harmonie, persuada à Araphiaraiis de se ranger parmi les héros qui marchaient contre Thèbes. Cependant il pri* en haine Tydée , qui avait engage les Argiens dans cette guerre, et se vengea sur lui de la manière suivante : Minerve étant descendue près de Tydée pour le guérir des bles sures qu'il avait reçues dans le combat, Amphiaraùs lui apporta la tète de Ménalippus son antagoniste , le même qui l'avait blessé. Tydée la brisa et en but la cervelle. Minerve saisie d'horreur s'éloigna de lui, l'abandonnant à son sort. Les prévisions d' Amphiaraus touchant sa propre fin ne tardèrent pas à s'accomplir. Attaqué par le Thébain Périclymène, il s'enfuit le long ae l'Ismène , jusqu'à à l'endroit où fut fondée dans la suite la ville de Hamae. Alors par ordre de Jupiter, la terre s'entr'ouvrit soudain et l'engloutit ainsi que son char. — A Orope en Bœotie, Amphiaraus reçut les honneurs divins. Il avait là un temple magnifique dans lequel il rendait des oracles. Ceux qui le consultaient lui sacrifiaient un bélier, sur la peau duquel ils s'endormaient pour recevoir en songe les communications du dieu. Près du

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temple était une source consacrée à Amphia raiis. C'était par là , dit-on , qu'après sa disparition, il était remonté à lalumière,immortél et déifié. Il était aussi révéré a Argos, à Athènes et à Sparte. — Les adieux d'Amphiaraiis à son départ pour la guerre de Thèbes étaient représentés sur le coffre de Cypsélus. F oy. Alcm^eon et Adraste.

amphidamas. i. Égyptien, fils de Busiris, tué par Hercule. — 2. Père de Naupidamé.— 3. Fils de Lycurgue et de Cléophile ( ou d'Eurynoine); père de Milanion et d'Antimaque (Apollodore) ; ou, suivant Pausanias et Apollonius, fils d'Aléus, et frère de Lycurgue, de Céphée et d'Augé. Lui :et son frère Céphée furent du nombre des Argonautes , tandis que Lycurgue resta à la maison pour soigner leur vieux père. — Héros de Scandie, ville de l'île de Cythère. Hôte et ami de Molos, il lui donna le casque d'Amyntor que lui-même avait reçu d'Autolycus. Ce casque passa plus tard à Mérion qui le porta au siège de Troie.— 5. Roi de Chalcis en Eubée, tué dans un combat contre les Érythréens. A sa mort ses fils donnèrent des jeux dans lesquels Hésiode gagna un trépied. — 6. Oponticn, père de Clysonyme.

ampbidicus,(amphidicos). Thébain qui dans la guerre des Sept-Chefs , tua Parthénopée. (Apollodore) ; au lieu d'Amphidicos, d'autres à cet endroit lisent Asphodicos. —Selon Euripide, ce fut Périclymène, fils de Neptune , qui tua Partbénopée.

amphiétès. Surnom de Bacchus.

amphigyéeis. Leboiteux. Surnom de Vulcain.

amphictyon. Autochthone, ou fils de Deucalion et de Pyrrha, ou fils d'Hellen, et par conséquent, petit-fils de Deucalion; roi d'Attique. Il épousa Cranaé , fille de Cranaiis, auquel il ravit le sceptre , qui lui fut arraché à lui-même douze ans plus tard, par Érichthonius. Le premier, dit-on, il apprit aux hommes , à tremper le vin d'eau ; c'est pourquoi il passait pour avoir consacré deux autels l'un à Dionysos Orthos (Bacehus modéré) et l'autre aux Nymphes. — Eustathe lui donne pour épouse Chthonopatra , dont il eut Physcus , père de Locrus. Suivant Etienne de Byzance, Physcusne serait que le petit-fils d'Araphictyon, qui aurait pour fils /Etolus. — Araphictyon était considéré comme le fondateur de la ligue Amphictyonique; et à ce titre un temple lui fut consacré près d'Anthèle, au bord del'Asope, dans les Thermopyles, au lieu même où se tenaient les assemblées des A mphictyons primitifs. La ligue Amphictyonique était composée de 12 peuplades, dans l'origine la plupart Thessaliennes, et qui s'assemblaient annuellement dans un intérêt puliti-

ue et religieux, d'abord à Anthèle, puis à Delphes. — Les diverses données traditionnelles qui se rapportent à Amphictyon paraissant inconciliables entre elles , quelques auteurs distinguent (à tort) deux Amphictyons, l'un roi de Pyles, et l'autre roi d'Athènes.

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D'après les vues de la critique historique contemporaine , Amphictyon ne serait pas autre chose l'amphictyonie elle-même personnifiée. Foy. ACRisius.

amphictyoivide ( amphictyonis). Surnom de Cérès , qui avait un temple à Anthèle , près des Thermopyles.

AMPHILOQUE, ( AMPHILOCHOS). ï. Ar*

gien, fils d'Amphiaraus et d'Ériphyle, et devin, comme son père. Amphiloque prit part à la guerre des Epigones. Apollodore le compte parmi les poursuivants d'Hélène. Il se rendit au siège de Troie , et à son retour, il fonda conjointement avec le devin Mopsus la ville de Mallus en Cilicie. Mais plus tard Mopsus refusa de l'admettre au partage de la souveraineté et tous deux périrent dans un combat singulier. On montrait leurs tombeaux au pied du montMargase. — SuivantlHésiode, cité par Strabon, Amphiloque aurait péri sous les coups d'Apollon. — Suivant Thucydide, revenu d'Ilion en Grèce, et, mécontent de la constitution d'Argos, il aurait fondé Argos Amphilochion sur la côte du golfe Ambracique. Cependant Strabon veut que cette ville ait été fondée par Alcméon qui l'aurait nommée du nom de son frère. Comparer Amphiloque no 2. — Il avait part au culte que son père recevait àOrope.Unautel lui était consacré à A thènes, et à Sparte un héroum. L'oracle d'Am. philoque à Mallus, en Cilicie, était en haute considération du temps de Pausanias. — 2. Fils d'Alcméon etide Manto et petit-fils d'Amphiaraus. Suivant Apollodore, il serait le fondateur d'Argos Amphilochion. — 3. Fils de Dryas et époux d'Alcinoé n° 3.

amphilogies, (amphilogIjE). Les contestations personnifiées. Filles d'Éris (la Discorde) , selon Hésiode.

AMPHIMAQUE , ( AMPHIMACHOS). I. Fils

d'Électryon, roi de Mycènes, et d'Anaxo;l'un des frères d'Alcmène. Il périt ainsi que ses frères dans un combat contre les fils de Ptérélaus ravisseurs du bétail d'Électryon. —2. Fils de Ctéatus et de Théronice, prétendant d'Hélène, et l'un des quatre chefs des Épéens au siège de Troie. Il fut tué par Hector. — 3 Fils de Polyxénus; son père lui donna ce nom par amitié pour Amphimaque, fils de Ctéatus. — 4. Fils de Nomion. Il conduisit avec son frère Nastès une troupe de Cariens au secours de Troie et parut au combat richement vêtu et tout brillant d'or. Achille le précipita dans le Scamandre. — Conon fait de lui un roi des Lyciens.

amphimaros. Fils de Neptune . et père de Linus qu'il eut d'Uranie.

amphimédon. 1. Fils de Melanthée, un des amants de Pénélope , tué par Télémaque.

Agameranon, autrefois son hôte , reconnut son ombre dans les enfers et lui adressa la parole (Odyssée). — 2. Libyen , partisan de Phinée, tué aux noces de Persée.

am phi meus. Fils d'Hector, qui échappa aux Grecs , lors de Ja prise de Troie.

amphixome (amphijYOMOS). i. Père de

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Thyria , aïeul et de C venus. — 2. Fils de Nisus, de Dulichion , un des amants de Pénélope. Il fut tué par Télémaque.

AMPHINOHÉ. 1. Épouse d'Éson, et mère de Jason. Son époux et son fils Promachos ayant été mis à mort par Pélias, Amphinome, à qui le même sort était réservé, se réfugia au foyer de Pélias, et là, après avoir maudit l'assassin de sa famille, elle 'se plongea un glaive dans le sein— 2. Fille de Pélias. Jason la donna pour épouse à Andrœmon.— 3. Fille de Nërée et de Doris.

ampiiiow 1. Roid'Orchomène, fils de lasus , époux de Perséphoné , et père deChloris. Les poètes épiques le distinguent d'Amphion le Thébain, tandis que dans la tradition antérieure ils semblent s'être confondus. — 2. Un des chefs des Épéensdans la guerre de Troie. - 3. Fils de Jupiter et de la thébaine Antiope, frère de Zéthus, et roi de Thèbes . — Suivant Hygin, Antiope, fille deNyctée, était femme de Lycus , frère de Nyctée. Épopée, roi de Sicyone, l'ayant séduite par ruse, elle fut répudiée par son mari, puis aimée de Jupiter. Cependant Dircé, seconde épouse de Lycus , étant jalouse d'elle la fit enchainer. Jupiter la délivra, et la transporta sur le mont Cithaîron, où elle donna le jour à deux enfants , (Hygin.) — Suivant un autre tradition, Antiope encore jeune fille fut séduite par Jupiter, et fuyant la colère de Nyctée son père, elle se réfugia à Sicyone, auprès d'Épopée (ouÉpaphus), qui la prit pour femme. Cependant Nyctée rte put survivre au déshonneur de sa fille , et, après avoir chargé son frère Lycus de le venger et d'elle et d'Épopée, il se donna la mort. Lycus, afin d'accomplir son dernier vœu, marcha contre Sicyone, tua Épopée., et ramena sa nièce en Béotie. Antiope mit au monde deux jumeaux à Éleuthères, et les exposa après leur naissance. Ils furent trouvés par un pâtre qui les nomma Amphion et Zéthus. Apollon, suivant les uns, Mercure ou bien les Muses , suivant d'autres, firent don de la lyre au premier, qui devint un chantre célèbre, tandis que Zéthus se fit pasteur et chasseur,. (Horace.) — Les deux frères, dans Euripide, sont appelés les Dioscures aux chevaux blancs, — Antiope, après avoir longtemps enduré les mauvais traitements de Lycus et de Dircé , s'enfuit auprès de ses fils, qui , devenus grands, s'étaient établis à Eutrésis, près de Thespies. Amphion et Zéthus, pour venger leur mère, s'emparèrent de Thèbes et tuèrent Lycus. Quant à Dircé, ils la firent périr en l'attachant aux cornes d'un taureau indompté, puis ils jetèrent son cadavre dans une source, qui prit le nom de la victime. Ayant ensuite chassé Laïus (ou Cadmus), ils s'emparèrent eux-mêmes du sceptre à Thèbes, et entourèrent la ville de murs. A cette occasion les poètes racontent que les pierres venaient se piacer d'elles-mêmes au son de la lyre d'Amphion. — De son épouse Niobé*, fille de Tantale, Amphion eut quatorze enfants- qui furent tués par Apollon et Diane. ( Foy, NfQBÉ.) — *Lui

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même, suivant lescholiaste d'Euripide, futtué par les Spartes; ou, suivant d'autres, ayant attaqué avec Phlégyas le temple de Delphes, il périt sous les coups d'Apollon ( Hygin); ou enfin, selon Ovide, dans le désespoir que lui causa la perte de ses enfants, il se donna volontairement la mort. On voyait près de Thèbes , du temps de Pausanias , le tombeau commun d'Amphion et de Zéthus. Les deux frères furent placés parmi les astres. — Le supplice de Dircé fait le sujet d'un groupe en marbre dû au ciseau d'Apollonius et de Tauriscus. Ce groupe, retrouvé vers le milieu du seizième siècle, est connu sous le nom du Taureau de Farnèse. Le musée de Florence possède^une statue d'Amphion dans l'attitude de la douleur après la mort de ses enfants. Voy. Zéthus et antiope. — 4. Fils du précédent et de Niobé. — 5. Fils d'Hypérasius , et frère d'Astérius, de Pallène en Achaïe. 11 fut un j des Argonautes.

A.MPnios. 1. Fils de Sélagus de Paesos, et allié des Troyens. 11 fut tué par Ajax, fils de Télamon. — 2. Fils du devin Mérops et frère d'Adraste n0 4. Il fut tué au siège de Troie, ainsi que son frère , par Diomède.

amphipyros. Celle qui jiorte une torche dans chaque main. Surnom de Diane ou d'Hécate.

amphiro. Une des Océanidcs (Hésiode).

amphissa. Fille de Macarée, et petite-fille d'.Eolus n° 1 , aimée d'Apollon. Elle a donne son nom à la ville d'Amphisse en Locride, où existait un monument en son honneur.

amphissos. Fils d'Apollon et de Dryope , fondateur et prince de la ville d'OEta , près de la montagne de ce nom. Il y érigea un temple en l'honneur d'Apollon et un autre en l'honneur des nymphes. L'accès de celui-ci était interdit aux femmes. — Amphissus étai* doue d'une force prodigieuse.

amphisthéxès. Fils d'Amphiclès et père d'Irbus (Pausanias).

AMPAISTRATE, (AMPH1STRATOS ). Con-

ducteur du char des Dioscures et prince des La coniens à Héniochie conjointement avec Rhécas (Strabon.)

amphituéa. i. Femme de Lycurgue, roi de Némee , la même qu'Eurydice. — 2. Fille de Pronax et femme d'Adraste n° 2. — 3. Femme d'Autolycus et aïeule d'Ulysse (Odyssée).

AMPHITHÉMIS OU GARAMAS. Fils d'ApoI-

lon Lycorios et d'Acacallis. Il eut deux fils d'une nymphe Tritonide : Nasamon et Caphauros (ou Céphalion).

amphithoé. Une des Néréides (Homère).

amphitrite. Néréide (ou Océanide). — Amphitrite est la déesse de la mer Méditerranée , un véritable Neptune féminin. Plus tard(posterieurement à Homère), elle devient l'épouse de Neptune. — On raconte. que celui-ci l'ayant demandée en mariage, elle s'en- -fuit par pudeur chez Atlas ; mais elle fut ramenée par le dauphin , que Neptune récoin-

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pensa en le mettant au nombre des astres , (Ératosthène et Hygin). Dans la saite elle devint jalouse de Scylla et jeta da;.ns la source où celle-ci se baignait des herbes enchantées, par la force desquelles Seylla fut métamorphosée en un monstre à six tètes et à douze pieds. — Amphitrite eut de Neptune : Triton, Rhodé et Benthésicymé. — L'art plastique ne la distingue de Vénus que par le costume et les attributs; un bonnet réticulé retient ses cheveux; au sommet delà tète sont des pinces d'écrcvisse de mer. — Elle avait des statues dans le temple de Neptune sur l'isthme de Corinlhe , ainsi qu'à Olympie. Parmi ces statues, il y en avait une à Olympie qui était l'ouvrage de Glaucus. — Un bas-relief lui était consacré dans le temple de Minerve Chalciœcos à Sparte, etc. On voit une statue colossale de cette déesse dans la villa Albani, et un bas-relief magnifique sur l'arc d'Auguste à Rimini. — Les poètes (notamment Euripide et Ovide) emploient souvent le; nom d'Amphitrite pour désigner la mer elle-même.

amphitryox. Fils du roi de Tirynthe Alcée, et d'Hipponomé (ou de Laonomé), et petit-fils de Persée. — Électryon son oncle , roi de Mycènes, ayant été attaqué par les fils de Ptérélaiis, qui, à la tête desTaphiens ouTéléboéns, pillèrent son royaume, tuèrent ses fils et enlevèrent ses bœufs, Amphitryon vint à son secours, reprit les Lroupeauv, et les ramena chez Électryon. Alors celui-ci lui confia la garde de son royaume, tandis que lui-même irait venger la mort de ses fils ; de plus, il lui donna en mariage sa fille Alcmène , mais à condition qu'il attendrait son retour pour accomplir cet hymen. Cependant une querelle s'étant élevée entre eux au sujet des troupeaux, dont Amphitryon réclamait une part, celuici tua Électryon dans un accès de colère, ou, suivant d'autres , par accident. Chassé alors par Sthénelus, frère d'Électryon, il «e réfugia avec Alcmène à ïhèbes chez Créon, son oncle maternel, qui les reçut avec amitié. Là, Alcmène, avant de lui accorder sa main, lui ordonna de venger, sur les fils de Ptérélaiis, le meurtre de ses frères. Créon promit d'aider Amphitryon dans cette guerre; mais à condition que d'abord il délivrerait le pays d'un renard furieux ( le renard de Teumesse) qui le dévastait. Amphitryon remplit cette condition à l'aide du chien qu'il obtint de Céphale d'Athènes; puis, à la tète des Bœotiens, des Locriens et des Phocéens, il entreprit la guerre contre les Téléboëns ou Taphiens, sur lesquels régnaient Ptérélaiis et ses fils. La trahison de Cométho assura le succès de cette expédition. Celle-ci. s'étant prise d'amour pour Amphitryon, trancha sur la tête de son père le cheveu d'or auquel sa vie était attachée, et le livra ainsi à ses ennemis. Amphitryon, victorieux, partagea le royaume entre ses compagnons d'armes et punit de mort la perfidie de Cométho. Cependant Jupiter, empruntant les traits d'Amphitryon,se rendit chez

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Alcmène , et lui annonça la nouvelle de la victoire remportée sur les ennemis de sa famille. Alcmène, trompée par la métamorphose du dieu, l'accueillit comme son époux. Amphitryon, à son retour, apprit du devin Tiresias la visite de Jupiter. — Alcmène donna le jour à deux enfants : Hercule, fils de Jupiter, etlphiclês, fils d'Amphitryon. — Amphitryon fut tué en combattant avec Hercule contre Erginus, roi des Minyens. On montrait son tombeau à Thèbes. La fable de Jupiter et d'Alcmène se voit représentée sur quelques vases siciliens. Voy. Ptérélaus, Alcmène et Hercule.

amphitryon! a de s ou a m p h it r yo x i dès. Nom patronymique d'Hercule, fils d'Alcmène, femme d'Amphitryon.

amphitus. Le même qu'Amphistrate.

amphotéros. 1 Troyen , tué par Patrocle. -- 2. Fils d'Alcméon et de Callirrhoé, et frère d'Acarnan. Foy. Agénor, n° 7, Acarnan et Arsinoe.

ampycidÈs. Nom patronymique d'idmon et de Mopsus, fils d'Ampycus.

ampycos. 1. Fils dePélias et père du devin Mopsus qu'il eut de Chloris. — 2. Père d'idmon. — 3. Fils de Japet, chantre (aœde) et prêtre de Cérès, tué par Pettalus aux noces de Persée.

ampyx. i.Le même qu'Ampycus, n° 1. — 2. Partisan de Phinée, qui fut pétrifié par la tête de la Gorgone aux noces de Persée (Ovi de). — 3. Lapithe, qui, aux noces de Pirithous . tua le centaure Oëclus , (Ovide).

amrita. Nourriture et breuvage des dieux mdiens, l'analogue de l'ambroisie. L'Amrita procure l'immortalité; le nom même (de a, privatif, et mrita, mort) signifie immortalité (comparez Ambroisie;. Le dépôt en est dans la lune. Dans l'origine , les dévas et les asouras associés se procurèrent l'amrita au moyen du barattement de la mer de lait. Le mont Mérou, autour duquel se roula en guise de corde le grand serpent Adicécha, servit de rnoussoir. Après de gigantesques efforts , au succès desquels contribua surtout Narayana (Vichnou), la mer se transformant en substance butyreuse produisit enfin l'amrita. Le génie Danavandri parut tenant à la main un vase du précieux breuvage. Alors les dieux et les asouras s'en disputèrent la possession exclusive. Les asouras réussirent même d'abord à se l'approprier ; mais Vichnou , sous les traits de MohiniMaïa, le leur ravit et le donna aux dieux.

amschaspands. Les génies du premier ordre dans la religion de Zoroastre. Le nom Zend primitif est Amrita-çpenta, immortels ^saints. Chefs de la hiérarchie céleste, ils sont lies ministres suprêmes d'Ormuzd, sous la loi duquel ils veillent à l'organisation, à la conservation, et au perfectionnement du monde. Ils sont au nombre de six , dont chacun a son département distinct, savoir : i° Bahman, en Zend Paghu-Manô, c'est-à-dire bonne pensée on

bon cœur; 2» Ardibéhescht ( Acha-Vahista), c'est-à-dire pureté excellente ; 3° Sehahriver {Khsathra-Vayria), c'est-à-dire roi désirable; 4°Sapandoraad (Çpenta-Armaïti) , c'est à-dire sainte soumise, la patronne de la terre , génie féminin ainsi que les deux suivants: 30 Chordad ( Haurvàtat), celle qui produit tout; 6° Arnerdad (Ameretât), celle qui donne l'immortalité. Voy. chacun de ces noms.

amilils. Fils de Procas et frère puiné de Numitor. Celui-ci, après la mort de Procas, étant devenu roi d'Albe , Amulius lui ravit le trône, fit mourir Lausus, fils de Numitor, et pour éteindre la race de son frère, plaça sa fille Rhéa Silvia parmi les vestales. Dans la suite il fut tué par Romulus et Rémus, ses petits-neveux. Voy. Rhea Silvia.

vmycla. Fille d'Amphion et de Niobé. Voy.

NiOBÉ.

am ycl^eos. 1. Surnom d'Apollon , tiré de la ville d'Amycles en Laconie. — 2. (Amyclœi.) Surnom de Castor et Pollux.

amyclas. 1. Pèresde Léanire. — 2. Roi de Laconie , fils de Lacedœmon et de Sparté , petit-fils de Jupiter, et frère d'Eurydice. De son épouse Diomédé, il eut Argalos, Cynortas , Hyacinthe et Laodamie.— Il fonda en l'honneur d'Hyacinthe la ville d'Amycles. — 3. Père de Daphné.

amycleus. Père de Cyparissc. Voy. ce nom.

amyclidès. Nom patronymique d'Hyacinthe , fils d'Amyclas, (Ovide. >

amyccs (a.mycos). i. Fils de Neptune et de Bithynis ou de la nymphe bithynienne Mélia , frère de Mygdon et roi des Bébryces en Bithynie. On lui attribua l'invention du reste. — Fier de sa taille gigantesque et de sa force, Amycus provoquait au combat du ceste tous les étrangers qui abordaient sur la côte des Bébryces, et dans cette lutte inégale, ils trouvaient une mort infaillible. A l'arrivée des Argonautes, il les défia insolemment, suivant sa coutume ; mais Pollux le vainquit et le tua l (Apollonius et Théocrite). — Selon Pisandre et Épicharme cités par le scholiasle d Apollonius, Pollux l'attacha à un arbre (le Laurus insana) , pour lui infliger le châtiment d'une lente mort. Voy. Argonautes.

— 2. Centaure, fils d'Ophion. Aux noces de Pirithous , il tua le Lapithe Céladon , et fut tué à son tour par Bélatès. — 3. Troyen , époux de Théano et père de Mimas. — 4. Fils de Priam; frère de Diorès . et compagnon d'Énée. 11 fut tué par Turnus, (Virgile.)

amymoxé. Une des Danaïdes, épouse d'Encélade, qu'elle tua la première nuit de ses noces. — Dans une sécheresse causée par la colère de Neptune , |Danaiis l'ayant envoyée jvec ses sœurs pour chercher de l'eau , elle blessa un satyre d une flèche en voulant tuer un cerf. Déjà le satyre s'était emparé d'elle, lorsque Neptune, la délivra. Pour prix de son amour, le Dieu lui montra la source de Lerne, (Apollodore.) — Suivant une au-

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tre fable, s'étant endormie en chemin, elle fut surprise par un satyre, puis sauvée par Neptune. Celui-ci lança contre le satyre sol trident, qui s'enfonça dans le rocher. Puis Amymoné étant devenue l'amante de Neptune, le dieu lui permit de retirer le trident du rocher, d'où jaillit alors une triple source, qui prit le nom d' Amymoné, (Hvgin et Pausanias). — Elle eut de Neptune, *Nauplius.

amyxe ( amynos ). C'est, selon Banier, dans le système cosmogonique des Phéniciens, le dernier mortel qui resta, avec l'enchanteur Mag, lors de la destruction de la première race humaine.

amyxtor. 1. Fils du Thessalien Orménus , époux de Cléobule;ou d'Hippodamie) ; père dé Phœnix, de Crantor, d'Évaemon et d Astvdamie. - Suivant Homère, il habitait Eléon. Autolycus ayant pris d'assaut sa demeure, lui enleva le célèbre casque que Mérion porta au siège de Troie, (Iliade). — Suivant Apollodore, il était roi d Orménium, dans la Magnésie Thessalienne. Hercule, lors de son expédition contre les Dryopes, lui demanda l'autorisation de passer par ses domaines, et, sur le refus d'Amyntor, il le tua. Selon une' autre tradition, Hercule rechercha en mariage Astydamie, fille d'Amyntor. Celle-ci ayant été refusée au héros, qui avait déjà pour épouse Déjanire, il s'empara de la ville , tua le roi et emmena Astydamie comme captive , (Diodore) . — Ovide le nomme roi des Dolopes' et rapporte que, vaincu par Pelée, il lui donna son fils Crantor en ôtage. Voy. thoenix. — 2. Fils d'JEgyptus, époux de la Danaïde Damoné, (Hygin.)

amyatoridès. Nom patronymique de Phœnix, fils d Amyntor.

amyros. Fils de Neptune, et l'un des Argonautes. Il a donné son nom à la ville et à la rivière d'Amyre en Thessalie.

amythaox. Éolide , fils de Crétheus et de Tyro, .frère d'Eson et de Phérès. Il épousa Idoméné, dont il eut deux fils , Bias et Méiampe , et une fille, JEolia , (Odyssée.) — Il fonda la ville de Pylos en Messénie, et se rendit avec les autres descendants de Crétheus auprès de Jason, à Iolcos, pour réclamer de Pélias le sceptre en faveur de Jason, (Pindare.)

AM YTHAOXIDES, ( AMYTHAOXID E). Nom

patronymique. Descendants d'Amythaon.

ajiythaoxius. Nom patronymique du devin Melampe, fils d'Amythaon, v Virgile).

axabésixéos. Noble phaeacien qui prit part aux jeux équestres, chez Alcinoùs, Odyssée.;

axaceus. Fils deLycurgue , et Argonaute.

AXACES OU AXACTES. Voy . AX'AX.

axactor. Fils d'Électryon et d'Anaxo, (Apollodore.)

axadyoméxé. Qui surgit des flots. Surnom de Vénus.

ax.ea. 1. Amazone qui a donné son nom a la ville d'Anaea en Carie, où se trouvait

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