‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 310 sur 420 · ORA · texte numérisé non relu

ORA

opoiam. Le bon principe chez les Caraïbes , qui lui donnaient pour adversaire Anaboia. Il n'avait ni temple ni autel.

opora. La Fécondité, déesse allégorique, qu'Aristophane donne pour compagne à la Paix.

ops. Déesse romaine de la fécondité en général, de la production , des richesses, etc. Les mythologues latins la disaient femme de Saturne, et l'identifiaient avec Rhée et Cybèle. Ops avait à Rome deux temples , l'un desquels lui était commun avec Saturne , ainsi qu'un autel que Philochore lui éleva en Afrique. On lui immolait une vache pleine et une truie au mois d'avril. Sa fête, qui se célébrait en août, portait le nom d'Opalia.

optilétis. Qui conserve les yeux. Surnom de Minerve. R. optilos , œil, en dialecte dorique.

optimus Maxim us. Surnom de Jupiter.

oplwte (opous). 1. Fils de Jupiter et de Protogénie, personnification de la peuplade locrienne des Opuntiens. — 2. Petit-fils du précédent, père de Cynus.

oracles. On nommait ainsi , chez les anciens, les révélations faites par les dieux aux hommes , et les lieux consacrés par la religion pour les consultations de ce genre. Non-seulement les puissances supérieures , mais les héros les plus célèbres, et quelques personnages illustres, avaient pendant leur vie, et même après leur mort, le privilège de révéler l'avenir suivant divers modes. Ces manifestations se faisaient par la voix des prophètes et des sibylles attachés au culte des dieux , soit que les peuples affligés de quelque fléau implorassent la science de leurs augures pour s'en délivrer, soit qu'un dieu lui-même prît l'initiative pour faire connaître sa volonté. On sent qu'une institution pareille , régularisée au fur et à mesure du développement des idées religieuses , dut être une arme puissante dans la main des chefs politiques ; mais le point de vue mythologique, auquel nous devons nous tenir , nous interdit tout développement à ce sujet. Il faut seulement remarquer ici que les oracles sont le pivot sur lequel tournent toutes les conceptions de l'histoire mythique de l'antiquité , la guerre de Troie , les ma lheurs des Atrides, d'OEdipe, etc. — Les Égyptiens avaient déjà, suivant Hérodote, des oracles organisés hiérarchiquement par la caste sacerdotale. Le plus ancien de tous les oracles des Grecs était celui du Jupiter des Pélasges , établi à Dodone et desservi par la tribu sacerdotale des Selles, dont Homère dépeint les mœurs grossières. On y prédisait l'avenir d'après le bruissement des feuilles des chênes sacrés, d'après le murmure d'une source, et aussi , à ce qu'il paraît , par le moyen de sorts. Voy. Jupiter. Amoun , hellénisé par les Grecs, sous le nom de Jupiter'Ammon, avait aussi un oracle célèbre dans l'oasis de Syouah. en Libye; les Athéniens lui envoyaient

Page 1