‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 315 sur 420 · ORT · texte numérisé non relu

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du mythe primitif, on a distingué deux , trois, et même cinq Orpkée, ce qui n'a pas éclairci la question. Il paraît que les portes dits orphiques se produisirent d'assez bonne heure en Grèce, et que leurs œuvres, réunies en un cycle , portèrent le nom d'Orphée; mais, déjà du temps d'Aristote, on niait l'existence même de Ge chantre célèbre. Les compositions orphiques que nous possédons aujourd'hui sont d'une date assez moderne; on y remarque entre autres , un Traité sur les vertus des pierres, qui ne remonte pas vraisemblablement au delà du quatrième siècle de notre ère. Nous citqns ce dernier ouvrage, parce que le titre seul montre comment on a pu attribuer à Orphée , de chantre devenu magicien , un poëme d'une date aussi récente. Il s'est passé chez les Orientaux quelque chose d'analogue, à propos de Salomon. — L'art plastique a représenté Orphée avec Eurydice et Mercure, entouré d'animaux attirés par son chant, apaisant Cerbère, ou enfin assailli par les Ménades. Sur les plus anciens monuments, il porte le costume grec ; plus tard , on le voit vêtu à la Phrygienne.

orpiiîv^us. Ténébreux. Un des chevaux de Pluton.

orphné. Personnification des ténèbres; est, dans Ovide, la mère d'Achéron et l'amante d'Ascalaphe.

orsadice. Fille de Cinyre , suivant Apollodore.

orséis. Nymphe, amante d'Hellen, et mère de Dorus, d'Éole et de Xuthus.

orsès. Chef troyen, tué par Rapo.

orsiloché. Épithète de la Diane taurique.

ORSÏLOQUE (ORSILOCHOS ). i. Fils d'Al-

phée et de Télégone , père de Dioclès et roi d'Élide. — 2. Petit-fils du précédent et frère de Créthon; Énée les tua tous deux devant Troie. — 3. Fils dTdoménée , tué par Ulysse. — 4. Chef troyen, tué par Teucer.

orsiivome. Fille d'Eurynome , femme de Lapithe et mère de Périphas et de Phorbas.

orsobie (orsobia). Femme de Pamphyle, mère de Déiphontès.

ortHjEA. Une des Hyacinthides.

orthanÈS. Divinité priapique, adorée à Athènes. Foy. Conisalos.

orthée (ortheus) Chef troyen, qui figure dans l'Iliade.

ORTHIA (ORTHIA, ORTHIS , ORTHOSIA ).

Surnom de Diane-Lune, autrement dite Iphigénie, Lygodesma ou Phacélitis, dont le culte paraît avoir été apporté de Lemnos à Sparte, où on célébrait en son honneur une fête flagellaire. Foy. Diane n°, 3. Diane Orthia semble originaire d'Arcadie, d'où son culte aurait passé à Lemnos et y serait devenu orgiaque. Elle était adorée en Laconie, à Brauron, à Athènes, à Élis et sur la côte de Byzance.

ortdos. Surnom de Bacchus.

orthosia. L'une des Heures.

orthros. Chien, fils de Typhon , et frère

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de Cerbère. Il avait deux têtes et gardait les troupeaux de Géryon. Hercule le tua.

ortygia. Surnom de Diane, tiré de l'île d'Ortygie ( Délos).

ortygios. i. Un des fils de Clinis et de Harpé. — 2. Chef latin, tué par Cœnéus.

orus. Foy. Arouère.

oschophories. Fête que Thésée institua en reconnaissance de ce qu'il n'avait pas été dévoré par le Minotaure.

oscilles. 1. Têtes de cire qu'Hercule offrit en Italie au lieu de victimes humaines. — 2. Petites figures humaines dont la tête seule était bien formée. On les consacrait à Saturne en les faisant toucher ou en les suspendant à sa statue, et on les croyait un préservatif infaillible contre la magie et les enchantements.

osi^ius. Roi de Clusium, allié d'Énée.

osiris (en égyptien ousri, ousiri, ousiréi). 1. Une des plus grandes divinités de l'Egypte. Suivant les mythologues grecs, qui ne nous ont transmis la mythologie égyptienne que considérablement altérée par le mélange de leurs traditions nationales, il était fils de Saturne et de Rhée, ou de Jupiter et de Junon. Souverain de i'Égypte, il civilisa ses sujets, leur donna des lois , leur enseigna l'agriculture, et institua le culte des dieux. Thèbes lui dut sa fondation. Voulant faire jouir des bienfaits de la civilisation l'univers , plongé dans la barbarie , il confia l'administration de son royaume à sa sœur-épouse Isis , ainsi qu'à Mercure, aidés d'Hercule, de Busiris et d'Antée. Puis, accompagné d'Apollon, son frère, d'Anubis et de Macédo, ses fils, et du dieu Pan, auxquels on adjoint encore Maron et Triptolèrae, il visita successivement l'Ethiopie , l'Arabie, les Indes et la Thrace ; Macédo resta par ses ordres dans le pays qui prit plus tard le nom de Macédoine, et Triptolème alla enseigner aux Athéniens la culture de la vigne. Telle est la première partie de la légende d'Osiris , composée, comme ou le voit au premier coup d'œil , de traditions empruntées à toutes les contrées et à tous les âges, et grossièrement fondues en un tout par les mythologues syncrétistes. La seconde partie de ce mythe a un caractère tout différent, et parait appartenir en propre à I'Égypte, quoique les philosophes d'Alexandrie l'aient transportée plus tard dans la mythologie grecque, en identifiant Bacchus avec Osiris. La voici en résumé : De retour dans ses États, le conquérant égyptien, accueilli par ses peuples comme un triomphateur, fut invité à un banquet magnifique par Typhon, dont Isis avait déjoué la malveillance ; soixante-douze conjurés et la reine d'Éthiopie, Aso , formaient les convives. Au milieu du repas, un esclave apporta , sur l'ordre de Typhon, un coffre habilement fait et secrètement adapté à la taille d'Osiris ; le maître du festin promet de le donner à celui qui le remplira de son corps ; Osiris seul sa-

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tisfait à cette condition, et, aussitôt introduit dans le coffre, est enfermé, et jeté dans ie Nil. Jl était âgé de vingt-huit ans. Isis, qui se trouvait alors à Chemnis, instruite de la mort de son époux, se mit à la recherehe de son corps avec l'aide d'Anubis, et retrouva le coffre mystérieux dans le palais du roi de Byblos. Vo\j. Isis. Elle institua des fêtes en l'honneur de son malheureux époux, dont le corps , lacéré en treize morceaux, fut enterré à Philé, dans la partie méridionale de l'Egypte ; cette lacération fut introduite plus tard dans le mythe de Bacchus. Suivant une autre tradition, chacun des lambeaux du corps d'Osiris, recouvert de cire et d'aromates, fut placé dans une des treize villes principales de l Égypte ; ce qui veut dire sans doute, que treize cités se disputaient l'honneur de posséder la dépouille mortelle du dieu. On rapporte encore qu'Osiris fut enseveli dans une tombe en forme de bœuf, et que son âme immortelle fut censée passer dans le bœuf Apis. Voy. ce mot. Après sa mort, Osiris eut d'Isis le faible Harpocrate; son épouse lui avait déjà donné deux fils, Arouère et Macédo, et une fille, Bubastis. Anubis était fils d'Osiris et de Nephthys. — Le culte d'Osiris , qui paraît n'avoir été autre, chez les Égyptiens, qu'une personnification du principe lumineux et actif, identique avec le soleil., était répandu dans toute l'Egypte, et surtout à Philé, où on offrait chaque jour au dieu trois cent-soixante coupes de lait. Une cérémonie à peu près analogue avait lieu à Acanthe. Les sacriûces d'Abydos étaient remarquables par le silence absolu qui devait y régner. De nombreuses fêtes, célébrées à certaines époques de l'année, rappelaient, du reste, d'une manière symbolique, toutes les circonstances de la vie du dieu-roi, qui se trouvent retracées, par la sculpture ou la peinture, sur les parois des temples égyptiens. Osiris y apparaît coiffé d'une mitre ou bucéphale ; ses attributs sont la croix ansée , le sceptre à tête de coucoupha , le van sacré et le bâton augurai. — 2. Ami de Turnus, tué dans la guerre des Rutules.

osogo. Voy. Ogoa.

ossa. i. Voy. Renommée. — 2, Amante de Neptune et mère de Sithon.

ossilago ou ossipaxga. Déesse latine qui prédisait à l'ossification des cartilages. Elle était naturellement invoquée par les mères et par les nourrices.

ostar. Dieu de la lune chez les Scandinaves. Ce nom est fort suspect. Comp. Mane.

ostasus. Divinité syrienne; était, suivant les Grecs , fils d'Uranus et de la Terre.

othréis. Ce mot, qu'on donne habituellement comme le nom d'une nymphe , mère de Phagrus et de Mélitée , n'est autre qu'un adjectif appellatif, tiré du mont Othrys, dans la Thessaliotide.

othrepté. Amazone.

OTHRYOXÉE ( OTHRYOXEUS ). Prince

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