PAU
cite une autorité peu connue, idole des anciens Prussiens ou Borussiens; ils nourrissaient de lait un serpent consacré à ce dieu. Ce nom ne parait point être venu jusqu à nous sans altération.
patrius. Surnom d'Apollon. Voy. Patroos.
patro. 1. Une des filles de Thespius ; Hercule la rendit mère d'Archémachus. On l'appelle quelquefois Délis. — 2. Compagnon d'Évandre.
patroa. Surnom de Diane. Voy. Patroos.
PATROCLE (PATROCLOS). I. Fils d'Hcr-
cule et de la Thespiade Pyrippe — 2. Héros grec , fils du roi locrien Ménretius et de Sthénélé , de Périapis ou de Polyraélé ( Philomèle >. Ayant tué par mégarde dans sa jeunesse Clysonyme, fils d'Amphidamas , il chercha un refuge en Phthie, auprès de Pélée, qui le fit élever avec son fils. L'un des prétendants d'Hélène, et ami inséparable d'Achille, Patrocle le suivit devant Troie. Pendant la route, il protégea la retraite des Grecs, poursuivis par Telèphe, dont ils avaient ravagé le territoire. Partageant le ressentiment de son frère d'armes, il se renferma avec lui dans sa tente, après l'enlèvement de Briséis; touché cependant des malheurs de ses compatriotes, il essaya d'àpaiser le courroux d'Achille, qui, sans céder à ses prières, lui permit de revêtir ses armes et de conduire ses Thessaliens au combat. A peine Patrocle s'est-il montré que les Troyens s'enfuient éperdus; le héros les poursuit, escalade les remparts de Troie et ne se retire que devant Apollon. Blessé par Euphorbe, il succombe ensuite sous les coups d'Hector. Son corps, disputé avec acharnement par les deux armées , est enfin rapporté dans la tente d'Achille, qui, après que l'ombre de son ami lui est apparue, ordonne de célébrer de magnifiques funérailles en son honneur. Tous deux se retrouvèrent plus tard dans les enfers , ou , doués d'immortalité, furent transportés dans Pile de Leucé. — On voyait le tombeau de Patrocle, auprès de celui d'Achille, sur le promontoire de Sigée, où on lui rendait les honneurs héroïques. Polygnote avait peint ce héros dans la Lesché de Delphes.
patroos et patroa. Surnom des divinités dont le culte remontait aux ancêtres d'une famille ou d'une race ( Apollon à Athènes); et des dieux auxquels les chefs de famille et de race rapportaient leur origine. On l'appliquait aussi aux dieux tutélaires (ysvs- 6X101 ÔeoC ). Jupiter portait aussi le nom de Généthlios , comme protecteur de la puissance paternelle. — Dans Lucien, on trouve les esprits des aïeux paternels et maternels désignés par le titre dedaimones patrôoi et metrôoi.
patulius. Ouvreur. Janus. Voy. Clusius.
PAUVRETÉ ( PÉMA, PAUPERTAS). Déesse allégorique, adorée en Grèce et à Rome. Aristophane l'a mise en scène dans son Pîutus ,
PÉG
où elle prouve à un homme avide de richesses, qu'elle est la mère de tous les biens, et que les hommes lui doivent le bonheur dont ils jouissent. Platon la fait mère de l'Amour, et Plaute, fille de la Débauche. Quelques poètes lui attribuent l'invention des arts.
pavana ou vaïou. L'un des huit Vaçous , père d'Hanouman. 11 préside à l'air, aux vents, à la musique.
paventia. Divinité romaine, qui préservait les enfants de la peur.
pavor. La Peur. Dieu romain, auquel Tullius Hostilius éleva une statue. Voy. Pallor.
pax. Nom latin de la Paix.
pécuxia. Déesse de l'argent, des richesses. Les apologistes chrétiens parlent seuls de la déesse Pecunia.
PÉD.EUS (péd^eos). Fils naturel d' Anténor, tué par Mégès devant Troie.
PEDASIS. Mère d'Atymnius, qu'elle eut d'Émathion.
pédasus (pédasos). Fils de Bucolion et d'Abarbarée ; il fut tué par Euryale devant Troie. Une ville du Péloponnèse et deux villes de l'Asie Mineure portaient son nom ; à la dernière, située en Carie, se rattachait un prodige singulier • chaque fois qu'un danger la menaçait, une longue barbe couvrait instantanément le menton de sa prêtresse. — 2. L'un des chevaux d'Achille, qui l'avait enlevé à Éétion ; il fut tué par Sarpedon,
pédiacraïès. Héros sicilien, tué par Hercule.
pédias. Fille de Ménys, femme de Cranaiis, dont elle eut trois filles.
pédophile. Qui aime les enfants. Surnom de Cérès.
pédotrophos . Surnom de Diane , comme présidant à la nourriture des enfants.
PÉGyEA. Une des Ionides.
pégase (pégasos). i. Prêtre d'Éleuthère; il introduisit, dit-on, le culte de Bacchus à Athènes. — 2. Célèbre cheval ailé. Lorsque Persée coupa la tête à la gorgone Méduse, dont Neptune, métamorphosé en cheval ou en oiseau, avait obtenu les faveurs, le sang qui coulait du tronc donna naissance à Chrysaor et à Pégase, ainsi nommé, parce qu'il apparut auprès des sources (Tnqyrj) de l'Océan. Prenant aussitôt son essor vers i'Olympe, Pégase se rendit dans le palais de Jupiter, qui lui donna pour mission de porter la foudre et les éclairs ( Hésiode) , et de conduire le char de l'Aurore (Tzetzès). Bellérophon se servit de ce coursier merveilleux pour combattre la Chimère. Voy. Bellérophon. — Dans les temps modernes, Pégase a obtenu, comme coursier des muses , une célébrité qu'il n'avait jamais eue chez les Grecs ; un mythe d'une antiquité médiocre le met bien en rapport avec les muses et avec l'Hélicon, lui attribuant l'apparition des sources d'Hippocrène, sur celte montagne et à Trézène, ainsi que celle de la fontaine de Pirène à Corinthe {voy. ce mot; mais nulle part la