‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 326 sur 420 · PF.OX. T'OIJ. P.EO · texte numérisé non relu

PF.OX. T'OIJ. P.EO

pépéxouth. Dieu de la guerre chez les Saxons. 11 avait le cheval pour principal attribut.

péphrédo. L'une des Grées.

PÉPR03IÉXÉ. Le destin, ou plutôt: lapart que le destin donne , r, Tr&TrpWfxsvY] jxoTpa. Pris comme nom propre, ce mot est synonyme de Moira. Foy. Parques.

pér^ethus (péraethos). Lycaonide ; donna son nom à une ville d'Arcadie.

pérasia. Surnom sous lequel Diane avait un temple à Castabala, en Cilicic.

pératls (pératos ). Fils de Neptune et de Calchinia , père de PIemna?us,

percuxus. Voy. Perkoun.

perdicga. Fils de Polycaste ; il devint épris de sa mère , dissimula sa passion et mourut de douleur.

perdix. Sœur de Dédale , et mère de Talus ( Apollodore ) ; ou nev eu de Dédale ( Hygin ).

perdoit. Divinité des anciens Prussiens, qui avait quelque analogie avec Neptune.

péreus. Fils d'Élatus et de Laodice, père de Néère.

perfica. Selon Arnobe, une des divinités de la volupté.

pergame (pergamos). Fils de Pyrrhus et d'Andromaque. Il tua en combat singulier Arius, roi de Teuthranie , et donna son nom à une ville de la Troade , où il érigea un héroiim à sa mère.

pergasidès. Deïcoon , fils de Pergasus.

pergasus (pergasos). Père de Déicoon.

pergée. Diane honorée dans une ville de Pamphylie , de ce nom , était représentée tenant une pique de la main gauche, et' une couronne de la droite.

perglbrios. Dieu des Prussiens, qui présidait aux fruits de la terre.

péri. On donnait ce nom, dans l'ancienne religion persane , aux Devs femelles. Djemschid épousa l'une d'elles, et tomba au pouvoir des mauvais génies. Plus tard on donna indistinctement le nom de Péris à des génies bienfaisants des deux sexes.

périapis. Fille de Phérès ; épousa Ménœtius, dont elle eut Patrocle.

péribée (périboia). i. Naïade, qui eut d'Icarius plusieurs enfants, entre autres Pénélope. — 2. Fille d'Eurymédon. Neptune la rendit mère de Nausithoiis. — 3. Fille d'Acessamène; elle s'unit au fleuve Axios et en eut Pélégon. — 4. Fille d'Alcathoiis, nommée aussi Éribée. Elle épousa Télaraon , qui la rendit mère d'Ajax. On rapporte qu'ayant eu commerce avec son araant avant de l'épouser, elle fut livrée par son père à un capitaine de vaisseau chargé de la noyer. Celui-ci aima mieux la vendre , et l'envoya à Salamine , où régnait le père de Télaraon, qui épousa alors sa maîtresse. — 2. Fille d'Hipponoiis. Suivant une légende , type ou calque de la précédente , elle fut séduite par Mars, et remise par son père à OEnée , qui s'unit à elle par les nœuds du mariage. Elle fut mère de Diomède. — 6. Femme de Polybe, mère adoptive d'OEdipe.

péricioxios. Enveloppé de la colonne.

Surnom de Bacchus.

PÉRICLYMÈXE (PÉRICLYMÉXÉ ). Fille de

Minyas et femme de Phérès ou de Phylacus.

PÉRICLYMÈXE ( PÉRICLYMÉXOS ). r. Fils

de Nélée et de Cbloris, et frère de Nestor. Il fut l'un des Argonautes. Neptune lui avait donné la faculté de prendre toutes sortes de formes; ce qui ne l'empêcha pas de périr de la main d'Hercule, qui , au siège de Pylos, abattit d'un coup de massue son adversaire changé en aigle. — 2, Fils de Neptune et de Cbloris,

Thébain. II tua Parthénopée, lorsque l'armée des sept chefs vint assiéger sa patrie. Amphiaraiis, poursuivi par lui, fut soustrait à ses coups.. Voy. Amphidicus.

péridée (péridéa). i. Femme de l'Héraclide Cléodote, dont elle eut Téraénos. — 2. Mère d'un guerrier troyen ,. qui n'est point nommé, et qui fut tué par Turnus.

périérès. t. Conducteur du char de Ménécée; il blessa Clymène, roi d'Orchomène> et causa ainsi une guerre entre Erginus et les Thcbains. — 2. Fils d'Éole et d'Énarète, ou de Cynortas; il régna sur Messène, et épousa Gorgnphone, dont il eut Apharée et Leucippe. On lui donne encore pour fils Tyndare, Icarius et OEbalus. — 3. Père de Borus.

périgo\e ( périgouné). Fille de Sinnis, pt femme de Thésée , dont elle eut Ménalippe. Elle s'était cachée dans un champ d'asperges, pour échapper aux poursuites du héros ; de là, la singulière coutumeldes Ioxides. Voy. loxus. Mariée plus tard à Déionée, elle le rendit père d'ioxus. Selon d'autres , celui-ci était fils de Ménalippe.

périlas ( PÉRILAOS ). Fils dTcarius et de Péribée. Il accusa Oreste devant l'aréopage. 11 avait fourni le sujet d'une tragédie de Sophocle, qui est perdue. — 2. Fils d'Ancée et de Saraia.

périlée (périléa). Fille d'Icarius et de Péribée, et sœur de Périlaus.

périmède. Fille d'OEnée , de laquelle Phœnix eut Astypalée et Europe. — 2. Fille d*Éole. Achéloùs la rendit mère d'Hippodamas et d'Oreste. — 3. Sœur d'Amphitryon, femme de Licymnius et mère d'OEonus. — 4. Célèbre magicienne dont parle Théocrite.

périmédès. Centaure qui assista aux noces de Pirithoûs. — 2. Compagnon d'Ulysse; il pénétra avec lui dans les enfers. — 3. Fils d'Eurysthée.

périmÈle. 1. Fille d'Amythaon; Antion, fils de Périphas, la rendit mère d'Ixion. — a. Fille d'Admète; Argus en eut un fils nommé Magnès. Selon Ovide, fille d'Hippodamas, qui, séduite par le fleuve Achéloûs, fut changée en une île située à l'embouchure de ce fleuve.

périmélides. Nom des nymphes qui président aux troupeaux. Voy. Maliades.

périmos. Troyen, fils de Mégas; tué par Patrocle

périphas. 1. Égyptide , tué par la Danaïde Actée. — 2. Fils d'OEnée , tué par les Curètes. — 3. L'un des fils de Lapithès. — 4. Lapithe qui tua le centaure Pyrète.— 5. Roi autochthone de l'Attique, antérieur à Cécrops. Ses vertus l'avaient fait aimer d'Apollon et élever à la puissance suprême ; mais Jupiter, envieux de sa gloire , le métamorphosa en aigle. Sa femme demanda et obtint de partager son sort. — 6. Fils de l'Étolien Ochésius; Mars.le tua devant Troie. — 7. Fils d'Épytus, héraut d'Énée. — 8. Grec qui prit part à l'expédition contre Troie ( Virgile ).

périphème (périphémus). Héros sala-

minien, en l'honneur duquel Solon brûla des victimes.

périphétès. 1. Fils d'Anticlée et de Vulcain. Armé d'une massue énorme, il assommait les voyageurs, aux environs d'Épidaure; de là ses surnoms de Corynétès et de Rhopalophore. Thésée le tua. — 2. Fils de Nyctimus. — 3. Mycénien , fils de Coprée, tué par Hector. — 4. Troyen tué par Teucer.

péripoltas. Devin, tige de ta famille des Péripoltides.

péristère ( péristéra ). Nymphe de la suite de Vénus, changée en colombe par l'Amour.

péristhénès. Égyptide, époux d'Électre.

pérïus. Égyptide , époux d'Hyalé.

per kel . L'esprit du mal, selon les Finnois. Il est l'adversaire dToumala.

perkouiv. Dieu du tonnerre et du feu , chez les Borusses, les Lithuaniens et les Lettons. , Les Vénèdes l'appelaient Perkounust , et les Russes le connaissaient sous le nom de Péroun. Voy. ce mot. Le feu éternel qu'on brûlait en son honneur fait penser que Perkoun était aussi dieu du soleiL

perkouna tété. Déesse slavone, qui présidait aux orages. Elle recevait chaque jour Perkoun dans son sein.

permesse pe RM es sos ). Dieu-fleuve de Béotie, père d'Aganippe.

péro. 1. Fille de Nélée et de Chloris ; elle était célèbre par sa beauté. Elle épousa B as, grâce à l'habileté de Mélampe (voy. ce nom ), et fut mère de Talaûs, de Laodocus et d'Asius. — 2. Amante de Neptune et mère d'Asopus.

péroé. Fille d'Asopus.

péroun. 1. Roi d'une île voisine de Formose, dont les habitants , haïs des dieux à cause de leurs vices, périrent dans un cataclysme. Péroun , averti à temps par un songe surnaturel, se réfugia dans une embarcation avec sa famille, et aborda en Chine. Les provinces méridionales de ce pays célèbrent encore aujourd'hui une fête annuelle en son honneur. On l'honore aussi au Japon. —2. Éclair. Dieu du tonnerre chez les Slaves. C'était l'une des principales divinités de ces peuples, qui le représentaient avec une tête d'argent, des oreilles d'or et des pieds de fer, et tenant à la main un simulacre de la foudre. Auprès de son idole brûlait un feu éternel, dont l'extinction entraînait la perte du prêtre coupable de cette négligence. Péroun avait des autels chez les Slaves des différentes contrées de la Russie; le serment se prêtait sur sa statue et en son nom. Lorsque le célèbre empereur Vladimir embrassa la religion chrétienne et abolit le culte des faux dieux , il s'attacha avec un soin particulier à détruire l'Idole de Péroun qu'il avait fait élever lui-même sur le Buritchew avant que l'évêque de Kherson lui rùt conféré le baptême. Il commanda qu'on attachât la statue à la queue d'un cheval, et qu'elle fût traînée par les montagnes; et, durant ce

trajet, douze hommes, montés dessus, la flagellaient de verges et l'injuraient de paroles. Il la fit ensuite précipiter dans le Dniéper.

perphères ( perphéroi). Ministres secondaires , qui vinrent du pays des Hyperboréens à Délos, sous la conduite des vierges Laodice et Hypéroché, pour offrir à Apollon et à Diane de la laine et des gâteaux : de là, leurs surnoms d'Amallophores et d'Oulophores. Antérieurement aux Perphères, l'île sainte avait noué des communications avec l'Hyperborée. C'est ici le lieu de donner l'historique de ces relations, qui, sous la forme de migrations individuelles ou collectives , retracent diverses phases du culte apollinique. Le premier qui, suivant les légendes en vogue à Délos, quitta la Scythie (hyperboréenne ) pour parcourir la Grèce , fut Abaris. Ayant chanté le voyage d'Apollon dans sa patrie, il fut fait grand prêtre de ce dieu, et reçut de lui, outre l'esprit de divination et la faculté de vivre sans manger, une flèche d'or, sur laquelle il traversait les airs. L'Attique, visitée par lui, lui dut un palladium , fabriqué avec les os de Pélops ; à Lacédéraone , il fonda le temple de Proserpine ( Coré Sotéira); en Thraee, il assista aux noces de l'Èbre. Les néo-platoniciens parlent de lui comme d'un thaumaturge qui apaisait les orages , faisait cesser les pestes et les famines, et, en môme temps, enseignait à la foule des mystères religieux , et composait des hymnes en l'honneur des dieux. Dans les premiers siècles du christianisme, un assez granl nombre de compositions apocryphes portaient son nom. — Après Abaris, le pre mier témoignage d'une nouvelle communication entre l'Hyperborée et l'île sainte, est la tradition relative au voyage d'Argé et d'Opis : ces deux vierges vinrent à Délos, en compagnie des dieux mêmes, apporter à llithyie le tribut qu'elles étaient chargées d'offrir pour le prompt et heureux accouchement des femmes de leur pays. Les Déliens rendirent à ces vierges des honneurs funèbres ; ils brûlaient les cuisses des victimes sur leurs tombeaux, et chantaient en leur honneur un hymne composé par Olen. De Délos, cet usage passa dans l'ionie. — Plus tard, mais dans le même siècle, deux autres vierges hyperboréennes , Hypéroché et Laodice, vinrent apporter des offrandes à Délo», en compagnie des cinq Perphères. Leurs compatriotes les attendirent longtemps; regardant comme une chose très-fâcheuse s'il leur arrivait de ne jamais revoir leurs députés, ils prirent le parti de porter sur leurs frontières leurs offrandes , enveloppées dans de la paille de froment; ils les remettaient ensuite à leurs voisins, les priant de les accompagner jusqu'à une autre nation. Ces offrandes, disait-on, passaient d'abord chez les Scythes ; transmises ensuite de peuple en peuple, elles étaient portées le plus loin possible vers l'occident , jusqu'à la mer Adriatique ; de là , on les envoyait du

côté du midi. Les Dodonéens étaient les premiers Grecs qui les recevaient. Elles descendaient de Dodone jusqu'au golfe Maliaque, d'où elles passaient en Eubée, et, de ville en ville, jusqu'à Caryste. Les Carystiens les faisaient passer à Ténos , et, de ce dernier lieu , elles atteignaient enfin leur destination définitive. Du temps d'Hérodote, ce singulier mode de transport n'existait plus qu'à l'état de tradition, mais les Déliens rendaient encore de grands honneurs à Hypéroché et à Laodice. Les jeunes hommes et les jeunes filles leur consacraient leurs cheveux, au moment des noces, et les déposaient sur leur tombeau, où l'on voyait un olivier qui avait cru spontanément. — On se rappelle que, selon Pindare, Hercule avait apporté cet arbre de l'Hyperborée. — Upe tradition rapportée par Pausanias paraît n'être qu'une flexion de celle-ci : dans cet auteur, au lieu de deux vierges, ce sont deux héros hyperboréens, Hypérochus et Laodicus, qui, assistés d'un|troisième individu, Pyrrhus, se sont rendus à Delphes , et non à Délos. Ils aidèrent les Delphiens à se défendre contre les Gaulois. La même légende semble se retrouver dans un passage d'Hérodote ( Vllf, 3g), mais avec des divergences considérables. Les protecteurs du temple d'Apollon sont deux héros delphiens, rhylacus et Autonoiis, devant lesquels les Perses prennent la fuite, pendant que le dieu signale sa puissance par des prodiges effrayants.

perSjEUS (pers^eos). Voy. PERSES.

persé ou persa. Océanide, épouse d'Hélios, dont elle eut deux fils, vEétés et Persès, et deux filles , Circé et Pasiphaé.

perséa. Plante honorée par les Égyptiens d'un culte presque aussi religieux que le lotus.

pejrsée (perséus ). i. Héros argien , petit-fils d'Acrisius. Celui-ci , averti par l'oracle de se défier de sa fille Danaé , dont l'hymen lui serait funeste, la fit enfermer dans une tour, où Jupiter pénétra sous la forme d'une pluie d'or. D'autres disent que la jeune fille céda aux désirs de Proetus, frère d'Acrisius. Quoi qu'il en soit, elle donna le jour à Persée, et s'exposa par là au courroux de son père , qui la fit enfermer dans un coffre ainsi que son enfant , et jeter à la mer. Jupiter ordonna aux flots de porter son amante dans l'île de Sériphe ; là , Dictys les recueillit, et les mena à son frère Polydectès, roi du pays. — Une tradition latine , bien postérieure, fait aborder le coffre sur la côte d'Italie, où le roi Pilumnus se maria avec Danaé ; ou bien, Danaé, mère d'Argus et d'Argéus, qu'elle avait eus de Phinée , se rendit en Italie , et s'établit au heu où s'éleva ensuite Rome. -Suivant Apollodore, Polydectès, amoureux de Danaé , mais craignant Persée, qui était déjà un homme , invita ses amis à lui faire obtenir la main d'Hippodamie, au moyen de quelque présent riche et superbe. Persée ayant dit que, fallût-il la tète de la Gorgone , il ne s'y refu-

serait pas, Polydectès le prit au mol : l'entreprise était difficile ; mais Minerve, irritée contre la Gorgone Méduse, qui avait osé lui disputer le pris de la beauté, se chargea de faire triompher le jeune aventurier. Pour cela, elle lui montra d'abord, dans l'île de Samos, 1 image de Méduse, en lui recommandant de ne pas se laisser intimider par ses deux sœurs , sur lesquelles la Mort n'avait aucun pouvoir. Muni de ces instructions , Persée se rendit en premier lieu chez les Grées , et leur déroba l'œil et la dent qu'elles avaient en commun ; il ne consentit à les leur rendre , que lorsqu'elles lui eurent enseigné la demeure des nymphes; d'autres disent qu'il jeta leur œil dans le lac de Triton, pour leur ôter toute possibilité de secourir les Gorgones. Il reçut ensuite des nymphes le casque de Pluton , qui rendait invisible , la cibise , espèce de valise, et des talonnières pour fendre les airs. Minerve lui fit aussi présent d'un miroir, et Mercure ou Vulcain d'une faux. — Il se rendit alors auprès des Gorgones, monstres ailés, qui avaient des dents comme des défenses de sanglier, des mains d'airain et des ailes d'or ; ceux qui les regardaient étaient changés en pierre. Persée s'approcha d'elles, tandis qu'elles dormaient , et , tenant les yeux fixés sur le miroir qui réfléchissait la figure de Méduse, il lui trancha la tète, qu'il enferma ensuite dans sa cibise. Puis, échappant aux Gorgones immortelles au moyen du casque de Pluton, il se rendit, monté sur Pégase, chez les Hyperboréens, qui l'accueillirent avec hospitalité, métamorphosa Atlas en rocher, et , parvenu en Éthiopie, délivra Andromède (voy. ce nom) du péril qui la menaçait. Il la prit ensuite pour épouse; mais Phinée, amoureux d'elle, vint attaquer le héros à la tête de ses partisans, qui furent, ainsi que lui, transformés en pierre. — Diverses traditions , qu'on ne sait comment classer, rapportent que Persée s'empara des pommes d'or des Hespérides ; qu'il laissa l'empreinte de son pied à Chemnis; qu'il tua Sardanapale , en Assyrie. — De retour à Sériphe , il se défit de Polydectès et de ses partisans , qui ontrageaient sa mère et son sauveur, Dictys. Celui-ci eut le royaume, et Persée rendit alors à Mercure ses talonnières, la cibise et le casque de Pluton; quant à la tête de la Gorgone, il en fit présent à Minerve, qui la mit au milieu de son bouclier. — Il se rendit alors à Argos, pour y voir Acrisius, qui, redoutant l'oracle, se retira dans le pays des Pélasges, où Teutamius célébrait des jeux funèbres en l'honneur de son père. Persée le suivit, pour concourir, et le tua involontairement , en lançant son disque. Après l'avoir enseveli , il n'osa pas retourner à Argos, et échangea avec Mégapenthe ce royaume pour celui de Tirynthe, où il fortifia Médée et Mycènes , avec l'aide des Cyclopes. — Les légendes diffèrent considérablement sur cette dernière partie de la vie de Persée; suivant les unes . Persée, trouvant, à

son retour à Argos, Prœtus maître du pouvoir au détriment d'Acrisius . le tue, et meurt plus tard, assassiné par Mégapenthe , ou bien c'est Acrisius qui chasse Prœtus. D'autres rapportent que Persée resta à Argos , et qu'il s'y opposa à l'introduction du culte de Bacchus; il tua même le dieu, diton , et le jeta dans le lac de Lerne. Mais cette tradition n'est pas très-ancienne. Suivant Hygin , qui s'écarte encore plus des récits primitifs, Polydectès , ayant épousé Danaé, fit élever Persée dans le temple de Minerve. Acrisius vint le réclamer, mais on le laissa tranquille après qu'il eut juré de ne jamais donner la mort à son grand-père. Sur ces entrefaites, Polydectès mourut , et Acrisius, retenu à Sériphe par des vents contraires , fut atteint à la tète par un disque échappé des mains de Persée. Celui-ci se rendit alors à Argos , et s'empara du pouvoir suprême. — Il eut d'Andromède , avant de revenir dans la Grèce , Persés , tige des rois de Perse ; à Mycènes , Alcée , Sthénélus , Hélius , Nestor et Électryon , et une fille nommée Gorgophone. On le fait encore père d'Autochthé. — Persée était adoré comme héros , entre Argos et Mycènes , à Sériphe, à Athènes, etc. Dans cette dernière ville il avait un autel en commun avec Dictys et Clymène ; à Chemnis , en Égypte, il avait un temple où chaque fois qu'il apparaissait , les laboureurs comptaient sur une année fertile. — On a quelques œuvres d'art antiques représentant diverses scènes de la vie de Persée. — 2. Fils de Nestor. — 3. Roi de Dardanus , époux de Philobie, qui favorisa les amours de Laodice et d'Acamas.

PERSÉIDES ( PERSÉIDÈS , PERSÉIADES , PERSÉIOS, PERSÉIS, PERSÉA. ). DeSCCO

dants : 1. de Persée; — 2. de Persé; — • 3. de Persès.

perséis. Voy. Perse.

PERSÉPHOiYE. Nom grec de Proserpine.

Il affecte dans les auteurs les formes suivantes : Perséphonéia ( Homère), Perséphoné (Hésiode ) , Perséphona ( Pindare ) , Perséphassa , Pherséphassa, Perséphatta, Pherséphatta, Phéréphassa, Phéréphatta , Pherséphonéia. On dérive habituellement Perséphoné de qpépeiv çovov, apporter le meurtre ; mais cette étymologie n'a aucun fondement. Quant au nom latin Proserpina , on le fait venir de Proserpere.

perséptolis Fils de Télémaque et de Nausicaa , nommé aussi Ptollporthos ( Hella-

nicus ).

perses. 1. Fils de Crios et d'Eurybie, époux d'Astérie et père d'Sécate. On le nomme quelquefois Persaeus. — 2. Fils du Soleil et de Persé, frère d'yEétès , qu'il détrôna , et de Circé. Un scoliaste d'Apollonius le nomme Persée ( Perseus ) et en fait un roi Taure , père d'Hécate. Après le retour de Médée en Colchide, il fut détrôné et tue par

PHJE

Médus. — 3. Personnification de la race persane , fils de Persée et d'Andromède.

persica. Diane révérée chez les Perses.

On lui immolait des taureaux qui paissaient sur les bords de l'Euphrate.

perso. Une des Grées.

PERSUASION. Voy. PlTHO

pertuxda. Déesse de la volupté grossière, chez les Romains.

pessinuxtia. Surnom de Cybèle, tiré de la ville de Pessinonte en Galatie.

peste (pestis). Fille de la Nuit et compagne de la Famine.

pétasatus. Mercure ; du pétase ailé dont sa tête est ordinairement couverte.

pétéos. Fils d'Ornée et père deMénesthée. Chassé d'Athènes par Egée, il se réfugia en Phocide, et y fonda la ville de Stiris.

PÉTIARÉ. Contraire. Surnom d'Ahriman.

pétr^ea. Rocheuse, r. Océanide. — 2. Surnom de Seylla.

PÉTR/EOS. Surnom que Neptune portait enThessalie, pour avoir scindé les rochers entre lesquels le Pénée se jette dans la mer. — 2. Centaure.

petit ma\cie. Divination par le jet des dames.

pétulance. Déesse allégorique, fille de l'Érèbe et de la Nuit.

peucée cpeuceus \ Père des Centaures Drya'ns et Périmède.

peucétius( peucÉtiosI. Fils deLycaon , accompagna en Italie son frère OEnotrus.

peucide (peucéidès ). Fils de Peucée.

Nom patronymique des deux Centaures Dryalus et Périmède.

peuciles. Colon phénicien de la suite de Cadmus , père de Membliarus.

peucrox. Fils du golfe Palus-Méotide , tué en Colchide.

PEUR ( DÉOS , DÉIMOS , PAYOR • Déesse

allégorique , fille de Mars et de Vénus. Elle avait un temple à Sparte et une statue à Corinthe. Elle figure, dans l'Iliade, sur l'égide de Minerve et sur le bouclier d'Agamemnon. Eschyle représente les chefs jurant par elle. Thésée lui sacrifia, pour qu'elle ne saisit pas ses troupes , et Alexandre l'invoqua , dit-on, avant la bataille d'Arbetles. Voy. Pavor: Pai.tor , Phobos.

PHACÉLIT1S. — Voy. FaCÉLINA.

ph.ïa. Nom de la laie de Crommyon . animal dangereux et plein de courage, dont Thésée triompha. On a dit que cette Phaea était une femme de mœurs dissolues , qui ▼ivait de brigandages et habitait à Crommyon ; qu'on lui avait donné le nom de laie à cause de ses mœurs et du genre de vie qu'elle menait, et que Thésée la fit mourir.

ph.e ax. Fils de Neptune et deCorcyre, héros eponyme des Pheaciens.

ph.edime ( ph EDiMos ). i. Fils d'Amphion et de Niobé. — 2. Roi sidonien qui donna l'hospitalité à Ménélas, à son retour de Troie.

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