‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 359 sur 420 · SAR · texte numérisé non relu

SAR

Naréda, Dakcha, les Ragas, etc. Elle prévide a la science, à l'harmonie, au langage, à la musique. On la représente dans les bras de son époux, ou seule, une lyre à la main.

sarakka. Dieu du vendredi, chez les Lapons.

sarapis. i. Une des formes du nom Serapis. Voy. ce mot. — 2. Un des noms d'Apis.

sardo. Fille de Sthénélus ; donna son nom à la ville de Sardes.

sardus (sardos). Fils de Macéris ; conduisit une colonie dans une île de la Méditerranée , qui prit de lui le nom de Sardaigne.

sariafing. L'Esprit du mal, dans l'île de Formose. Il se plaît à défigurer par la petite vérole et par d'autres maladies les hommes que le dieu suprême Tamagisanhach a créés fort beaux.

sarirout ou PRA-SARIROUT. L'un des deux disciples favoris de Samanakodora.

F oy. ce nom.

sarmichtiia. Fille du roi Vrichaparvâ ; elle avait été condamnée à servir Dévagàni , première femme de Yayàti ; mais ce prince , l'ayant vue, l'aima et l'épousa secrètement.

saron. Roi de Trézène, qui éleva un temple à Diane Saronis sur le bord de la mer. Il se noya un jour en poursuivant un cerf, et son corps, rapporté par les flots dans le Téraénos du temple, y fut inhumé. Cette aventure fit donner le nom de golfe Saronique au brp- de mer qui fut le lieu de la scène. — Suivant Eustathe, Trézène portait dans l'origine le nom de Saronie.

saronis. Surnom de Diane. Foy. Saron.

Sarpédoiv. Les deux principaux héros qui portent ce nom paraissent ne devoir former qu'un même individu ; du moins les traits de leurs légendes se sont-ils souvent, à tort ou a raison , confondus de telle sorte qu'on peut difficilement les isoler, comme le font les mythographes. — 1. Homère ne connaît qu'un seul Sarpédon, prince lycien, fils de Jupiter et de Laodamie, et allié des Troyens. Célèbre par son courage, il fit mordre la poussière à un grand nombre de Grecs et périt de la main de Patrocle, Junon s'étant opposée aux efforts de Jupiter , qui voulait le sauver. Après un combat acharné, les Grecs restèrent enfin maîtres de son corps , horriblement défiguré- Mais Apollon, descendant des hauteurs de l'Ida , par ordre de Jupiter, enleva le cadavre, le lava dans les eaux du fleuve , le parfuma d'ambroisie , et le confia ensuite au Sommeil et à la Mort, qui le portèrent au milieu de son peuple. Là , les amis et la famille de Sarpédon lui firent des funérailles magnifiques , et lui élevèrent un tombeau orné d'une colonne. — Homère ne nous dit rien de plus sur ce héros , que Diodore fait fils d'Évandre; Virgile lui donne deux frères, Clarus et Thémon, et un fils , Antiphates ; il insinue de plus qu'il fut inhumé dans la Troade. — Eustathe explique ainsi comment Sarpédon obtint la souveraineté de la Lycie, qui reve- DICT. MYT.

nait, par droit d'héritage, à Glaucus, fils d'Hippolochus. Celui-ci, en discussion avec son frère Isandrus , auquel il disputait le pouvoir, souscrivit à la convention suivante : H fut convenu qu'on placerait un anneau sur la poitrine d'un enfant , et que celui-là dont la flèche traverserait l'anneau, serait roi. Laodamie, sœur des deux prétendants, offrit son fils pour cette épreuve, et les Lyciens, pour honorer son courage , donnèrent plus tard le trône à son enfant. — Sarpédon avait un autel dans la ville de Xanthe , en Lycie. On conservait dans ce pays une lettre qu'il avait écrite de Troie. — 2. Fils de Jupiter et d'Europe. En lutte avec Minos , ainsi que Rhadamanthe, il quitta son pays natal et se rendit en Cilicie , où il se signala contre les Lyciens. Il obtint en récompense une partie de ce pays, et fut père d'Évandre. Jupiter lui accorda de vivre pendant trois âges d'homme. — 3. Fils de Neptune et frère de Poltys; il fut tué par Hercule.

sarpédonia. Surnom de Diane, tiré du promontoire de Sarpédon, en Cilicie, où elle avait un temple et un oracle.

sarpédojyios. Surnom d'Apollon en Cilicie.

sarritor. Dieu agricole latin , qui présidait au sarclage.

sassal agoh aiv. Nom de l'Enfer, suivant la croyance des anciens habitants des îles Mariannes, qui y réléguaient ceux dont les derniers moments étaient violents et agités.

sataciva. Le vent personnifié, dans la mythologie hindoue.

sataroupa. Nom de la première femme , créée par Brahmâ. Foy. Manou et Soudra.

satchi. Fille du Mouni Poulomâ , et femme d'Indra. On l'appelle quelquefois Polomi , du nom de son père.

sâté. Déesse égyptienne dont on ne connaît pas bien la nature. Elle porte, dans les légendes hiéroglyphiques , le titre d'âme de la région inférieure. Les Grecs l'avaient identifiée avec Junon. Son image figure surtout sur les monuments funéraires; elle est coiffée du pchent ou d'une palme, et porte le sceptre à fleur de lotus et la croix ansée; quelquefois elle a des ailes. Par une exception fort rare, on a d'elle deux figures où ses chairs sont rouges , couleur réservée aux dieux mâles.

sati. Nom donné à la femme de Siva, fille de Dakcha , qui se jeta dans le feu lorsque Siva fut insulté par son beau-père. Ce nom, qui signifie Pieuse, était appliqué à toutes les veuves qui se brûlaient sur le bûcher de leur mari.

satiarhama. Fille de Satiadjit, et l'une des huit épouses favorites de Krichna. Elle engagea son époux à combattre Indra pour lui enlever l'arbre de la sagesse , et se montra très-hostile aux partisans de Siva.

satiadjit. Sage hindou, qui reçut du Soleil une magnifique escarboucle dont Kri •

chna eut envie. Satiadjit, ne"voulant pas s'en défaire, même en faveur du dieu , et craignant de la porter avec lui, la confia à son frère Praçana. Celui-ci disparut aussitôt avec le joyau. Pour éviter les accusations de son possesseur légitime, Krichnase mit en chemin, et, après diverses aventures, parvint à retrouver l'escarboucle , qui, remise à Satiadjit, causa sa mort par la suite. Ce fut au moment où il récupérait son trésor que le sage confia sa fille Satiabhama à Krichna.

sati avrata. Radjah hindou, contemporain du géant Ha ïagriva, qui dévora les Védas, échappés de la bouche deBrahma. Vichnou, changé en poisson , lui apparut et lui prédit qu'un grand cataclysme allait submerger le monde; il lui ordonna en même temps d'entrer dans un vaisseau qui lui apparaîtrait , avec les plantes, les graines, les animaux et les sept Richis. Satiavrata exécuta les ordres du dieu , qui s'éleva du milieu des eaux pour tuer Haïagriva et recouvrer les Védas.

Admis ensuite au nombre des Menous, il échangea son premier nom pour celui de Vivaçouata.

satmos. Fils d'Enops* et d'une Naïade; fut tué par Ajax fils d'Oïlée.

sator. i. Dieu agricole latin, qui présidait aux semailles. — i. Créateur. Surnom de Jupiter.

satracus ou sotrtcus. Père de Solymus ; il fut tué par son fils, selon Silius Italicus.

satrapes. Corybante, primitivement adoré à Patres , puis chez les Éléens , qui honoraient sous ce nom le dieu Neptune, dont le culte leur parvint du promontoire de Samicon, en Triphylie.

Satcritas. Déité burlesque, qui figure dans Plaute comme la déesse des Parasites.

saturnales. Fêtes romaines en l'honneur de Saturne, destinées à rappeler l'âge heureux où la liberté et l'égalité régnaient sur la terre. Elles commençaient le 6 décembre. Primitivement elles ne duraient qu'un jour; mais plus tard leur durée s'étendit à trois, puis à cinq jours. Tout ne respirait alors que le plaisir et la joie; on enlevait le bandeau de laine qui entourait toute l'année le pied de la statue du dieu; les tribunaux étaient fermés, les écoles vaquaient; il n'était permis d'entreprendre aucune guerre , ni d'exécuter un criminel, ni d'exercer d'autre art que celui de la cuisine ; chacun s'envoyait des présents , consistant d'abord en Sigilla, puis, dans la suite, en objets d'une plus grande valeur, et se donnait de somptueux repas. Un édit public faisait cesser tous les travaux , et l'on se retirait sur le mont Aventin, comme pour y prendre l'air de la campagne. Les esclaves revêtaient une robe ornée de pourpre et une toge blanche; il leur était permis de plaisanter avec leurs maîtres et de leur dire tout ce qu'ils "voulaient; ceux-ci les servaient à table. On donnait surtout, durant ces fêtes, des

combats de gladiateurs, dans l'idée que l'cf» fusion du sang pouvait seule honorer Saturne, et le rendre favorable aux vœux des mortels. Quelques prisonniers recevaient la liberté, lors des Saturnales, et consacraient leurs fers au dieu.

Saturne (cro\os. SATLR\us). I. Traditions grecques. Fibs d'Uranus et de. la Terre, frère des Titans. Voy. ce mot. Après avoir mis son père hors d'état d'avoir des enfants , au moyen d'une faux de diamant qu'il avait reçue de sa mère, il le détrôna, avec l'aide de ses frères, et régna sur l'Olympe. Les Cyclones et les Hécatonchires ayant été tirés du Tartare par les vainqueurs, Saturne les y replongea de nouveau. Il épousa ensuite sa sœur Rhée ; mais comme Uranus et la Terre lui prédirent qu'il serait dévoré par un de ses enfants, il les avalait dès leur naissance , et fit disparaître ainsi Vesta, Cérès, Junon, Pluton et Neptune. Jupiter, soustrait à sa voracité, par un stratagème de Rhée, appela à' son aide, dès qu'il fut parvenu à la puberté , Métis, fille de l'Océan; celle-ci fit prendre à Saturne un breuvage violent : il rendit les enfants qu'il avait avalés , et Jupiter se les adjoignit pour faire la guerre aux Titans, qui combattaient, des hauteurs de l'Othrys , les Cronides postés sur l'Olympe. Après dix ans d'une lutte acharnée, Jupiter triompha, et enferma les Titans dans le Tartare, sous la garde des Hécatonchires. C'est là cette terrible Titanomachie , dont la guerre des géants contre Jupiter n'est qu'une refonte postérieure. Comp. Aloades. — Quelques traditions moins anciennes que les précédentes disent que Saturne alla régner dans les contrées occidentales de la terre , ou, avec Rhadamanthe , sur les lies heureuses. De là la légende latine que nous rapporterons bientôt. Suivant Apollonius, Saturne eut de Phillyre le centaure Chiron. — IL Traditions italiotes. Fils du Ciel et de Vesta ou Rhée ou Titée, Saturne avait un frère nommé Titan , qui , devant succéder par droit d'ainesse,lui céda le pouvoir, à condition qu'il ferait périr ses enfants mâles. Apprenant la supercherie de Rhée , Titan fit la guerre à Saturne et le détrôna, mais il fut bientôt chassé lui-même par Jupiter. Rétabli dans l'Olympe, le fils de Rhée n'en médita pas moins la perte de son libérateur : ce futalors qu'eut lieu la guerre des Titans et des Cronides, ( Ennius). Chassé du ciel , Saturne s'enfuit en Italie , et, accueilli par Janus , y fit régner la prospérité et l'abondance. Ce fut l'âge d'or du Latium que l'époque de son règne. On voit ici comment ia tradition grecque, rapportée par Hésiode, du bonheur qui souriait aux hommes pendant be gouvernement de Saturne au ciel (voy. Ages), mêlée à celle d'une émigration vers ces mystérieuses contrées occidentales dont Homère parle si souvent, s'est altérée et transformée dans le syncrétisme romain. Agriculture, législation, égalité, prospérité, les Latins durent tout à leur divin

monarque. Grand protecteur des travaux agricoles, qui sont la base de la richesse des États, on le regarda plus tard comme le dieu qui, arme, non plus de la harpe, mais de la faux à moissonner, préside à la vigne et aux champs, et même , à cause de la conformité de son nom (xpovo; ) avec le mot ypovoç, , comme le dieu du temps. C'est dans ce sens que Buttmann a expliqué le mythe entier de Saturne. Dans les derniers temps de la décadence du polythéisme , xpovo; ne signifia plus qu'un vieux fou. — Il paraît que dans l'origine, les Cretois lui sacrifiaient des enfants {voy. Moloch ) ; mais cette coutume ne dut pas se continuer longtemps, et le culte du dieu exclu de la liste des dieux olympiques, ne jouit jamais d'une grande popularité en Grèce. A peine les auteurs mentionnent-ils ses fêtes , les Cronies; à peine trouve-t-on quelque trace de ses temples. Cependant Macrobe parle du premier autel que Cécrops lui éleva en Attique. A Athènes , il avait un temple près de l'Acropolis, et la même ville l'honorait le 12 d'hécatombéon. Enfin , Pausanias mentionne un vieux temple qui lui était consacré, en Élide, et nous apprend qu'à Olympie on lui sacrifiait sur l'autel Cronide. Les Siciliens se vantaient de posséder sa harpé, et les Thessaliens l'invoquaient dans les Pétories. — En Italie, et surtout à Rome, le culte de ce dieu était brillant et célèbre. Dans son temple, situé au pied du Capitole, se trouvaient le trésor public et les signa militaria. On y voyait sa statue , dont les pieds étaient entourés d'une bandelette de laine qu'on ne dénouait que pendant les Saturnales. Voy. ce mot. On représentait ordinairement Saturne , sous les traits d'un vieillard, nu jusqu'à micorps , par devant seulement , en sorte que ses vêtements lui couvrent le dos et la partie postérieure de la tête. Il tient la harpé, à laquelle on substitua plus tard la faux. Le globe que l'on voit souvent auprès de lui se rapporte à la planète qui porte son nom, et à laquelle on attribuait une mauvaise influence. Ses autres attributs, tous comparativementfmodefnes , sont le crocodile , image du temps vorace, le sablier, les ailes, etc.

saturxia. Surnom: — i. de Junon; — 2. de Vesta.

saturxius. Surnom : — i. de Jupiter; — 2. de Neptune.

satyres. Suivants de Bacchus, dans la mythologie grecque, oùilsreprésentent d'une manière allégorique la vie joyeuse et déréglée des adorateurs du dieu du vin. Homère n'en fait aucune mention. Hésiode parle d'eux comme d'une race fainéante , sans mentionner la forme sous laquelle l'imagination des Grecs se les représentait , forme empruntée sans doute à celle des singes. Postérieurement à ces deux poètes, et suivant cette tendance à préciser que nous avons vue maintes fois être ic caractère des époques tardives, on chercha une origine aux Satyres. Suivant Nonnus, ils

étaient hommes dans l'origine , et fils de Mercure et d'Iphthimé ; mais Junon, mécontente de la négligence avec laquelle ils gardaient Bacchus, les métamorphosa eu singes. D'autres auteurs les font naître de Bacchus et de Nicée ou des Naïades. Un passage d'Hésiode , rapporté par Strabon , mais évidemment corrompu, rapporte qu'Hécatée eut de la fille de Phoronée cinq filles ; de celles-ci naquirent les Nymphes , les Satyres et les Curètes. — En général, les poètes et les artistes de l'antiquité se sont accordés à représenter les Satyres sous les formes suivantes : cheveux hérissés, nez camus et épaté, oreilles pointues: de plus , le cou couvert de petites excroissances semblables à des cornes très-exiguës, et le dos terminé par une prolongation caudale , analogue à la.queue du cheval , et plus tard , à celle du bouc. — Sur les œuvres d'art , on voit figurer des Satyres de tout âge; les plus vieux ou Silènes , ont la tête chauve et de longues barbes. Les plus jeunes portaient aussi lenom de satyrisques.— Compagnons fidèles de Bacchus, ces êtres singuliers jouaient le principal rôle dans les fêtes orgiaques. Ils y apparaissaient armés de coupes (xo36cov),en agitant le thyrse. Ivrognes et paresseux, quand le vin les avait alourdis, ils s'abandonnaient au sommeil. Ils aimaient d'ailleurs le chant et la musique et jouaient eux-mêmes de la flûte, frappaient sur des cymbales, ou se mêlaient aux chœurs et aux danses des nymphes , qu'ils effrayaient souvent de leurs poursuites brutales. Leur danse avait un nom particulier dans le drame satyrique ; ellé s'appelait la Sicimis. Comme toutes les divinités des bois et des champs, ils étaient très-redoutés des voyageurs et des bergers. — Dans les dernières époques du polythéisme , on confondit plus ou moins les Satyres avec les Pans ou Panisques, divinités champêtres, formées sur le modèle du dieu Pan , et offrant de nombreuses analogies de forme et de caractère avec les premiers. De plus, les poètes romains s'embarrassèrent peu de caractériser les différences qui séparaient les Satyres des Pans et des Faunes, divinités sylvaines latines , qui leur répondaient. Delà une confusion presque continuelle. 11 ne faut cependant pas perdre de vue , que , dans l'origine , ces diverses divinités étaient très-différentes, et que l'art plastique les a toujours distinguées les unes des autres, en les faisant figurer dans les mêmes scènes, tandis que les poètes, par exemple, ont donné quelquefois aux satyres de grandes cornes, et des pieds de boucs. On pourrait distinguer ces créations bizarres en trois familles différentes : i° Pan avec les Pans et les Panisques ; 2° Silène avec les Silènes , les Satyres et les Satyrisques; 3° Faune et les Faunes. Une quatrième classe comprendrait Sylvain et les Sylvains. - Les attributs des satyres étaient la flûte, le thyrse, le syrinx, ia houlette, etc. Ils étaient vêtus de peaux d'animaux , et couronnés de lierre, de feuilles de

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vigne et de branches de pin- Praxitèle avait fait un satyre célèbre dans l'antiquité. Il nous reste de nombreuses œuvres d'art où figurent ces divinités. — Pollux, dans l'Onomasticon , distingue quatre espèces de satyres ou de silènes , ou plutôt quatre types principaux dans lesquels l'art les faisait tous rentrer, r. Le Silène à cheveux blancs ( ttoXioç ) , ayant un nez camus et des traits ramassés et comprimés. C'est ainsi qu'il est représenté sur les vases. — 2. le Silène par excellence , barbu (y£vîteov ), une chevelure plus abondante et la physionomie plus ouverte. — 3. Le satyre proprement dit, sans barbe (àyévzioç) , jeune, les cheveux ébouriffés, et ayant une queue de cheval .-quelquefois sur les monuments grecs , et toujours sur ceux des Romains, on le voit avec une queue de chèvre. — 4. Enfin , le Papposilène , plus bestial que les autres , et souvent tout couvert de poils.

sauiioctoxos. Tueur de lézards. Surnom d'Apollon, auquel le lézard était consacré. Deux groupes antiques représentent le dieu dorren perçant de ses flèches plusieurs de ces animaux,

sauros. Brigand de l'Éllde , tué par Hercule.

saxaxls. Surnom d'Hercule , ou pour avoir aplani des montagnes et ouvert des routes au travers, ou parce qu'on lui dédiait des monceaux de pierres sur les grands chemins, ou enfin parce que Jupiter avait fait tomber sur les Liguriens, ses ennemis, une pluie de pierres.

SazychÈS. Ancien législateur des Égyptiens, antérieur à Sésostris, selon Diodore.

scabies. La Gale, déesse allégorique, dans Prudence.

scai.des. Bardes Scandinaves , qui vivaient pour la plupart à la cour des rois ou étaient au service de quelques chefs qu'ils accompagnaient dans leurs expéditions, animant les guerriers au combat , et chantant les louanges des vainqueurs. Leurs poésies , conservées dans l'Edda de Ssemund et qui appartiennent à la seconde classe des monuments littéraires de la Scandinavie, sont plutôt lyriques qu'épiques; le style en est pompeux, ampoulé, et la versification maniérée. De ce côté les scaldes se rapprochent des Meistersa?nger allemands, qui mettaient la plus grande gloire de la poésie dans la difficulté vaincue, et inventaient les rhythmes de ['Escargot, de Y Encre, des Roses, etc. On trouve cependant dans les chants des scaldes de belles inspirations poétiques , au nombre desquelles figurent en première ligne le chant de Ragnar Lodbrok, qui est représenté chantant lui-même ses exploits, pendant que des serpents lui rongent les entrailles; le chant funèbre deHaken, composé par Eyving, surnommé le pourfendeur des scaldes ; le rachat de la tête , qui valut au barde Egill et la gloire et la vie. 11 composa ce poëme en l'honneur de son ennemi, qui se disposait à le faire

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mourir et lui pardonna. L'Edda de Snorro contient de précieux renseignements sur des sujets mythologiques et historiques qui formaient le fond de la poésie Scandinave ; c'est une sorte de manuel poétique, dans lequel on trouve plus de cent rhythmes ou espèces de versifications.

sca.maxdre. Dieu-fleuve deîaTroade, connu aussi sous le nom de Xanthe ( blond ). Aussi disait-on que ses eaux rendaient ies femmes blondes. Il avait un temple à Troie. Insulté par Achille, il s'efforça de l'envelopper de ses flots ; mais Vulcain, étant intervenu sur l'or dre de Junon, et l'ayant presque tari , force lui fut de rentrer dans son lit. Postérieurement à Homère , on fit du Scamandre un fils de Corybas; d'autres disent qu'Hercule, pressé par la soif, le fit jaillir en creusant la terre. — Les jeunes filles se baignaient dans le Xanthe , la veille de leurs noces.

SCAMAADRIUS ( SCAMAXDRIOS ). T. Le

même qu'Astyanax. — 2 Troyen , fils de Strophius.

scaphisias. L'un des plus anciens aèdes de la Grèce, auteur du premier Pœan sur la mort de Python.

scarabée. Insecte célèbre chez les Égyptiens, qui lui rendaient un culte divin. L'espèce Ja plus remarquable, la seule même dont on ait encore des monuments, est celle à laquelle les naturalistes ont donné le nom de scarabœus sacer, le scarabée sacré. Il fallait que le bœuf Apis en eût l'impression sous la langue. Ce culte, chez les Égyptiens, était symbolique. Le scarabée était pour eux l'image du solei). C'est pour cela qu'ils le représentaient avec la tête d'un soleil rayonnant. Une autre espèce de scarabée à deux cornes était consacrée à Isis ou la lune. Horus Apollon parle d'une troisième espèce de scarabée qui n'a qu'une corne et qui représente Hermès ou Mercure.

scédasus. Citoyen de Leuctres, en Béotie, père des Leuctrides Mélétie et Molpie, ou Théano et Hippo : il se tua de désespoir sur le tombeau de ses filles. Poy. Leuctrides.

scée.i. (scea). Danaïde, femme d'Archandre. — 2. ( soeos). Fils d'Hippocoon.

sceixe. Femme d'Amrgin. druide milésien, fils de Miless et frère d'Eibhéar-Fionn. Elle suivit son époux en Irlande, et se noya dans les eaux de la Sceinc, rivière du comté de Rerry.

scéphros. Fils de Tégéatès et de Maera , frère de Limon. Apollon et Diane, parcourant la terre pour châtier ceux qui avaient méprisé Latone durant sa grossesse , vinrent dans le pays des Tégéates, où Apollon s'entretint en secret avec Scéphros. Limon crovant qu'une accusation contre lui était le sujet de cet entretien , tua son frère. Diane punit l'assassin par une mort subite , et Tégéatès sacrifia aux deux jnmeaux. Le pays n en fut pas moins frappé de stérilité jusqu'à

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ce qu'on cûtinstitu:- aTégee, une fête annuelle en l'honneur deScéphros.

schaca. Déesse des Babyloniens , dont les attributs étaient les mêmes que ceux de l'Ops des Romains.

schédius (SCHÉDIOS). i. Fils d'Iphitus et d'Hippolyte : il était, avec son frère Épistrophus , à la tête des Phocéens, au siège de Troie. Apollodore le fait fils d'Épistrophus. Il fut tué par Hector. Les Grecs rapportèrent ses os à Anticyre en Phocide. — 2. Autre chef des Phocéens , fils de Perimédès ; il fut également tué par llector.

SCHIMS. VO]U SCHOENIS.

schkaj. L'Être suprême chez les Mokchanes , peuplade de la Russie Asiatique. Ils lui immolent des bœufs et des chevaux.

schoe-madol. Dieu adoré au Pégu.

schoexée ( schoexels). i. Un des fils d'Autonoiis et d Hippodamie. — 2. Fils d'Athamas et de Thémisto ; père de Clymène et d'Atalante. Il donna son nom à deux villes, l'une en Béotie, l'autre en Arcadîe.

SCHOEXÉ1S, SCHOEXEIS, SCHOEXÉIA.

i. Surnom de Vénus. — 2. Atalante, fille de Schœnée.

sciaditis. Surnom de Diane, tiré delà ville de Scia en Arcadie.

sciallios. Surnom d'Apollon.

scilluxtès. Père d'Alésius et un des prétendants d Hippodamie.

SCIOMA.XTIE. Divination qui consiste à évoquer les ombres des morts pour apprendre les choses futures.

sciopodes. Peuple fabuleux de l'Élhiopie. Ils n'avaient qu'un pied, mais fort large, et, pour se garantir du soleil, se couchaient à terre en s'abritant à l'ombre de ce pied.

SCIRAS. Surnom sous lequel .Minerve avait un temple daus le port de Phalère et un autre à Salamine. Pausanias attribue la fondation du premier à un certain devin, nommé Sciros, qui se rendit de Dodone a Athènes, à l'époque où Ércchthée était en guerre avec les Éleusiniens.

scires ( sciroi ). Dieux adorés par les Solymes. Ils étaient au nombre de trois, Arsabe, Dryus et Trosobius.

SCIROX (SCIROX, SCÉIROX . \. Fils

d'Éaque et gendre de Cychrée , dont la fille, Chariclo , le rendit père d'Endéis. Il habitait sur les confins de Mégare, et précipitait les passants dans les flots de la mer. Une tortue dévorait ensuite les cadavres. Thésée le fit périr de la même manière, soit à son premier voyage d'Athènes , soit après son expédition contre Éleusis. Les historiens de Mégare arguaient de faux , suivant Plutarque , cette tradition, et prétendaient que Sciron se montra toujours le protecteur et l'ami des hommes vertueux. - Les os de Sciron furent changés en rocher C'est de là , dit-on , qu'Ino se précipita dans la mer. — 2. Fils de Pylas, gendre de Pandion IL En lu::e avec Nisus, son beau-frère, pour la souveraineté de Mégare,

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il s'en rapporta à la décision d'Éaque, qui ne lui décerna que le généralat. Par suite d'une confusion avec le premier Sciron, on lui donne quelquefois pour femme Chariclo ou Endéis, et pour fils Égée.

sciros. i. Selle ou devin de Dodone. Voy. SCIRAS. — 2. Héros de Salamine , qui donna son premier nom, Sciros , à cette île.

scoléitas. Surnom de Pan , tiré d'une colline d'Arcadie.

scopélisme. Sortilège qui se pratiquait en jetant des pierres enchantées dans un champ, pour l'empêcher de rapporter.

scorpiox (scorpios). L'un des douze signes du Zodiaque. C'est le scorpion qui piqua au talon le fameux Orion. On croyait qu'il était funeste d'être né sous son influence : aussi les poètes le désignaient-ils par J'épithète de Formidolosus , terrible.

scotia. Surnom de Vénus, comme présidant aux plaisirs de l'amour. On adorait Aphrodite Scotia à Phestos en Crète.

scotitas. Ténébreux. Surnom de Jupiter en Laconie.

scuith. Reine d'Irlande , qui joue un rôle important, mais fort obscur, dans l'histoire mythique de ce pays.

scylla. 1. Personnification des brisants de la mer de Sicile. Fille de Cratais, suivant Homère, elle habitait une caverne obscure, dont l'ouverture était tournée vers le couchant. Ce monstre avait douze griffes, six cous d'une longueur énorme, et sur chacun une tète épouvantable, avec une gueule béante garnie de trois rangs de dents. Effrayant les marins de ses rugissements, sembiables à ceux d'un lion, elle les dévorait au passage. En face d'elle se trouvait Charybde. — Les poètes postérieurs à Homère ont altéré en quelques points ces données : suivant eux , Scylla était fille de Phorbas ou Phorcys et d'Hécate Crataeis; ou de Typhon et d'Echidna- ou de Neptune, ou de Triton. On lui donne aussi pour mère Lamie. Hygin rapporte que ses têtes étaient celles de six animaux différents. Si l'on s'en rapporte à Ovide et à Tibulle, la nymphe Scylla ayant méprisé l'amour de Glaucus, celui-ci pria Circé de le venger. La magicienne jeta des herbes magiques dans la fontaine où Scylla venait se baigner ; l'infortunée eut à peine touché les flots que, restant femme jusqu'à la ceinture, elle vit des chiens sortir de la partie inférieure de son corps , et , y adhérant , frapper les voyageurs d'effroi par leurs hurlements continuels. C'est alors qu'elle se jeta dans la mer de Sicile. D'autres attribuent cette métamorphose à la jalousie d'Amphitrite, qui se vengea ainsi de l'amour de Neptune pour Scylla. Eustathe rapporte qu'Hercule la tua, parce qu'elle lui avait volé des bœufs, mais que Phorcys la ressuscita. Virgile compte plusieurs Scylla, et les place dans l'enfer. — 2. Fille de Nisus , roi de Mégare ; trahit son père pour Minos, qui méprisa son

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amour, et fut métamorphosée en alouette. — 3. Danaïde , femme de Protée.

scyllios. Surnom de Jupiter, tiré d'une montagne de Crète.

scyllis. Fils de Dédale et frère de Dipœnus.

scyphios. Nom du cheval que Neptune lit naître en frappant le sol avec son trident.

scyréis, scyria, scyrias. Surnom de Déidamie, fille de Lycomède, roi de Scyros.

SCYTALOSAGITTIPELT1FER. Qui porte

la massue, l'arc et le bouclier. Surnom d'Hercule dans Tertullien.

scythe. Premier roi des Scythes, fils d'Hercule et d'Échidna. Voy. ce nom.

scythox. Homme qui, selon Ovide, se changeait à volonté en femme, et reprenait ensuite son sexe primitif.

sébéthis. Nymphe, mère d'OEbalus.

sébrus ( sebros ). Héros honoré à Sparte frère de Dorcée.

sécha ou adicécben. Grand serpent à mille tètes, sur l'une desquelles est posée la terre. Il sert de couche à Vichnou, pendant le sommeil mystérieux de ce dieu.

séculaires (jeux). Fêtes solennelles célébrées de cent ans en cent ans avec une grande pompe , vers les approches de la moisson, pendant trois jours et trois nuits consécutifs , en l'honneur de Diane et d'Apollon.

Sécuritas. Déesse allégorique de la sécurité. Les médailles romaines la représentent sous les traits d'une matrone assise les jambes croisées, s'appuyant sur une colonne et regardant paisiblement devant elle. Quelquefois elle tient la lance , la corne d'abondance et le rameau d'olivier.

SEF. Déesse Scandinave, femme de Thor.

SÉFEZVDOMAD OU SAPANDOMAD, Amchas-

pand, fille d'Ormuzd, préside à la terre et à l'agriculture. Ce fut elle qui veilla sur le sang fécondateur de Kaiomorts, blessé par Ahriman. Le douzième mois, et le cinquième jour de chaque mois lui étaient consacrés.

ségeste (ségesta). Fille de Phœnodamas (Hippotès, Ippoteus, Ipsostratus ). Son père, ayant été contraint par Laomédon de l'exposer, ainsi que ses deux sœurs, au monstre qui ravageait le pays, en appela au peuple, qui cassa l'arrêt et ordonna que le roi livrât sa propre fille. Laomédon, irrité , fit transporter les trois sœurs sur les côtes de la Sicile. Suivant d'autres, ce fut leur père qui les éloigna, pour les soustraire aux coups du monarque. Quoi qu'il en soit, Ségeste se livra à Crimissus et en eut un fils , Ségestus.

SÉGESTUS (SEGESTOS, ÉGESTOS, ACES tes ) , Fils du fleuve Crimissus et de Ségeste. Il est plus connu sous le nom d'Acesle.

ségétia et ségesta. Déesse latine qui présidait à la moisson.

sèia. i. Déesse latine qui veillait sur les blés pendant leur séjour dans la terre. — 2. Surnom sous lequel le roi Servius éleva un temple à la Fortune.

SÉM

séis. Fausse leçon pour Néis. Ce dernier nom même, qu'on donne comme celui d'une amante d'Endymion , n'est pas un nom propre : il désigne une nymphe inconnue.

SÉit. Chef des mauvais esprits chez les Lapons, opposé à Tiennes. Son image était une grosse pierre rudement taillée, de manière à figurer à peu près un animal ou un oiseau. Adoré dans les forêts solitaires et dans les gorges les plus sauvages, on lui sacrifiait des chats , des chiens et des coqs.

seret. Troisième Décan du Bélier, selon Saumaise. Le zodiaque rectangulaire de Denderah le représente assis sur une fleur de lotus.

sélaégénétès. Père de la lumière. Surnom d'Apollon.

sél âge. Plante que les druides cueillaient avec des pratiques superstitieuses , comme le samolus.

sélasia. Surnom de Diane, considérée comme la Lune.

sélasphore. Surnom de Diane, chez les Phlyens.

SÉlecti. Nom donné par les Romains à huit dieux (choisis) qui assistaient les Consentes dans leurs délibérations. C'étaient Génius, Janus , Saturne , Bacchus, Pluton, le Soleil, la Lune, la Terre.

sélemxe ( sélemaos ). Berger d'A.

chaïe , amant d'Argyre : cette nymphe l'ayant abandonné, il mourut de douleur, et fut changé en fleuve. x

séléxé. Nom grec de la Lune.

sélinuîstius ( séluvouatios). Surnom d'Apollon, tiré de la ville de Sélinonte, où il avait un temple et un oracle.

sélinus (sélixous). Roi d'Égialus , fils de Neptune et père d'Hélice.

selk ou pselk. Déesse égyptienne peu connue, adorée à Dakke (l'ancienne Pselcis), en Nubie. La seule figure que l'on ait d'elle la représente tenant la croix ansée et le sceptre à tête de coucoupha, Sur sa tête est un scorpion.

selles. Prêtres du Jupiter de Dodone.

Ils menaient une vie très-austère , couchaient sur le sol, et ne se lavaient jamais les pieds.

sémachus. Athénien dont les filles donnèrent l'hospitalité à Bacchus, ce qui valut à ses descendants l'honneur d'être nommés prêtres de ce dieu.

sémélé. Fille de Cadmus et d'Harmonie, Elle inspira une vive passion à Actéon, mais Diane s'opposa à leur union, en faisant déchirer le malheureux amant par ses chiens. Elle eut ensuite un commerce amoureux avec Jupiter, et, trompée par Junon , qui emprunta pour lui suggérer un fatal désir les traits de sa nourrice Beroé, elle manifesta au maître des dieux l'envie qu'elle avait de le voir lui apparaître dans toute sa gloire. Jupiter, qui s'était engagé par un serment solennel, ne put se refuser à cette demande, et Sémélé périt, embrasée par l'éclat du dieu. Son fils

SÉR

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