‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 360 sur 420 · SEP · texte numérisé non relu

SEP

Bacchus, échappé à la mort, la tira des enfers, et la fit admettre dans l'Olympe sous le nom de Thione. A Brasies , en Laconie, on prétendait, au contraire, que jetée à la mer dans un coffre ainsi que son enfant elle avait été recueillie privée de vie par les riverains. Voy. Bacchus. Les traditions du culte mystique de Liber, fils de Jupiter et de Proserpine , rapportent que ce dieu ayant été déchiré par les Titans , Jupiter réduisit son cœur eu cendres, et le fit infuser dans une boisson qu'il présenta à Sémélé. Elle devint ainsi grosse de Liber ou Bacchus, qui prit de là son surnom de Bimater. — Cette déesse, qui n'avait pas une grande importance dans la religion première des Grecs, fut singulièrement rehaussée par les sectateurs de la théosophie orphique et par la philosophie mystique : « Les génies, dit une pierre gravée, tremblent à son nom. » — Elle avait une statue à Thèbes , où l'on montrait son tombeau.

sémendoun. Géant à cent bras de la mythologie persane, qui fut tué par Kaïomorts.

sémi-caper. A demi bouc. Surnom de Pan et des Satyres.

sémina. Déesse latine, qui présidait aux semences.

sémitales (deseinita, sentier). Sortes de Lares qui présidaient aux sentiers.

sémones (pour semi-homines). Apella- | aie saurait-on l'infirmer ou du moins Texplition par laquelle on désignait les héros divi- <juer? Remarquons en premier lieu que. les nisés du Latium„ , historiens qui ont suivi l'opinion de) Ta-

sénanus. Nom d'une divinité gauloise f cite «e s'accordent pas sur le nom du souqu'on connaît par une seule inscription. ^verain, lequel est tantôt Ptolémée Philadel-

sénectus. Personnification de la vieil- 1 phe > tantôt Ptolémée Philopator. Déplus estjesse, dans Virgile. Voy. SÉnitjs. f Ce un dieu entièrement nouveau, totalement

sénés. Nom des druidesses, et en parti- étranger à la terre deKhami.qui s'impatroculier des vierges de l'île de Sain. t njse à Alexandrie sous la domination des La-

sénile. Epithète de la Fortune. La For- j gides? Nullement, si l'on en croit le même tune sentie était représentée avec une lon~/ Tacite. Cet historien rapporte , en opposition gue barbe. avec Hérodote, qu'un ancien Sérapis était

sénius. Divinité romaine qui présidait à adoré à Rhakotis( l'ancienne Alexandrie), avec la vieillesse. Cette notion , qui se trouve dans , Isis , dès les temps les plus reculés. On lui renie Dictionnaire de M. Bouillet, n'est appuyée I dait aussi un culte à Memphis, avant le règne d'aucune autorité. L'Encyclopédie dit , sans j des Ptoiémées. Il est vrai que le lieu où se trouplus de raison, Sénuius. f vait son temple, près de cette dernière ville, sentacer. Premier dècan du Scorpion , s'appebit Sinopion; ce qui complique la quesselon Firmicus. tion. Mais cette dénomination peut être une seîvtia. Déesse latine peu connue, qui rencontre fortuite , comme celle des Memnoavait sans doute les mêmes fonctions que , îiia avec le nom du héros asiatique, ou avoir Sentinus I ^ appliquée postérieurement à l'introduction ... ... ... L \ du nouveau culte. La statue égyptienne de

sentinus Dieu romain qui éveillait et , Sé is Ptolémée remplaça par l'image protégeait les facultés intellectuelles des nou- J dfi ^ ém un blQC infor*e

placé dans une petite chapelle, sur un rocher

' sera. ( De serere , semer. ) Déesse latine des semailles.

sérapis. Dieu égyptien , sur l'origine et les attributions duquel les raythographes ne s'accordent nullement. Les syncrétistes gréco-romains l'identifièrent de bonne heure avec Pluton, Jupiter et le Soleil, ce qui ne jette aucun jour sur la question. Pour la débrouiller «n peu , il est nécessaire de remarquer que de tout temps deux opinions opposées se sont combattues quant à l'antiquité du dieu et à son autochthonéite. La première voit dans Sérapis un dieu purement égyptien ; elle appartient presque exclusivement aux modernes, appuyés cependant sur un petit nombre de témoignages antiques. La seconde , toute contraire, est celle des historiens et mythologues de la Grèce et de Rome. Nous allons exposer les fondements sur lesquels cette dernière s'appuie, et nous examinerons ensuite leur va leur, ïl'abord , il a été jusqu'Ici impossible de découvrir des images de Sérapis dans les monuments mêmes de l'Egypte. Hérodote , qui 'i&t entré dans les plus grands détails sur la religion de ce pays, ne dit rien du dieu qui nous occupe, il semble donc d'origine /moderne. En effet, suivant Tacite, Ptoléi raiée Soter importa ce dieu de Sinope , ville |du Pont. Le témoignage est formel; mais

veaux-nes.

f sept chefs (les). Voy. Adraste et

ÉriGONES.

septembre. Mois figuré par Ausone sous la figure d'un homme tenant un lézard, et entouré de cuves, de tonnes, de raisins, etc.

septentrion. Le vent du nord. On lui donne les mêmes traits qu'à Caurus, vent du nord-ouest, c'est-à-dire, un habit fourré, une longue barbe , et l'extérieur de la vieillesse.

\ voisin de la mer. Elle ne peut donc fournir aucune lumière sur la nature du dieu, et par suite sur son origine. Il serait donc inutile de s'enfoncer plus avant dans la discussion, et l'on doit se contenter d'admettre cette probabilité, à savoir que Sérapis, dieu national, comme le prouve la forme de son nom, confondu par Apollodore avec celui du bœuf Apis, fut adoré par les Égyptiens, à partir d'une époque postérieure ou antérieure à Hérodotea

Page 1