‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 361 sur 420 · SER · texte numérisé non relu

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et qu'on l'identifia avec quelque dieu du Pont, ainsi qu'avec Jupiter, Osiris, etc. — II s'agit maintenant de déterminer la nature du dieu, d'une manière absolue , et indépendamment de toute question incidente : suivant Jablonski, un Sérapis très-ancien aurait servi à marquer l'entrée du soleil dans le solstice d'hiver pour tourner en quelque sorte autour de l'hémisphère inférieur, ce qui lui avait valu le surnom d'infernal, épithète qui coïncide avec la configuration de la statue de Sinope, analogue sans doute en quelques points aux images égyptiennes : cette statue était tricéphale , et rappela naturellement aux Grecs leur Cerbère. Macrobe voit dans ces trois têtes (de loup, de chien et de taureau), le passé, le présent et l'avenir. Le nilomètre était consacré à Sérapis, qui tenait de là, dit-on, le modius, emblème de la fertilité, qu'il portait sur la tète. Mais ce dieu était surtout célèbre par la puissance qu'on lui supposait sur les maladies; il guérissait les infirmités les plus douloureuses, rendait la vue aux aveugles. C'est par sa vertu que Vespasien guérissait les écrouelles (Tacite). Le serpent était son emblème le pins habituel. — Le culte de Sérapis, dieu sauveur ( Soter ) , prit une extension considérable , dès le temps même de son installation. Ses temples se nommaient Sérapées. L'Egypte en comptait quarante-trois, au deuxième siècle. Athènes, Sparte, Messène, Corinthe, l'Asie, la Thrace, etc. , s'empressèrent d'adopter le nouveau dieu. Rome l'admit dans ses murs l'an 146 de J. C; mais ses fêtes étaient accompagnées de tant de licence, que le sénat se vit forcé de les abolir. — Représenté, comme nous l'avons dit, dans l'origine , par des images informes ou bizarres, l'idéal de Sérapis, dû à l'art grec, se confondit bientôt avec celui d'Esculape et même avec celui de Jupiter. Quelquefois il est figuré sous les traits d'un vieillard à barbe touffue, enveloppé par les nœuds d'un serpent. Ses attributs sont, outre ce reptile, le modius et le chien tricéphale. Une pierre gravée le représente avec les Dioscures*. — Des médailles antiques portent les légendes suivantes: ''HX'.o; SépaTiiç; Sol- > arapis , Jupiter-Sarapis.

se reste s. Compagnon d'Énée (Virg. JEn. 1, 6n.)

sergeste ( SERGESTUS ). Chef troyen, l'un des compagnons d'Énée. Il disputa le prix de la course navale aux jeux funèbres en l'honneur d'Anchise.

SERMEXT (HORCOS, JUSJLRANDUM ).

Dieu du serment, qui punit le parjure. Les Grecs le faisaient fils d'Éris et les Romains de 1 Éther et delà Terre.

séroch ou tachter. Ized qui présidait à la terre et à la pluie , ainsi qu'au dix-septième jour du mois.

serpent ou serpentaire. Constellation boréale, nommée en grec Ophis et Ophiouchos,eten latin Serpens, Anguis, Serpentarius, Anguitenens, Anguifer. Eratosthène dit

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que le Serpentaire n'est autre qu'Esculape, tenant le serpent , symbole de guérison. D'autres y voient Phorbas , qui délivra Rhode d'un de ces animaux, qui désolait l'île; ou bien Triopas, roi des Thessaliens , qui, ayant détruit un temple de Cerès pour se bâtir un palais, fut tué par un serpent envoyé par la déesse; ou Hercule, vainqueur d'un énorme serpent sur les bords du Sagaris.

servator. Sauveur. Surnom de Jupiter.

Voy. Soter.

sésach. Déesse babylonienne qui présidait au repos.

SÉSARA. Voy. SiESARA.

sesmé. Nom de deux décans, selon Saumaise. L'un d'eux, qui répond au Tépiseuth de Firmicus , est représenté dans le zodiaque rectangulaire par trois lignes perpendiculaires, traversées par une quatrième ligne horizontale, et surmontées d'une tête et d'un bras ; le zodiaque circulaire le figure par une tête de cynocéphale placée sur un piédestal et coiffée d'un disque enclavé dans deux cornes de bouc. Le second Sesmé est représenté , dans les deux zodiaques, avec une tête d'épervier.

sessies. Déesses latines, qu'on invoquait au moment d'ensemencer les terres.

séta. Sœur de Rhésus, et amante de Mars.

séva ou siba. Déesse slave, qui présidait aux végétaux. On la représentait tenant une pomme et une grappe de raisin.

sévin'A. Surnom de la Bonne Déesse : il lui était donné à cause des Sabins ou Sécins.

sibylles. Nom qu'on donne à des femmes inspirées qui, suivant les traditions antiques, parurent en différents temps et dans diverses parties du monde. On fait -venir leur nom de £10; ( ou ) BouXr) , volonté de Jupiter. Suivant Eustathe , la première Sibylle, après laquelle on comprit sous cette dénomination certaines prophétesses , était fille de Dardanus et de Néso. Solin et Ausone en comptent trois , TErythréenne , la Sardienne la Cuméenne. Élien en admet quatre , ajoutant aux trois précédentes , la Samienne. Varron, qui en reconnaît dix , les désigne ainsi: t. La Persique, Babylonique ou Chaldeenne. Elle se nommait Sabba ou Sambithé ; dans des vers supposés, elle se dit fille de Noé. — 2. La sibylle libyenne , fille de Jupiter et de Lamie. Elle se rendit , dit-on , à Claros , à Samos, à Delphes, etc. — 3. La sibylle Delphiquc, élevée sur l'Hélicon par les muses. Il paraît qu'elle n'est autre que Manto. D'autres l'identifient avec Hérophile. Diodore la regarde comme la première qui ait reçu le nom de Sibylle. — 4. La Cumane, née à Cumes, dans l'Eolide. On la nomme Démophile, Hérophilc ou Araalthée. —5. L'Erythréenne , d'Erythres, en lonie. Elle résidait dans l'antre Corycien, et, après avoir prédit à Hélène la chute de Troie, se consacra au culte d'Apollon Smin ■ thée. Elle mourut à Erythres , après de longues excursions. Marpèse et Cumes revendiquaient l'honneur de lui avoir donné le jour.

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