SIL
d'être plus belle que Junon , elle fut précipitée dans le Tarlare par la déesse irritée. — 2. Danaide , qui donna son nom à une ville de Laconie.
siddha. Espèce de demi-dieu hindou qui habite les airs a vec les vidyadaras et les mounis.
sidéro. Seconde femme deSalmonée; ayant excité son époux à persécuter sa fille Tyro , les enfants de celle-ci , Pelias et Nélée , la mirent à mort.
siÉ.MÉ. Troisième décandu Scorpion. Il est représenté assis , dans les deux zodiaques de Denderah.
siga. Nom d'une déesse phénicienne , analogue à Minerve.
sigalion. Un des noms d'Harpocrate chez les Égyptiens, à l'époque grecque.
SIGÉA3H. Nom donné par les Birmans à un esprit qui préside aux éléments et lance la foudre.
sigxir. Déesse Scandinave , femme de Loke.
silence. Foy. Harpocrate.
silène. (En grec séiléaos, et plus tard siléxos, en latin silénus). Père nourricier, éducateur et fidèle compagnon de Bacchus, Il était fils de Mercure, ou de Pan et d'une nymphe , ou de la Terre. Quelquefois on le fait naître du sang d'Uranus, lors de la mutilation de ce dieu par Saturne. Il passe le pics communément pour originaire deNysa, et moins fréquemment , de Malée ; suivant Pindare., il épousa une nymphe de cette île , qui le rendit père du centaure Pholus.Nonnus lui donne trois enfants, Lénée, Astrée et Moron. Dans Porphyre et dans saint Clément, il figure comme ayant donné le jour à Apollon. — Les poètes s'accordent à le représenter comme une sorte de Falstaff, petit et obèse, chauve, camus, toujours ivre, et tantôt porté par un âne sur lequel il chancelle, tantôt trébuchant au milieu des satyres qui aident sa marche avinée. Comme tous les adeptes du culte dionysiaque, il se distingue par un amour excessif des jouissances sensuelles et aime l'indolence , le chant voluptueux et les danses bachiques. De là la tradition qui lui attribue, en commun avec Marsyas et Olympus , l'invention de la flûte et d'une danse dite Seilénos; de là aussi les surnoms de Choristyyos et de Pyrrhicos. — Par une opposition singulière, qu'on peut cependant s'expliquer, ce dieu caricature possédait, disait-on, le don de la divination . il connaissait le passé et l'avenir; il révélait à ceux qui l'enchaînaient pendant son sommeil, les événements qui les attendaient. Celte face du caractère de Silène n'est pas trop en désaccord avec l'aspect des mythes de Bacchus, où l'ivresse touche de si près à l'enthousiasme du prophète (ôpyr)). Que cependant Pindare le représente comme un contempteur des biens de la terre et de cette vie mortelle; que Platon le regarde comme l'image d'une profonde sagesse, cachée sous des dehors repoussants, et lui compare Socrate, il y a certainement là une altération complète de la conception
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première. — Diverses traditions, qu'on ne saurait classer, font de Silène un roi de Nysa, parlent de son tombeau à Pergame, rapportent ses entretiens avec Midas , et son établissement en Arcadie, après l'expédition de Bacchus aux Indes. Elles parlent aussi d'un combat musical entre Apollon et Silène , à la suite duquel ce dernier fut métamorphosé en fleuve par le dieu. Mais cette dernière tradition provient d une confusion évidente entre le mythe de Silène et celui du silène Marsyas. — Silène prit, dit-on, part au combat des géants, et tua Encelade , pendant que le braiment de son âne jetait la terreur dans les rangs des adversaires des dieux. — Il avait un temple à Élis, où l'on voyait Méthé (l'Ivresse) lui présenter une coupe. — Ses attributs sont l'âne, l'outre, le thyrse, la cruche, et quelquefois la panthère. Quant aux Silènes, qui sont déjà mentionnés dans les hymnes homériques, VOy. SATYRES.
SILVAIX. P'OIJ. SYLVAIN.
soiois. Dieu fleuve tributaire du Xanthe , lils de l'Océan et de Tethys. Apollodore lui donne deux filles , Astyoché et Hiéromnémé.
smoisios. Troyen, fils d'Anthémion, qui fut tué par Ajax téiamonien.
Simon. Un des matelots tyrrhéniens que Bacchus changea en dauphins.
simourgh. Oiseau fabuleux , de dimensions gigantesques , qui , selon les Orientaux, habite les montagnes du Kàf et y mène une vie de prédication. Il est immortel
simula. Fausse leçon pour Stimula.
simzerla. Déesse slave, qui présidait aux fleurs. Elle avait pour époux Pogoda , le printemps.
sixga. La même que Siga.
siygo-zix. Divinités tutélaires et gardiennes, qui jouent un grand rôle dans la religion du Sinto , et par l'intermédiaire desquelles les dévots adressent leurs prières à Ten-Sio-Daï-Tsin. Dans cette classe figurent les Camis , soit hommes , soit animaux ; ainsi le renard gris est cami de son vivant : on lui élève un petit temple domestique dans l'intérieur du logis , et suivant qu'il accepte ou dédaigne des offrandes de haricots et de ris rouge, les consultants se réjouissent ou s'affligent.
sims ou siaxis. Célèbre brigand, fils de Neptune ou de Poiypémon et de Sylée. Il habitait l'isthme de Corinthe, et se plaisait à faire périr les passants en les attachant au sommet de deux pins qu'il courbait pour les abandonner ensuite à eux-mêmes. Thésée le fit périr par le même supplice. Sinis tirait de la son surnom de Pityocamptès. Quelques auteurs le confondent volontairement avec Procruste , et avec Sciron.
si\oé. Nymphe arcadienne, qui éleva le dieu Pan.
sixois. Surnom de Pan, tiré de sa nourrice. sixon. Personnage qui joue un rôle important dans les traditions posthomériques
SIP
relatives à la chute de Troie. A l'instigation
d'Ulysse , il se laissa prendre par les Troyens,
comme s'il désertait du camp des Grecs.
Quand il eut captivé la confiance des Troyens. il sut leur persuader d'introduire dans leur
ville le cheval de bois que les Grecs avaient laissé sur le rivage comme une offrande a Minerve, les assurant que Troie serait imprenable si ce cheval y était une fois renfermé. Cet insidieux conseil fut suivi , et Sinon , au milieu de la nuit, alla ouvrir les flancs du cheval, pour donner passage à tous les guerriers qui y étaient renfermés. — Dans la Lesché de Delphes, on le voyait accompagnant Ulysse.
sixope. Fille d'Asopus et de Métope , ou de Mars et d'Égine. Quelques mythologues lui donnent encore pour mère Parnassa , et la comptent au nombre des Amazones. Transportée par Apollon de Béotie en Paphlagonie, elle donna le jour, dans ce dernier pays , à un fils nommé Syrus. C'est d'elle, disaient les Grecs, que la ville-de Sinope, célèbre par le culte de Sérapis , tirait son nom.
sixto. L'une des trois religions principales en honneur au Japon, et la plus ancienne de toutes. C'était la croyance primitive de l'Empire , et le Daïri en fut jadis chef. Aussi donnait-il à sa famille une origine céleste. Elle est essentiellement fondée sur le culte des esprits. Les principales divinités qui composent la religion du Sinto sont Ten-sio-daï- Tsin , Fatsman , Toyo-ke-o-daï-sin , les Singozin , les Camis , etc. Le culte sintoïste reconnaît pour tous les hommes une survivance de l'àme à la matière ; les bons deviennent camis, les méchants sont précipités dans le Ne-no-kounji. Voy. ce nom. Les prêtres de cette religion laissent croître leurs cheveux comme les laïques , et peuvent se marier. Les cercueils des Sintoïstes affectent extérieurement la forme d'un corps humain. Autrefois, lorsqu'un grand personnage mourait, on enterrait vifs ses amis et ses serviteurs ; plus tard cet usage fut changé en celui de s'ouvrir le ventre volontairement. Depuis la fin du quinzième siècle, on a substitué aux hommes vivants des figures en argile. — Envahie par le bouddhisme en l'année 552 de J. C, la religion de Sinto fut presque entièrement supplantée en trois siècles ; force lui fut de céder devant la nouvelle croyance , déclarée religion de l'État par les empereurs. Les Sintoïstes eux-mêmes adoptèrent le bouddhisme, sans croire à une abjuration , et peu'à peu les deux cultes se confondirent aux yeux du vulgaire. De nos jours on voit souvent les idoles bouddhiques figurer dans les temples du Sinto et les camis dans les temples bouddhiques.
sioxa. Déesse de l'amour; la septième des douze déesses des peuples du Nord.
siorlamh. A la longue main. L'un des Tuatha-Dadan , fils de Fionn. Debout, il touchait le sol en étendant le bras.
siproetès. Crétois métamorphosé en femme pour avoir vu Diane au bain.
SIP
SIPYLE (SIPYLOS). Fils d'Amphiort et de Niobé.
sirèaes. Nymphes célèbres par la douceur de leur chant. Homère n'en connaît que deux , douées, à ce qu'il semble, de la vertu prophétique, et dont il ne donne pas les noms : elles habitaient, suivant ce poète, une ile située entre l'île d'yEa et les rochers de Scylla, sur la côte ouest d'Italie. Là, attirant les marins par leurs voix mélodieuses , elles les retenaient dans une vaste prairie , couverte des ossements des infortunés qui les avaient précédés , et ils y périssaient bientôt. Ulysse échappa à leurs séductions en se faisant attacher au mât de son vaisseau, et en bouchant avec de la cire les oreilles de ses compagnons.
— Postérieurement à Homère , on broda le mythe des Sirènes ; on leur fabriqua des noms ; on chercha, suivant des tendances que nous avons déjà eu occasion de caractériser, à les relier à l'ensemble du système mythologique. Mais ces tentatives, faites à différons âges, offrent nécessairement les plus grandes divergences, ainsi que nous allons le voir. — Les Sirènes sont filles d'Achéloiis et de Stérope , de là leur nom d'Achéloïdes f Apollodore ) ; ou de Phorcus (Plutarque). Leur mère, dans la première hypothèse , est tour à tour Stérope, Terpsichore (Apollonius), Melpomène (Apollod.) , Calliope (Servius), la Terre ( Euripide )« — Elles sont au nombre de deux, Aglaophémé et Thelxiépie (Eustathe) ; de trois, Pisinoé, Aglaope, Thelxiépie ( Tzetzès ) : ou Parthénope , Ligie, Leucosie (Eustathe): ou Pisinoé, Thelxiépie, Molpee (Hygin ) : ou Aglaophone, Thelxiope , Molpo ( Scoliast. d'Apollon. ); de quatre, Aglaophémé , Thelxiépie , Pisinoé , Ligye (Didyme). Platon admet huit Sirènes , sans les nommer.
— Le lieu de leur séjour est successivement le cap Pélore , l'île d'Anthémusc , les îles de Sirénuses T ou Caprée. Homère ne les mentionne pas comme ayant des a'.les, mais toutes les traditions postérieures s'accordent à leur donner cet attribut , et même j suivant les légendes des derniers âges , la partie inférieure de leur corps était celle d'un oiseau. Elles devaient leurs ailes, soit aux dieux, qui, sur leur demande, les leur avaient accordées pour chercher Proserpine ; soit à la fureur de Cérès , qui pensait ainsi les punir d'avoir laissé disparaître sa fille , soit à Vénus , irritée de ce qu'elles fermaient leur cœur à l'amour ( Ovide , Hygin , Eustathe ). A l'instigation de Junon , elles osèrent disputer aux Muses le prix du chant : vaincues , elles furent privées de leurs ailes ( Pausanias ). Les Sirènes figurent aussi dans le mythe des Argonautes. Elles essayèrent de séduire ces vaillants navigateurs, mais Orphée fit la contre-partie de leur chant. Or , un oracle déclarait que le jour où les Sirènes verraient leur mélodie impuissante, elles périraient. Elles furent donc changées en rochers. D'autres rapportent cette catastrophe au passage d'Ulysse et