SIS
ajoutent que Parthénope, noyée dans les flots , fut jetée sur la côte , où on lui éleva un tombeau. C'est là que s'éleva plus tard la ville de Xaples. — Les Sirènes avaient un temple auprès de Sorrente. L'art plastique s'est conformé , pour les représenter , aux descriptions des poètes ; quelquefois on les trouve , sur les anciens monuments , avec tout le corps d'oiseau et la tête de femme. Leurs attributs sont une lyre, une double flûte , un rouleau de musique et un miroir. — La croyance aux Sirènes subsista assez tard chez les peuples modernes. Un journal anglais du dix-septième siècle mentionne , suivant Timperley ( Typographical Encyclopedia) , la merveilleuse apparition d'une mermaid (sirène) sur les côtes de la Grande-Bretagne.
sirius. Une des étoiles qui forment la constellation de la Canicule. Les anciens en redoutaient si fort les influences, qu'ils lui offraient des sacrifices , pour en détourner les effets. C'est aussi un nom du soleil.
sirona i)É.v. Déesse romaine , dont le nom se trouve mentionné, avec celui d'Apollon Grannus, sur plusieurs inscriptions antiques. C'est sans doute un surnom local de Diane. L'une de ces inscriptions, trouvée récemment près des eaux minérales de Nierenstein, a fait donner à ce lieu le nom de Bains de Sirona (Sironabad).
sispès ou sispita. Voy. SosriTA.
sisyphe ( sisyphos ). Quelques mythologues, trompés par les nombreuses légendes dont la vie de Sisyphe est surchargée, distinguent à tort deux personnages de ce nom. Suivant Homère , il était fils d Éole et d'Enaréte ; selon Servius, d'Autolycus. Il épousa i'\tlantide Mérope, qui lui donna quatre fils, Glaucus, Ornytion(ou Porphyrion), Thcrsandre et Halmus. On joint encore à ces quatre noms celui de Sinon, et quelquefois , suivant une légende posthomérique, celui d'Ulysse, que Sisyphe aurait eu d'Anticlée , fille d'Autolycus et fiancée de Laerte. Selon quelques auteurs, Sisyphe, pour empêcher Autolycus de lui dérober ses troupeaux , marquait ses bœufs sous les pieds , et par ce moyen il les reconnaissait facilement lorsque son ami les lui avait dérobés. Ce fut alors qu' Autolycus, charmé de son adresse , lui permit d'avoir un commerce illicite avec sa fille. — On donne encore pour fils à Sisyphe , Pélias et N~élée, nés de Tyro ; il avait séduit celle-ci sur la foi d'un oracle qui lui avait déclaré que les enfants qu'il aurait d'elle le vengeraient de son frère Salmonée, son ennemi mortel. Tyro ayant exposé ses deux fils, son oncle lui fit subir une mort cruelle. — Toute l'antiquité s'acçorde à peindre Sisyphe, voleur, impie, rusé, avide du gain , comme toute sa race. Il fonda Éphyre ( l'ancienne Corinthe ) , ou hérita de cette ville après la disparition de Médée. Manquant d'eau dans la citadelle , il s'en fit donner par le dieufleuve Asopus, en lui révélant le secret des amours de Jupiter avec sa fille, et ferma ITs-