TAR
la possession de l'empire , il tomba du ciel une charrue, un joug , une hache et une coupe d'or. Lipoxaïs les aperçut le premier, et s'en approcha dans le dessein de s'en emparer ; mais aussitôt l'or devint brûlant. Arpoxaïs vint ensuite, et l'or s'enflamma de nouveau. Alors Colaxaïs se présenta ; et trouvant l'or éteint, il le prit et l'emporta chez lui. Les deux aînés , en ayant eu connaissance, lui remirent le royaume entier. Il le partagea plus tard entre ses trois fils, laissant indéterminées les terres septentrionales, où la vue ne pouvait pénétrer, à cause des plumes qui y tombaient continuellement de tous côtés. Quant à la coupe sacrée , gardée avec le plus grand soin par les souverains de la Scythie qui se la cédaient mutuellement pour quelque temps, on lui offrait de grands sacrifices, pour se la rendre propice. Si celui qui en avait la garde s'endormait le jour de la fête, en plein air, il mourait dans l'année; aussi, pour le dédommager du risque qu'il courait, lui donnait-on toutes les terres dont il pouvait , dans une journée , faire le tour à cheval.
tarmad ou ivékaed. Dev de l'orgueil , l'un des six princes des Devs soumis à Ahriman.
tarpéia. i. Jeune fille romaine, fille de Tarpéius; elle ouvrit aux Sabins le chemin de la citadelle (Capitole) où commandait son père. Elle avait demandé pour prix de sa trahison ce que les soldats de Tatius portaient à leur bras gauche. Le chef ennemi remplit sa promesse d'une manière dérisoire ; il lui jeta à la tète son bracelet et son bouclier. Tous les soldats suivirent son exemple , et Tarpéia fut accablée sous le poids de l'or et des boucliers qui pleuvaient sur elle de toutes parts. Cette légende , toute mythologique , est racontée par Plutarque , avec de nombreuses variantes. — Aujourd'hui encore le souvenir de Tarpéia est resté attaché d'une manière indélébile aux grottes du mont Capitolin. Les jeunes Italiennes disent que la Ria Tarpéia, sorte de fée souterraine, y vit dans des palais d'or et de rubis. — 2. Une des suivantes de Camrlle.
tarquitus. Rutule , fi}s de Faune et de la nymphe Dryopc , tué par Énée.
tartare. Région des enfers tout à fait différente de l'Hadès ; suivant Homère elle est située au-dessous de la terre, à une distance égale à celle qui la sépare du ciel. C'était la prison des dieux. Les Titans y étaient renfermés. Ce lieu était fermé par des portes d'airain. — Hésiode, dans la Théogonie, le représente de la même manière : « une enclume , dit-il , lancée du ciel , tombera neuf jours et neuf nuits avant d'arriver sur la terre; lancée de la terre, elle tombera pendant le même espace de temps pour atleindre le Tartare ». « Un rempart d'airain muni de portes de fer et une triple nuit protègent cette région formidable, où plongent les racines de la terre et de la mer. C'est là que Jupiter a emprisonné les Titans, qu'il fait garder par Gygès,