‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 406 sur 420 · TRA · texte numérisé non relu

TRA

mouvements, d horribles tremblements de terre.

TOi'MAXOi roxg. Femme du roi de Bantam et mère de Toumasalingabering , qu'elle eut au bout de deux ans de grossesse ; elle était descendue du ciel, et y remonta lorsque son fils futsorti de la première enfance , emportant avec elle et son mari et la moitié d'une superbe chaîne d'or qui ornait son cou. Le jeune prince, au nom ineffable, garda précieusement l'autre moitié du joyau de sa mère. Ce bijou était, dit-on, tantôt pesant, tantôt léger, et prenait tour à tour différentes nuances. Les souverains de Java le conservèrent longtemps.

TOL" MASALIXG ABERIXG . F'OiJ. TODMA- NOUBOXG.

toc pan. Dieu du tonnerre chez les anciens Brésiliens. Il présidait aussi à l'agriculture.

tolparax. L'esprit du mal , en Californie. Adversaire de Xiparaïa . créateur du ciel et de la terre , il osa l'attaquer, fut défait ainsi que ses adhérents, et confiné avec eux dans une grande caverne gardée par des baleines, ce qui ne l'empêche pas d'exciter les hommes à la guerre. Ceux qui écoutent ses perfides suggestions tombent, à l'heure de la mort, dans son horrible demeure. Les Californiens, disent les mythologues, se divisaient en deux sectes, qui adoraient, l'une Niparaïa , l'autre Touparan. Si ce fait est vrai, il faut en conclure la dépossession d'un culte par un culte plus moderne, ou l'asservissement d'une peuplade par une autre.

tous. Nom que les anciens Taïtiens donnaient aux effigies des dieux.

toux (tussis ). Cette maladie, déifiée par les Romains, avait un temple à Tibur.

toxaris. Héros scythe qui mourut à Athènes, où on lui rendait un culte.

toxée (toxeus). r. Fils d'Eurytus. — 2. Frère d'Althée, tué par Méléagre. — 3. Fils d OEnée; périt de la main de son père.

toxicrate. Thespiade , mère de Lycius.

toxophoros. Archer. Surnom d'Apollon.

toyo-ke-o-da'i-tsix. Dieu suprême de la religion du Sinto , créateur du ciel et de la terre. Patron du Daïri, ce dieu est surtout adoré dans le Ghe-kou du mont Nouki-Nako- \ama, consacré aux esprits tutélaires.

tpé. Déesse égyptienne peu connue. On croit qu'elle était la personnification du ciel, que son hiéroglyphe désigne en effet. Sur les zodiaques tentyrites, elle est représentée avec une double effigie et des mamelles pendantes. Sa tunique est parsemée de lotus. Un icarabée à ailes d épervier se voit sur sa poitrine. Tpé figure aussi sur les monuments funéraires.

tragios. 'Surnom d'Apollon, adoré à Trages dans l'île de Naxos.

tragophoros. Surnom de Bacchus et de Pan.

tragoscélès. Surnom de Pan, tiré de ses pieds de bouc.

trahie IX S TRAXîDÉi.osî. Fils de Télamon et d'Hésione ou de Théanire. — a. Sa mère, enceinte de lui , se rendit à Milet, ou le roi Arion l'accueillit favorablement et se chargea de l'éducation du fils qu'elle attendait Longtemps après, Achille, ayant pris Milet, tua Trambelus sans le connaître : il déplora son malheur en apprenant qu'il avait tué le fils deTélamon. — b. Une autre tradition place Trambélus à Lesbos.où, amoureux d'Apriate, qui se refusait à ses désirs, il la jeta dans la mer. On rapportait encore qu'elle se précipita dans les flots pour lui échapper. Ce fut en punition de celte mort qu'Achille le feia après s'être emparé de Lesbos.

TRANQUILLITÉ TRAAQL ILLITAS \ Divinité romaine, qui avait un temple à Rome près de la porte Collatine.

trapèze (trapézos). Fils deLycaon, donna son nom à une ville d'Arcadie.

travail (poxos, laror ). Divinité allégorique grecque et romaine, fille de l'Érèbe et de la Nuit. Virgile la place à la porte des enfers.

trériaxi ( du \ Dieux adorés à Trébie dans le Latium , et transportés à Rome après la soumission des Trébiens.

trémilos. Époux de !a nymphe Praxidice, père de Tloiis, de Xanthas, de Pinarus, de Cragus , de Panyasis.

TRESTOXi \. Déesse latine que l'on invoquait contre la lassitude dans les voyages.

trézÈxe . TROEZÉxcs ). Héros éponyme de la ville de ce nom dans le Péloponnèse, fils de Pélops.

TRIANGLE ( DELTOTOX , TRIGOXOX ,

triaxgclum ). Constellation boréale, audessous d'Andromède. C'était l'image du Délia égyptien.

tricca. Fille dePénéeetfemme d'Hypséus.

Elle donna son nom à une ville de Thessalie.

tricéphalos. A trois, tête s. Surnom de Mercure et de Diane.

trichos. Guerrier grec tué par Hector.

tricl ari a. Surnom de Diane, lire d'un temple qu'elle avait dans un canton possédé par trois villes d'ïonie, Aroé . Anthée, et Messatis.

triclaries. Le temple de Diane Triclaria ayant été souillé par Ménalippe, les habitants d'Aroe, d'Anthée, et de Messatis, instituèrent, pour apaiser la déesse, une fête dans laquelle on lui sacrifiait un jeune homme et une vierge. Eurypyle abolit cet usage barbare.

TRICOLOXL S TRICOLOXOS ;. t. Lycaoni-

de ; fonda une ville de même nom f en Arcadie Il fut père de Zortée et de Parorée. — 2. Prétendant d'Hippodamic.

tricréx a. Lieu d'Arcadie où naquit Mercure; ainsi nommé de trois sources (TpôT; XQ7]V<Zt) où le dieu se baignait.

trictiries , trictyes. Fêtes consacrées a Mars, surnommé Ényalius, dans lesquelles on lui immolait trois animaux , comme dans les Svovetaurilia des Romains.

TRÏ

trident. Sceptre à trois pointes', que l'on donnait à Neptune comme marque du pouvoir qu'il avait sur la mer. Le dieu s'en servait pour briser des rochers, agiter et calmer les flots, et faire jaillir des sources. Sur des monnaies deTrézène cet attribut est le symbole de Neptune. Le trident 'porte dans les poètes les noms suivants: Séméion toit théou, insigne du dieu; ichthybolos méchané , instrument qui perce les poissons; tribélès ; triglôchin, triônychon dont , aor, poseidaônion enchos, triodous, triaina, trifida liasta, tridens, fascina Ncptuni.

triespéros léo\. Lion conçu dans une triple nuit. Surnom d'Hercule dans Lycophron.

triétérides. Fêtes licencieuses célébrées tous les ans dans la Béotie et la Thrace en l'honneur de Bacchus. Elles rappelaient, dit-on, l'expédition de ce dieu dans les Indes.

triformis. A trois faces. Surnom de Diane-Phébé-Hécate.

triglïjVA. Surnom d'Hécate, tiré d'un endroit de la ville d'Athènes nommé Trigla, où on lui offrait un mulet.

TBIGOMA ( TRIGOXÉIA , TRITOCÉXÉIA )

Fille d'Éolë et femme de Minyas (Tzetzès). Suivant Pindare, aimée de Neptune, elle en eut Minyas.

trigoxos. Né trois fois. Surnom de Bacchus, né de Sémëlé, de la cuisse de son père, et de Proserpine.

trimourti. La trinité hindoue , composée de Brahma , de Siva et de Vichnou.

trioditis. Surnom d'Hécate, adorée dans les carrefours.

trioxes. Voy. Ourse.

triopas et triops. i. Fils de-Neptune et de Canacé , ou du Soleil et de Rhode. Il eut pour enfants Iphimédie (ou Mérope) et Érysichthon , auxquels on joint quelquefois Pélasgus. Il chassa les Pélasges de la plaine de Dotis, et dut ensuite se rendre en Asie, où il fonda la ville de Cnidc, sur un cap qui prit son nom. Cérès punit cruellement son fils d'un outrage qu'il avait osé lui faire. D'autres racontent cette aventure de Triopas lui-même. On voyait sa statue dans le trésor du temple de Delphes. — 2. Fils de Phorbas , père d'Jasus, o'Agénor et de Messène. — 3. Fils de Piranlhe ou Pirasus, frère de Callirrhoé.

triOPéis. Nom patronymique de Mestra, petite-fille de Triopas.

triophthalmos. Qui a trois yeux. Surnom de Jupiter. Lors de la prise de Troie , on avait trouvé une statue de ce dieu avec un troisième œil au milieu du front , ainsi que l'art a représenté les Cyclopes.

TRIOPIDÈS. Érysichton , fils de Triopas.

triopios. Surnom d'Apollon , adoré à Triopic en Carie. Les Dorlens de l'Hexapole célébraient en son honneur des jeux dans lesquels on proposait, dans l'origine, des trépieds d'airain pour les vainqueurs. Mais il n'était pas permis de les emporter du temple ;

il fallait les y consacrer au dieu. Hérodote rapporle qu'un habitant d'Halicarnasse , nommé Agasidès , ayant obtenu le prix à ces jeux , emporta, au mépris de cette loi, le trépied dans sa maison , et l'y appendit. Les cinq villes doriennes, Lindus, Jalysus, Camirus, Cos et Cnidc punirent Halicarnasse , qui était la sixième , en l'excluant de leur association.

TRIPHYLUS (TRIPHYLOS), Fils d'Arcas

et de Laodamie; il donna son nom à la Triphylie. On fait mieux venir cette dénomination des trois races (Tp£Ï; cpuXai) qui peuplèrent ce pays , les Apiens , les Minyens , les Éléens.

TRIPTOLEME (TRirTOLLMOS). Célèbre

favori de Cérès. Les Grecs le regardaient comme l'inventeur de la charrue, comme le propagateur des sciences agricoles et de la civilisation qui en découle, et lui attribuaient une grande part dans l'institution du culte d'Lleusis. Aussi ne doit-on pas s'étonner de la complexité et de la confusion des légendes qui regardent ce personnage fabuleux. Chaque pays se disputant l'honneur d'avoir, le premier, mis en honneur l'agriculture , s'efforçait d'appuyer ses prétentions par des récits merveilleux , comme on le voit à propos de la disparition de Proserpine. Foy. Cerfs. La fable de Triptolème, liée étroitement a celle de cette déesse, devait, ainsi qu'elle, subir des déplacements nombreux , qui paraissent cependant n'avoir pas dépassé l'Hellade, et principalement l'Attique, Je pays le plus fertile de l'ancienne Grèce. — Hors d'état d'apprécier suffisamment l'ancienneté respective des traditions relatives à la naissance de Triptolème, éparses dans Pausanias et dans les autres auteurs, nous devrons nous contenter d'une approximation fondée non pas sur un rigoureux ordre chronologique , mais sur une filiation d'idées qui parait évidente. Pour cela, nous diviserons ces traditions en deux ordres : les unes , entièrement insolites , telles que celles qui font de Triptolème un fils de l'Océan et de la Terre, ou de Trochilus et d'une Éleusinienne , ou de Rharus et d'une fille d'Amphictyon, ne paraissent ici que pour mention, sans que nous cherchions à en apprécier la valeur. Les autres, souvent en désaccord, il est vrai , mais se rattachant les unes aux autres par une relation d'idées naturelle, vont être exposées en ordre, suivant le mode que nous avons énoncé. — Ea général, selon la mythologie gréco-romaine , syncrétisée comme elle 1 est dans nos mythologies, Triptolème est fils de Célée et de Métanire, et Cérès l'élève. Mais l'une des plus anciennes traditions, conservée dans l'hymne homérique adressé à cette déesse , relate une opinion toute contraire. D'après cette remarquable composition , Triptolème était, lorsque Cérès se rendit à Eleusis, un des premiers personnages de cette ville , et connu par sa sagesse Il n'était nullement allié par le sang au roi Célée; du moins l'auteur de l'hymne n'en dit rien. Même silence sur son éducation par

Cérès , qui . dans cetle composition , est transportée au jeune Demophon, fils de Celée et de Métanire. La déesse fit croître cet enfant avec une beauté égale à celle des dieux, en le frottant d'ambroisie et en l'animant de son souffle. Elle ne souffrait qu'il mangeât ni pain ni lait. La nuit, à l'insu de ses parents, elle le couchait, comme un tison, dans un ardent foyer. Pindare rapporte la même chose de Thétis élevant son fils Achille. Cérès voulait affranchir Démophon de la vieillesse et de la mort. Mais, détournée de ses projets par l'imprudence de la mère , qui osa l'épier une nuit, elle ne put proeurer l'immortalité à son fils adoptif, et se contenta de lui promettre une grande félicité. Ensuite , iorque Rhée eut su l'apaiser par ses prières « la déesse enseigna aux rois chefs de la justice , à Triptolènie , à Dioclès, écuyer habile, au courageux Eumolpe, à Célée, pasteur des peuples . le ministère sacré de ses autels ; elle confia à Triptolème, à Polyxène, à Dioclès les mystères sacrés qu'il n'est permis ni de pénétrer ni de révéler. » Ainsi, suivant l'hymne homérique , Cérès n'eut aucune part à l'éducation de Triptolème, qui était déjà vieux lorsque la déesse visita Eleusis. Une tradition, rapportée par Pausanias , reproduit ces données, en changeant le nom des personnages, et en ne mentionnant même pas celui du prétendu fils de Célee : Cérès se rend à Églalée sous les vêtements d'une étrangère et demande l'hospitalité à Pleuinaîus: dont tous les enfants mouraient en naissant : en récompense de son bon accueil, elle lui élève un fils, Orthopolis. — Postérieurement à l'hymne homérique, diverses généalogies données à Triptolème ( dans Pausanias ) semblent dénoter une tendance, qui se manifeste souvent, comme nous l'avons remarqué quelquefois, à relier de plus en plus entre eux les personnages du mythe : ainsi , Triptolème est fils de Dysaulès, frère de Célée, et a pour frère Eubuleus : ou bien il est parent de Celée, dont la fille Saesara a épousé son fils Crocon. On le donne encore comme le jeune frère de Célée. Ces diverses traditions sont évidemment peu anciennes; elles semblent un commentaire , comme on en faisait dans les âges postérieurs sur un nom perdu dans un antique poëme : cette hypothèse prend encore du poids en face des détails minutieux de parenté, dont l'hymne homérique ne dit pas un moi. — Dans Apollodore, la tradition flottante s'affermit tout à coup. Triptolème est fils aîné de Celée et de Métanire ( Polymnie . Cothonée, Cyntinée, Hyone, ou Néère). Il a un frère, Demophon, qui est brûlé par Cérès, au moment où elle est interrompue dans son opération mystérieuse, Pour consoler la famille, la déesse donne à Triptolème un l har attelé de dragons ailés, et la semence du ble. — Hygin nous fournira le dernier trait de ce travail -successif du mythe dans "lequel nous avons vu peu à peu Triptolème et Celée.

primitivement étrangers l'un à l'autre , se rapprocher d'abord par des liens peu étroits, puis par une parenté de fils à père. Dans Hygin, c'est enfin Triptolème lui-même, qui. fils du roi Éleusis, est élevé par la déesse. Son père surprend celle-ci, au moment ou elle faisait passer l'enfant par le feu ; elle le tue, et fait présent au jeune Éleusinien d'un char tiré par des dragons et de la semence du blé. — Quant au rôle de Triptolème en tant qu'initiant à la civilisation par les arts agricoles . on s'accordera le faire partir d'Éleusis pour répandre ses connaissances sur toute la terre. Nous avons vu que, suivant l'hymne homérique, il reçut de Cérès un caractère religieux, et que plus tard ce caractère s'étendit par l'introduction d'éléments nouveaux. Triptolème servant en quelque sorte de médiateur entre la déesse et les hommes, qu'elle veut combler des biens naturels. Le clos de Rharion , près d'ÉIeasis, était le lieu où la main du fils de Célée s'était ouverte pour la première fois, el avait laissé tomber des grains d'orge. 'En conséquence, les Éleusiniens, dans les sacrifices, ne se servaient que de gâteaux faits avec les grains du Rha rion. — Diverses traditions nous montrent Triptolème voyageant dans plusieurs provinces grecques, ef, suivant les auteurs romains , par toute la terre. En Arcadie , il enseigna à Arcas à préparer le pain et à employer la laine des troupeaux. L'Arcadie lui dut l'agriculture et les premières notions de la construction des villes. Aidé d Eumelus , Triptolème fonda d'abord en ce pays la ville d'Aroé ( ville des champs j. S'etant un jour endormi auprès d'Anthias, fils d'Euméius , il vit avec surprise , en se réveillant, que ce jeune homme était mort : les dieux l'avaient fait tomber du char magique sur lequel il était monté, pour avoir voulu semer comme le fils de Célée, qui fonda ensuite Anthéias et Mésattis. Gordys, fils de Triptolème, fonda aussi la ville de Gordes en Phrygie. — Ovide fait aller Triptolème en Scythie, auprès du roi Lyncus, qui essaya de le tuer pendant son sommeil» et fut changé en lynx par Cérès. Carnabon, roi des Gètes en Mysie , essaya de même de lui nuire , lorsque , monté sur un char traîné par des dragons, il lui apporta les arts agricoles. Mais il ne put tuer qu'un des dragons. Voy. Serte>taire. — Dans Hygin, Triptolème parcourt toute la terre en y répandant la connaissance de l'agriculture; puis, ce voyage fini, il revient à Eleusis, où le roi Célée veut le faire périr. La déesse protégea son favori , et força Célée à lui céder la souveraineté. Après avoir donné au pays le nom de son père Éleusis , il institua les Thesmophories. — Les Grecs lui durent la charrue et le charriot. Koy. Philomelus et Buzyges. — Triptolème avait un temple et une statue à Athènes, ainsi qu'à Éleusis. Dans le Rharion, on montrait une aire dite aire de Triptolème. Auprès - élevait un autel en son honneur. —

L'art le représentait tantôt le pied sur un dragon et menant une charrue attelée de deux bœufs, tantôt debout sur son char magique, ou à côté de Cérès. Ses attributs sont le pét.ise, des épis et un sceptre. On le trouve souvent figuré sur des vases et sur des médailles de l'Empire. — Le Bonus Éventus des Romains paraît n'être qu'une refonte du Triptolème grec, auquel il ressemble beaucoup et dans son essence et dans sa forme extérieure; ce dieu aurait été importé de la basse Italie à Rome, avec les cultes de Bacçhus et de Cérès.

trisa.vrou. Roi d'Ayodhyà, de la dynastie solaire. En récompense des services qu'il avait rendus à la famille de Viçouamitra, Trisankou fut transporté vivant dans le ciel.

trisiras. Frère de Ràvana; il fut tué par Rama , avec quatorze mille Ràkchaças.

trisjiÉgiste. Trois fois grand. Surnom de Mercure ou Hermès , considéré comme l'inventeur des lettres et des arts. Quelques-uns font de Mercure trismégïste le petit-fils de l'ancien Mercure.

tritée (triT/EA;. Fille de Triton, prêtresse de Minerve et amante de Mars, dont elle eut Ménalippe, qui donna le nom de sa mère à une ville d'Achaïeoù l'on offrait des sacrifices annuelsà Tritée ainsi qu'à son divin amant,

TRITO , TRITOGÉME ( TRITOGÉ>~EIA .

tritogèxes, trito). i. Surnom de Minerve, tiré soit du fleuve Triton enBeotie, sur les. .bords duquel la fable plaçait sa naissance et où elle était adorée dans la plus haute antiquité; soit du lac Triton en Libye, qu'une tradition suspecte indiquait aussi comme lieu de sa naissance; soit enfin de-rciTO), tete.— 2. Foy. Trigonia.

tritox. Dieu marin subalterne inconnu à Homère , et qui semble avoir été , comme l'indique la conque qui lui est donnée pour attribut par les poètes des derniers âges, la personnification du mugissement de la mer. En tout cas, cette idée ne dérive pas des plus anciens mythes, dans lesquels Triton n'appartient nullement au système de divinités maritimes de la mer Égée. Hésiode le désigne bien comme fils de Neptune et d'Amphitrite (ou de Céléno, Tzetz). avec lesquels il habite un palais d'or, dans les profondeurs de la mer; mais la théogonie ayant subi des interpolations manifestes, cette donnée doit inspirer peu de confiance. Elle ne saurait tenir d'ail leurs contre l'évidence des traditions antiques. Etroitement lié au culte de Minerve, dont il fit l'éducation, suivant les mythographes , Trilonparaît avoir été, dans l'origine, le dieu du fleuve Triton , affluent du lac Copaïs, en Béotie, et le plus ancien lieu où Minerve ait été adorée. Cette déesse naquît sur les bords du fleuve, èm TTOTapioO tsîtojvo; , et non auprès du lac Tritonidc, comme traduit à tort Clavier, imbu 'de fausses idées sur la provenance du culte helléno libyen. Les Minyens ayant porté en Libve leurs dieux, purement

Grecs, parmi lesquels Minerve et Triton , au bout d'un certain laps de temps ces divinités furent regardées comme étrangères a la Grèce parles Grecs eux-mêmes. Ainsi , dans Apollonius, dans les Argonautiques d'Orphée, dans Tzetzès, Triton est le dieu national du lac Tritonide en Libye, soit que le lac Copaïs ait porté ce nom originairement , soit qu'il y ait confusion et que le nom du fleuve de Béotie ait ete transporté au lac libyen. Quoi qu'il en soit, Apollonius dépeint Triton comme un dieu-marin dont lapartie inférieure du corps est pisciforme ; il lui fait jouer, comme ù Glaucus > un rôle fatidique vis-a-vis des Argonautes. — Postérieurement encore, Triton devint non plus, comme dans Hésiode, un dieu marin de la mer Égée , ou, ainsi que le veulent les Argonautiques, une divinité libyenne, mais un dieu marin, tout à fait subalterne, de la Méditerranée , qui se subdivisa bientôt en une foule de dieux inférieurs, appelés de. -on nom , Tritons. Du reste, les poètes distinguèrent toujours le .Triton principal de ses compagnons : ils le dépeignent volant sur la mer dans un char attelé de chevaux bleuâtres et armés de serres d'écrevisses; soufflant de sa conque (t^'jt^z, concha canens) pour apaiser les flots et pour effrayer les géants , lorsqu'ils assaillirent l'Olympe; et luttant contre Misène , qui lui disputait le prix de la musique. — Quant aux autres Tritons , les mythographes en donnent des descriptions assez peu uniformes ; cependant ils les représentent toujours unissant la nature de l'homme a celle du poisson. Selon Pausanias , ils avaient, ainsi que leur chef, une chevelure vert de mer couronnée de roseaux, le corps couvert d'écaillés, des branchies sous les oreilles, de larges bouches et des dents d'animaux, des yeux bleus, des mains écailleuses, des doigts armés de griffes, et des nageoires au ventre et à la poitrine. Leur attribut caractéristique est la conque marine. Les Tritons représentés avec une queue et deux jambes de cheval portent le nom de Centaures-tritons ou d'Ichthyo-centaures. — Quelquefois on donne pour attributs aux Tritons, des pinces d'écrevisse en guise de cornes, une rame, ou un trident, ils figurent assez fréquemment dans des bas-reliefs dionysiaques. On en avait représenté dans le temple de Neptune sur l'Isthme. A Tanagra , le temple de Bacchus renfermait la statue d'un triton acéphale. On racontait à ce sujet qu'un de ces dieux faisait chavirer les barques des Tanagréens, et tuait leurs bestiaux. Pour le prendre on pinça sur la rive un vase de vin : le triton but, tomba endormi, et fut décapité par un Tanagreen. L'effigie de Triton était placée d'ordinaire au haut des temples de Saturne. Sur la tour des Vents à Athènes , il y avait un triton mobile, qui servait de girouette.

tritoive. L'une des muses siciliennes.

tritoma. i. Surnom de Minerve , tire de lac Triton en Béotie.

Page 1