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pagnons, qu'il avait en vain engagés à presser leur départ : soixante-douze d'entre eux périrent dans cette malheureuse affaire. Borée poussa les fugitifs , d'Ismarus à Malée, et de là chez les Lotophages, sur la côte de Libye. Trois hommes envoyés eu exploration, ayant goûté les fruits du lotus, engagèrent leurs compagnons à rester dans cette terre enchantée ; mais Ulysse interposa son autorité. La flotte arriva ensuite à Pile des Chèvres) située plus au nord. Ulyssey laissa onze vaisseaux . et se rendit avec douze de ses compagnons, dans le pays des Cyclopes, sur la côte de Siciie. Là demeurait le géant Polyphème, qui , après avoir mangé six des compagnons d'Ulysse, enferma les autres et le héros lui-même dans son antre. Ulysse enivra le Cyclope , lui creva l'œil pendant son sommeil avec une grosse poutre aiguisée par un bout et durcie au feu ; ensuite tous sortirent de l'antre , cachés sous les brebis du géant, et arrivèrent le lendemain à leurs navires avec une partie du bétail enlevé. Poy. Polyphème. Le Cyclope demanda vengeance à Neptune, son père, qui commença à persécuter le malheureux roi d'Ithaque. Celui-ci, cependant, était arrivé chez Éole, qui l'hébergea pendant un mois, lui donna, à son départ, une outre dans laquelle il avait renfermé les vents qui pouvaient lui être contraires . et fil souffle/ sur ses vaisseaux le vent de l'ouest, qui devait le conduire à Ithaque. Tout alla bien jusqu'à ce que les compagnons d'Ulysse, profitant de son sommeil, ouvrirent l'outre pour voir les richesses qu'ils y croyaient contenues. Une tempête soudaine s'éleva , et rejeta la flotte chez Éole, qui, cette fois, refusa son aide au héros. — Au bout de six jours de navigation, Ulysse arriva chez les Lestrygons, sur la côte nord-ouest de Sicile ; il ne se tira qu'avec un seul vaisseau des mains de ce peuple cruel, et aborda ensuite à l'ile d'jîîa, où résidait la magicienne Circé. Une partie de ses compagnons qu'il avait envoyés à la découverte, sous les ordres d'Euryloque, furent changés en pourceaux par la fille d'iEétès, qui leur fit prendre une boisson magique. — Euryloque seul put s'échapper, et informa Ulysse de cette triste aventure. Le héros ,. qui avait reçu de Mercure la fameuse herbe Moly , brava les enchantements de Cireê, et obtint d'elle qu'elle rendît à ses compagnons leur première forme. H reçut d'elle le conseil de se rendre aux enfers, et d'y consulter Tirésias. Poussé par Bnrée, Ulysse traversa l'Océan , et, parvenu aux limites occidentales du fleuve, débarqua sur la plage ténébreuse où se trouve le bois de Proserpine. Après avoir offert des sacrifices et des libations aux divinités infernales et aux ombres, il vit se presser autour de la fosse qu'il avait creusée diverses ombres, entre autres celle de sa mère. Tirésias se présenta enfin, et lui apprit la cause de la colère de Neptune; il lui prédit qu'il pourrait re
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voir Ithaque si ses compagnons s'abstenaient de toucher aux bœufs du Soleil, dans l'île de Thrinaeie. 11 luiannonça déplus le désordre qui régnait dans sa maison, et lui ordonna, quand les prétendants seraient vaincus, de se remettre en route , une rame sur l'épaule , jusqu'à ce qu'il arrivât chez des peuples qui n'eussent aucune connaissance de la mer : Ulysse devait alors offrir un sacrifice à Neptune, et retourner dans sa patrie, où une douce mort le ferait descendre dans le tombeau, après une longue vieillesse. Tirésias ayant ainsi parlé , Ulysse, après s'être entretenu quelque temps avec les ombres, se rembarqua, et revint à l'île d'JEa, où Circé lui donna de nouvelles instructions sur les dangers qui l'attendaient, et lui procura des vents favorables. — Le vaisseau du héros arriva d'abord à l'île des deux Sirènes. Ces enchanteresses, couchées sur le rivage, semé de fleurs, attiraient les voyageurs par des chants mélodieux , et les faisaient ensuite périr. Ulysse , suivant les instructions de Circé, boucha les oreilles de ses compagnons avec de la cire , se fit attacher au mât de son navire, et échappa ainsi à une mort certaine. Ii arriva ensuite aux deux rochers de Scylla et de Charybde. Il échappa à la seconde, mais la première lui dévora six de ses compagnons. De là, le vaisseau fut poussé dans l'île de Thrinaeie, où paissaient les bœufs du Soleil. Ulysse voulait passer outre; mais ses compagnons le forçant de débarquer, il leur fit jurer de ne pas toucher au bétail sacré. Retenus cependant en ce lieu par les orages, ils enfreignirent bientôt leur serment; et pendant le sommeil de leur chef tuèrent le plus beau des taureaux du Soleil. Hèlios, irrité, invoqua Ja vengeance des dieux; lorsque, sept jours après, les malheureux Grecs mirent à la voile, la foudre, lancée par Jupiter, brisa le vaisseau : tous périrent; Ulysse seul échappa à la mort, en s'attachant aux débris du mât; poussé par le Notas, il parvint de nouveau dans le détroit formé par les deux roches de Scylla et Charybde, échappa à cette dernière, et fut pendant neuf jours le jouet des flots. La dixième nuit , il fut porté dans l'île d'Ogygie , où régnait la belle Calypso , qui l'accueillit hospitalièrement et lui offrit de le rendre immortel s'il voulait rester auprès d'elle. Mais Ulysse n'abandonnait pas l'idée de revoir un jour sa patrie ; protégé par Minerve, qui intercéda pour lui auprès de Jupiter, il put quitter Calypso , après huit ans de séjour dans son île. La nymphe lui enseigna le moyen de construire un radeau , sur lequel il s'éloigna enfin. Après une navigation de dix-huit jours , il s'approcha de la côte de Schérie , habitée par les Phéaciens. Mais la colère de Neptune devait le poursuivre encore : ce dieu, l'ayant aperçu voguant sur les eaux , déchaîna un furieux orage. Leucothoé seprésenta alors pour arracher le héros à la mort ; elle lui confia son voile, en
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lui ordonnant de s'en entourer la poitrine , cl , quand il aurait échappé aux Ilots, de le jeter derrière lui, en détournant la tête. Ainsi fut fait ; Minerve , qui veillait toujours sur Ulysse prit soin d'apaiser les flots , et , après des souffrances inouïes , son protégé parvint enfin chez les Phéaciens. — Succombant à la fatigue et au sommeil, des voix de jeunes filles qui jouaient sur le rivage l'éveillèrent; il aperçut Nausicaa, qui, avertie en songe par Minerve, était venue laver ses vêtements à l'endroit où le héros reposait. Elle lui indiqua le moyen de se rendre chez son père Alcinoùs, qui le reçut avec la plus libérale hospitalité. Démodocus ayant chanté la prise de Troie , Ulysse ne put retenir ses larmes à des souvenirs si tristes et si doux , et son émotion ayant été remarquée par les Phéaciens, il lui fallut faire le récit de ses aventures. Comblé de riches présents par ses hôtes, il quitta enfin Schérie sur un vaisseau qu'Alcinous lui fit préparer. — Retour d'Ulysse à .Ithaque. Plongé dans un profond sommeil , Ulysse ne s'aperçut pas que le vaisseau pbéacien avait touché son île chérie. Les marins le déposèrent sur le rivage avec les présents d'Alcinous. Après une absence de vingt ans, le héros foulait enfin le sol de la patrie. Mais d'abord il ne se reconnut pas: Minerve I avait enveloppé d'un nuage pour le protéger. A ses plaintes amères, la déesse répondit que son vœu était accompli et qu'il respirait l'air natal. Elle l'aida à cacher ses richesses dans la grotte des Nymphes, et lui fournit les moyens d'assurer sa vengeance. Pendant qu'Ulysse errait loin de son royaume , Laërte, courbé par l'âge et par les chagrins, s'était retiré à la campagne ; Anticlée n'avait pu survivre à la perte de son fils. Pénélope gardait toujours dans son cœur une vive affection à son cher époux ; et Télémaque, en âge d'homme, administrait les biens de son père. Mais depuis trois années, plus de cent des principaux d'Ithaque, de Samé, de Dulichium , de Zacynthe, vivaient en maî tres dans le palais d'Ulysse, et obsédaient Pénélope de leurs prétentions. Voy. PÉnelcxpe. — Minerve, pour qu'Ulysse restât inconnu, lui donna la forme d'un vieux mendiant. Il se rendit d'abord chez le fidèle Eumée, qui l'accueillit avec bienveillance et lui fournit, sans le connaître , des témoignages non suspects de fidélité. Télémaque revint à ce moment d'un voyage en Laconie , entrepris dans le dessein de venger son père : celui-ci se fit reconnaître , et tous deux préparèrent leur sanglant dessein. Ulysse, déguisé en mendiant, suivit à la ville Télémaque et Eumée : il fut traité avec bonté par Pénélope, et reconnu par sa nourrice et par son vieux chien, qui expira de joie en le voyant : les prétendants, au contraire , violant les lois de l'hospitalité, lui prodiguèrent toutes sortes d'insultes, f'oy. Irus. — Mort des prétendants. Pénélope , obsédée par ses nombreux amants, consente enfin à épouser celui qui tendrait le fameuj
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arc d'Ulysse, et tra verserait d'un coup de flèche les douze piliers de fer troués. Aucun des princes ne put y parvenir. Ulysse alors, qui avait eu la précaution de faire écarter toutes les armes, saisissant son arc, commença à percer ses ennemis de ses flèches. Secondé par ïélémaque et par ses fidèles serviteurs , protégé d'ailleurs par la bienveillante Minerve, il extermina tous les prétendants ainsi que les serviteurs qui l'avaient trahi. Le chantre Phémius et le héraut Médon furent seuls épargnés. Ensuite Ulysse se fit reconnaître de Pénélope , et se rendit auprès de son vieux père. Les parents des prétendants cherchèrent à exciter une révolte dans l'île ; mais Minerve, empruntant la figure de Mentor, réconcilia les habitants d'Ithaque avec leur roi. — II. Traditions postérieures. Ulysse était fils de Sisyphe : Anticlée était grosse de lui, après un commerce illicite avec ce dernier, lorsqu'elle épousa Laërte ( Sophocle ). Elle le mit au monde, non pas à Ithaque, mais à Alalcomène en Béotie ( Plutarqne). — Les Tyrrhéniens le nommaient Nanus ou Nannus. — On traduit Ulysse par redoutable ; suivant Homère , ce nom lui fut donné par son grand-père Autolycus. Ulysse fut l'un des prétendants à la main d'Hélène. II donna à Tyndare le conseil qui tira ce monarque d'embarras ( voy. Tyindare) , et, en retour, obtint par ses bons soins la main de Pé nélope ( Apollodore ). On dit aussi que ce fut à la suite de jeux dans lesquels il triompha , qu'il l'épousa, lcarius chercha en vain à retenir sa 011e , qui préféra suivre son époux ( Pausanias ). — Suivant des légendes, imaginées sans doute par les poètes cypriotes, ce fut principalement Palamède qui força Ulysse à se rendre devant Troie. Voy. Palamède. Delà leur haine réciproque. Gagné à l'entreprise, le fils de Laërte sut découvrir-Achille, caché à la cour de Lycomède ( Apollodore ), et accomplir ainsi l'oracle prononcé par Calchas. De même, les dieux ayant ordonné à Agamemnon de sacrifier sa fille, en expiation d'un outrage fait à Diane, Ulysse, feignant de vouloir retourner à Ithaque , gagne Mycène, et là , par des lettres simulées et par l'annonce d'un prétendu projet de mariage entre Iphigénie et Achille, sut engager Clytemnestre et sa fille à se rendre à Aulis ( Dictys ). D'après Euripide , Agamemnon écrivit lui-même lailcttre perfide, et n'initia à ses desseins que Calchas, Ménélas et Ulysse, — Philomélide, roi de Lesbos, fut tué traîtreusement par lui, ainsi que par Diomède ( Eustathe ). Palamède succomba de même à ses embûches. — Dans son voyage à Troie, il fut accueilli par Antenor et sauvé par lui et par Hécube d'une conspiration ou il devait périr de la main des fils de Priam v'Dktys ). — On lui attribue l'invention du çheval de bois ( Philostrate ). — Il enleva, de moitié avec Diomède, le fameux Palladium ( Virgile ), et détruisit le tombeau de Laomédon. — La prise de Troie fut due aux relations que lui et Ménélas avaient conser-
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vées avec Anténor ( Dictys ). Les poètes postérieurs, fidèles à un esprit de dénigration des traditions antiques, prétendent encore que ce fut Ulysse qui précipita Astyanax du haut des inurs de Troie, et le montrent résistant aux larmes d'Hécube. quand la malheureuse mère, devenue son esclave, lui demande la vie de sa fille. C'est lui, dans Euripide, qui est chargé de l'arracher de son sein. — Quant aux divergences relatives aux errations d'Ulysse, elles sont peu importantes. Suivant Philostrate, la cause du courroux de Neptune était le meurtre de son fils Palamède , qui fut aussi vengé par Nauplius. Chez Éole, Ulysse eut commerce avec sa fille Polymèle. — Les pérégrinations de ce héros si fameux dans l'antiquité ne pouvaient manquer de lui faire attribuer l'origine d'un grand nombre de villes ou du moins d'en rattacher la fondation à ses excursions. L'Italie surtout était féconde en traditions de ce genre. Scylacium , Ascipurgium , deux Olyssipo , situées près de Malaca , Lisbonne , avaient été fondées par le héros : Circéii montrait un vase qu'elle tenait de lui et un autel dédié à Minerve. Dans la Turditanie se trouvaient aussi des monuments de son séjour. Un petit-fils d'Ulysse avait, dit-on, fondé Préneste. Quant à Baies, elle tirait son nom de Baius, compagnon du héros. Polite, autre compagnon, et Dracon , de même , avaient des tombeaux, l'un dans le voisinage de Tempsa , l'autre dans le golfe de Laos. — Quant à la mort d'Ulysse, nous avons vu Tirésias en parler dans l'Odyssée, mais seulement par anticipation , et rien , dans les auteurs, ne retrace l'accomplissement des événements qui devaient la précéder. Los mythographes ont cependant expliqué à leur manière la fin du héros, — a. Menacé par un oracle de périr de la main de son fils Télégone, né de ses amours avec Circé, il essaya en vain d'éviter l'effet de cette prédiction. Télégone , envoyé à sa recherche par sa mère, aborde à Ithaque, et se met à dépouiller les passants pour vivre. Ulysse et Télémaque accourent pour le punir; mais le premier tombe sous la lance du fils de Circé. Cette lance avait cela de singulier, que la pointe était une épine de raie de mer : ainsi s'accomplissait la prédiction de Tirésias, que la mort viendrait au roi d'Ithaque de la mer, ce qui le fit surnommer Acanthoplex .frappé d'une pointe (Hygin, Dictys, Oppien ). Suivant le scoliaste de Lycophron , il fut ressuscité. par Circé , se rendit en Tyrrhénie, et fut brûlé sur le mont Pergé. Lucien le fait mourir à Podagra. On dit encore qu'il prit la fuite devant Pan , fils de Pénélope et des prétendants , qu'il souffre aux enfers pour avoir tué Palamède ( Dictys), et enfin , tradition bien digne de clore ce galimathias de légendes sans valeur et de contes de bonnes femmes, qu'Hais , suivante de Circé, le métamorphosa en cheval , forme sous laquelle il mourut ( Ptolém. Héph.). — Homère ne donne qu'un fils à Ulysse et à Pénélope, Télémaque ; mais on fait naître encore du roi
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d'Ithaque et de sa chaste épouse Arcésilaiis ou Ptoliporthès; de Circé , A grills, Latinus , Télégone et Cassiphone, qui fut mariée par lui, Ulysse ressuscité, à Télémaque.On remplace quelquefois ces noms par ceux de Réraus, d'Antias et d'Ardéas. Calypso fut mère de Nausithoiis et de Nausinoiis, ou d'Auson , ou de Tclégone et de Télédamus; et enfin Evippé eut de lui Léontophron ou Doryclus ou Euryale.
— L'Iliade et l'Odyssée donnent au héros les surnoms suivants .- Laertiadès, fils de Laërte ; Tlémon, Talasiphron, Polytlas, qui a appris à tout supporter; Polytropos, Polymétis , Polymechanos , Poicilométès , subtil ; Ptoliporthos , destructeur de villes. L'art plastique l'a représenté le plus souvent sous les traits d'nn marin , et la tète couverte d'un bonnet de pilote. — Ulysse fut divinisé après sa mort. 11 avait un oracle chez les Euricanes, en Étolie , et une chapelle à Sparte.
U3IBRO. Grand-prêtre du pays des Marses, habile dans les arts magiques. Sa science ne put le garantir de la mort, qu'il reçut de la main d'Énée, dans la guerre contre Turnus.
imgéxa. Née d'un seul. Minerve, née du cerveau de Jupiter.
divxia. i. Surnom de Junon, invoquée dans une des cérémonies des mariages, laquelle consistait à frotter d'huile ou de graisse les poteaux de la porte de la maison des nouveaux mariés, pour en écarter les maux et l'effet des enchantements. — 2. Déesse particulière qui présidait à l'usage des essences.
cpis. — P'oy. Oris.
URANTDES (OURAXIDES). SumOIÏl qui
s'applique également auxfils d'Uranus ou dieux Titaniques, et à ses petits-fils , ou dieux Olympiques.
lraxie ( ouraxia ). i. La Muse de l'astronomie. On lui donne pour enfants Linus et Hyménée. Elle eut le premier d'Apollon. Primitivement on la disait vierge comme ses sœurs , et elle n'avait pas encore de fonction spéciale. — L'art la représente sous la figure d'une jeune fille, dirigeant une baguette sur un globe, et couronnée d'étoiles. — 2. Océanide. — 3. Nymphe , compagne de Proserpine.
— 4. Surnom de la Vénus spirituelle {céleste), opposée à la Vénus Pandéraos [matérielle ou
vnl(iaire). Dans Platon, née d'Uranus, mais sans mère , elle représente l'amour divin. Sur un hermès d'Athènes , elle portait le titre de la plus ancienne des Parqi/es. On remarquera, à ce sujet, que les attributs d'Uranie sont identiques avec ceux des Parques- — Le vin ne devait pas entrer dans les libations offertes à Vénus-Uranie.
uraxioxes (ouraxioxes ). Surnom des Titans, des Centimanes, des Cyclopes, des dieux Olympiens.
IRASIS (OURAXOS, COELUS). Le Ciel
personnifié. Homère ne le mentionne qu'implicitement dans quelques noms patronymiques (Ouraniones, Uranides). Suivant Hésiode, la Terre l'engendra seule, ainsi que les montagnes et Pontos. Elle eut de lui l'Océan, Saturne, les Titans et leurs sœurs, les Cyclopes et les Hécatonchires. Voy. Titans. Après sa mutilation , Vénus , les Furies , les Mélies, les géants naquirent de son sang. — Dans les Orphiques , il est dit qu'Uranus enveloppe la terre , et que son sein porte gravé l'immuable loi de la nature. — La théogonie phénicienne de Sancboniathon , qui fait un étrange amalgame de noms grecs et orientaux , présente Uranus comme un fils d'Hypsistos et de^Béruth. La Terre est sa sœur. S'unissant à elle, il engendre quatre fils, Saturne, Bétyle, Siton , Atlas. Voulant faire périr ses enfants . il est détrôné par Saturne , aidé d'Hermès et de Minerve. Le nouveau monarque épouse Astarté, et en a Zeus, Bélos, Apollon, Typhon, Nérée. Cependant, Démaroon, fils naturel d'Uranus, donne le jour à Melkarth, qui doit venger son aïeul. — Chez les Latins, Uranus, ou plutôt Cœlus, passait pour fils de l'Éther et du Jour. Outre la postérité empruntée à la mythologie grecque, on lui donne encore pour enfants Vulcain > Silène , né de son sang , Mercure , fils de Dia, et Vénus , fille du Jour.
t'RGHiEX. Personnage thibètain, qui naquit dusein d'une fleur. On l'adore comme un dieu.
urius (ocREios ). t. Centaure. Comp.
Orios — 2. Voy. Ourios.
utérixa. Déesse latine , qui pré-idait à la gestation et aux accouchements.
vaçaxta. Dieu du printemps, compagnon de Kama , l'Amour indien.
vacava. Un des surnoms d'Indra.
vacavadatta. Fille de Pradyota , roi de Magadha, ou, selon d'autres, de Tchandracéna, roi d'Oudjavani. Elle fut enlevée par Vatsa.
vacichtha. Prêtre de la race de Rama.
Les légendes le font naître deux fois : la première , il est fils de Brahma , et un des sept Richis; la seconde, il est fils d'Ourvasi , ou fils du Soleil et de l'Océan.
vacotjdéva. Radjah de la race lunaire , fils de" Souracéna , succéda à son père sur le trône et épousa Dévaki , sœur de Kansa. Celui-ci, menacé par une prophétie , voulut empêcher ce mariage, et fit périr les six premiers enfants qui naquirent de cette union. Le septième et le huitième, Bala-Rama etKrichna, échappèrent à la mort.
vacous (Les). Génies hindous, protecteurs et régulateurs des huit régions du monde. Au nombre de huit , ils figurent , dans la hiérarchie céleste, immédiatement après Brah-