‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 413 sur 420 · VEN · texte numérisé non relu

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il trouva moyen de s'évader, et emmena dans sa faite la fille de ce roi.

véda. L'un des principaux dieux des Frisons.

védaxga ou axgga. Nom générique des six commentaires sur les Védas. On désigne aussi sous le nom d'Angga la femme du radjah Déçapradjavadi.

védeixméma. Mère des eaux. Déesse finnoise, analogue sans doute à Amphilrite.

védha. Qui dicte la loi. Épithète de Hrahma.

védius. Surnom de Pluton. Voy. VÉjovis.

véjovïs. On n'est pas d'accord sur la nature de ce dieu; suivant les uns, Véjovis n'est autre que Jupiter enfant : d'autres le regardent comme identique avec Pluton. D'après Ammien Marcellin, Védius et Véjovis ne désignent qu'un seul et même dieu étrusque très-redouté, qui, avant de foudroyer ses victimes, les frappait de surdité. — Romulus consacra deux bois de chênes à Véjovis, qui eut plus tard un temple dans le Capitole. On le représentait jeune et armé de flèches. Quelquefois une chèvre lui servait de monture. — Sa fête tombait au mois de mars. On lui sacrifiait des chèvres.

VENGEANCE. Vl®. ÉÉmÉSIS.

YÉxiLiE (vénilia). Déesse latine peu connue, qui parait être une personnification du flux des vagues, tandis que Salacie symbolise le reflux. Elle épousa, dit-on, Janus et en eut Picus et Canens. Virgile en fait une nymphe, sœur d'Amate, qui épousa Faune, et en eut Turnus.

VENTS ( anémoi, VEiVTi ). Les vents sont déjà personnifiés dans Hcmère, qui, tout en les symbolisant, les représente en même temps comme des phénomènes naturels, ainsi qu'il le fait, par exemple, à propos du Xanthe, auquel il donne , dans l'entretien de ce fleuve avec Achille, l'épithète de fleuve aux vastes abîmes. L'Iliade et l'Odyssée s'accordent à ne mentionner, du moins nominalement, que quatre vents : Borée, vent du nord, Zéphyre, vent du sud, Eurus , vent de l'est, Notus, vent de l'ouest; et les accolent presque toujours par paires, unissant le premier au second, et le troisième au dernier. Bien que ces vents puissent être favorables dans une circonstance particulière et principalement par une impulsion étrangère, leur nature est en général malfaisante; ainsi Homère se plait à les dépeindre faisant crever les nuages d'où tombent la pluie et la grêle, bouleversant la mer et soulevant des montagnes de flots. Le Zéphyre , surtout, n'a jamais , de son propre mouvement, dans les deux poëmes homériques , ce caractère bienfaisant qui lui a. été attribué plus tard. Compagnon de l'orageux Borée, il aime, comme lui, à troubler les airs et est presque toujours désigné par l'épithète d'impétueux (Çax,pW )• 11 en résulte qu'on ne sait pas bien sï, par ce complétif : et les autres vents orageux (y.atàÀXcov

Ça^pcaW àvéjxwv), ajouté usuellement au nom de Borée dans Homère, il faut entendre les trois vents désignés nominativement, ou d'autres vents indéterminés. Un passage de l'Odyssée semble ne pas laisser place à cette dernière opinion : « les vents emportent le radeau de tous côtés. Tantôt le vent du midi le laisse à l'Aquilon, et tantôt le vent d'orient le cède au Zéphyre. »— Ces divinités sont d'ailleurs tout à fait subalternes. Jupiter et les autres dieux les calment à leur gre et même, dans l'Odyssée, Circé et Calypso exercent sur eux leur influence. Ces données sont communes à l'Iliade et à l'Odyssée. Mais les deux poëmes ne s'accordent pas , quant au séjour des vents. Le premier les fait résider en Thrace, ou, du moins, dans cette latitude : Iris, se rendant auprès d'eux , pour complaire à Achille, traverse la mer de Thrace et les trouve assis à un festin dans les antres spacieux de Zéphyre. A sa prière , Borée et Zéphyre viennent embraser le bûcher de Patrocle et retournent dans leur demeure (oT/.Ovôs) , en franchissant l'Hellespont. Dans un autre passage de l'Iliade , il est dit que ces mêmes vents soufflent de la Thrace (©pypcYlôsv). — L'Odyssée, tout en se conformant en certains lieux aux données que nous avons exposées plus haut, précise ces notions vagues, et, par une contradiction singulière, soumet les vents au pouvoir d'un roi. Suivant ce poëme, ils résidaient dans l'île d'Éolie, sous la domination d'Éole, fils d'Hippotas, qui n'a rien de divin, mais qui , aime de Jupiter, reçut de lui la garde des rents, en sorte qu'il est maître de les retenir ou de les lâcher comme il lui plaît. L'île d'Éolie, ceinte toute autour d'une forte muraille d'airain, dit Homère, et bordée en dehors de roches escarpées, est sans doute identique avec celle de Proconnèse, ou se trouvait auprès, dans la pensée du poëte. Du reste, cette souveraineté d'Éole sur les vents n'a aucune valeur, suivant Homère lui-même : il n'exerce qu'une fois son pouvoir dans tout le poëme , à chaque page duquel on voit Jupiter, Neptune, Minerve, et même Circé et Calypso , envoyer des vents favorables ou les déchaîner contre les vaisseaux d'Ulysse. De plus , les vents n'ont presque plus de caractère spontané, et figurent rarement comme phénomènes naturels. — En ajoutant à ces données, que Zéphyre fut père de Balius et;de Xanthe, qu'Éole rendit fécondes les cavales d'Érichthonius, ou aura l'ensemble des traditions homériques sur les vents. — Postérieurement, on précisa de plus en plus l'être des vents. Dans Hésiode, ils sont nés d'Astrée et d'Éos ou de Typhon : les premiers sont les vents favorables, Notus, Borée, • Argestès et Zéphyre; Typhée; vent funeste, est du nombre des derniers. Leur séjour est en Thrace. De là la tradition qui faisait de Borée un fils du Strymon. Postérieurement encore on ies plaça dans les îles Lipari. Voy. Eolus. Leur nombre s'agrandit

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d'ailleurs considérablement de très-bonne heure. Aristote, dans sa table des vents, les énonce ainsi : Borée (Aparctias), Mésès, Creeias, Apéliotès, Eurus, Phœnicias, Notus, Libs, Zépbyre, Argestès (Olyrapias, Sciron), Thrascias. Une autre table, reproduite dans le musée Pio-Clémentin les classe ainsi : Aquilon , Borée, Vulturne, Caecias , Solanus, Aphéliotès; Eurus; Euroauster, Euronotus; Austroafricus , Libonotus; Africus; Libs: Favonius , Zéphyrus ; Chorus , Iapyx ; Circius , Thracias; Septentrion, Apartias. — Dans les Orphiques, les vents sont fils de Rhée. — On sacrifiait aux vents funestes des agneaux noirs, aux autres des agneaux blancs. Borée avait un temple sur les bords de Fflyssus; Zéphyre, un autel sur la voie sacrée d'Athènes à Eleusis. Entre Titane et Sicyone, il y avait un autel consacré aux vents, où le prêtre leur offrait, chaque année, un sacrifice pendant la nuit. Les poètes et les artistes de l'antiquité ont représenté les vents de diverses manières. Homère leur donne la forme humaine. L'art les figure comme des génies ayant des ailes à la tête et aux épaules. Sur le coffre de Cypsélus, Borée, enlevant Orithyie, était représenté avec des serpents en guise de jambes. — Le monument le plus remarquable qui nous offre une représentation des vents est la tour octogone d'Andronicus Cyrrhestès, à Athènes. Chacun de ses fronts supporte un des vents principaux, qui sont orientés d'après la contrée céleste d'où ils soufflent. Un triton mobile placé au sommet de l'édifice remplissait l'office de girouette. Ces huit figures vêtues et ailées sont les suivantes : au nord, Borée, qui a pour attribut une conque; au nord-est, Csecias, avec un disque d'où tombe la grêle ; à Test, Aphéliotès, tenant des fruits et du miel; au sud-est, Eurus couvert d'un large manteau; au sud, Notus, épanchant l'eau d'un vase ; au sud-ouest Lips, avec un Aplustre; à l'ouest, Zéphyre, ayant pour attributs des fleurs; au nord-ouest Sciron , versant des cendres et du leu. — Les anciens reconnaissaient aussi des Brises (auras), qui passaient pour filles de Zéphyre. Quant aux vents nommés Prodromes, dont le souffle invitait au départ, voy. Zétes. — Les Romains avaient divinisé la bise ou le Circius.

venulus. Chef latin qui alla demander du secours à Diomède contre les Troyens.

venus (aphrodïté, yÉivus). Cicéron reconnaît quatre Vénus différentes. Suivant cet auteur, la première est fille du Ciel et du Jour; la seconde est née de l'écume de la mer : elle eut Cupidon du dieu Mercure; la troisième , fille de Jupiter et de Dione, épousa Vulcain; enfin la quatrième est la Vénus syrienne, désignée par les noms d'Astarté ou d'Achtoret. Cette classification est incomplète et erronée. Les trois premières Vénus n'en font qu'une : c'est l'Aphrodite grecque, transportée à Rome, et identifiée avec Thalna, adorée en Étrurie; avec Astartc, di-

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vinité orientale, qu'une interpolation insérée dans le Mercator de Plaute qualifie de mère universelle; avec Anahid, adorée en Perse, etc. Si donc nous voulons nous en tenir à la mythologie grecque indigène, nous ne reconnaîtrons qu'une Vénus, fille, suivant Homère, de Jupiter et de Diane. L'Odyssée lui donne pour époux le dieu Vulcain; mais dans l'Iliade elle n'a point de mari. Selon Hésiode, lorsque Saturne mutila son père, quelques gouttes de sang, tombées de sa blessure, fécondèrent une écume blanchâtre qui flottait à la surface de la mer. De cette écume sortit Aphrodite, qui se rendit d'abord à Cythère, puis dans l'île de Cypre, et de là dans l'Olympe. — On la donne encore comme fille de Saturne et d'Évonyme. — Les cosmologistes expliquent sa naissance en disant que la déesse Vénus représente la puissance productrice delà nature, mère de toutes les créatures , l'eau étant le principe de la fécondité. — Vénus était regardée chez les anciens comme la déesse de l'amour : « C'est elle, dit l'hymne homérique, qui fait éclore de tendres désirs dans le sein des dieux , qui soumet à ses lois les mortels, les oiseaux, légers habitants de l'air, tous les monstres, et ceux du continent et ceux de la mer; c'est elle, douce Vénus couronnée de fleurs, c'est elle qui courbe sous ses travaux tout ce qui respire. » Il est cependant trois divinités qu'elle n'a pu soumettre à son pouvoir, ce sont Minerve , Diane et Vesta. Du reste , Jupiter la domine , bien qu'il cède parfois à son empire : ce fut lui qui lui inspira de l'amour pour Anchise. Favorable à ceux qui lui obéissent {voy. Hirromène , Alexis, etc.), elle punit ceux qui osent la braver {voy. Diomède, Phèdre, etc. ). Elle est aussi déesse de la beauté et des grâces. Pindare lui donne la Jeunesse pour messagère, et pour compagnes les Grâces, qui la couvrirent des plus riches parures lorsqu'elle sortit des flots. Pitho et les Heures font aussi partie de son cortège. Elle préside aux hymens , et exerce un pouvoir sur la mer, mais seulement d'après les poètes latins. — Dans l'Iliade, Vénus est du parti des Troyens, Paris lui ayant accordé le prix de la beauté. Elle sauve son protégé, vivement pressé par Ménéias , et le réconcilie avec Hélène. Mais lorsqu'elle voulut enlever Énée du champ de bataille, elle fut blessée par Diomède. Plus tard, on la voit préserver de la corruption le-eadavre de Patrocle. — Dans l'Odyssée, Vénus est épouse de Vulcain, et le trompe pour Mars. Averti par Hélios , Vulcain entoura un jour la couche de la déesse d'un filet ourdi avec art , et surprit ainsi les deux amants. — Vénus eut de Mars : Phobos, Déimos et Harmonie (Hésiode); Eros et Antéros ( Schol. Apollon.); d'Anchise : Énée, Lyrus ou Lyrnus ; d'Adonis : Golgos , Béroé. On lui donne encore pour enfants Pria pe, né de Jupiter ou de Bacchus , ou de Mars; Hermaphrodite, né de Mercure ; Bacchus ; Éryx , né de Butés

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Rhodos, né de Neptune. — Lors de la Titanoraachie. Venus se métamorphosa en poisson. — Les attributs de la déesse sont : « la ceinture brodée, où se trouvent tous les attraits de l'amour, le désir, les douces paroles qui dérobent le cœur même des plus sages » ; la flèche. On lui avait consacré le myrte, la rose, la pomme, le pavot, symbole de la fécondité; le tilleul, dont l'écorce servait à tresser des couronnes; la colombe, le passereau, le cygne , l'hirondelle . oiseau du printemps, l'iynx ou torcol; en tant que Vénus marine, le dauphin. De plus, à Vénus-Uranie était consacrée la tortue, emblème de la sagesse et de la chasteté des femmes; à Vénus Pandémos, le bouc, symbole contraire. Venus victorieuse est parée des armes de Mars, ainsi que la Vénus-Junon (Aphrodite-Héraj, adorée à Sparte. La Vénus au bain avait des attributs particuliers. — Les surnoms de Vénus sont les suivants : Acidalia , tiré de la source d'Acidalie, en Béotie, Jcrœa, adorée sur les hauteurs; Adicos* injuste , surnom de la Venus Lybienne ; Adonœé, Adonias, adonienne; A? né i as, adorée à yEnée en Thrace ; Alentia, du fleuve d'Aléis près de Colophon, sur les bords duquel elle avait un tewple; Amathousia , adorée à Amathonte; Ambolopëra, qui recule la vieillesse; Anadyomene , émergeante; Anaïtis , [voy. ce mot); Androphonos , qui fait périr les mortels; Anosia : la courtisane Lais s'étant enfuie dans sa patrie , avec son amant Hippolochus, y fut lapidée dans un temple de Vénus par les femmes thessaliennes , qui, pour expier ce crime (àvofftov çovov) élevèrent aussitôt un temple à Vénus-Anosia; Anthéia, qui aime les fleurs ; Apatouria, trompeuse; Aphrogënéia , Aphrogénès , née de l'écume; Apostrophia {voy. ce nom); Argynnis , Argennis , tiré d'un temple sur les bords du Céphise , élevé par Agameranon , en l'honneur d'Argynnis; Argyropéza, aux pieds d'argent; Aréia, guerrière; Arenta , qui enchaîne; Artacia , d'une ville de Phrygie; Automate (voy. MÉlibée); Basileia , reine ; Biodotis , qui donne la vie ; Brychia , qui plonge; Calligloutos , Callipygos, Callipygc; Catascopia, à Trézène; Chrysostéphanos, à la couronne d'or ; Cnidia, a Cnide en Carie; Courotrophos, qui nourrit les enfant; Ctésylla (voy. Hermocharès); Cypi'is; Cythéréia, Cythéré; Despoina, reine; Dionœa , Dioné, fille de Diane; Doliophron , rusée; Doritis, dorienne; Einalie, Enalia, marine; Éléemon, compatissante, Ènoicétès ton neson, habitante desiles ; Epidœtia {voy. Mélibee); Épitragia (voy. Thésée .); Epitymbia {voy. ce mot); Êryciné, d'Éryx en Sicile; Euploia , qui favorise les navigateurs ; Eustéphanos , à la belle couronne; Enthronos, assise sur un riche trône; Galénœé , qui calme la mer; Gamostolos , qui prépare l'hymen; Généteira, génératrice; c.ënétyllis , qui protège les naissances ; Ghjcyméilickos ,

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qui dit de douces paroles; Golgia , Colgôn anassa , adorée à Golgos; Haligëncs , née de la mer; Hécaërge (voy. Hermocharès),- BëlicoblëpJiaros, Hèlicopis, aux beaux yeux; Héra , junonienne, en tant que déesse de l'amour conjugal; Hétaira , courtisane, Idalia, d'idalie; Iostëphanos , couronnée de violettes; Limnésia , Liménia , déesse des ports; Lycœna, Louve; Méçhanitis, qui ourdit des ruses; Mclœnis, noire, qui aime la nuit; Morpho ; Olympia , olympique; Onrania, céleste, tiré soit de son origine, soit d'une fonction particulière (voy. Uranie); Pandémos (voy. ce mot); Paphia, adorée à Paphos ; Philoméidès , qui aime la joie ; Poicilothronos ; Poîychrysos ; Pontia , marine; Xéiné, hospitalière; Zérynthia, tiré d'une caverne de l'île de Samothrace ( voy. Rhée ).

— Chez les Latins, on la nommait Aima, Calva, Capitolina, Cloacina, Domina, Genitrix, Hospita , Libitina , Lucrina , Myrtea, Popularis , f'ulglvaga '. Vnlgaris, etc.

— Le siège principal du culte de Vénus était l'île de Cypre , et, dans cette île, Paphos, ou Aérias avait, le premier, élevé un temple à la déesse. Cinyre restaura cet édifice , et transmit à ses descendants le sacerdoce et la royauté. On parle aussi d'un certain Tamiras, qui porta à Paphos la science augurale et fut chef d'un collège de prêtres. Le temple et l'autel de Paphos, bien qu'exposés à l'air libre, n'étaient jamais mouillés par la pluie. Les autres lieux de l'île où l'on adorait Vénus était Amathonte, Golgos, Tamasus, Soles, ldalie, etc. Quant aux villes de l'Asie-Mineure et de la Grèce où on lui rendait un culte , il serait trop long de les énuraérer. 11 nous suffira de citer le temple de Cnide, célèbre par une statue de Vénus, œuvre de Praxitèle; l'île de Cos, où l'on voyait la Vénus vêtue du même artiste et la Vénus Anadyomène d'Apelles. On adorait aussi Vénus en Sicile. Rome lui éleva plusieurs temples, ainsi que Baies et Minturnes. On lui offrait de l'encens , des couronnes de fleurs , des boucs, des porcs; à Vénus Pandémos , des chèvres; à Vénus-Uranie , des génisses et des lièvres. Les fêtes célébrées en son honneur portaient le nom d'Adonies, de Catagogies, d'Anagogies, etc. — On figurait, dit-on, Vénus, dans l'origine, par une pierre conique. L'art grec l'a représentée soit seule, soit accompagnée des Amours, ou avec Adonis et Mars. Son char, lorsqu'elle traverse les airs, est attelé de colombes; sur les flots, des Tritons remplacent ces oiseaux. On la voit aussi montée sur un taureau , ou sur un bouc. Hirt a ainsi classé les représentations plastiques qui nous restent de cette déesse : — i. La Vénus pudique ( \ enus de Médieis , Vénus de Mite) ; — ?.. La Vénus au bain; —3. La Vénus demi-vètue; — 4. La Vénus victorieuse, qui se pare des armes de Mars; — 5. La Vénus vêtue; elle porle une tunique sans ceinture. — Lne patère de Dempster représente la Vénus étrus-

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