‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 414 sur 420 · VER · texte numérisé non relu

VER

que; on y lit le nom de Thalna. — L'idéal de Vénus est une figure ovale au front peu élevé, aux sourcils très-réguliers, aux paupières légèrement déprimées ; la bouche est petite , les lèvres pleines. Au milieu du menton, une fossette légèrement indiquée. La tète, couverte de cheveux ondoyants, incline sur le côté.

véranda. Une des parques Scandinaves.

Voy. Nornes.

vérama. Une des quatre vestales choisies par Numa.

vérava ou véirava. Troisième fils de Siva ; il naquit de son souffle. 11 coupa la cinquième tête de Brahraà , lorsque celui-ci voulut l'emporter sur tous les dieux, et tua les Deverkels et les Mounis, pour leur rendre ensuite une àme plus pure. On le représente de couleur bleue , avec trois yeux et deux longues dents. Ses attributs sont un chapelet de têtes , des serpents, des clochettes , etc.

verbe ja. Divinité adorée par les Bretons et les Gaulois , qui paraît être la "déesse de la Victoire.

VÉRITÉ (ALÉTHÉIA, VERITAS). Fille

de Jupiter (Pindare), ou de Saturne, suivant les Latins; mère de la Justice et de la Vertu. On la représentait vêtue de blanc.

VERSE AU ( HYDROCHOOS , AQUARU S ).

Onzième signe du Zodiaque, représenté sous les traits d'un jeune homme qui laisse tomber de l'eau d'une urne. C'est Ganymède , échanson de Jupiter; ou Deucalion , ou Cécrops, sous le règne duquel on n'employait que de l'eau dans les libations.

verticordia. Surnom de Vénus, en tant qu'inspirant la chasteté. L'an n5 avant J. C., trois vestales ayant violé leurs vœux, les augures ordonnèrent que la femme la plus vertueuse de Rome élevât, aux frais du trésor, une statue à Venus Verticoraia , maîtresse des cœurs.

vertu (virtus). Déesse allégorique, à laquelle Marcellus éleva un temple. Un mythe philosophique la montre disputant Hercule à la Volupté.

vèrtumnalbs. Fêtes en l'honneur de Vertumne.

vertumne ( VERTiMNts). L'une des divinités principales des Étrusques. Son culte lut apporté à Rome par la colonie volsinienne, qui habita d'abord le mont Cœlius , puis le Vicus Tuscus, mais il s'y altéra ; et pour les Romains , Vertumne ne fut plus qu'un dieu très-secondaire. La mythologie étrusque lui ■attribuait le peuvoir de changer déforme à son gré ; aussi le représentait-on sous des aspects divers : de là , le pluriel d'Horace, et le proverbe suivant lequel les gens inconstants et capricieux étaient nés iratis Fertumnis. Ces formes cependant se rapportant toujours à la vie champêtre, il est à croire que les anciens , en donnant à Vertumne cette diversité singulière, faisaient allusion à l'abondance et à la variété des dons et des

phénomènes de la nature dans les différentes saisons : de sorte que Vertumne représentait tour à tour, et à la fois, le printemps, l'été et l'automne. Du reste, l'art étrusque parait avoir représenté ce dieu d'après le type de Baccïius. — Les légumes, produits du printemps , et les récoltes de l'été étaient sous la protection de Vertumne; mais il présidait surtout à celles de l'automne, le vin et les fruits. — Les Romains lui donnaient pour femme la déesse Pomone. 11 parvint à la séduire en prenant diverses formes. Suivant Asconius Pédianus , il présidait au commerce. — Vertumne avait une statue célèbre à Rome, au coin du grand Vélabre et de la rue Vicus Tuscus. Il était représenté sous la figure d'un jeune homme, avec une couronne d'herbes de différentes espèces, tenant de la main gauche des fruits, et de la droite une couronne d'abondance.

vervactor. Un des dieux des laboureurs, le premier que l'on invoquait dans ie sacrifiée qte le flamen de Cérès offrait à cette déesse et à la Terre.

vesper. Voy, Phosphorus.

vesta. Déesse qui présidait au foyer et au feu qu'on y entretenait. Sa légende est courte. Fille ainée de Cronos et de Rhée, suivant les Grecs , ou de Saturne et d'Ops ,• selon les Latins, elle fut dévorée la première par son père, et, plus tard, lorsque Métis l'eut fait reparaître , refusa d'épouser aucun des dieux , jurant de garder éternellement sa virginité. — Le caractère intellectuel de cette déesse est excessivement remarquable ; mais comme ses diverses faces ne sont que les reflets d'idées qui découlaient d'un même principe , pivot de la vie domestique des anciens, il est essentiel de préposer ici quelques observations. Dans toute l'antiquité , ie foyer était considéré comme le symbole de la vie domestique, dont le bonheur repose sur la chasteté de l'épouse. En conséquence , il était sous la garde des dieux pénates, qui, suivant les divers aspects sous lesquels on les considère, portaient en Grèce, les noms de Mychioi, de Ctésioi, d'Herceioi, û'Hestiouchoi , û'Éphestioi , soit qu'on regarde ces noms comme des appellations collectives de divinités particulières , ou comme de simples épithètes des dieux supérieurs, localisés dans telle ou telle fonction. Déjà revêtu d'un caractère de sainteté, puisqu'on y sacrifiait aux puissances immatérielles, le foyer, véritable sanctuaire de la demeure , et sur lequel reposait le serment, servait naturellement d'asile aux fugitifs et aux suppliants , qui imploraient la protection d'un hôte. Et, par extension, de même que la demeure avait son foyer particulier, la ville avait aussi un foyer commun , symbole de la fixité de la résidence, de la concorde des citoyens et de la religion commune. Ce foyer se trouvait dans les Prytanées. Aux Prytanes appartenait le soin d'accueillir l'envoyé d'une république , l'hôte revêtu d'un

caractère officiel , l'exilé qui se mettait sous la sauvegarde de l'État. Lorsque des colons allaient fonder une ville, ils emportaient de ce feu du foyer commun pour allumer celui qu'ils établissaient dans leur nouvelle demeure. On ne s'étonnera point, après ces considérations, de voir Vesta, déesse vierge, personnification du foyer, présider à la vie domestique et au bien-être des familles: déesse pénate (penas, deapenetralis) , elle avait sa place au milieu de la maison; Diodore lui attribue l'invention des constructions. C'est en vertu de la même idée que le culte la mettait en rapport avec Mercure , représenté à son côté sur la base du trône de Jupiter à Olympie; tous deux veillaient sur les œuvres des hommes. On comprend moins l'affinité de Vesta avec Neptune et Apollon (hymn. homériq. ) : ces trois divinités étaient puissantes à Delphes. On ne s'étonnera pas non plus que Vesta présidât aux sacrifices, et que, déesse du feu allumé sur l'autel , elle eût part aux honneurs rendus aux dieux : on l'invoquait la première et la dernière dans tous les sacrifices, et les cérémonies religieuses commençaient par une libation en son honneur. Enfin Vesta protégeait lés suppliants, et était invoquée dans les serments. — La philosophie mystique, altérant le caractère primitif de la déesse, l'identifia avec le foyer du monde, avec lé feu central de la terre, du ciel, de l'univers , et la confondit avec Rhée , Cybèle, Gé , Diane , etc. — Le culte de Vesta , quoique fort répandu, ne donna pas lieu à l'érection d'un grand nombre d'édifices. Elle avait des temples à Athènes, à Delphes , à Hermione ; le dernier ne renfermait point l'image de la déesse. Les deux premières villes entretenaient en son honneur un feu éternel, confié à des veuves. S'il s'éteignait, on ne pouvait le rallumer qu'aux rayons du soleil, à l aide d'un miroir ardent. Dans ies Prytanées elle avait un autel ( 0àXapto; ) ou brûlait un feu sacré ; et une statue. On lui sacrifiait à l'arrivée d'un hôte. Les offrandes consistaient en fruits, en libations d'eau, d'huile et de vin. Comme déesse vierge , on lui offrait , ainsi qu'à Minerve et a Diane, des génisses d'un an. La victime devait être consumée en entier : de là le proverbe grec cEcm'a 6u£iv , sacrifier à resta, c'est-à-dire tout garder pour soi. — A Rome, le culte de Vesta eut une grande célébrité. Romulus, dit-on, l'institua. Suivant Diodore, l'image de cette déesse avait été apportée de Troie par Énée. Numa lui éleva un temple de forme ronde, dont le toit était, dans l'origine, couvert de roseaux. C'était dans cet édifice que brûlait le feu sacré , dont l'extinction était regardée comme une calamité publique. On gardait aussi dans ce temple d'anciennes images des dieux. Voy. Vestales et Vestalies. — Les statues de Vesta ne sont pas très-nombreuses, cette déesse ayant été, dans l'origine, adorée sous le symbole du feu allumé sur l'autel. Nous avons dit qu'à Her-

mione, son temple ne renfermait qu'un autel et point de statue. Il paraît qu'a Rome on ne voyait pas non plus son image dans le temple qui lui était dédié, ou du moins que cette image, qui se trouvait avec celle des autres Pénates, n'était connue que du grand-prêtre et des vestales. Il y aune contradiction dans Ovide à ce sujet ( Fast. IV , 317 ; VI , 295 ). Les statues de Vesta appartiendraient donc à une époque peu reculée. A Athènes , il y en avait une dans le Prytanée, à côté de celle de la Paix. Olympie montrait la célèbre image de Vesta , œuvre de Glaucus. La fameuse Vesta assise de Scopas se voyait à Rome, du temps de Pline, dans les jardins de la famille Servilius. — L'idéal de cette déesse est semblable à ceux de Junon et de Cérès, avec pius de sévérité dans l'expression, et dans le regard, une austérité qui convient à une déesse vierge. Elle est assise ou debout . vêtue d'une longue tunique et portant un voile. Ses attributs sont le simpulum, le palladium et la lampe, symbole du feu éternel. Le calendrier de la villa Borghèse représente ce dernier attribut avec une tète d'àne en. guise de poignée, pour faire allusion à la tentative de Priape ( P'oy. Vestalies), ou, si l'on rejette cette anecdote, peu digne de la sévère déesse, pour honorer l'animal qui contribue essentiellement, en tournant la meule, à la confection du pain, fait avec le grain qui sort de la Terre , divinité identifiée avec Vesta.

vestales. Prêtresses de Vesta. Elles jouissaient d'une grande considération et de privilèges particuliers, à cause de la sainteté du culte qui leur était confié. Les conditions de l'élection étaient les suivantes ; elles ne devaient avoir ni plus de dix ans , ni moins de six, au moment de l'admission. Il fallait qu'elles n'eussent aucun défaut corporel, que leurs père et mère fussent vivants , de naissance libre , établis en Italie , et n'exerçassent aucun métier déshonnête. Les parents ne pouvaient se refuser à livrer leur fille , que si sa sœur était déjà vestale , ou s'ils n'avaient qu'un enfant; ou encore quand le père était grandprêtre, augure quindécemvir, septeravir ou Salien. Dès qu'une jeune fille avait été désignée (lecta, capta), elle était conduite dans le temple de Vesta et remise au grand-prétre. Elle sortait alors de puissance paternelle, et avait le droit de faire son testament. Quand il y avait lieu de choisir une Vestale , le prêtre désignait vingt jeunes filles parmi lesquelles la voie du sort indiquait celle qu'il fallait consacrer au service de la déesse. Cependant, il n'y avait pas lieu à consulter le sort lorsque les parents ne s'opposaient point au choix du pontife. Les Vestales avaient pour principale occupation de garder le feu sacré : il ' paraît qu'elles veillaient aussi, dans le temple de Vesta , sur le Palladium et sur les dieux de Samothrace , apportés en Troade par Dardanus,puis en Italie par Énée. Quand elles avaient commis quelque faute ou laissé etein-

VËS

dre le feu sacré , elles étaient punies du fouet. Quant à celles qui violaient le vœu de la virginité, on les enterrait vivantes, près de la porte Colline, mais en dedans des murs de Rome. On y préparait un petit caveau dans lequel une ouverture pratiquée à la surface du sol donnait accès, et où l'on dressait un Ut; on y mettait une lampe allumée et une petite provision des choses les plus nécessaires à la vie; du pain, de l'eau, un pot de lait et un peu d'huile. La Vestale coupable, placée dans une litière fermée hermétiquement, était portée à travers la place publique, au milieu du morne silence de la foule. Au lieu du supplice, les licteurs déliaient les courroies. Avant de terminer cette fatale exécution, le grand pontife faisait des prières secrètes; il tirait ensuite de la litière la Vestale , qui , couverte d'un voile, descendait dans le caveau, dont l'ouverture était refermée aussitôt. — Celui qui avait ravi l'honneur à une vestale était fouetté jusqu'à ce que la mort s'ensuivît: vingt Vestales seulement furent convaincues d'avoir violé leur vœu , pendant onze cents ans que dura l'ordre : treize seulement furent enterrées vives : les autres périrent par divers genres de supplices, à leur choix. Ce petit nombre frappera d'autant plus qu'elles avaient la liberté de recevoir des hommes chez elles, et d'aller souper chez leurs parents et leurs amis. — Les Vestales habitaient le temple et y étaient nourries aux dépens du trésor public. Leurs fonctions duraient trente ans. Les dix premières années étaient pour elles une espèce de noviciat, où elles apprenaient les sacrés mystères; les dix suivantes, elles en faisaient les fonctions; et les dix dernières, elles en instruisaient les novices. Ce nombre d'années expiré , elles avaient la liberté de renoncer au sacerdoce, d en dépouiller toutes les marques , et même de se marier. Elles avaient droit de tester du vivant de leur père, et de disposer de tout ce qui les regardait, sans l'entremise d'un curateur; car, chez les Romains , les femmes étaient toujours en tutelle. Il était défendu de leur faire prêter serment ; on les croyait en justice sur leur simple parole. Quand elles sortaient en public, un licteur portait devant elles des faisceaux. Si, en passant dans les rues, une Vestale rencontraitpar hasard quelque criminel qu'on menait au supplice, elle lui sauvait la vie, pourvu qu elle assurât que c'était une rencontre purement fortuite , et qu'elle n'était pas venue là à dessein. Elles avaient un rang distingué et une place d'honneur dans le cirque et dans les autres spectacles. Auguste leur défendit d'assister aux combats des athlètes. Mais Néron leur rendit cette faculté . parce que les prêtresses de Cérès étaient admises aux jeux olympiques. Les Vestales furent instituées, dit-on , par Nuraa , au nombre de deux : l'histoire ou plutôt la fable a conservé les noms de ces deux prêtresses, Gégania et Vérania. Le même roi en ajouta deux encore, Canuléia

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et Tarpeia; et enfin Servius porta leur nombre à six. Leur ordre , qui s'était singulièrement relâché sous les empereurs , fut restaure par Domitien. Théodose l'abolit en l'an 38y de J.-C. — Elles portaient de longues robes blanches, un bandeau et un voile. Il paraît cependant qu'avec le temps il leur fut permis de s'écarter de la simplicité première de leur costume. — Foy. Rhéa, Sylvia , Navi-

SALWA , TUCCIA.

vestalies. Fete célébrée le 8 juin, à Rome, en l'honneur de Vesta. Les dames romaines se rendaient à pied au temple de la déesse et l'on promenait dans les rues des ânes couronnés de fleurs et portant des colliers de petits pains ( mouilla de pane ). On puisait dans le Nuraicus l'eau nécessaire aux libations. L'honneur dont jouissait l'âne dans cette circonstance est attribué par Ovide à la circonstance suivante : Cybèle invita un jour les dieux à une fête ; Vesta s'y trouva, et, s'étant endormie sur le gazon , faillit perdre son honneur, car Priape s'approchait d'elle à pas de loups ; heureusement, l'âne de Silène se mit à braire Foy. Priape. — Le 16 juin , on célébrait la purification du temple, dont la poussièie étaitjetée dans le Tibre. Sous le règne d'Auguste , une nouvelle cérémonie prit place en l'honneur de la déesse : le 28 avril , on célébrait la fête de Vesta palatine dans le temple d'Apollon palatin.

viai.es (lares). Lares qui présidaient aux routes.

vibhaïdaka. Saint solitaire, fils de Kaciapa et père de Richyasringa.

vibhichana. Frère de, Ravana ; il embrassa le parti de Rama, lors de l'expédition de ce héros contre Ceylan , et, après la victoire , reçut de lui la souveraineté de l'île.

vibilia. Déesse latine, qu'invoquaient les voyageurs égarés.

vicapota. La victoire, chez les anciens Latins.

vices ( vitia ). Ils étaient déifiés en Grèce et à Rome.

viCHKOU. Deuxième dieu de la trinité hindoue et le conservateur de la création. Dans quelques cosmogonies, il apparaît avant Brahma lui-même, sous la figure d'un jeune enfant porté sur les eaux. Une tige de, lotus sortit tout à coup de son nombril, et Brahma naquit dans le calice de cette fleur. Les représentations figurées nous montrent alors Vichnou reposant sur une feuille de figuier ou sur le grand serpent Adicéchen , dont les nombreuses têtes se recourbent sur le dieu, en forme de dais. — Le rôle de Vichnou dans la cosmogonie indienne se compose d'une suite d'incarnations qui embrassent la totalité des temps. Nous allons exposer ces incarnations . en faisant remarquer qu'elles offrent de nombreuses divergences, trop complexes pour être mentionnées ici. Les quatre yougas , ou périodes qui embrassent la durée de l'univers, commencent parle Crita-Youga,

m vie

âge de justice, où tous les hommes étaient également bons et vertueux ; suivent ensuite le Trétayouga, le Douaparayouga , et le Kaiiyouga, l'âge actuel, dans lesquels le mal augmente proportionnellement au décaissement de la vie humaine. La durée des âges suit une semblable proportion. Les quatre yougas forment un âge divin, et se composent de i2 ,oûo années des dieux , ou 4 ,32o ,000 années des hommes. 1,000 âges divins ne font qu'un jour de Brahma, ou un Calpa, c'est-àdire 4,320,000,000 d'années humaines. Chacun de ces Calpas est terminé par un déluge, suivi d'une nouvelle création. — Des dix incarnations de Vichnou, la dernière n'a pas eu lieu; les quatre premières appartiennent au Satiayouga, les trois suivantes au Douaparayouga, la huitième et la neuvième au Trétayouga. — I. Les quatre premières incarnations, qui nous offrent Vichnou sous la forme d'un poisson , d'une tortue , d'un sanglier et d'un lion, rappellent sans doute, excepté la dernière, le souvenir de quelque grande révolution du globe par les eaux. On y remarquera avec intérêt l'ascendance de l'échelle animale. La première porte le nom de Matsiavataram , descente du poisson : nous l'a* vons rapportée en détail à l'article Satiavrata. La seconde, Kourmavatararn, incarnation en tortue, eut lieu à l'occasion suivante. Les dieux et les mauvais génies ayant résolu, chacun de leur côté, décomposer un breuvage qui donnât l'immortalité, une lutte violente s'éleva entre eux, et, le mont Mérou s'enfonçant dans l'abîme , la terre allait être bouleversée, lorsqu'apparut Vichnou, métamorphosé en tortue , dont le dos soutint l'univers. Cependant le serpent Adicéchen s'était enlacé autour du Mérou , et la montagne tournait sous la main des dieux et des démons, qui tenaient les uns la tète, les autres la queue du monstre , de la gorge duquelsortit alors un poison terrible. Vichnou l avala pour sauver l'univers. De là sa couleur bleue. Voy. Siva. Le mouvement de rotation du Mérou baratta la mer de lait, à la surface de laquelle apparut l'Amrita et diverses autres productions remarquables; la lune, l'éléphant blanc à trois trompes; Tescarboucle que Vichnou porte sur la poitrine , et où les choses humaines et divines viennent se réfléchir ; le cheval Outchaisrava ; la vache ailée, l'arbre Kalpavrikcham ; la belle Lakchmi. Le barattement terminé , Dhanouantari , médecin des dieux, présenta l'Amrita à Vichnou, qui la distribua aux dieux. Les mauvais génies, furieux, se répandirent sur la terre, et commencèrent à la désoler.— La troisième et la quatrième incarnation ont clé racontées aux mots Érounia et Éroumakcha. — II. Le second Youga présente le pouvoir de Vichnou sous une face nouvelle et inliniment plus noble. On y reconnaît le progrès intellectuel d'une époque moins primitive, et l'assimilation au dieu de person-

vie

nages ou de conceptions qui paraissent avoir eu, dans l'origine, une existence indépendante de son mythe. Vichnou y apparut sous les formes de Vamana , de Parasou-Rama , et de Rama. Voy. ces noms. Ces légeudes ont trait non plus à des révolutions géologiques, mais à des dépossessions de cultes. — NI. Les deux incarnations qui suivent sont celles qui représentent Vichnou en Krichna et en Bouddha. Les articles que nous avons consacrés à ces deux personnages renfer. ment tous les développements nécessaires Nous devons seulement faire remarquer ici que la huitième incarnation est en quelque sorte double , en ce que Krichna a pour frère aîné Bala-Rama, pieux héros, bienfaiteur de l'humanité, et grand agriculteur, lequel passe souvent pour une forme de Vichnou. — IV. La dixième incarnation de Vichnou terminera l'âge noir. Le dieu apparaîtra sous la forme du cheval blanc Kalki, pour traverser l univers, punir les méchants et tout régénérer. La terre tremblera, les astres s'obscurciront et tous les mondes seront brûlés par le venin de feu du serpent Adicéchen. — Voyez- Kafila , Mohatïimaïa , Sagara, etc. — Le culte de Vichnou est répandu aujourd'hui dans l'Inde entière. Le dieu est représenté dans les temples, à côté de sa femme Lakchmi. Sa ligure est bleue. Ses attributs sont le padma, le sceptre, le tchakra , ou disque enflammé, la flèche flamboyante , la massue, la triple tiare, l'escarboucle Kastrala. 11 habite le Vaikounta, et parcourt les airs sur l'oiseau Garoudha , ou sur un épervier.

viçouakarma. Le Vulcain du Panthéon hindou. Architecte et forgeron, il a sous ses ordres les Tchoubdaras, et leur fait exécuter les Souargas , le palais de Vichnou.

vi çoua mitra. Un des Mounis , prince de la dynastie solaire. Suivant le Râmâyana , c'est le quatrième des descendants de Brahma ; et, suivant le Bbâgavata, c'est le quinzième. Vkouamitra fut longtemps en guerre avec Vacichta , pour la possession de la vache qui procure tous les biens.

viçouavasou. Demi-dieu appartenant à la classe des Gandharvas.

viçoliçolara. Un des noms de Sha, qui signifie, le maître de tout.

victa. Déesse latine des vivres (victus

victoire (nicé, Victoria). Déesse allégorique. Suivant Hésiode, elle était fille de Pallas et du Styx , et sœur de Zélos, de Cratos et de Bia. Ceux-ci ayant embrassé le parti de Jupiter dans la Titanomachie , le maître de l'Olympe leur donna une place dans la demeure des dieux. — On l'adorait dans l'Acropole d'Athènes. — Sylla lui bâtit un temple à Rome, où elle avait aussi une statue au Capitole. Cette statue, enlevée plusieurs fois dans la lutte entre le christianisme et le paganisme, disparut définitivement en 38?. , par les ordres de Graticn. — L'art antique a

souvent représenté la Victoire à la suite d'autres divinités, et surtout avec Jupiter et Minerve, ou bien conduisant le char des triomphateurs. Son idéal est à peu près conforme à celui de Minerve ; ses attributs sont des aîles, un rameau de palmier et une couronne. On la voit aussi élevant des trophées ou gravant sur un bouclier les exploits des vainqueurs.

victrix. Victorieuse. Surnom de Vénus et de Minerve.

vidar4 Dieu Scandinave, qui préside au silence. Il est fils d'Odin, et doit tuer un jour le loup Fenris.

vidjaïa. Suivante de Dourga.

viduivs. Dieu latin qui présidait à la séparation de l'âme et du corps. Son autel était situé dans les environs de Rome.

vidya. Petite boule, préparée selon certaines recettes superstitieuses ; les Hindous lui attribuent la vertu de communiquer des pouvoirs surnaturels à celui qui la met dans sa bouche. Le vidya donne le pouvoir de s'élever au ciel, de faire paraître la personne que l'on désire voir, etc.

vidyadhara. Celui qui pointe un vidya.

Nom donné à certains êtres surnaturels , espèces de sylphes. Les vidyadharas sont de la même classe que les siddhas : ils habitent la cour d'Indra, et s'allient fréquemment avec les hommes.

vidyadhari. Femme d'un vidyadhara.

vieillesse (géras). La vieillesse avait un temple à Athènes. — Comp. Senectus.

VIERGE (PARTHÉÏYOS, VIRGO ). i. Sur-

nom de Minerve , de Junon , de la Fortune. — 2. L'une des douze constellations. Elle préside au mois d'août. C'est Érigone , ou Astrée , ou Thémis.

vilé. Voy. Vali.

viminus. Surnom de Jupiter adoré sur le Viminal, à Rome.

vinata. Femme de Kaciapa : elle accoucha d'un œuf, d'où sortit Garoudha.

vindima. Fille d'Évandre, amante d'Hercule et mère de Fabius.

violence. Voy. Bia.

virarhadra. Quatrième fils de Siva ; naquit de la sueur du corps de son père. Il avait huit tètes et deux mille bras, et réduisit en cendres Takin , ennemi de Siva.

viracotcha. Fils du Soleil et frère de Mancocapac. Il prédit à Yahuarhuocac, roi du Pérou, les malheurs qui accableraient un jour les Indiens, en lui apparaissant sous les traits d'un fantôme à longue barbe, revêtu d'une grande robe , et tenant en lesse un animal inconnu. Aussi lorsque les Indiens, longtemps après, virent les Espagnols avec de grandes barbes , les jambes couvertes, et montés sur des chevaux}, ils les prirent pour les enfants de Viracotcha.

viradha. Géant d'un aspect formidable; ayant un jour rencontré Râma , Lakchmana et le-ur sœur Sitâ, il s'empara de la jeune DICT. MYT.

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