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tes sortes de couleurs. Les piliers ou appuis d'une manière de balustrade qui régnait autour de celte place étaient tournés en coquille de limaçons , et revêtus par les deux faces de pierres noires , semblables au jais , appliquées avec soin , et jointes par ie moyen d'un bitume rouge et blanc ; ce qui donnait, beaucoup d'agrément à cet édifice. Aux deux côtés de la balustrade, à l'endroit où l'escalier finissait, deux statues de marbre soutenaient, .d'une manière qui exprimait forUbien leur travail, deux grands chandeliers (Tune façon extraordinaire. Plus avant, une pierre verte s'élevait de cinq pieds de haut, taillée en dos d'âne, où l'on étendait sur le dos le misérable qui devait servir de victime, afin de lui fendre l'estomac et d'en tirer le cœur. Au-dessus de cette pierre, en face de l'escalier, on trouvait une chapelle dont la structure était soiide et bien entendue , couverte d'un toit de bois rare et précieux , sous lequel ils avaient placé leur idoie, sur un autel fort élevé entouré de rideaux. Elle était de figure humaine , assise sur un trône soutenu par un globe d'azur qu'ils appelaient le ciel. Il sortait des deux côtés de ce globe, quatre bâtons, dont le bout était taille en tète de serpent, que les sacri-
pace, plusieurs troncs de grands arbres tailles ficateurs portaient sur leurs épauKs lors-
5 qu'ils produisaient leur idole en public. Elle avait sur la tète un casque de plumes de diverses couleurs, en figure d'oiseau , avec ie bec et la crête d'or bruni. Son visage était affreux et sévère, et encore plus enlaidi par deux raies bleues qu'elle avait, l'une sur ie front et l'autre sur le nez. Sa main droite s'appuyait sur une couleuvre ondoyante qui lui servait de bâton ; la gauche portait quatre flèches , qu'ils révéraient comme un présent du ciel, et un bouclier couvert de cinq piuraes blanches mises en croix. Une autre chapelle, à la gauche de la première et de la même fabrique et grandeur, enfermait l'idole appelée Tlaloch.qui ressemblait parfaitement à celle qu'on vient de décrire. Aussi tenaient-ils ces dieux pour frères, et si bons amis qu'ils partageaient entre eux le pouvoir souverain de la guerre, égaux en force et uniformes en volonté. C'est par cette raison qu'ils ne leur offraient à tous deux qu'une même victime, que les prières étaient en commun, et qu'ils les remerciaient également des bons succès; tenant, pour ainsi dire, leur dévotion en équilibre. »
vittolf. Déesse fatidique adorée chez les Celtes.
vitula. Déesse romaine ; elle présidait à la joie et aux festins. Sa fête, dite fitulatio , dans laquelle on lui offrait les prémices des biens de la terre, fut instituée en mémoire d'une victoire remportée sur les Étrusques.
vitumhds. Dieu que l'on invoquait comme donnant la vie aux enfants.
vodek. Voy. Odin.
VOIE LACTÉE. f^Ot). GALAXIE.
vola. Nom générique des Sibylles scandi-
galement, qui soutenaient des perches qui passaient d'un arbre à l'autre. Ils avaient enfilé par les tempes , à chacune de ces perches, quelques crânes des malheureux qui avaient été immolés, dont le nombre était toujours égal, parce que les ministres du temple avaient soin de remplacer ceux qui tombaient par l'injure du temps. Les quatre côtés de la place avaient chacun une porte qui se répondaient et étaier.t ouvertes sur les quatre principaux vents. Chaque porte avait sous son portail quatre statues de pierre, qui semblaient, par leur geste , montrer le chemin , commersi elles eussent voulu renvoyer ceux qui n'étaient pas bien disposés : elles tenaient le rang de dieux liminaires ou portiers , parce qu'on leur donnait quelques révérences en entrant. Les logements des sacrificateurs se trouvaient à la partie intérieure de la muraille de la place, avec quelques boutiques q.ui en occupaient tout le circuit, sans retrancher que fort peu de chose de sa capacité, si vaste que huit à dix mille personnes y dansaient commodément aux jours de leurs fêtes les plus solennelles. Au centre de cette place s'élevait une grande machine de pierre , qui , par un temps serein , se découvrait au-dessus des plus hautes tours de la ville. Elle allait toujours en diminuant, jusqu'à former une demi-pyramide, dont trois des côtés étaient en glacis et le quatrième soutenait un escalier; édifice somptueux, et qui avait toutes les proportions de la bonne architecture. Sa hauteur était de six-vingts degrés et sa construction si solide, qu'elle se terminait en une place de quarante pieds en carré , dont le plancher était couvert fort proprement de divers carreaux de jaspe de tou-
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naves. Une des parties de l'Ldda qui contient , en trois cents vers, la cosmogonie future, porte le nom de Voluspa , parole de la Fola.
vold. Dieu des moissons, adoré en Westphalie.
voldanus. Dieu celte. On croit qu'il présidait au feu.
voleova. Dieu fleuve adoré à Novogorod.
volosse. Dieu fleuve adoré à Riew. Il présidait aux serments.
voltumaa. Déesse étrusque, qui avait un temple sur les bords du Tibre , prés des villes d'Amérie, de Volsinie et de Paieries. C'est dans ce temple que se tenaient les assemblées des douze villes de la confédération.
VOLUMNILS et yollmma. Divinités latines, qui présidaient sans doute aux délibérations.
volupia. Déesse romaine , fille de l'Amour et de Psyché ( Apulée ). C'était la volupté personnifiée. Elle avait à Rome un autel, qui lui était commun avec la déesse Angérona.
voluptas. Divinité mentionnée par Cicéron, et sans doute la même que Volupia.
vollsius. Sabin: ami intime de Ta lins; il vint s'établir à Rome avec ce prince, et fut le fondateur de la famille Valéria.
volutina. Déesse latine, chargée du soin des enveloppes des grains de blé dans leurs epis.
vora. La dixième des douze déesses Scandinaves; elle préside aux actions des hommes.
voségus. Divinité des Gaulois: c'était le mont Voségus ou le sommet des Vosges divinisé.
vourchaito. Dieu des anciens Prussiens.
C'était une. sorte de lare, qui présidait aussi à la conservation des chevaux et des bœufs.
vricbaraeétou. Un des noms de Siva.
VRiCB.ALA. lvom donné à Tchandragoupta, par mépris, ce prince étant fils d'une Soudrà.
vrichaparola. Prince de la race des Danavas, père de Sarmichthà, femme de Yayàti.
vribaspati. Fils d'Angiras, et prêtre des dieux, auxquels il explique les vedas. Vrihaspati est le régent de la planète appelée par les Européens Jupiter : son influence est favorable, surtout pour les trois dernières castes. — Tchandra lui enleva sa femme et en eut Bouddha, auquel Vribaspati servit de précepteur.
vrikcha. Célèbre géant de la mythologie hindoue. Adorateur fervent de Siva , il obtint de lui une force extraordinaire, et la faculté de réduire en cendres tout ce qu'il toucherait. Aussi le nomme-t-on quelquefois Vasmaçoura, démon des cendres. 11 périt par sa propre imprudence. — a. Amoureux de Parvati , il voulut tuer Siva ; mais Vichnou, apparaissant tout à coup sous les traits de son amante , l'arrêta au passage, Une conversation s'engage en-r tre eux : Siva , dit la fausse Parvati , s'est fait aimer de moi, au moyen d'une danse miraculeuse qui lui communique une beauté ex-