ARI
pour elle et l'épousa. Les dieux assistèrent aux noces. Ariadne reçut de Vénus et des Heures, ou de Bacchus même, en cadeau nuptial, une couronne, ouvrage de Vulcain. De cet hymen naquirent iEnopion, Évanthe et Staphylus. Après la mort d'Ariadne, le dieu l'enterra à Argos. Sa couronne fut placée parmi lés astres; et on lui rendit même des honneurs divins. Des fêtes : les Ariadnées se célébraient à Naxos en son honneur. Les traditions locales sur Ariadne sont très-diverses, et surtout elles diffèrent beaucoup des récits des poètes. Voy. Thésée et Bacchus. — La fable de Bacchus et d'Ariadne a été souvent traitée par l'art antique, particulièrement sous forme de bas-reliefs.
ariane. Orthographe vicieuse. Voy.
Ariadne.
aricie (aricia). Nymphe italienne, épouse d'Hippolyte, après que Diane eut transporté celui-ci en Italie, et mère de Vlrbius. Elle a donné son nom à la ville d'Aricia dans le Latiura. Suivant une tradition différente, Aricie est une Pallantide, qui devint également l'épouse d'Hippolyte, après sa résurrection.
aricina. Surnom de Diane, qui était révérée à Aricia. D'après une tradition locale que rapporte Pausanias, Hippblyte, ressuscité par Esculape, passa en Italie, où il devint roi d'Aricia, et consacra un bois à Diane. La statue de la déesse passait pour être celle de la Diane scythique qu'Oreste avait rapportée de Tauride. Le prêtre, nommé rexnemorensis, ou le roi du bois, devait être un esclave fugitif, et il n'arrivait au sacerdoce qu'en tuant son prédécesseur. Dans le même sanctuaire on honorait aussi le héros Virbius, qui se confond souvent avec Hippolyte même.
aries. Voy. BÉLIER.
arimaspes. Nom d'un peuple de Scythie, dont la position n'est pas bien connue. Suivant des traditions fabuleuses répandues parmi les Grecs, les Arimaspes n'avaient qu'un œil, et faisaient une guerre continuelle aux Griffons.
arion. i. Nom du cheval que Neptune fit sortir de terre d'un coup de trident, lorsque Minerve et lui disputèrent à qui ferait aux hommes le plus utile présent. Mais, d'après une tradition différente , rapportée par Pausanias, Arion naquit de Cérès , qui, poursuivie par Neptune, s'était enfuie en Arcadie métamorphosée en cavale. D'autres traditions le font naître de Zéphire et d'une harpie ; d'autres de Neptune et d'une harpie ; d'autres enfin de Gé (la terre) et de Cœus.— Neptune le donna à Coprée ; celui-ci à Oncus , qui en fit présent à Hercule , lequel le donna enfin à Adraste. Sous ce dernier maître, Arion se signala en remportant le prix aux jeux Néméens, et en sauvant Adraste, 'le seul des sept chefs qui n'ait point péri au siège de Thèbes. On raconte aussi d'Arion, que ses pieds de droite étaient ceux d'un homme et qu'il avait le don delà parole. —2. Poète (Aœdc) et joueur de ci-