ARI
thare , natif de Méthymne , dans l'ile de Lesbos. Il inventa et nomma le dithyrambe. Après avoir longtemps vécu près de Périandre, roi de Corinthe, il passa en Italie et en Sicile, où il amassa de grandes richesses. Comme il faisait voile pour retourner à Corinthe, les matelots, ou, suivant Hygin , ses propres esclaves, formèrent le dessein de le jeter à la mer pour s'emparer de ses trésors. Arion demanda pour toute grâce, qu'il lui fut permis, avant de mourir, de chanter une dernière fois, promettant de se précipiter ensuite lui-même dans les flots; ce qui lui fut accordé. Alors, s'étant revêtu de ses plus beaux habits, une couronne sur la tête-et sa lyre à la main, il monta sur un banc de rameurs, chanta, puis s'élança dans la mer. Cependant des dauphins, attirés par l'harmonie, s'étaient approchés du navire. Un d'eux le prit sur son dos et le porta jusqu'au cap de Ténare, en Laconie, d'où Arion se rendit à Corinthe. Périandre ne put ajouter foi à son récit ; il attendit l'arrivée du vaissseau, manda l'équipage, et s'informa s'il avait des nouvelles d'Arion. On lui répondit qu'il était à Tarente en parfaite santé. Alors Arion parut et les confondit : Périandre les fit tous mettre en croix. Apollon plaça Arion au nombre des constellations, sinon lui-même, du moins sa lyre, ainsi que le dauphin. Un monument de bronze, qui le représentait assis sur le dauphin, fut élevé, en mémoire du prodige, sur le cap Ténare.
arippasa. Un des noms de Vénus Uranie chez les Scythes.
, arisras. Père de Léocritc. Grec tué par Enée au siège de Troie.
arisbé. i. Épouse de Priam et mère d'Msacus. Priara la céda par la suite à Hyrtacus. — 2. Fille deTeucer, et femme de Dardanus. Elle donna son nom à la ville d'Arisbé en Troade. Apollodore et Hellanicus la nomment Bâtie. — 3. Fille de Macar. La ville d'Arisbé, dans l'île de Lesbos, prit d'elle son nom.
aristée (arist^os). Fils d'Uranus et de Gaia (la terre), ou d'Apollon et de Cyrène. Il était révéré près du mont Pélion , comme fils de Chiron, et à Céos, comme fils de Carystus. II fut élevé par Chiron et instruit par les Muses dans l'art de la médecine et de la divination. La Grèce primitive l'honora comme une divinité bienfaisante. On le regardait comme le protecteur des troupeaux et de la culture , particulièrement de celle de la vigne et de l'olivier. Il enseigna aux hommes à élever les abeilles ; il détournait des champs les chaleurs brûlantes et les autres calamités. On retrouve le culte d'Aristée en Thessalie, dans la Béotieetl'Arcadie, à Céos et à Cyrène. Virgile le nomme magister Arcadius. Aristée se confondit plus tard, soit avec Jupiter, soit avec Apollon Agreus et Apollon Noraios, ce que prouve le passage suivant de Pindare : « Aristée fut porté après sa naissance par Mer- « cure chez Gé et chez les Heures, qui ic nour- « rirent de nectar et d'ambroisie , et le trans-
ARt
« formèrent en Jupiter, le dieu éternel , et en « Apollon, le Dieu pur, le protecteur des '« troupeaux , de la chasse , et du pâturage. » 'iomrae dieu de la culture de la vigne , il figurait dans la fable de Bacchus; c'est pourquoi on voyait sa statue dans le temple de ce dieu à Syracuse. Cette statue fut enlevée par Verrès. Aristée disparut de la terre sur le mont Hémus. Virgile le mêle à la fable d'Eurydice. Voy. ce nom.
aristo. La meilleure. Surnom de Diane à Athènes.
aristobule (aristoboulé). La meilleure conseiller e. Surnom de Diane, à laquelle Thémistocle consacra à Athènes un temple où se trouvait aussi sa propre statue.
aristodÈme. r. Fille de Priam. — 2. Sicyonienne. Suivant une tradition locale, un génie (daemon) ou bien Esculape , sous forme de dragon, la visita. Elle en eut un fils nommé Aratus. Son image avec celle du dragon était suspendue dans le temple d'Esculape à Sicyone.
ARISTODÈME ( ARISTODEMOS). I. Fils
d'Hercule et de Mégara. Voy. ce nom. — 2. Fils de l'arrière-petit-fils d'Hercule, Aristomaque, époux d'Argie et père de deux jumeaux , Eurysthènes et Proclès. Selon la tradition la plus accréditée chez les poètes, ce fut après la conquête du Péloponnèse que les deux fils d'Aristodème obtinrent par la voie du sort le sceptre de Lacédémone, dont ils auraient été les deux premiers rois Héraclides. Au contraire , les Lacédémoniens prétendaient qu'Aristodème lui-même avait déjà régné à Sparte; qu'il y avait établi la résidence des rois, et qu'il était mort peu après la naissance de ses enfants. Les poètes attribuent sa mort à la vengeance d'Apollon , dont il avait négligé de consulter l'oracle au sujet de son retour dans le Péloponnèse, préférant les conseils d'Hercule qui lui était apparu. Pausanias enfin rapporte que ce furent Médon et Strophius, fils de Pylade et d'Electre, qui le tuèrent.
ARISTOMAQUE ( ARISTOMACHÉ ). Fille
de Priam et femme de Critolaiis. Elle figurait dans les peintures de la Lesché de Delphes.
ARISTOMAQUE (ARISTOMACHOS). — I.
Fils de Talaiïs et de Lysimaque, frère d'Adraste et père d'Hippomédon — 2. Un des amants d'Hippodamie, tué par OEnomaus.— 3. Fils de Cléodée, arrière-petit-fils d'Hercule; et père de Téménus, de Cresphonte, et d'Aristodème. Il fit une tentative sur le Péloponnèse, sous le règne de Tisamène , fils d'Oreste. C'est la troisième invasion des Héraclides. L'expédition manqua par une fausse interprétation donnée à l'oracle. Aristomaque resta sur le champ de bataille.
aristoivos. Un des cinquante fils d'iEgyptus, époux de la danaïde Palaeno.
ARIUS (AREIOS, AREUS et AREOS). I.
Fils d'Ampyx. et père d'Agénor. — 2. Cen-