AUG
Eiis d'Émathion et de Pedasis. — 3. Fils d'Ainisodare. Il succomba devant Troie sous les coups d'Antiloquc.
ATVS, ATTYS, VTTIS OU A T T I \ . I. lïls de Nana , jeune et beau berger de Célènes, en Phrygie. La fable d'Atys appartient à ce qu'il y a de plus mystique dans le culte de Cybèle. — Il fut, dit Ovide, aime de Cybèle. La déesse lui conlia le soin de son culte, mais à condition de garder une éternelle virginité. Atys promit et viola son vœu en s'unissant à la fille du lleuve Sangarius. Alors Cybèle, pour l'en punir, lui envoya un tel accès de frénésie qu'il se mutila. Kevenu à Lui-même, il voulut se tuer, mais Cybèle le métamorpbosa en pin, arbre qui dès lors lui fut consacré. — Suivant Diodore, Cybèle était fille de Maïon, roi de Pbrygie. Celui-ci l'ayant exposée , des panthères vinrent l'allaiter ; des bergères la recueillirent, et devenue grande, elle aima Atys, appelé dans la suite Papas, et l'épousa en secret. Mais son père, quelque temps après, la reconnut, et apprenant son hymen, il fit tuer Atys par les bergères. Délirante de douleur, Cybèle se mit alors à parcourir les campagnes avec de grands cris et au son du tympanon. Cependant la peste et la stérilité visitent la Phrygie , sur quoi l'oracle ordonne d'ensevelir Atys et de rendre à Cybèle des honneurs divins. — Suivant Pausanias , Atys était lils du Phrygien Calaiis. Devenu grand, il passa en Lydie et y introduisit le culte de Cybèle ; ce qui le rendit cher à la déesse. Jupiter, irrité de cette prédilection, envoya en Lydie un sanglier, qui tua un grand nombre d'habitants et Atys parmi eux. — Le même fond avec des circonstances différentes, se retrouve dans les récits de Servius et d'Arnobe. On montrait le tombeau d'Atys à Pessinonte, au pied du mont Agdistis. Il.'était révéré dans les temples de Cybèle et associé à elle dans le culte. Ses fêtes, qui se célébraient a rentrée du printemps , duraient trois jours. Le premier était consacré au deuil; on pleurait la mort d'Atys; on abattait un pin, auquel on suspendait son image , et qui était ensuite déposé dans le temple de la déesse. Le second jour était solennisé par une bruyante musique; et le troisième, c'est-à-dire celui où le corps d'Atys était censé retrouvé, par de frénétiques et sanglantes orgies. — Atys était surnommé Berecynthius, du mont Bérécynthe en Phrygie. Les monuments antiques le représentent avec un chalumeau et une houlette. Son culte passa de Phrygie en Grèce, mais fort tard. Le dualisme des sexes ramené à l'unité primordiale, tel serait, suivant la conjecture de Bœttiger, le sens du mythe d'Athys.
AUGÉ OU AUGÉE ( AUGE, AUGEI A), i. Une
des Heures. — 2. Fille d'Aléus et de Néœra, de Tégéeen Arcadie. La fable d'Augé est rapportée diversement.— a. Suivant Hécatée, cité par Pausanias, Hercule la rendit mère deTélèphe. Informé de cela, le père d'Augé l'enferma dans un coffre avec son enfant, et les exposa sur la mer. Us furent jetés sur les côtes de la Mysie, où ils