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furent accueil lis par le roi Tcntliras, dont Auge devint 1 épouse. — b. Suivant d'autres , Aléus chargea Nauplius de jeter sa lille à la mer Au moment qu'on l'emmenait, elle mit au monde Télèphe. Un temple fut érigé a Illithye sur le lieu même (Pausanias). — c. D'après une troisième tradition , Augé devint mère sur le mont Parlhénion, à l'insu d'Aléus, et exposa l'enfant. Une biche le nourrit; des patres de Corythe le trouvèrent, et en mémoire de la biche le nommèrent Téléphos. Cependant Augé, redoutant la colère paternelle, se rendit en Mysie, auprès du roiTeuthras, qui, n'ayant pas d'enfants, l'adopta peur fille (Pausanias, Hygin;. — d. Enfin, suivant Apollodore, Augé était prétresse de Minerve. Devenue mère a 1 insu de tous, elle cacha le nouveauné dans le temple de la déesse. Alors la peste et la stérilité v inrent désoler le pays, sur quoi l'oracle annonça que le temple de M inerve était profané. Aléus, ayant découvert le dérèglement de sa fille , la remit à Nauplius , comme il a été dit ci-dessus, et exposa l'enfant sur le mont Parthénion ( P'oy. Telephe). On montrait le tombeau d'Augé à Pergame, au bord du Caicus, en Mysie. Elle figurait sur le grand tableau de Polygnote, dans la Leschéde Delphes.
AUGIAS ( ACGÉIAS, Al'GÉAS }. Roi des
Épéens, en Aulide, fils de Phorbas et d'Hyrminé ; suivant d'autres, fils d'Éleus, ou de Hélios (le Soleil} , ou de Neptune. Au lieu d'Hyrmine, on lui donne ailleurs pour mère Iphiboë, ailleurs Naupidame. Il est père de trois fils : Agasthène, Phyléc et Eurytus.et d'une fille , Agaraède ( ou Périmède ;. — On le compte parmi les Argonautes. Augias était extrêmement riche en troupeaux. Hercule l'alla trouver, et s'engagea à nettoyer seul et en un jour ses étables, sous la condition que le roi lui donnerait le dixième de ses troupeaux, ou, suivant Pausanias, une part de son royaume. Persuadé de l'impossibilité de l'entreprise, celui-ci consentit à tout. Hercule, ayant pris Phyiée, un des fils d'Augias, à témoin de leur convention, eut recours à un expédient, qui lui fut, dit-on, suggéré par Ménédème, fils de Bunéas. 11 détourna l'Alpbée et le Penée au moyen d'un canal, et les fit passer à travers les étables d'Augias. Alors celuici, sous prétexte que ce travail avait été imposé à Hercule par Eurysthée, voulut réduire le salaire ; il nia sa promesse. L'affaire fut portée devant des juges; mais Phylée témoigna en faveur d'Hercule contre sou père, qui le bannit ainsi que Hercule. Plus tard, afin de se faire justice, Hercule marcha contre Augias à la tète d'une armée d'Argiens et de ïïrynthiens, suivant Apollodore, ou, suivant Pausanias , d'Argiens , de Thébains et d'Arcadiens. Mais il se laissa surprendre dans les défilés de l'Élide par les partisans d'Augias, aidés des Molionides Ctéatus et Eurytus, qui lui tuèrent une grande partie de son armée. Augias était alors malade. Outre les Molionides, on compte
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encore parmi ses auxiliaires le héros Amaryncée, les Pyliens et les Piséens. Hercule surprit à son tour les Molionides près de Cléone et les tua ; puis, tombant sur Augias, il dévasta sa ville et ses campagnes, et le tua lui-même ainsi que ses fils. — Suivant Pausanias, Hercule, en considération des services de Phylée, lui remit les États de son père ainsi que les captifs, y compris Augias même, qui mourut de vieillesse. Augias n'était roi que d'un quart des Épéens. La tradition le place tantôt à Élis, tantôt à Pise.
AULA. Lisez AURA.
aulétes ou aulestes. Tyrrhénien , fils de Tibéris (le Tibre) et de la nymphe Manto, frère d'Ocnus, et fondateur de Pérouse. Ii lut tué par Messape (Virgile).
alliades. Nymphes, protectrices des bestiaux.
aulis. r. Surnom de Jupiter, de Diane et d'Apollon. — 2. Fille d'Ogygès et de Thébé, qui aurait donné son nom à la ville d' Aulis en Bœotie. Étienne de Byzanee la dit fille d'Evonymus, fils de Céphissus. Aulis était une des trois déesses qui présidaient aux serments. — foy. Alaecomenia.
auloiv. Arcadien, fils de Tlésimène. Un héroum lui était consacré à Sparte.
aulomades. Nymphes des vallons. Foy.
VAIAONIAi
aulomos (d'Auton, avXwv, vallon). Surnom d'Esculape a Cyparissies en Messénie, où il avait un temple.
Ati\Ès. Roi de Daunie.
aui\us. Guerrier de l'Apennin, allié d'Énée, et tué par Camille. Son père se nommait A un us comme lui.
aura. i. Fille de Lélas et dePéribée; suivante de Diane, agile comme le vent. Elle fut aimée de Baechus , et devint mère de deux enfants jumeaux. Saisie d'un transport frénétique, elle déchira l'un d eux, et se précipita ensuite dans une fontaine, où elle périt — 2. Un des chiens d'Acléon. — 3. Nom de la cavale de Phidolas de Corinthe. Aux jeux isthmiques, son conducteur étant tombé , elle parcourut seule l'arène, obtint la victoire, et se présenta d'elle-même devant les juges du concours.
aurigéna. Issu de l'or, c'est-à-dire de Jupiter, métamorphosé en pluie d'or. Surnom de Persée (Ovide).
aurïnia. Prophétesse germanique, révérée comme une divinité (Tacite).
aurophite. Épouse d'Ocitus et mère de Cycnus (Hygin).
aurore (eos, aurora), déesse, fille d'Hypérion et deTheia, ou d'Euryphaessa , ou bien encore de Pallas, et sœur d'Hélios (le soleil) et de Séléné (la lune). Pour répandre la lumière sur la terre et dans le ciel , elle quitte chaque matin la couche de Tithon, son bien-aimé , et s'élance du sein de l'Océan, emportée par deux coursiers rapides , Lampos et Phaéthon. Mais elle n'est pas seulement chargée de faire apparaître les premières
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lueurs du matin; elle accompagne, dans sa course diurne, son frère Helios, et ne se repose ainsi que le soir. De là vient que les poètes employaient indifféremment son nom pour désigner les diverses parties du jour, et quelquefois le Jour en général. Dans Hésiode, cette dernière divinité (Héméra) est bien distincte de J'Aurore, mais chez les tragiques et dans les poètes postérieurs leurs mythes sont continuellement confondus. En général, les traditions homériques relatives à l'Aurore ont été assez fidèlement suivies par les auteurs plus modernes et ies mythographes latins. — L'Aurore fut aimée de plusieurs amants mortels. Elle enleva Orion , dont la beauté l'avait séduite, ce qui irrita les Dieux contre elle, jusqu'à ce que Diane eût tué son favori à coups de flèches. Elle aima ensuite Clitus, qui partagea son trôn? d'or, dans le séjour des dieux immortels. A celui-ci succéda Tithon , car Vénus , dit Apollodore, rendait souvent l'Aurore amoureuse pour se venger de ce qu'elle avait accordé ses faveurs à Mars. Elle obtint l'Immortalité pour son nouvel amant, dont elle eut deux lils, Memnon et Emathion, et le métamorphosa en cigale, lorsque la vieillesse lui eut rendu la vie insupportable. Ce fut pour le premier des enfants que lui avait donnés Tithon qu'elle demanda des armes à Vulcain (Voy. Memnon); et à la mort de ce fils chéri lés larmes de l'Aurore, qui ne doivent jamais s'arrêter, formèrent la rosée du matin.
— Unie à Astrée, l'Aurore eut de lui Borée, Zéphyre, le Notus , Hcosphoros, ou l'étoile du matin, et les autres astres. Céphale, enlevé par la déesse , sur le sommet de l'I ly mette , et transporté en Syrie , eut d'elle Phaéthon ; il put ensuite retourner auprès de sa chère Procris. — La manière dont les poètes représentent l'Aurore varie un peu suivant l'âge des diverses traditions. Dans Homère, elle accomplit sa course, portée sur un char que traînent deux chevaux; plus tard on lui donne indifféremment le biga et le quadrige. Elle est couverte d'un voile et a des ailes : son attelage est rouge couleur de pourpre ou de safran ; les chevaux sont blancs ou d'un rouge vague. L'attribution de ces couleurs diverses au char et aux coursiers de l'Aurore doit sans doute son origine aux nuances dont l'horizon se colore , quand le jour commence à poindre; Jacobi repousse cependant cette explication toute naturelle; il prétend que le rouge ou safran est une couleur prise simplement parmi celles que s'attribuaient les héros et les dieux. « Les Dioscures, dit-il, ont aussi des chevaux blancs ou rouges, et d'autres déesses que l'Aurore ont, comme elle, des bras roses et des vêtements couleur safran. »
— L'Aurore était encore représentée portée sur le cheval Pégase, dont Jupiter lui avait fait présent, ou traversant les cieux avec lui et portant une torche. Voici les nombreux surnoms par lesquels le poètes se sont plu à