BALAPATR A , BAL A BH A DR A OU BALA
BAMA (myth. ind.). Le second Rama, ou Rama dans sa plus grande élévation.
bal ARAiM a ( myth. nid. ). Un des noms de Baladéva.
balder. Dieu Scandinave, le plus beau des Ases, fils d'Odin et de Frigga. Jeune, bon, sage, éloquent, il figure dans l'Edda avec un visage étinceiant d'où parient mille rayons. Sa volonté est souveraine , et il prononce ses décrets dans le Breidablik, lieu du gimle , ou ciel, qu'il s'était réservé. Sa puissance et l'affection que lui portaient les dieux et la nature entière ne purent préserver Balder d'une mort prématurée. Instruite par des présages sinistres, sa mère, Frigga, implora le secours des Ases, et fit prêter serment à tous les objets de la nature de ne pas concourir à la mort du jeune dieu. Les corps animés, les minéraux , le feu, l'eau jurèrent de respecter ses jours, et les dieux vérifièrent la sincérité du serment en essayant diverses attaques contre Balder, qui parut toujours invulnérable. Mais l'aveugle Hoder ayant saisi, à l'instigation de Loke, l'arbuste Mistilteir, que Frigga avait négligé de conjurer, en frappa l'Ase radieux, qui tomba mort à l'Instant. Tous les dieux déplorèrent en vain sa'pertc, et les Ases, ne pouvant le venger, parce qu'il avait péri dans un lieu sacré lui firent de splendides funérailles. Le corps de Balder, ainsi que celui de Nanna , son épouse, morte de chagrin, fut brûlé solennellement sur un bûcher préparé au milieu du navire Ringhorn. Après la cérémonie des obsèques , l'Ase Hermode , excité par Frigga, qui lui avait promisses faveurs, se rendit aux enfers pour en ramener Balder; mais Héla mit pour condition à son retour que tous les êtres de la création verseraient une larme sur lui, et la sorcière Thock s'y étant seule refusée, la noire déesse garda sa proie.
baleigoub ( myth. scand. ). Nom d'Odin.
baleine, f^oy. Constellations.
baléus. Compagnon d'Hercule. Il passe pour avoir donné son nom aux îles Baléares.
b ali (myth. ind-). Nom d un des roisde la nation des singes. Blessé à mort par Ràma, Bali laissa son royaume à son fils Angada et à son frère Sougri. Nom d'un des cinq grands sacrements de la religion indienne , qui consiste à offrir de la nourriture à tous les êtres animés.
balios. i. Surnom de Bacchus —2. BàXto; (tacheté).Un des chevaux d'Achille. L'autre ^e nommait Xanthos. Ils étaient enfants de Zéphyre et de la Harpie Podargé. Achille les tenait de Pelée, à qui Neptune en avait fait don.
BAN a. Roi indien de Sonitpoura, surnommé Asoura. Bàna voulut lutter contre Vichnou ; mais il fut vaincu , malgré la protection de Siva.
basba. Divinité irlandaise. Petite-fille de T)éal-Bhaoit ou Bath , et femme d'Éathoit ou Mac-Kéaelh, Banba et ses deux sœurs Fodhla et Eire sont regardées comme les trois grandes déesses thuathadaniques.
d amr e. Nom d'une divinité celtique, divi » nité qu'on lit dans une inscription trouvée à Malée.
«aptes ( bapt^e ). Prêtres de Cotytto.
bar. Deuxième incarnation de Hakem.
BARARA-KIED OU RADIEA-RIED. Fi ls dll
Dieu suprême Radien-Atcié , dans la mythologie lapplandaise. Il fut chargé par son père de la création de toutes les choses nécessaires au monde.
barathrox. Jeux solennels en Thesprotie , où le prix était au plus robuste.
barbata. Surnom de Vénus. Une effigie romaine représentait la déesse avec une barbe virile et un peigne de femme. On honorait de même à Cypre , au rapport de Macrobe, une Vénus barbue et aux traits masculins, quoique d'ailleurs revêtue d'habits de femme. — 2. Surnom de la Fortune. Servais Tullius lui dédia une chapelle sous ce nom.
barbatus. Surnom de Bacchus.
barca. Fils de Bélus roi deTyr, et frère de Pygmalion. Il passa, dit-on, de Tyr en Afrique avec ses deux sœurs , Anne et Didon, et devint le chef de la célèbre famille carthaginoise des Barca.
barcé. 1. Fille d'Antée, roi d'Irase en Libye. Elle fut proposée par son père pour prix de la course à ceux qui la recherchaient en mariage, — 2. Nourrice de Sichée, époux de Didon.
bardes. On donnait ce nom aux poètes, chez les Galls et les Kimris, dès la plus haute antiquité. Inférieurs aux Ovates, ils composaient le troisième et dernier degré du sacerdoce druidique en Gaule, et menaient la vie séculière. Leur ministère était tout d'instruction et de plaisir; c'étaient eux qui récitaient dans les assemblées du peuple les traditions nationales, au foyer du chef les traditions de la famille. Ils se donnaient la mission d'exciter les guerriers à combattre , célébraient leur gloire après le succès , et distribuaient à tous le blâme et l'éloge avec la liberté que leur donnait leur caractère inviolable. « Et vous , dit Lucain , ô poètes ! qui par vos éloges faites vivre longtemps la mémoire des héros morts au combat, bien des fois, ô bardes, vos chants se sont fait entendre là en toute sécurité. » Les poèmes des bardes étaient à la fois un chant et un récit,
quelque chose d'intermédiaire entre l'ode et l'épopée, inclinant vers l'une ou l'autre, suivant le sujet ou l'inspiration du chantre : et, en chantant, ils s'accompagnaient de ia rotte, qui avait beaucoup de ressemblance avec la lyre grecque. Le ministère des bardes était, du. reste, étroitement lié à celui des druides. César nous montre ceux-ci passant vingt ans, au fond des bois ou dans quelque caverne, à apprendre les chants poétiques qui contenaient la science du sacerdoce; la poésie inspirée était donc partie essentielle de leurs fonctions, comme la théologie de celles des bardes. Que les poètes fussent d'ailleurs inférieurs aux prêtres chez les populations galliques, malgré l'identité partielle de leur ministère, c'est ce qui résulte du témoignage des anciens , et d'autres preuves aussi formelles. Dans l'île d'Anglesea, auprès de Liaridan, on voit encore un monument ruiné, ancien palais des archi-druides et connu sous le nom de Trer-Drew (Maison du Druidej. Tout proche , de distance en distance, s'élevaient plusieurs habitations , dont les vestiges sont encore reconnaissables , et où vivaient, sous la loi suprême de l'archi-druide, les divers ordres de la hiérarchie. L'une de ces ruines s'appelle encore aujourd'hui Trer-Beird (Maison du Barde). — Les diverses révolutions qui bouleversèrent la Gaule et l'île de Bretagne, les invasions arvernes et belges, la conquête romaine , altérèrent peu à peu le caractère primitif des bardes, qui, moins heureux que les druides, n'échappèrent pas à l'avilissement qui pèse sur le vaincu. De poètes inspirés, libres et fiers , ils devinrent de simples domestiques attachés à la cour des grands, des louangeurs officiels du maître qui les employa à chanter ses victoires ou à dénigrer ses ennemis; le terme de parasite, qui leur fut appliqué par les étrangers, constata leur flétrissure (Posidonius). On voit Suern, roi des Arvernes, en entretenir plusieurs à gages. L'un d'eux, comblé de bienfatts , remercie le souverain avec une plate adulation , « O roi ! s'écrie-t-il , l'or germe sous les roues de ton char, et tu fais naître sur ton passage les félicités des mortels. » — Tous n'étaient pas tombés cependant à ce degré d'avilissement; la poésie primitive se conserva pure du contact romain sur les confins de l'Armorike, et les bardes bretons formèrent, lors de l'établissement du christianisme , une sorte de corporation tenant à la fois à la hiérachie religieuse et aux chefs de la tribu. L'émigration de Kimris qui eut lieu au sixième siècle amena aux bardes de l'Armorike un grand nombre de leurs frères fugitifs; ils popularisèrent sur le continent les traditions bretonnes d'où sortirent, après des transfigurations multiples, les poèmes d'Arthur, de Merlin, et tant d'autres vieux récits qui fournirent de brillantes inspirations aux poètes anglo-normands. Les lais de Marie de France ne sont qu'une refonte des chants de l'Armorike. — Au pays des Galles, la natio-
nalité des Kimris s'était trop fortement trempée pour céder devant la conquête normande, que repoussaient à la fois et la langue et les mœurs. Les bardes y restèrent jusqu'au moyen-âge ce qu'ils furent dans l'origine, poêles, musiciens, généalogistes, historiens. Ils jouissaient d'une considération et d'un respect qui se rattachaient a leur ancienne affinité avec les ministres du culte religieux ; leur simple par-oie faisait foi dans les transactions de la vie privée. Les lois de Howel- Dha nous ont transmis de curieux détails sur l'organisation du bardisme au dixième siècle, chez les Galls. — Dès l'antiquité la plus haute, sous le nom (ÏEisteddfods , de grandes assemblées où les bardes se disputaient le prix du chant furent établies , et se perpétuèrent à travers le moyen-âge. L'une se tenait à Caerwys; une autre à Aberfraw, dans l'île d'Anglesea; une troisième, à Ma- Ihraval. A ces concours étaient seuls admis les plus distingués d'entre les bardes, soit poètes, soit musiciens, qu'on soumettait à des examens préalables; le prix était une harpe d'argent à neuf cordes. Ces réunions ne perdirent leur caractère officiel qu'au temps d'Elisabeth. — L'Irlande, qui jusqu'au douzième siècle , a ignoré l'usage de la prose, vit, comme on le pense bien, fleurir les bardes, qui recevaient leur éducation poétique et musicale dans des collèges institués à cet effet. Ils se divisaient en trois classes : i° les ollamhain redan ou jîlidhe, poètes théologiques et guerriers ; au jour de bataille , c'étaient les ftlidhe qui marchaient à la tète de l'armée, la harpe à la main, vêtus de robes blanches, longues et flottantes, et entourés d'orjidigh ou musiciens : 20 les breitheumuia, qui versifiaient les lois et les promulgaient, assis en plein air sur une éminenee; o° les seanachaidhe, généalogistes et chroniqueurs. Une quatrième classe comprenait tous les bardes inférieurs, qui n'étaient que joueurs d'instruments. — Enfin les Highlands de l'Ecosse ont eu aussi leurs bardes, qui se prétendaient doués du don de deutéroscopie ou taishataragh ; taishatar était l'épithète du devin-prophète qui possédait ce privilège.
bargasos. Fils d'Hercule et de Bargé. Il fonda la ville de Bargasa , en Carie , d'où il fut ensuite expulsé par Lamus , fils d'Hercule et d'umphale.
bargé. Mère de Bargasus , qu'elle eut d Hereule.
bargylos. Ami de Bellérophon. 11 mourut d'un coup de pied qu'il reçut de Pégase. La ville dcBargyle, en Carie, fut fondée en mémoire de lui par Bellérophon.
barhalamaïcapal. Le dieu créateur chez les indigènes des îles Philippines.
bakléal'S. divinité des Norieiens."
b aro vit. Nom du dieu delà paix chez les anciens Teutons , selon M. Parisot.
bartolam. Guerrier qui conduisit une colonie eu Irlande, 800 ans après le déluge.