‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 67 sur 420 · BAT · texte numérisé non relu

BAT

BASALOS OUPASSALOS- Voy. CERCO^tS.

baswvov. Roi des Sicambres, divinise par eux et adoré comme dieu de la guerre.

bascylos. Fils de Tantale, roi de Phryfie, et d'Anthémoïsia; frère de Pélops, de Protée et de Niobé.

BASILÉA (basileia). Fille aînée d'Uranus et de Tita?a et sœur des Titans; nommée aussi la grande mère. Elle épousa Hypérion, dont elle eut Hélios (le soleil) et Séténé (, la Lune). La tradition qui la concerne est rapportée par Diodore ( m , 57 ). C'est une variante du mythe de Cybèle. f'oy. ce nom.

B ASILÉE ( BASILE US ). U □ cl es chefs d es Dolions. Il fut tué par l'Argonaute Télamon.

BASILEIA, BASILISet BASILISSA Reine.

Surnom de Vénus à Tarente. On célébrait en son honneur une fète appelée Basilinda.

Basile s. Prêtres de Saturne.

B ASILEUS. Roi. Surnom de plusieurs divinités, principalement de Jupiter, de Neptune (à Trézènc • et d'Apollon.

bassarjE ou bassarides, (au sing. Bassara , Bassaris). Bacchantes Thraces , ainsi appelées, selon toute apparence, de la Rassura ou Bassaris, vêtement long et bigarré que portaient les Ménades de Thrace. Peutêtre ce vêtement des femmes thraees était- il formé de peaux de renards; car Bassara , Bassaris signifient aussi en langue thrace ou seythe renard. On nomme aussi Bassarae les nourrices de Bacchus.

BASSAREUS OU BASSAROS. SumOIU de

Bacchus, tiré du long vêtement appelé Rassura. P'Olf. BASSAR-'E.

bassarides. Le même que Bassara?.

BATARA-GOl'ROU Nom javanais de Siva.

BATÉA OU BATI A. BATEIA).i. Naïade

dont le Spartiate OEbalus eut trois fils et une fille : Pindare, Hippocoon, Icarion et Aréné. — 2. Fille de Tencer ( ou fille de Tros ) ; sœur de Néso ; épouse de Dardanus et mère d'ilus etd'Érichtonius. Elle donna son nom à la ville de Baléa en Troade. Suivant Lycophron . elle serait sœur de Seamandre , et par conséquent de Thucer, dont la fille, épouse de Dardanus, serait Arisbé. Au lieu de Ruteiu on écrit aussi Batieia.

bath. Le dieu ou chef suprême, dans la théogonie irlandaise, qui le regarde tantôt comme une divinité , tantôt comme un miraculeux émigrant oriental, auquel l'Irlande doit sa colonisation. Une troisième tradition lui donne deux compagnons lors de son expédition dans l'île d'Erin. Tous ces récits sont trop confus pour qu'on en puisse rien tirer. On voit seulement qu'après avoir échappé à un déluge, il mourut à Sliabh Sheatha, dans la partie occidentale de l'Irlande, laissant deux enfants, Dhna et Fénius Far sa.

bathycl.eos. Guerrier achéen , fils de Chalcon, tué par Glaucus , au siège de Troie. bathyllos, Fils de Phorcus et de Céto.

batoy. Conducteur du char d'Amphiaraus,

Bat

Comme ceïui-ci, il était de la race des Mélampodides. La terre l'engloutit avec Amphiaraùs, au siège de Thèbes. A Argos un sanctuaire lui était consacré , et à Delphes on voyait sa statue à côté de celle d'Amphiaraiis. Cette statue , ouvrage d'Hypatodore et d'Aristogiton, était une offrande des Argiens. Quelquesuns nomment le conducteur du char d'Amphiaraiis , Élattonos , au lieu de Bâton. On lit dans Etienne de Byzance, contradictoirement à là tradition commuue , qu'après la disparition d'Amphiaraiis-, Bâton passa en Illyrie. C'est une méprise , provenant de ce qu'on a confondu l'écuyer d'Amphiaraiis avec un autre Bâton mentionné dans Strabon.

battus. Le Bègue, i. Berger de Pylos au service de Piélée. Il vit Mercure dérober les troupeaux d'Apollon, et, moyennant le don de la plus belle des vaches volées, il s'engagea par serment à ne pas trahir le voleur. Cependant le dieu, ne se fiant pas à la discrétion de Battus , revint sous la forme d'un paysans et pour le tenter, il lui offrit un bœuf et une vache , s'il voulait loi dire ce qu'était devenu le troupeau dérobé. Battus céda à l'attrait de la récompense, et dit tout ce qu'il savait. Alors Mercure le changea en un rocher, qui fut appelé le guet de Battus ; ou bien en pierre de touche. (Ovide et Antoninus.) Dans l'hymne homérique à Hermès,c'est un vieillard d'Oncheste qui révèle à Apollon lui-même par qui ses bestiaux ont été dérobés et où ils ont été conduits. — 2. Minyen de l'iic deThéra, fondateur de Cyrène en Libye. Il était fils de l'olymneste(de Grinus , suivant Justin ) et de Phronime. Son véritable nom était Aristoté- Iès. Un vice d'élocution (bégaiement ou enrouement) qu'il avait de naissance, le fit surnommer Battos. Il alla consulter l'oracle de Delphes sur ce qu'il avait à faire pour se guérir de cette infirmité. L'oracle lui ordonna au nom du dieu d'aller fonder une colonie en Libye. Battus interrogea de nouveau : même réponse. Cependant, comme il n'en tint compte, des calamités de toutes sortes fondirent sur lui et sur les habitants de Théra. Ceux-ci envoyèrent à leur tour consulter le dieu , qui leur commanda d'aller fonder Cyrène en Libye. Une colonie partit donc de Théra sous la conduite de Battus, et s'établit dans une île voisine de la Libye, où elle fonda Platée. Le dieu ne fut point encore satisfait; et d'après ses ordres, ils durent au bout de deux ans se transporter sur le continent Libyen , où ils s'établirent en un lieu appelé Aziris. Après avoir passé là six ans, ils émigrèrent de nouveau et s'avancèrent enfin jusqu'à la source de Cyré, source consacrée à Apollon près d'Irasa. Battus y fonda Cyrène où il établit le culte d'Apollon Garnéien, que les iEgides avaient apporté de Thèbes à Sparte, puis à Théra. Pour la circulation des processions dans les fêtes carnéennes il construisit une voie large et pavée qui allait du temple à la place publique. Il mourut après un règne prospère de

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quarante ans, et laissa le sceptre à son fils Arcésilaùs. Un Héroum lui était consacré à Cyrène, sur la place publique. Une statue, ouvrage d'Amphion, lui avait été consacrée à Delphes par les Cyrénécns. Il était représenté sur un char conduit par Cyrène ; à côté de lui était Libya (la Libye personnifiée), qui le couronnait. On raconte qu'à son arrivée en Libye , à la vue d'un lion qui s'avançait vers lui, Battus poussa un cri d'épouvante, et que dès lors sa langue se trouva déliée. Ainsi s'accomplit la promesse implicite de l'oracle. Tel devint même l'éclat de sa voix, ajoute la tradition, qu'en l'entendant les lions, épouvantés, s'enfuirent dans le désert.

baubo ( ou babo). Autochthone d'Eleusis. Dans ses courses vagabondes , à la recherche de sa fille , Cérès vint à Eleusis ; là une vieille femme nommée Baubo lui donna l'hospitalité, et lui présenta un breuvage, que, dans son abattement, la déesse refusa. Piquée de ce refus , Baubo fit un geste malhonnête. Ce mouvement égaya la déesse , et elle prit le breuvage. Clément d'Alexandrie, qui rapporte cette fable, cite en même temps un fragment des orphiques où il est dit qu'un enfant du nom d'Iacchus répéta à son tour le geste malhonnête de la vieille femme. Arnobe, qui raconte la même aventure, ne dit rien de cet lacchus compagnon de Baubo. Au reste , le fragment des orphiques cité par Clément d'Alexandrie paraît être extrêmement corrompu. Cette tradition se rattache au culte mystique de Cérés. Selon Hésychius, Baubo est la nourrice de cette déesse.

baucis. roi/. Philémon.

baulus. Surnom d'Hercule à Baules, près de Bayes, où il avait un temple (Silius Italicus ).

bdella. Fille d'Hercule.

beanjVA. Fils de Niasa et frère de Konnor, dans la mythologie irlandaise. Il donna^son nom au comté de Béantnj ou Bantry.

bebon. Surnom de Typhon en Egypte.

bebrycé. Danaidc , épouse d'Hippolyte ou de Chthonius (?). Apollodore la nomme Brycé. Elle passe pour avoir donne son nom au pays des Bébryces en Bithynie.

bébryx. Héros qui a donné son nom à la nation des Bébryces, suivant une tradition incertaine.

becubo. La même que Baubo.

beel-Zebub. Littéral. , dieu-mouche ou dieu-chasse-mouche. Nom d'une des principales divinités des Syriens , adorée chez les Accaronites, où les Hébreux allèrent quelquefois la consulter sur l'avenir. Compar. achor, apomyos , et myagrus. Du reste, l'orthographe véritable de ce nom , et par suite sa signification , est contestée parmi les érudits.

bégavex. Radjah indien, fils de Niçouraden et père de Sindoudiva.

bégoe , nymphe de Toscane, qui donna aux hommes Yars fulguritorum, c'est-à-dire pro*

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bablement les rites au moyen desquels on purifiait les lieux frappés de la foudre. Cet ars fulguritorum était conservé à Rome avec les livres sibyllins dans le temple d'Apollon. Les Grecs ont transformé ce nom en celui de Bacehétis.

BÉ HÉ MOT H. Le taureau primordial, principe des choses, suivant les Talmudistes. H consomme chaque jour l'herbe de mille montagnes , qui pour L'alimenter se couvrent chaque nuit d'une végétation nouvelle. A la fin «lu monde, Béhémoth sera mangé par les lidéles.

uni ram. Un des vingt-huit Izeds , dans la religion des Perses. Selon le Zend-Avesta, il préside au feu. Behram est de tous les Izeds le plus puissant et le plus actif ; il a été placé par Ormuzd a la tète de tous les êtres.

bel. Foxj. Baal et BÉLUS.

bel a. Nom de Hélios(le Soleil), chez les Laconiens (Hésychius).

bélatès. Lapythe de Pella , qui tua le centaure Amycus, aux noces de Pirithous.

bélathex. -Nom de Baal , chez les Chaldéens.

BELATUCADRUS B AL AT U RC A D L S OU

beler^tucades. Divinité des anciens Bretons; le même, suivant Selden , que le Bélënus des Gaulois et des Noriques.

belbog oubeloibog, Le dieu suprême des anciens Varègues , littéralement le dieu blanc, auquel est opposé un dieu noir, Czernobog , principe du mal.

bel ex t s et bélixls. Dieu de rillxrie , de la Norique, et vraisemblablement de certaines localités de la Gaule ainsi que de l'île de Bretagne. On le prend en général pour le soleil, et on l'assimile à Apollon. Le nom de Bélénus figure comme surnom d'Apollon sur les inscriptions d'Aquilée, sous cette forme : Jppollini Bele.no. Bélénus est probablement la même divinité que l'Abollio des Gaulois. Ce nom rappelle aussi le Béla des Laconiens, l'Abéliosdes Créto-Pampliy liens , et le Bel ou Baal des nations sémitiques de l'Asie occidentale. Voy ces divers noms.

belessicharès. Celui qui se complaît en ses flèches. Surnom d'Apollon.

bélial. Célèbre idole des Sydoniens.

bélides (plur. de bélis). Nom patronymique. Les Danaïdes , descendantes de Bélus.

bélides. Fils ou descendant de Bélus. Tels sont Lyncée et Palamèdes, au pluriel, Bélides ( Bélidîe ) désigne la suite des rois d'Argos descendant de Danaiiset par conséquent de Belus.

bélier ( CRioS , Jri.es. L'n des douze signes du zodiaque, f'oy. Constellations.

bélis. i. Surnom d'Apollon. Voy. Béli- NOS. — 2. Le même que Ganymède ou Catamitus. Il avait, dit-on, prédit à Laomédon que Troie périrait quand un quartier de roche se détacherait spontanément du mont Meotide.

bél isam A ou bÉlisa\a. Divinité gauloise analogue a Minerve et que Ton a ideutifiée

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