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avec elle, Selden cite une médaille de Minerva Bélisama. Les Gaulois révéraient Belisama comme la déesse inventrice des arts. On lui sacrifiait des victimes humaines. Suhant une opinion accréditée , Bélisama serait une divinité d'origine syrio-phénicienne, et l'analogue de Baalsamen ou Beélsemen. Dans cette hypothèse, Bélisama signifierait Reine du ciel-
BELLÉROPHOX OU BELLEROPHONT ES.
i. Héros corinthien , fils de Glaucus et d'Eurymède, et petit-fils de Sisyphe. Son nom \eritablc était Hipponous ou, selon d'autres, Léophontès ; mais ayant tué un Corinthien illustre, appelé Belleros, il reçut le nom de Beilerophon ( meurtrier de Belléros ) , sous lequel il est communément désigné. Suivant Pindare et Hygin, Bellérophon était fils de Neptune et d'Eurynomé. On trouve aussi dans Eustathc que lui-même se nommait Belléros. Enfin, suivant certaines traditions , il aurait tué, non Belléros, mais Déliadès , son propre frère, ou Pirène, ou Alcimènes . Apollodore). Quoi qu'il en soit, pour expier le meurtre, ii se retira à Tyrinthe (ou à Argos) auprès de Prœtus. Ici nous suivons le récit d'Homère. Antée (ou Sthénébée) , femme de Prœtus, dont il avait rejeté l'amour, Je calomnia par vengeance auprès de son époux, et demanda sa mort. Prœtus ne voulut pas porter lui-même la main sur son hote; mais il l'envoya à son beau-père lobâtes, roi de Lycie , avec des tablettes fermées contenant l'ordre de tuer le porteur. Jobatès fit à Bellérophon un accueil hospitalier, et l'hébergea pendant neuf jours ; puis, le dixième jour, ayant ouvert les tablettes, il envoya le héros combattre la Chimère, dans la pensée que ce combat lui serait fatal. Bellérophon vainquit le monstre, et le tua ; à son retour, deux nouveaux combats lui furent imposés, l'un contre les Solymes, l'autre contre les Amazones. Il sortit victorieux de l'un et de l'autre. Comme il revenait, il fut attaqué à l'iraproviste par une troupe de Lyciens, choisis parmi les plus braves , que Iobatès avait mis en embuscade pour le faire périr; mais il les tua tous. Alors Iobatès, reconnaissant en lui un héros de la race des dieux, partagea la royauté avec lui, et lui donna en mariage sa fille Philonoé (suivant d'autres, Anticlea ou Cassandre). Bellérophon eut d'elle deux'Jils, Isandre et Hippolochus, et une fille, Laodamie. Quant aux aventures postérieures de Bellérophon, Homère se borne à les indiquer par ce peu de mots : « Mais ensuite , devenu odieux à tous les immortels, il erra dans les champs alésiens, le cœur consumé de chagrins, seul, fuyant les sentiers des hommes» (Iliade, \T, 151-202). Voici maintenant les traditions postérieures à Homère : Quand Bellérophon eut reçu l'ordre d'aller combattre la Chimère, les dieux lui envoyèrent Pégase, le coursier ailé. Le héros attacha une masse de plomb à la pointe de sa lance, et, monté sur Pégase, il poussa dans la gueule enflammée du monstre ce plomb, qui se liquéfiant, tua la Chimère. [ Tzetzès, Lyco-
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phron, 17). Suivant Pausanias, ce fut Minerve (Athénée Chalinitis), protectrice de Bellérophon, qui dompta Pégase, lui mit un frein, et le donna au héros. Suivant un autre récit, Bellérophon , ayant besoin de Pégase pour combattre la Chimère, tenta de s'en emparer. Après de longs et inutiles efforts, il demanda conseil au devin Polydos de Corinthe. Celui ci lui ordonna de dormir dans le temple de Minerve. Il le fit ; alors la déesse lui apparut en songe, et lui dit : « Tu dors, ô roi, descendant d'^Eolus. Allons! prends le frein qui dompte les coursiers, et sacrifie un taureau au poil brillant à ton père JNeptune, le dompteur de coursiers. » A son réveil, le héros trouva en effet le frein à côté de lui, et se rendit en toute hâte près du devin, qui lui ordonna de sacrifier à Neptune et d'élever un autel à Minerve Hippia. Cela fait, il rencontra Pégase, buvant à la source de Pirène sur l'Acro-Corinthe, et il lui mit le frein. S'élevant ensuite dans les airs, il accomplit l'ordre de Iobatôs (Pindare etStrabon). Dans la suite, à l'aide de Pégase, Bellérophon voulut s'élever jusqu'au séjour de Jupiter. Irrité de cette présomption, le dieu envoya un taon, dont les piqûres irritèrent Pégase au point qu'il démonta son cavalier. Belléropho 1 tomba en Lycie (ou Cilieie ) perclus de sa chùteou, suivant d'autres, frappé d'aveuglement. Plutarque rapporte une tradition entièrement différente de celles qui précédent. Après l'accomplissement de tous les travaux qui lui furent imposés par Iobatès, ne trouvant près de celui-ci qu'ingratitude, Bellérophon s'avança dans la mer, et supplia Neptune de frapper le pays de stérilité. En conséquence, lorsqu'il se retira, la vague soulevée le suivit, et submergea la contrée. Les hommes essayèrent vainement de le fléchir; mais à l'approche des femmes Bellérophon recula, et avec lui la mer. Bellérophon avait sous les murs de Corinthe une enceinte consacrée. Son combat contre la Chimère était représenté sur le trône d'Esculape à Épidaure, sur celui d'Apollon à Amyclée, et à l'entrée du temple de Delphes. Ce même combat, ainsi que d'autres circonstances importantes de la fable de Bellérophon . se trouve aussi retracé sur des médailles , des gemmes et des vases antiques, roy. PÉGASE.
belléros.i. Le même qu'Hipponoiïs ou Bellérophon (Eustathe ). — 2. Prince Corinthien , tué accidentellement par Hipponoiis, qui prit de là le nom de Bellérophon.
belli nus. Divinité des Arvernes, la môme que Bélénus.
bellox aires ( Bellonarii ). Prêtres de Bellone. Foy ce nom.
bellox ari a. Fêtes en l'honneur de Bellone.
BELLONE (BELLONA , ENYO), déesse de
la guerre, sœur, épouse, ou fille de Mars, dont, elle conduit le char, accompagnée d:Éris (la Discorde), Phobos (l'Effroi) et Phyge * (la Fuite); quelquefois elle est seule auprès
oier. myt.