‹ Dictionnaire mythologique universel;Chapitre 76 sur 420 · BRI · texte numérisé non relu

BRI

Brangas le lit ensevelir sur la place même ou il avait été tué, et donna son nom à la ville d'Olynthe, qu'il fonda en Sithonie (Macédoine).

brauron. Héros qui a donné son nom a l'un des dêmes de l'Attique.

bra UROîviA . Surnom sous lequel Diane était révérée à Athènes et à Sparte. 11 est tire du bourg de Brauron dans l'Attique, où abordèrent Iphigénie et Oreste, apportant la statue de la Diane taurique. A Sparte, c'était devant l'autel d'Artémis Brauronia que l'on fustigeait les enfants, afin que le sang jaillît sur l'autel, dernière commémoration des sacrifices humains anciennement offerts à la déesse, — On célébrait en son honneur à Brauron une fête quinquennale, où l'immolation simulée d'une victime humaine rappelait également la coutume des sacrifices humains.

brentos. Fils d'Hercule. Il passe pour avoir donné son nom à la ville de Brentésion (Br indus ium) , ou Brindes sur la côte de la mer Adriatique.

brétanimos. Père de Celtiné , laquelle eut d'Hercule Celtus. Voy. Celtiné.

brettia. Nymphe qui donna son nom à l'Abrettène ( Mysie ).

brettos. Fils d'Hercule et de Balétia. il a donné son nom à la ville de Brettus en Tyrrhénie.

brevis, parva. Brève ou petite. Surnom de la Fortune; suivant Plutarque, une chapelle, dont on rapportait la fondation à Servlus Tullius, lui l'ut érigée à Rome sous ce nom.

bri acas. Fils du roi arcadien ^ginète, et frère de Polymestor.

briarée (briaréos). i. Géant à cent mains, le même qu'Égéon n° 3. — 2. Cyclope. Le même qu'Egéon n° &. Voy. ce nom.

bri mo. La courroucée ou la terrible.

1. Surnom d'Hécate ou de Proserpine. (Apollonius et Tzetzès.) — 2. Surnom de Cérès. (Arnobe.) — 3. Surnom de Cybèle ^Théodoret). — Le scoliaste d'Apollonius donne à ce mot un tout autre sens que celui qui est indiqué ci-dessus. Suivant lui , il viendrait de êp6|XOÇ , le pétillement du feu, et aurait trait à la torche que portait Hécate.

bringhi, Apsara qui préside aux jeux et aux plaisirs. 11 occupe le centre du chœur dans les danses auxquelles Vichnou prend part.

brisa. Nymphe qui passe pour l'une des nourrices de Bacchus.

BRISEE. Les nymphes de Brisa.

bris^eos. Surnom de Bacchus, tiré du promontoire de Brisa dans l'île de Lesbos, ou du nom de la nymphe Brisa, l'une de ses nourrices.

briséis. Nom patronymique par lequel Hippodamie, fille de Brisés, est habituellement désignée. Après la prise de Lyrnesse, elle échut à Achille dans le partage du butin,

brises. Fils d'Ardys et roi des Lélèges de Pédase , ou prêtre de Lyrnesse. Il fut père d'Hippodamie, appelée d'après lui Briséis.

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brissomos. Un des fils de Priara.

rrito. Fils de la Terre. Il donna son nom aux Bretons. Voy. Bretannus.

britomartis. Surnom de Diane en Crète.

Ce nom est communément dérivé de Bpixoj bonne, bienfaisante , et de {j,àpttç (fxapvà) vierge. Britomartis paraît avoir été, dans l'origine, une déesse de la nature révérée par les chasseurs et les pécheurs de la Crète, divinité indigène, distincte de Diane, bien que, dans son essence, elle eût avec elle une étroite affinité. Mais, lorsque le culte de La Diane dorienne se fut introduit en Crète, les deux divinités, en raison de cette affinité d'essence, entrèrent dans un rapport intime. Britomartis se transforma en une nymphe compagne de Diane et aimée d'elle. ( Callimaque et Pausaniasj Suivant le scoliaste d'Aristophane , sauvée par la déesse dans un danger, elle lui érigea un temple; ou bien, suivant le scoliaste de Callimaque, Diane emprunta de son amie le nom de Britomartis, et fut révérée en Crète sous ce nom. Puis toutes les deux finirent par se confondre en un même être; Britomartis devint fille de Latone (Euripide, Aristophane, etc.). — Les mythes relatifs à Britomartis considérée comme nymphe, forment deux groupes distincts : — a. Britomartis était fille de Jupiter et de ta fille d'Eubulos , Carmé ; c'était une nymphe de Gortyne. Elle se plaisait aux courses vagabondes et à la chasse , et devint extrêmement chère à Dnine. Poursuivie depuis neuf mois par Minos, qui l'aimait , elle tomba , en fuyant, dans une rivière . et se prit dans des filets de pêcheur; ou, suivant un autre réeit , elle se précipita du haut d'une montagne dans la mer, où elle se trouva de même prise dans des filets : Diane la délivra ; puis elle l'éleva à la dignité de déesse. La nouvelle divinité fut révérée non-seulement en Crète, mais aussi à Égine, où elle se nommait Aphaea. En Crète Ovi l'appelait Dictymna ou Dictynna (de ôiy.tuov, filet). — 6. Elle était fille de Jupiter et de la fille de Phénix, Carmé. Elle aimait la solitude, et avait fait vœu d'éternelle virginité. De la Phénicie elle se rendit à Argos, auprès des filles d'Érasinus, Byzé, Mélité, Maera et Anchiroë. De là elle passa jusqu à Cephallénie, dont les habitants lui rendirent des honneurs divins sous le nom de Laphria. Elle se transporta ensuite en Crète, où Minos la poursuivit ; mais elle se réfugia chez des pécheurs, qui la cachèrent sous leurs filets. Elle prit de là le nom de Dictynna, et fut révérée comme une divinité. Un marinier (Andromèdes) la conduisit de Crète à Égine. Là, menacée de violence, elle s'enfuit de la barque dans un bois sacré de l'île où son temple se voyait d ns la suite, et, étant entrée dans le sanctuaire de Diane, elle disparut. Les Éginètes la nommèrent Aphsea, et lui consacrèrent un temple (Antoninus Libéralis).

Britomartis était donc primitivement h grande et spéciale divinité d'une tribu adon-

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