‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 2 sur 560 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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mes convaincu, ont fait les études nécessaires poulies acquérir et pour exercer leur charge avec distinction. Mais au milieu des doctrines nombreuses du droit des gens, des règles du droit public, des préceptes des publicistes, des usages divers des nations, des coutumes du commerce, etc., dont il leur a fallu charger leur mémoire, peut-être ontils quelquefois trouvé celle-ci en défaut, et se sontils vus dans la nécessité d'avoir recours aux écrits des publicistes, des jurisconsultes ou des historiens. Hôtes passagers du pays où leur emploi les appelle à résider pendant un temps plus ou moins prolongé , peuvent-ils toujours s'entourer des ouvrages en grand nombre qu'ils auraient le désir de consulter, en pareil cas, pour y retrouver une règle, un fait, une définition? Or, c'est uniquement pour venir en aide à la paresse momentanée de la mémoire, à l'absence d'ouvrages propres aux recherches, que nous avons essayé de réunir, en les classant sous une forme lexique, les doctrines, les préceptes , les usages, les définitions, etc., qui sont disséminés dans les volumes multipliés dont pourrait se composer la bibliothèque d'un agent politique à l'étranger.

C'est en consultant les auteurs, nos maîtres et nos guides par leur supériorité et leur science, que nous avons fait le dictionnaire du diplomate et du consul. Rendant un hommage mérité à ces hommes d'élite, nous n'avons pas hésité à adopter et à reproduire leurs propres paroles, toutes les fois qu'il était évident pour nous que nous ne pouvions mieux exprimer la pensée, ou définir avec plus de précision le principe , la règle ou l'usage , qui faisait

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Pobjet de l'article que son ordre alphabétique et sa nature appelaient à prendre place dans notre dictionnaire. Dans la crainte d'élargir inutilement le cadre de notre travail, nous avons négligé d'y faire entrer quelques mots dont la définition et l'application sont trop généralement connues, et qu'il eût été puéril d'y faire figurer; si, toutefois, nous en avons introduit un grand nombre qui appartiennent à cette catégorie, c'est par ce que leur absence eut pù paraître extraordinaire.

Dans le but de répondre aux nécessités diverses de fonctions et de position, nous n'avons pas cru devoir borner nos emprunts au droit des gens et aux seuls usages diplomatiques ou consulaires ; nous les avons également étendus à la jurisprudence civile et commerciale , à l'administration, aux coutumes locales, aux usages commerciaux, aux usages de la marine militaire et de la marine commerciale, à ceux de la cour, de l'armée, du génie militaire, des tribunaux, des chancelleries, de la bourse, de la banque, des chambres législatives; à la diplomatique, la science des vieilles chartes qu'il est souvent nécessaire de consulter, au blason, aux temps féodaux, enfin, à l'histoire qui a, dans certaines circonstances, adopté des dénominations particulières pour désigner une grande époque ou un fait remarquable.

Au titre Bibliothèque diplomatique, nous avons indiqué les auteurs que nous avons consultés et dont nous avons adopté et reproduit les doctrines, après avoir comparé les opinions : ce sont notamment

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WOLFF, SCHMALTZ, VATTBL, M ART EN S, MaBLY, BlJR-

lahaqui, Gérard de Raynbval, Assoni, Kluber, Azuni, Dbyaux, le savant Pardessus, Bynkershoek, Mac Culloc , Adam Smith , J. B. Sa y , Sismondi, de Steck , Miltitz, José Ribeiro dos Santos, etc., etc., etc.; et bien que nous n'ayons pas, à chaque article, indiqué la source à laquelle nous avons puisé; tout en conservant les définitions textuelles des auteurs , il nous a paru nécessaire, en maintes circonstances, de le faire, afin de donner plus de poids aux développements dans lesquels nous sommes entré.

Nous n'ajouterons plus qu'un mot à ces explications justificatives.

Trente ans de notre vie se sont écoulées dans l'exercice de fonctions diplomatiques et consulaires : pendant cette longue carrière, nous avons fréquemment entendu plusieurs de nos collègues regretter l'absence d'un ouvrage de la nature de celui que nous publions : nous serons heureux si la forme que nous avons adoptée et le choix que nous avons fait des titres ou articles, peuvent rendre notre dictionnaire un livre utile aux hommes qui sont appelés à remplir des fonctions politiques à l'étranger.

DU

A* Comme lettre numérale, A surmonté d'un accent, valait un (chez les Grecs), et mille, lorsque l'accent était placé au dessous.

Aam ou ahxn. Mesure pour les liquides usitée à Amsterdam, Anvers, Hambourg, etc. Elle équivaut à environ 40 galions anglais. — Voir Gallon.

Abacoi Chapeau royal , ou ornement de tête des rois de la Grande-Bretagne.

Abaissé. En termes de blason, se dit de toute pièce placée plus bas que sa situation ordinaire dans l'écu. Les chevaliers des ordres de Malte, du Temple, etc., abaissent le chef propre de leurs armoiries sous celui de leur religion ou ordres. — Voir Pointe de VÊcu.

Abaissement de droits. — Voir DrawbacL

Abandon. — Voir Délaissement.

Abandonnement. Contrat par lequel le débiteur se dessaisit de la propriété de tout ce qu'il possède en faveur de ses créanciers ; ce contrat n'opère sa libération que jusqu'à concurrence du montant des valeurs par lui abandonnées : à moins de convention contraire, les créanciers peuvent, plus tard, exercer le surplus de leurs droits sur les nouvelles propriétés acquises par le débiteur. Le mot Abandonnement est peu usité maintenant : le terme légal actuel est cession des biens.

Abatélement. C'est une sentence des consuls français, dans les Échelles du Levant, en vertu de laquelle le commerce est interdit à tout négociant de la nation qui dés-

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avoue ses marchés ou se refuse de payer ses dettes : l'individu contre lequel la sentence consulaire a été prononcée n'a plus la faculté d'intenter aucune action pour le payement des sommes qui lui sont dues , jusqu'à ce qu'il ait satisfait au jugement du consul, en exécutant ce qui y est contenu.

Abba cornes. Comte laïque qui jouissait en commende d'une abbaye. Les abbayes furent rendues aux ecclésiastiques sous la troisième race des rois de France.

Abdication. Acte par lequel un souverain renonce à l'exercice du pouvoir suprême. Si le prince qui abdique gouvernait en vertu de l'élection, il résout le pacte qui existait entre lui et la nation : celle-ci rentre dans le droit de lui donner un successeur. Si le trône est héréditaire, la loi, soit coutumière, soit écrite, a pourvu d'avance au cas de vacance : le successeur désigné est saisi , de plein droit , de la couronne. — Voir Renonciations. — Roi. — Souverain. — État.

Ab intestat (héritages ou successions). Successions naturelles et ne résultant pas d'un testament. — Voir Aubaine. — Détraction. — Intestat.

Ablégat. Envoyé de second ordre de la cour de Rome. — Voir Légat.

Abolition. — Voir Aubaine. — Détraction. — Gabelle d'émigration. — Traite des noirs.

Abonnement ou abouagicène. C'était le rachat de la servitude des vassaux par le payement annuel de la taille, ou taxe.

Abonnement. — Voir Souscription.

Abordage. En terme de marine commerçante, on nomme Abordage le choc d'un navire contre un autre navire. Cet événement pouvant donner lieu quelquefois à des demandes en dommages-intérêts , on est convenu de distinguer trois espèces d'Abordage : celui par force majeure, c'est-à-dire si les deux bâtiments, soit en pleine mer, soit à l'ancre, ont été portés l'un contre l'autre par

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