‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 20 sur 560 · ALARMISTES ~ ALCORAN · texte numérisé non relu

ALARMISTES ~ ALCORAN

Alarmistes. On a particulièrement donné ce nom, pendant la Révolution française, aux gens qui accueillaient avec facilité et répandaient avec empressement les plus fâcheuses nouvelles.

AIbi ou Guelfes. La faction des Albi et des Neri , ou des Guelfes et des Gibelins, divisa l'Italie au 14e siècle, et eut son foyer à Florence. Les Albi étaient attachés au pape ; les Neri suivaient le parti des empereurs.

Albigeois. Hérétiques nommés aussi Vaudois, qui niaient la divinité de Jésus-Christ, l'existence de l'Enfer ~ et du Paradis , et le droit d'excommunication que s'arrogeait l'Église. Leur siège principal était dans la ville d'Albi. Us furent condamnés aux Conciles de Lombès (H 78), de Latran ( 11 79 et 1213), et de Toulouse (4328); une croisade préchée contre eux mit tout à feu et à sang dans le midi de la France.

Albinagii Jus. — Voir Aubaine.

Album pratoris. C'était la table sur laquelle les préteurs écrivaient leurs édits en caractères blancs. VAlbus était le rôle ou catalogue sur lequel étaient inscrits les noms de ceux qui devaient la taille, ou le taillage, c'està-dire la taxe ou l'impôt.

Alcade. Officier de justice en Espagne. — Voir Corregidor.

Alcaliniètre. Instrument à l'aide duquel on constate le degré marchand des alcalis du commerce, et, par conséquent, leur valeur vénale.

Pour mesurer la force réelle des liquides spiritueux, on emploie un instrument nommé alcoolomètre. L'alcoolomètre centésimal, imaginé en 1824, par M. Gay-Lussac, est divisé en cent parties égales dont chacune représente un centième d'alcool anhydre, c'est-à-dire totalement privé d'eau.

Alcantara. — Voir Ordres. — Titres.

Alcoran. — Voir Coran.

ALDERMAN — ALIEN DÈNIZÉ

Aldennan. Magistrat anglais qui remplit des fonctions municipales. Chaque corporation a ses aldermen, chargés de sa police intérieure : ils ont le privilège d'élire les maires. Le mot Alderman vient de l'allemand Aller Mann, vieil homme. — Voir Maire. — Lord.

Aléatoire. Un contrat, une convention est aléatoire quand son objet dépend d'un événement incertain : une semblable convention n'est autorisée que lorsqu'il s'agit de rentes viagères.

Alger ou Algérie. L'ancienne régence barbaresque d'Alger est devenue, depuis 1830, une colonie française. La capitulation signée par le dey d'Alger le 5 juillet 4 830, se trouve dans le nouveau Recueil de traités de Martens, U VIII, p. 562.

Alguaxil. Agent inférieur de police en Espagne.

Alhambra. Vieille forteresse des rois maures à Grenade.

Alias. Expression en usage dans les chartes, diplômes anciens, etc., indiquant que le nom désigné s'écrivait autrement autrefois : Senneterre, alias Saint- Nactaire, — Chatenay, alias Chastenay, etc., etc.

Alibi. (Ailleurs.) Démontrer son Alibi; invoquer l'Alibi; moyen de défense par lequel le prévenu cherche à prouver, ou justifie qu'il n'était pas sur le lieu où le crime dont on l'accuse a été commis.

Alien, ou Étranger non domicilié dans le royaumeuni de la Grande-Bretagne et d'Irlande.

Alien dénizé, ou étranger domicilié. Les lois anglaises , en matière d'aubaine et de détraction , sont peu libérales : en ce qui touche les propriétés foncières, les étrangers sont encore aujourd'hui moins favorisés dans les îles britanniques qu'ils ne le sont généralement dans les autres pays, et l'abolition du droit d'aubaine, quand elle est stipulée dans un traité signé par le cabinet anglais, ne saurait réellement s'entendre , en ce qui concerne la Grande-Bretagne, que pour les biens meubles. Les lois

ALIEN DÉNIZÉ

n'interdisent pas absolument à ÏAUen proprement dit, d'acquérir des immeubles ; mais ces immeubles sont toujours, après sa mort, revendiqués par la couronne, qui conserve sur eux ses droits éventuels : ÏAUen n'ayant plus, dès lors, la faculté de faire passer à ses héritiers étrangers sa fortune immobilière, trouve, de cette sorte, dans la loi, l'interdiction d'acquérir, qui n'y est point formellement écrite. Selon la maxime anglaise , l'allégeance (ce lien qui unit le sujet au souverain en échange de la protection qu'il en reçoit) n'étant que temporaire de la port de ÏAUen t ses propriétés doivent, en principe, avoir le même caractère. — Voir Propriété.

De trop longues explications seraient nécessaires pour établir ici les diverses situations dans lesquelles l'étranger (tant ÏAUen simple, que ÏAUen dénizé,) peut se trouver, relativement à sa fortune immobilière. C'est aux recueils des lois anglaises (statuts at large) que nous devons renvoyer pour les détails d'application, principalement en ce qui concerne les francs-fiefs, les fiefs simples, les fiefs mouvants, les chatteL-interest ou baux de terre, le purchase ou acquisition de terre, le common recovery, ïuse, usus ou lidéi-commis, les douaires, les dotations, etc. Nous nous bornerons à dire ici que le Dénizé, ou étranger domicilié en vertu de lettres patentes du souverain, ne peut hériter de biens fonds (à fortiori, un étranger fixé hors du pays]; mais il peut acheter des immeubles et les transmettre à ses descendants naturels et légitimes, nés depuis qu'il a reçu la dénization (à l'exclusion des enfants qui existaient avant cette époque); car tout enfant né sur le territoire de la Grande-Bretagne est considéré comme sujet britannique.

Quant aux biens meubles (effets, argent, actions, etc.) que ÏAUen possède dans le royaume-uni, ils peuvent être transportés hors du royaume et passer même aux héritiers étrangers de Y Mien; et si ce dernier meurt intestai, sur le sol étranger , les biens meubles qu'il possédait dans la Grande-Bretagne sont partagés entre ses héritiers selon

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