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ALLÉGEANCE — ALLIANCE

Allégeance. Serment de fidélité et de soumission que les Anglais prêtent à leur roi en sa qualité de seigneur temporel. Un second serment, dit de suprématie, est prêté au roi en sa qualité de chef de l'Église gallicane. — Voir Alien.

Allèges ou Bordings. Barques, pontées ou non pontées , destinées à alléger un navire, soit à l'entrée d'un port, soit dans une rivière, en portant à terre une partie des marchandises dont il était chargé. Les Allèges servent également à porter les marchandises à bord des navires en charge que leur grandeur empêche de se ranger au quai.

Alliance, Allié. Le droit de conclure des Alliances est un des principaux attributs de la souveraineté.

Les Alliances sont défensives ou offensives. Les premières sont purement conservatrices : elles ne portent préjudice à aucune nation, et sont, pour ce motif, nommées innocentes; les alliances offensives ont seules le caractère hostile. (Voir Auxiliaires.) Toutefois certaines Alliances de cette nature sont, comme, par exemple le Pacte de Famille (voir ce mot), des Alliances défensives conservatrices. Elles sont, d'ailleurs, ou perpétuelles ou limitées. Elles établissent un contrat synaliagmatique, une obligation rigoureuse, réciproque : la mort de l'un des souverains contractants ne change rien, en droii, aux engagements qui en sont le résultat. — Voir Traités publics.

Les traités d'Alliance défensive doivent prévoir la nécessité dans laquelle se trouvera l'un des alliés de faire ou d'accepter la guerre contre une puissance qui ne sera l'ennemie que de l'autre ; c'est cette prévision qui forme le cas d'Alliance ou casus fœderis ; c'est pour cette circonstance que les alliés stipulent la nature des secours qu'ils devront se prêter et la quotité de troupes auxiliaires que l'un des alliés devra recevoir de l'autre ou de ses divers co-aUiés. Mais la question du casus feederis a souvent

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