‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 288 sur 560 · LARGUE · texte numérisé non relu

LARGUE

propre. En d'autres circonstances, les traités ont été conclus en Langues tierces : celui de Vienne, en 1738, a été écrit en latin et en français; ceux de Breslau,en 1742, de Dresde, en 1745, de Hubertsbourg, en 1763, et de Teschen, en 1779, bien que conclus entre des états allemands, ont été rédigés en français. Enfin, quelques cabinets continuent, dans leurs relations extérieures, à faire usage, sauf quelques exceptions rares, de la Langue de leur pays, notamment les cabinets britannique , espagnol et américain.

Quoi qu'il en soit, et malgré les exemples contraires, la Langue française est, par son universalité, devenue la Langue de la diplomatie. Non-seulement la correspondance de quelques états avec leurs agents politiques à l'étranger , aussi bien qu'avec "les ministres publics accrédités auprès d'eux , se fait en Langue française , toutes les fois qu'il s'agit de traiter des affaires politiques d'un intérêt général; mais un grand nombre de conventions diplomatiques , signées depuis le commencement du siècle, ont été rédigées uniquement en français : quelquefois on a eu le soin d'insérer dans ces conventions que l'emploi de la Langue française ne devait pas tirer à conséquence pour l'avenir ; en d'autres circonstances on s'est abstenu de faire cette mention.

Le traité signé à Lunéville, en 1801, entre l'empereur d'Allemagne et la France, a été rédigé en français; la Langue française a été employée uniquement pour la plupart des traités de 1814, pour l'acte final du congrès de Vienne, pour les traités signés à Paris en i 815, et à Aix-la-Chapelle , en 1813, pour ceux qui ont été conclus, en 1839, afin de régler la séparation définitive de la Belgique et de la Hollande, etc.; enfin, c'est encore de la Langue française que les souverains font habituellement usage pour les lettres autographes qu'ils écrivent à d'autres souverains. — Voir Écrits diplomatiques et Correspondance des souverains.

Largue ou Haute-mer en langage maritime.

Page 1