‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 335 sur 560 · MEMORANDUM — MER · texte numérisé non relu

MEMORANDUM — MER

Ces actes sont généralement rédigés à la troisième personne, soit isolément, soit collectivement, selon qu'ils sont dressés au nom d une ou de plusieurs puissances. — Voir DèclarcUion. — Manifestes. — Notes. — Ultimatum. — Vote. — Exposé des motifs.

Mémorandum. Cette expression, usitée dans la diplomatie anglaise pour désigner un mémoire confidentiel, est passée dans le langage des affaires politiques. — Voir Mémoire.

Menin. C'était le titre de cour que portaient les gentilshommes attachés particulièrement à la personne du Dauphin de France. Cette qualification était en usage aux cours d'Espagne et de Portugal, d'où elle a été introduite en France.

Mensale dividere. Couper la serviette ou la nappe. Cérémonie ancienne de la dégradation d'un chevalier qui s'était déshonoré : le héraut d'armes allait couper au chevalier reconnu traître et félon a sa touaille ( ou toile ) * devant lui et lui virer le pain au contraire. »

Mensonge. S'il est permis en politique. — Voir Vérité.

Mer (Mers libres et mers fermées.) — Voir Territoire maritime. — Droit du premier venu. — Navigation. — Mare clausum.

Les publicistes ont envisagé diversement les questions relatives aux droits des nations sur la Mer. Les grandes questions sur la Mer libre (Mare liberum, Mare apertum) et sur la Mer fermée (Mare clausum) , sont du domaine exclusif du droit public. Les traités et conventions entre les diverses nations ne se sont point occupés de fixer ces grands principes. Plusieurs disputes ont eu lieu , entre les états de l'Europe , à l'égard des Mers qui avoisinent leurs possessions hors d'Europe. Le Portugal et l'Espagne ont prétendu autrefois à un droit exclusif sur la pleine Merf ou entière, ou en partie (voir Gùnther, tome il). Dans les temps modernes encore , l'Espagne a cru être

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