MOYENS DE NUIRE
inhumainement, ne peut-il pas être un jour l'origine d'affreuses représailles de la part de l'ennemi, «irrité d'un acte inutile et odieux ? Le pillage d'une ville prise d'assaut
n'est-ii pas, de nos jours, repoussé par les lois de la civilisation et de l'humanité? Les habitants d'une ville assiégée doivent-ils porter la peine de la résistance du commandant de la garnison? Un chef de corps devrait-il être autorisé, à notre époque, a faire encore usage de ce terrible moyen de guerre, toujours accompagné de massacres, de viol, de licences de toute nature? Ouant à Vincendte d'un village, des faubourgs avancés d'une ville, ce déplorable moyen peut être justifié par la nécessité : le commandant d'un corps qui veut arrêter la marche de l'ennemi, lot'licier qui dirige l'attaque d'une place de guerre, ou celui qui la défend, peuvent, en cllct, se trouver dans la nécessité d'avoir recours à l'incendie ; taais c'est aux limites de la nécessité que doit s'arrêter l'exercice de ce terrible moyen.
Parmi les actes licites de la guerre, il faut nommer les ruses, les stratagèmes, les surprises, qui sont inhérentes au noble métier des armes; il faut encore indiquer [espionnage, parce qu'il importe au chef d'une armée de connaître la position et les forces de son ennemi; si l'on punit l'espion qui se laisse surprendre, c'est plutôt pour punir un crime réel, et cette qualification ne serait pas aussi odieuse qu elle l'est devenue à juste titre pour d'autres motifs, si elle désignait uniquement l'individu qui /au risque de sa vie, pénètre au milieu dos cantonnements de l'ennemi, dans le but de rendre au chef (/armée du pays auquel il appartient lui-même, h; serrire réclamé de son courage et de sou dévouement. Si l'on peut parler avec ménagement d'un homme devenu victime de son dévouement, malgré qu'il soit entaché de /(/ qualification d'espion, on ne saurait éprouver qu'un sentiment 'le dégoût pour celui qui n'a ohèi qu'à la rapidité, ou qui, traître à son pags, se met a la solde de l'ennemi, et w pénètre dans le camp opposé, où Hotte le pavillon du