MUID — MUNITIONS
prince dont il est né le sujet, que pour en surprendre les secret» au profit de l'armée envahissante.
Apres avoir indiqué les moyens de nuire à l'ennemi que la nécessité rend Ucites pendant la guerre, et ceux de ce nombre dont on devrait exclure ou restreindre V usage, nous devons encore signaler ceux dont l'emploi serait flétri d'une réprobation universelle : empoisonner les puits, les fontaines, les provisions de bouche; a rmer la main d'un assassin contre la personne du souverain ennemi, envoyer à son armée des hommes attaqués de maladies pestilentielles dans le but d'y propager la contagion; maltraiter ou abandonner les malades et les blessés de l'ennemi; tuer ou maltraiter les prisonniers; mettre à mort l'ennemi qui dépose les armes ; pénétrer dans les châteaux et maisons isolées pour y porter le pillage, le meurtre, le viol, l'incendie; profaner les églises , dépouiller les tombeaux ; mettre à prix la tête du souverain ennemi ou de ses généraux; employer des projectiles que plusieurs traités publics ont déjà bannis des arsenaux de la guerre et de la marine, tels que les boulets à chaîne, les armes envenimées, les morceaux de verre et les clous pour charger les canons, etc. — Voir Défense du pays. — Habitants du pays envahi. — Transfuges et déserteurs. — Propriétés de l'ennemi.
Muid. Ancienne mesure française pour les matières sèches : il valait douze setiers, et le setier douze boisseaux. Le setier équivaut à 156 litres. Le Muid était également une mesure pour le vin.
Municipalité, Municipaux ou officiers municipaux.
— Voir Maire.
Munitions (de guerre). La poudre, les projectiles de toute nature, les armes portatives, etc.; (de bouche), les vivres et les fourrages ; le munitionnaire est ou l'agent supérieur de l'administration des subsistances, ou le fournisseur qui s'est engagé à livrer ces subsistances. — Voir Contrebande de guerre.