‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 374 sur 560 · AUTRICHE · texte numérisé non relu

AUTRICHE

Ordre de la Toison d'or, institué de 4 0 janvier 4 4 30, par Philippe, duc de Bourgogne, le jour de son mariage avec Isabelle, princesse de Portugal. Saint-André en est le patron. Les statuts sont datés de Lille le 27 nov. 4 434. Charles-le-Téméraire ayant été tué dans la bataille de Nancy le 2 janvier 4 477, la grande-maîtrise de l'ordre passa , suivant les statuts , par sa fille unique , épouse de l'archiduc d'Autriche, depuis empereur Maximilien Ier, à la maison d'Autriche avec les Pays-Bas. Après l'abdication de Charles V( 4556), la ligne espagnole de la maison d'Autriche resta en possession de l'Ordre ; cette^ ligne

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sétant éteinte dans Charles II, le 4ernov. 4 700, Charles III (depuis l'empereur Charles VI) et Philippe V firent valoir leurs prétentions sur l'Ordre. Charles , en quittant l'Espagne, emporta les archives de l'Ordre et s'en déclara seul souverain légitime comme possesseur des Pays- Bas, et en fit célébrer le renouvellement à Vienne en 4 74 3. Philippe V, roi d'Espagne, s'attribua aussi la dignité de grand-maître et protesta en 4 724 contre la déclaration de Charles. Après la mort de Charles, Marie-Thérèse conféra la dignité de grand-maître à son époux François Ier, contre quoi Philippe protesta encore en 4 744. Cette question resta toujours indécise. Les souverains des deux états nomment des chevaliers de la Toison d'or avec presque la même décoration.

Ordre de Marie- Thérèse , institué le 18 juin 4 757, par l'impératrice Marie-Thérèse. Les statuts du 4 2 décembre 4 758 ont été étendus par l'empereur François Ier, le 4 8 décembre 4 84 0. L'empereur d'Autriche en est grandmaître. Cet ordre ne se confère que pour de véritables services militaires, et ni la haute naissance, ni les années de service, ni le rang n'y entrent pour rien. Le nombre des membres de l'Ordre est indéterminé. Ils sont divisés en trois classes : les grands-croix, les commandeurs et les chevaliers. Tout chevalier qui n'est pas noble, est à sa requête inscrit dans les livres de noblesse en qualité de chevalier des états héréditaires d'Autriche, et, s'il le désire, on lui expédie, contre la taxe d'expédition, à lui ou à ses descendants, un diplôme de chevalier.

Ordre de Saint-Étienne , institué le 5 mai 4 764, par l'impératrice Marie-Thérèse, pour servir de récompense au talent et au mérite civil, le jour du couronnement de Joseph II comme roi des Romains , et en même temps en mémoire de SainUÉtienne , premier roi apostolique et fondateur du royaume de Hongrie. Les statuts sont du 6 mai 4 764. La grande-maîtrise est attachée à la couronne de Hongrie; le nombre des grands-croix était

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autrefois fixé à 20, celai des commandeurs à 30 et celui des chevaliers à 50, non compris les ecclésiastiques: aujourd'hui il est plus grand et illimité. Il faut être de haute et ancienne noblesse pour obtenir les deux premières classes , et de noblesse inférieure pour la troisième. Les membres de la dernière classe sont élevés , s'ils le désirent, francs de taxe , au rang de comtes ou de barons. Tout Autrichien devient conseiller privé en recevant la grande-croix ou celle de commandeur.

Ordre de Léopold, 8 janvier 1808. L'Ordre de Saint- Étienne n'étant destiné qu'à des nobles, l'empereur François Ier fonda cet Ordre en mémoire de l'empereur Léopold II, son père. Les statuts de l'Ordre sont du i 4 juillet 1808. Il a pour but de reconnaître et de recompenser les services rendus à l'état et à la maison impériale. Il est destiné au militaire et au civil sans disstinction de rang. Le nombre des membres , soit grandscroix, commandeurs ou chevaliers, est illimité. A leur requête , les commandeurs reçoivent sans payer de taxe le titre de baron, et les chevaliers la noblesse héréditaire.

Ordre de la Couronne de fer, institué le i 2 février 184 6, par François Ier, empereur d'Autriche, en mémoire de la réunion des provinces d'Italie à l'empire d'Autriche. Les statuts sont du 1er janvier 4816. La grande-maîtrise est attachée à l'empire autrichien. L'Ordre a des chevaliers de première, seconde et troisième classe. On y admet sans distinction de rang ceux qui donnent des preuves éclatantes d'attachement au prince et à l'état, qui ont contribué efficacement à la prospérité de la monarchie et qui se sont distingués par de grandes et utiles entreprises. Le nombre des chevaliers est limité à 20 de la première classe, 30 de la seconde et 60 de la troisième* non compris les princes de la famille impériale.

Ordre d'Èisabeth-Thérèse.Ordre militaire institué en \ 750, par l'impératrice Élisabeth-Christine, veuve de l'empereur Charles VI. L'impératrice Marie-Thérèse, fille de la fon-

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datrice, renouvela et changea cette institution le 16 novembre 1774. Elle fixa le nombre des chevaliers à 24 , dont 6 touchent 1,000 il., huit 800 fl. et sept 500 il. par année.

Ordre de la Croix étoilée, 4 668. Le 2 février 4 668 , un incendie consuma une partie du palais impérial ; un morceau de la vraie croix s'étant retrouvé intact le 6 du même mois , quoique le reliquaire où il était renfermé fût consumé, l'impératrice Éléonore, née duchesse de Mantoue, veuve de Ferdinand III, résolut en mémoire de cet événement de fonder un Ordre qu'on nomma société des Dames nobles de la Croix étoilée. Le nombre des membres, qui doivent être de haute noblesse, est indéterminé.

Ordre Teutonique, Lorsqu'après la conquête de Jérusalem, beaucoup d'Allemands allant en pèlerinage, restaient en proie aux maladies et au besoin, un pieux Allemand domicilié à Jérusalem bâtit en 4 4 27 un hôpital * pour les recevoir, auprès duquel on bâtit bientôt après une chapelle sous l'invocation de la Sainte- Vierge. Henri Walpot deBassenheim en fut le premier grand-maître. Ce fut au commencement du quatorzième siècle que le grandmaître de l'Ordre vint s'établir à Marienbourg. Lorsque l'électeur de Brandebourg vit passer cette contrée sous sa domination, le chef souverain de l'Ordre, Gautier de Cronberg, se fixa en 4 527 à Marienthal, et fut reçu membre du cercle de Franconie en 1528, l'Ordre possédant des biens considérables en Allemagne, consistant en 1792, outre la grande-maîtrise de Marienthal, en trois bailliages médiats. Par l'article 12 de la paix de Presbourg du 25 décembre 1805, la grande-maîtrise héréditaire passa à l'empereur d'Autriche ♦ pour en revêtir un prince de la famille impériale, et le premier qui en fut investi fut l'archiduc Antoine. En vertu de l'acte du congrès de Vienne , art. 5 4 ( dont les déclarations ont été précisées et étendues par un protocole du 10 juin 1 84 5, par les plénipotentiaires d'Autriche, de Russie, de la Grande-Bretagne f de Prusse et de France , et sur le contenu duquel

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l'Autriche et la Prusse conclurent le 4 5 juin une convention particulière]» l'Autriche possède avec souveraineté la maison de l'Ordre Teutonique. à Francfort- sur- Mein, ainsi que les domaines, rentes et privilèges qui en dépendent ; l'archiduc Maxirailien, grand-maftre de l'Ordre, touche les revenus des possessions de Francfort ainsi que des seigneuries de Soppau et de Ratsch , deux domaines de l'Ordre dans la Silésie prussienne. L'Ordre Teutonique subsiste encore dans l'empire d'Autriche avec ses possessions. Il subsiste aussi, mais sans rapport avec la division autrichienne, dans le bailliage d'Utrecht dans les Pays-Bas.

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