PRÉSÉANCE
près de l'autre , serait établi sur le principe d'une réciprocité é\ d'une égalité parfaite.
Ceux des souverains monarchiques qui jouissent des honneurs royaux, sans être ni empereurs , ni rois, cèdent, d'ailleurs, le pas et la Préséance aux monarques revêtus de cette dignité.
Quant aux états mi-souverains , leur dépendance leur assigne nécessairement un rang inférieur à celui des états souverains qui ne jouissent pas des honneurs royaux.
Le règlement de Vienne , annexé à l'acte final du congrès de 1845, et le protocole du 21 novembre 4848, ont réglé le rang des ministres publics entre eux (voir Agents diplomatiques. — Cérémonial diplomatique); mais lorsque des négociations se poursuivent sous la direction d'une ou de plusieurs puissances médiatrices , les ministres publics de ces dernières, bien que d'un ordre inférieur aux ministres des états en contestation, peuvent prendre le pas sur ceux-ci. S'il s'agissait d'établir une Préséance entre les ministres négociateurs, en ce qui concerne les places de rang et d'honneur, ou l'on prendrait pour base les règlements de 4 8 4 5 et de 4 8 4 8 , ou l'on suivrait Y alternat, ou bien on aurait recours à un tirage, et le sort déciderait : ce qui aurait été convenu serait observé entre les ministres, soit dans les cérémonies publiques, soit dans les conférences.
À la table des conférences, la place d'honneur est celle qu'occupe le président de la séance ; les deux premières places de Préséance sont celles à sa droite et à sa gauche; les autres descendent en sautant de droite à gauche , à partir des deux premières ; si Ton est assis ou debout, et en l'absence de tout fonctionnaire auquel la place d'honneur serait réservée de droit, la Préséance ou main d honneur est à droite , c'est-à-dire que le personnage qui prend le pas, sans contestation, s'assied, marche, ou reste à la droite de celui dont le rang est moins distingué que le sien.