‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 526 sur 560 · TRAITE FORAINE — TRAITE DES NOIRS · texte numérisé non relu

TRAITE FORAINE — TRAITE DES NOIRS

Traite foraine. — Voir Foraine.

Traite des noirs. Nous n'examinerons pas si, dans Tintérét des colonies d'Amérique, les puissances auraient pu se borner à régulariser la Traite (au lieu de l'abolir complètement), en la rendant moins inhumaine; si elles avaient les moyens d'arriver à ce résultat, et si le sort des noirs devenus esclaves n'aurait pas pu être amélioré par des lois, par des mesures sévères dirigées contre les colons propriétaires, lesquels ont trop souvent exercé ou laissé exercer sur leurs esclaves d'atroces traitements. Nous devons nous borner, dans un ouvrage de la nature de celui-ci, à indiquer l'état actuel des choses.

Le traité signé à Londres le 25 décembre 1841, et ratifié, le 19 février 4 842, par l'Autriche, la Grande- Bretagne, la Prusse et la Russie, constate l'adoption du principe de l'abolition de la Traite des noirs par les trois grandes puissances européennes qui seules n'avaient point jusqu'alors conclu de traités particuliers sur ce sujet. Dès le commencement du siècle, la Grande-Bretagne a introduit dans plusieurs traités des stipulations en faveur de l'abolition ; mais c'est dans le traité de paix signé à Paris, le 30 mai 1814, que le principe philanthropique que le gouvernement anglais se proposait de faire passer dans la politique des divers cabinets, prit un corps positif. Depuis cette époque, la Grande-Bretagne semble avoir fait sa propre cause de la cause des noirs : ses efforts ont été incessants, et ils ont été (en point de droit, du moins) couronnés dé succès : si la Traite n'a pas entièrement disparu, si tous les gouvernements ne se sont pas prêtés de la même manière aux moyens d'exécution proposés par le cabinet de Saint-James, le principe de Y abolition, toutefois, a été généralement adopté : il est inscrit désormais dans le code des nations chrétiennes, qui toutes ont flétri un trafic réprouvé par l'humanité, la morale et la philanthropie, trafic exercé trop souvent avec une cruauté inouie, et avec un barbare mépris pour la race humaine, trafic auquel les

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