BELGIQUE — BÉNÉFICE
Belgique. — (Voir États, — Révolutions.) Par le traité signé le \ 9 avril 4 839, à Londres, entre la Belgique et le. royaume des Pays-Bas, l'indépendance du nouveau royaume de Belgique a été définitivement reconnue.
Belt. (Grand et petit Belt.) — Voir Mer.
Le petit Belt, par suite de son peu de profondeur, et le grand Belt, en raison des nombreux écueils et rochers qui le remplissent, sont rarement traversés parles navires qui se rendent dans la Baltique ou en reviennent : le Sund, malgré les droits de douane que la navigation marchande doit y acquitter, est généralement préféré. Le passage des Belt est astreint à des droits de navigation pour l'entretien des phares, feux et balises; les traités conclus par le Danemarck, en stipulant le payement des droits du Sund, stipulent ordinairement aussi le payement des droits de navigation que doivent acquitter les navires étrangers pour le passage des Belt et celui du canal de Holslein. — Voir Sund.
Bénéfice ou Beneficiuin. Terres ou domaines qui furent accordés autrefois, par les souverains à des gentilshommes pour leur vie seulement. Depuis, les bénéfices sont devenus héréditaires et ont été connus sous le nom de tiefs (Feuda) : ce changement date de la seconde race des rois de France. Les fiefs étaient masculins, et ce n'est qu'au \ 2e siècle que les rois en ont permis la possession aux filles par héritage. Quand des fiefs sont tombés entre les mains des roturiers, ceux-ci ne pouvaient les posséder qu'en payant le 20e au prince. Le fief obligeait à rendre des services militaires; le franc fief, ou feudum francum, n'obligeait qu'à un simple hommage.
Le possesseur d'un fief, ou feudataire, pouvait être vassal d'un seigneur plus puissant. — Voir Tassa/.
Le membrum loricœ était la huitième partie que, selon la coutume de Normandie, on pouvait distraire du fief pour la partager entre les filles du seigneur.
Lorsque le fief passait à une ligne collatérale, il était dû