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Dictionnaire Philosophique

Il y a déjà cinq éditions de ce Dictionnaire, mais tontes incomplètes et informes; nous n'avions pu en conduire aucune. Noos donnons enfin celle-ci qui l'emporte sur toute» les autres pour la correction, pour l'ordre, et par le nombre des articles. Nous les avons tous tirés des meilleurs auteurs de l'Europe, et nous n'avons fait aucun scrupule de copier quelquefois une page d'un livre connu, quand cette page s'est trouvée nécessaire i notre collection. Il y a des articles tout entiers de personnes encore vivantes, parmi lesquelles en compte de savans pasteurs. Ces morceaux sont depuis long- temps assez connus des savans, comme Apocalypse , Christianisme , Messie , Moïse, Miracles, etc. Mais, dans l'article Moïse, noua avons ajouté une page entière du célèbre docteur Mîdleton, bibliothécaire de Cambridge.

On trouvera aussi plusieurs passages du savant évêque de Gloccster, Warburton. Les manuscrits de M, Dumarsais nous ont beaucoup servi; mais nous avons rejeté unanimement tout ce qui a semblé favoriser l'épicuréisme. Le dogme de la Providence est si sacré, si nécessaire au bonheur du genre humain, que nul honnête homme ne doit exposer ses lecteurs i douter d une vérité qui ne peut faire mal en aucun cas, et qui peut toujours opérer beaucoup de bien.

Nous ne regardons point ce dogme de la Providence comme un système , mais comme une chose démontrée & tous les esprits raisonnables; au con-

traire, les divers systèmes sur la nature de l'âme, sur la grâce, sur des opinions métaphysiques, qu i divisent toutes les communions, peuvent être soumis â l'examen : car, puisqu'ils sont en contestation depuis dix - sept cents années, il est évident qu'Us ne portent point avec eux le caractère de certitude; ce sont des énigmes que chacun peut deviner selon la portée de son esprit.

L'article Genèse est d'un très - habUe homme, favorisé de l'estime et de la confiance d'un grand prince : nous lui demandons pardon d'avoir ac-

nous nous \

mes prescrites ne nous ont pas permis de l'imprimer tout entier; il aurait rempli près de la moitié d'un volume.

Quant aux objets de pure littérature, on reconnaîtra aisément les sources où nous avons puisé. Nous avons tâché de joindre l'agréable à l'utile, n'ayant d'autre mérite et d'autre part à cet ouvrage que le choix. Les personnes de tout état trouveront de quoi s'instruire en s'amusant. Ce livre n'exige pas une lecture suivie; mais, i quelque endroit qu'on l'ouvre, on trouve de quoi ré* fléchir. Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié; ils étendent les pensées dont on leur présente le germe; ils corrigent ce qui leur semble défectueux, et fortifient par leurs réflexions ce qui leur parait faible.

Ce n'est même que par des personnes éclairées que ce livre peut être lu; le vulgaire n'est pas fait pour de telles connaissances; la philosophie ne sera jamais son^partage. Ceux qui disent qu U y a des vérités qui doivent être cachées au peuple, ne

peuvent prendre aucune alarme; le peuple ne lit point ; il travaille six jours de la semaine, et va le septième au cabaret. En un mot, les ouvrages de philosophie ne sont Mm q* po«r 1« phifcsophes , et tout honnête homme doit chercher 4 être philosophe, sans se piquer de l'être.

Cependant cette entreprise n'appartenait qu'à la France ; des Français seuls l'avaieut conçue et exécutée. On en tira quatre mille deux cent cinquante exemplaires , dont il*e Rsfe pas un seul chez les libraire*. Ceux qu'en pcul trouver par un hasard heureux se vendeut aujourdhui dix -huit cents francs; ainsi tout l'ouvrage pourrait avoir opéré" une circu- Nonsfinissons parfaire de très-hOMnbltSJ eSOUMB- |t h***d« stptnaîlioru six cent cinquante mille livres.

, . j, • r. Ceux qui ne considéreront que l'avantage du négoce ,

aux personnes de considération, qui nous ont ta- "» ^ «J * »

r . , verront que celui des deux Indes n en a jamais appro-

vorisés de quelques nouveaux articles , de n aveu- M^ y ^ ^ ^ ^ ^

pu les employer comme nous l'aurions voulu ; ife cent ^ ce qui B,Ml jamai , dcpIlis près de deux sont venus trop tard. Nous n'en sommas pa. siècles dans aucun commerce. Si on envisage l'écomoins sensibles i leur bonté et à leur zèle eJii- nomie politique, on verra que plus de mille ouvriers,

depuis ceux qui recherchent la première matière du papier, jusqu'à ecur qni te ehaegsot des plus belle* gravures, ont été employés et ont nourri leurs fa-

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