‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 2 sur 551 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

AUX QUESTIONS SUR L'KHGïGLOPLDlE,

par des amaubcrso:

QtEtoTrts gens de lettres, qot ont étudié ttEneyeïo-

pédie, ne proposât te» q« des qtiaatiem, et n# demandent quo des éelavreisserneos; ils se déclarent dontenr* et non docteurs, ils doutent sm-tout d» ce

qu'ils avancent; ils respectent ce qu'Us doivent respecter; Us soumettent leur raison dans toutes les choses qui sont au-dessus de leur riison, et il y en a

L'Encyclopédie est un monument qui honore la France; aussi fut-ette persécutée dès qu'elle Ait entreprise. Le discours préliminaire qui la précèdent si t on vestibule d'une ordonnance magnifiante «t sage, qui annonça* se pelais de. acicaoeei s»*is U eventtssait la jalousie et l'ignorance de s'armer. On décrie l'ouvrage avant qu'il parût; la basse littérature se déchaîna ; on écrivit des libelles diffamatoires contre ceux dont le travail n'avait pas encore paru.

Mais à peîne l'Encyclopédie a-t-elle été achevée que l'Europe en a reconnu futilité ; H a fallu réimpri-

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> : e» l'a contr

en Italie ; et des théologiens même ont embelli et fortifié les articles de théologie a la manière de leur pays : on le contrefait cher les Suisses; et les additions dont on le charge sont sans doute entièrement opposées à la méthode italienne, afin que le lecteut impartial soit en iMal de juger.

Il y a an autre prix poox les auteurs, le d'expliquer le vrai, l'avantage d'enseigner le genre humain, la -gloire; car pour le faible honoraire qui en revint à deux ou trois auteurs principaux, cf qui fat si disproportkwné i leurs ne doit pas être compté. Ja tant d'ardeur et avec un plus noble dêsintéicsseroent.

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ingénieurs, véritables gens do lettres., s'orner décorer cet ouvrage de leurs recherches., soascrire et travailler à la fois : Us ne voulaient que la satisfaction d'être utiles; fls ne voulaient point être con-

qtfcw a imprime* fo nom de

Le philosophe s'oublia pour servir les l'intérêt, l'envie et le fanatisme ne s'oublièrent pas. Quelques fésoftes qui iraient en possession dVerrns sur la théologie et sax les bénies- lettres, pensaient qu'il n'appartaaait qu'aux journalistes dm Trévoux d'enseigner la terre; ils voulurent au moins avoir part à l'Encyclopédie pour de l'argent; car U est à remarquer qu'aucun jésuite n'a donné au publie ses ouvrages sans les vendre; isameo eeliil ny apomt de reproche à leur taire.

Dieu permit en même temps que deux ou trois convoi sionnairw se présentassent pour coopérer à l Encycaopëdle t om

de raison , parce qu'on n'étaU d'aucun parti , et qu'on se bornait i chercher la vérité. Quelques gens de lettres furent exclus aussi, parce que les places étaient prwos. Ce

PHILOSQP.

l avaient été à £ ans les inventeurs do l'Art admi- H rablc de l'imprimerie, lorsqu'ils vinrent y débiter quekfues un» de leur» essais; on les prit pourri sorcière, ou saisit juridiquement lent* livres , os

cyclopédistos furent «cci même justice et la môme sagesse.

Un maître d'école conno alors dans Paris (*)> ou du moins daus la canaille de f axis, pour un teèsardent convulsionnaire , se chargea , au nom de ses confrères, de déférer l'Encyclopédie comme un ouvrage contre les moûts, le religion et l'Etat. Cet homme avait joué quelque temps sur le théâtre des nurionueUeside Saiut-AWdard,, et avait poussé Ja friponnenie.dti Tanatiam* jusqu'à se fcure «uapoudee ce croix, et à< peu it*e réellement anteiu^evec une cou» romte d'épines sur la teïc, le a mers 1 749, dans la rue Saint-Denis, vis-à-vis'Seint-Lcu et Saint-Gilles, en présence de ceut convulsionnaires : ce fut cet homme qui se porta pour délateur; il fut à la fois l'organe des journalistes de Trévoux, des bateleurs de Saint-Mcdard,, et d'un certain uomfarc d'hommes inuemis de tente, nouveauté., cleucoro pausde tout mérite.

II n'y avait point eu d'exemple d'un pareil procès. On accusait les auteurs non pas de ce qu'ils avaient dit, mais de ce qu'ils diraient un jour, u Voyez, disait-on, la malice : le premier tome est plein de renvois aux derniers; donc c'est dans les derniers que sora,toutie venin, a NoM*.*'<tw«eW1jMMnt : cela fut. dit not e mot.

L'Encyclopédie fut supprimée sur cette divination; mais enfin la raison l'emporte. Le destin de cet cuivrage a cié. ceJui.de. Uwktt ies.enUeprises utiles, de preanuerums les W livres.,, ooaMae.MUii de, la sagossc de Uiaron ,dt bkeevMQlnbisloire.OMmpotée par le sage de Tbeu , de presque toutes les vérités neuves, des expériences contre Khorreur du vide , de la rotation de la terre, de l'usage de l'émétiquo, de la gravitation , de l'inoculation. Tout cela fut condamné d ahord, et reçu. ensuite avec la recon-

Le délateur couvert de honte est allé à Moscou exercer son métier de maître d'école ; et là il peut se làire crnciCcr^a'a lui en prend envie ; mais U ne peut Ù4i«mv>à JIEnçjffllepédio ,,oU*éduire des.magistr»Ui b«s, autres jerfiun s. qui mordawst la lime ont use leurs dents et

Comme la plupart des aavans et des hommes de • avec tant n> atle .» cet toint à posent du soin de le

(•) AbnAvm Gbaumeu.

perfectionner et d'y ajouter même plusieurs vofumw, et comme dans plus d'un pays on a déjà commencé des éditions, nous avons cru devoir présenter aux amateurs de la littérature, un essai de quelques articles omis dans le grand dictionnaire, ou qui peuvent souffrir quelques additions, ou qui, ayant été insire* par des mains étrangères, p'aut pas été- traités «don les vues des dateurs de cette entreprise i«-

Ceet «eux que nous dédions notre essai, dont ils poutront pcendre et corriger ou laisser les articles, a leur gré, dans la grande édition que Usnfcrau.es de Paris préparent. Ce sont des plantes caotiques que nous Worffoose; elles m mériteront d'entrer dans leur vaste collection qu'autant qu'elles seront cultivées par de telles mains ; et c'est alors qu'elles pourroot recevoir la vie.

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