‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 158 sur 551 · CONSEILLER OU JUGE · texte numérisé non relu

CONSEILLER OU JUGE

BAHTOLOMÉ.

Quoi ! il n'y a que deux ans que vous étiez an collège , et vous voilà déjà conseiller de la cour de Naplcs?

CEKOMinO.

Oui , c'est un arrangement de famille, il m'en a

peu coûté.

• AftTOLOME.

Vous êtes donc devenu bien savant depuis que je ne vous ai vu?

«^HOHIS.0.

Je me suis quelquefois f.tit inscrire dans l'école de droit, où l'on m'apprenait «juc le droil naturel est commun aux hommes et aux bêles, et que le droit tes gens n'est que pour les gens. Ou n.o parlait il« < rdit du pn'-ieur, et il n'y a plus de prêteur ; des fonctions de.-. «Miles, et il n'y a plus dïdilcs; du pouvoir des itKiîlres sur les esclaves, et il n'y a pl'Ji d esclaves.

(i) Vab. Dit le prêtre; car, etc.

(?) \ au. /dus «forma lun* romtd I me.

Itinnsf- »<xte: ou plutôt infernale horurur '. «'écria le l om |nc Jt ("..mille, f.ïurll ri li-'on -pu- Celle qui lu? *P soutiendrait >(ii |i«t <!rs bourreau*, et <|ui lirait à Dieu l'outrage «Je lui dire: Tu ne» pi» :iucz pointant pour sotiteuir par toi- m* in c ce que uou» npoclins lou vn Uublc culte . il faut que roui l'aiàioii» ; tu ne ptui rien sans nous, et nous i.c ponvon» rieu anus torlnret, •;Uit MiV T.iii.t» it l>nc!nrs.

Ça, ttti tno: an ;ru. nan;-uin;iirr uu-mîiii.r. et tu dominical , tic.

I ô, \ AU. p(tir yLiire nu j; .i:<e.

lyj j juvii . nali.l|)(^ti » t^ ri;i ; S.n r'i [» ju » (jui tte> il Home sur le irùtii. do OVir», :iulirv' ji <.•», <-\>' j: ■■•», i.li!.i's dcvnill» v>o\ train», je vous rrupecu- et je \ou* fu"s. Mai* si don» le fond

J* ne sais presque rien des lois de Naplrs, et nu

• AETOLOatt.

Ne tremblez-vous pas d'être chargé de décider du sort de» familles, et ne rougissez-vous pas d'être ai

GE&ONIMO.

Si j'étais savant, je mugirais peut-être davantage. J'entends dire aux savans que presque toutes les lois se contredisent ; que ce qui est juste à Gaïctte est injuste à Olrante; que dans la même juridiction on perd à la seconde chambre le même procès qu'on gagne à la troisième. J'ai toujours dans l'esprit ce beau discours d'un avocat véoiticn :

ltluttriuimi «jnori , Canno ; «ueilo an no neila mtdttima li rte ; e ttmprt ben.

Le peu que j'ai lu de nos lois m'a paru souvent très-embrouillé. Je crois que, si je les étudiais pendant quarante ans, je serais embarrassé pendant quarante ans : cependant je les étudie ; mais je pense qu'avec du bon sens et de l'équité, on peut être un très-bon magistrat sans être profondément savant. Je uc conuais point de meilleur juge que Sancbo Pan ça : cependant il ne savait pas un mot du code de l'île de fiarataria. Je ne chercherai point à accorder ensemble Cujas et Camille Dcscurtis, ils ne sont point mes législateurs. Je ne connais de lois que celles qui ont la sanction du souverain. Quand elles seront claires, je les suivrai à la lettre : quand elles seront obscures, )c suivrai les lumières de ma raison, qui sont celles de ma couscience.

tAftTOLOVli.

Vous me donnez «mvic d'être ignorant, tant voua raisonnez bien! Mais comment vont tircrez-vous dtf affaires d'état, de Gnance, de commerce ?

GEDOMIO.

Dieu merci , nous ne nous en mêlons guère à Naplcs. Uuc fois le marquis de Carpi, notre vice-roi, voulut nous consulter sur les monnaies; nous Urnes de V.r% gnn'e des Romains, et les banquie moquèrent de nous. On nosis assembla dans un temps de disette pour régler ic prix du blé; nous fûmes assemblés six semaines , cl on mourais de faim. On consulta enfin deux forts laltoureers et deux bons marchands de blé, cl il y eut des le lendemain plus de paiti au marché qu'on u'en voulait.

Chacun doit se mêler de son métier; le mien est de juger les contestations cl non pas d'en faire naître; i fardeau est assez grand.

du coeur vous avouée «p*e vos riche»*-» et votre puissance ne aont n.iidce» «pie »..r l'ignoranc* et la l.éuV d no» pire», joui* tex tn du moin» avec modiraiion. Hou» ne voulons |*>i»» vout dt'U 'ner, n ai» ne nous écniMX pan. JonUarz. et lai»*ri «ou» piUiMcv Mnon iTii;nn qu'i I» lin la |vlirtice n'échappe on» puplrn. et qu'on ne «ont n-dui»?. pour le l«ien de voaâme», à la roiKiiiiuii d«i ap.iini, doit nou» pi^ndi-t 'ire le» sucre» *euis.

Ah, n iMial.k: luvondi:iis que le | i| cet Invoque

de Wurtt-

bottr, ';;i^' I li ci -I | i* In pr> w t - ••»an -«tlrque.

A!., m..«. i.v. i.'kI |hit. tu v.vrdr » t. e Luc- rendre! Fi«

il Uurli'U I IUI.HTL DL COSSCIL1CK.

PH1L0S0PHIQDF.

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