LE DRUIDE
Je suis tout ragaillardi. Oit ! la grande puissance de la bonne musique ! cl qui es-tu . ho'mic divin, qui guéris les blessures et qui ri jouis i'.snfcr ?
ORPUÉE.
Mes camarades, je suis prêtre comme vous, mais je n'ai jamais trompé personne, et je n'ai égorgé ni garçon, ni fille. Lorsque j'étais >ur la terre, au lieu de faire abhorrer les dieux, je les ai fait aimer; j'ai adouci les mœurs des hommes que \ous rendic* féroces ; je fais le même métier dans les «m fer». J'ai rencontré là-bas deux barbares prêtres qu'on fessait à toute outrance; l'un avait autrefois ha^bé un roi en morceaux, l'autre avait fait couper la lêtd à sa propre reine, à la Portc-aux-Cbcvaux. J'ai fini leur pénitence, je leur ai joué du violon ; ils «t'ont promis que, quand ils reviendraient au monde, ils vivraient en honnêtes gens.
C) lpliisN* de |l.ciue, «rte V, «cetie dernière.
LK DRC/I3E ET CALCH-At.
Nous vous en promettens autant , foi de prêtres