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longs et de très-gros ^ uni» noua n'en eouuaissont point de tel* en Europe. Qn*tf voit point d'homme, poiut d'enfant» qui ait été attaqué par un gros serpent ni par un petit: les animaux n'attaquent que ce mnngnr, et les chiens no mondent les que pou* défendre k-ura maîtres. Que ferait «il serpent d'un, petit eu&uit? quel plaisir aiu-aio-il à Je inordre? U ne pourrait en avaler le petit doigt. Les serpens mordent et les écureuils aussi , mai» quand on leur fait du mal.
Je «nui croire qu'il y a «a des monstres dans l'espèce des serpens comme dans cclic des hommes; je «oasens que l'armée de Réjulus se soit mise sous les armes en Afrique contre -m dragon, c' que depuis il y ait eu un Normand qui ait combattu contre la gargouille. Mais ou m'avouera qjie ces car sont rares.
Les deux serpens qui vinrent de Tétiédos exprès pour dévorer Laocoon et deux çrands gardons de vingt ans, aux yeux de toute IVméc troyciiue, sont ou beau prodige , digne d'être tr*"/im.< à la postérité par des vers hexamètres et par dis statues qui represmtieul Laoeoeu. comme un géant et ses grands on-
Je convois que cet événement devait arriver lorsqu'on prenait avec un grand vilain cheval de bois ( ') des «elles bâties par des dieux; lorsque les fleuves
changées en sang , et que le soleil et la lune (aient i la moindre occasion.
Tout ce qu'on «compté de»
probable dans des pays où Apollon était du ciel pour Uicr le serpent Python.
Ils passèrent aussi pour être très-prudnnsv Leur prudence consiste a ne pas courir si vite qui- nous, et a se laisser couper en morceaux.
La morsure des serpens , et surtout des vipères , n'est dangereuse que lorsqu'une espèce de rage a fait fermenter un petit réservoir d'une- liqueur extrewemeiu acre qu'ils ont sous leurs gpueives (i). Hors de la, uu serpent n'est pan. plus dangereux qu'une anguille.
Plusieurs dames ont apprivoisé et nourri des scr peits, les ont placés sur leur »oileUe et les ont cutortillés autour de leurs liras.
Les nègres de Guinéo adorent un serpent qui uc bit de mal à personne.
Il y a plusieurs sortes do ces reptiles; «-t quelquesunes sont plus dangereuses que les autres dan* les pays chauds; mais eu général le serpent est uu animal craintif cl doux; il n'est pas rare d'eu voir qui teltcnt les vaches.
(u) I e tlict.il il? hoii cuit uoe machin* aeniLla) le j ce qu'où appris tlt'jiuU le Mier. Celait une longue poutre termii:« eu t*te d\- cU\*l : elle fut couaervee en lirte-.r, et Pausanias dit qu'il I» vu .
(0 »Vy « I ouvrage dej» cité de H. Foutana. H y Ofcril Ira t.. ainjlm qui contiennent la liqiimr )aiin« d> U viprra. la mftuiit» dont les ùVuu qui reiifeimciit telle véaicule K ti-produia-til . et la méc iuiqne •iiigulwVv par laquelle ce eue pénètre dans les hh »-
•urt». 11 et coit*lan.uieul vénéneux,
mus que le wprie
Les premiers hommes qui virent des gens plua hardis qu'eux apprivoiser et nourrir des serpens, ot les £iire venir d'un coup de sifflet comme nous appelons les abeilles , prirent ces gens -la pour dus sorciers. Les Psillcs et les Mais**, qui se familiarisèrent avec les serpens, eurcut la même réputation. U ne tiendrait qu'aux apothicaires du Poitou, qui prennent des vipères par U queue, de se faire respecter aussi comme des magiciens du premier ordre.
L'enchantement des serpens passa pour une chose constante. La saiutc iicniuro même, qui entre toujours dans nos faiblesses, daigna se cou former à celle idée vulgaire :
« L'aspic sourd qui se bouche les oreilles pour un pas enteudre la voix du savant iiichanleur ( ).
u J'enverrai contre vous des serpuus qui résisteront aux cncliaiitcmens ( ).
a Le médisant est semblable au serpent qui ne cède poiut a l'enchanteur ( ). »
L'enchantement étail quelquefois asset fort pour faire crever les serpens. Selon I ancienne physique ce: animal riait immortel. Si quelque rustre irouxait uu serpent mort dans son chemin, il fallait Lien que ce fut quelque enchanteur qui l'eèl dépouille du droit de l'immortalité :
Prîjiifwp û*i pruti* cantando fwnpitut aiiouii
(\ib<.iu, eclog. \ Ht, v. j i.)
Enchantement des morts, ou évocation.
un mort , le ressusciter, ou s'en tenir à évoquer son ombre pour lui parler, était la chose du monde la plus simple. Il sst très-ordinaire que dans ses rêves on voie des morts, quon leur parle, qu'ils vous répondent. Si on les a vus pendant le sommeil, pourquoi ne les verra-t-on point pendant la veille' 11 ue s'agit que d'avoir un esprit de Pythoi. ; et, pour faire agir cet esprit de Python , il ne faut «iu'è|rc ua fripon , cl avoir aflaiie à un esprit Ciible : or personne ne uicra que ces deux choses n'aient tu- c-xlr*-
L'évocation des morts était un des plus sublimes mystères de la magie. Tantôt on fesait passer aox yeux du curieux quelque grande figure noire qui se mouvait par des ressorts dans un liau un peu obscur: tanlétl lo sorcier ou la sorcière se contentait de dirc qu'elle vnyait l'ombre, et sa parole suffisait. Cela s'appelle la iii'a nmunt ir. I.a fameuse pylboiu«»c d Kn dor a toujours été un grand sujet de dispute entre les pères de l'église. Le sage Théodore I , dans sa q'iestion LXU sur le livre des Mois, assure que les morts avaient coutume d'apparaître la tétc en bas; et «j no , ce qui clJVaya la pythonisse, ce fut que Sa mu .-1 était sur ses jambes.
Saint Augustin, interrogé par Simplicien, lui répond, dans le second livre de ses questions, i| t il n'est pas plus extraordinaire de voit une pj thouii.se f.»i-c venir une ombre, que de voi: le diable e.upo.-Urr
'•) Paaume lVII. v. 5 ci 6.
e) Ji-n'niiie, cl.np. tlll,v. 17.
i ./ l.cclcSi,,ate. c^p. X, v. it.
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Jésus -Christ jur le pinacle du temple et sur la montagne.
Q uelques sav ms, voyant que chczlcsJiiifs on avait des esprits de Python, en ont ose* conclure que les Juifs n'avaient écrit que tri-s-tard, et qu'ils avaient presque tout pris daus les fables grecques; mais ce sentiment n'est pas soutcnahle.
Des attires sortilèges.
Quand on est assez habite pour évoquer des mort» avec des paroles , on peut a plu- forte raison faire mourir des vivans, ou du noins les en menacer, comme le médecin malgré lui dit a Lucas qu'il lui donnera la fièvre. Du moins il uVtait pas douteux que les sorciers n'eussent le pouvoir de faire mourir les bcs'.iaux; et il fallait opposer sortilège à sortilège pour garantir son bétail. Mais ne nous moquons point des anciens; pauvres gens que nous sommes, sortis a peine de la barbarie ! Il n'y a pas cent ans que nous avons fait briller des sorciers dans toute l'Europe; et on rient encore de brûler une sorcière vers l'an i -T>o .1 Yurt/.bourg. 11 est vrai que certain s paroles et certaines cérémonies suffisent pour f.iire périr un troupeau de moutons, pourvu qu'on y ajoute de l'arsenic.
L'Histoire critique des cérémonies superstitieuses, par Le lîrun de l'Oratoire, est bien étrange; il veut co m lia; lie le ridicule des sortilèges, et il a lui-un nie le ridicule de croire a leur puissance. Il prétend que Marie Luc aille la sorcière, élanl en prison à Valogne, parut a quelques lieues de la dans le même temps, selon le témoignage juridique du juge de Vnlogne. H rapporte le fameux procès des bergers de Bric, condamnés a être pendus et brûlés par le parlement de Paris en 1 6p. i . Ces bergers avaient été assez sots pour se croire sorciers, et assez, médians pour mêler des poisons réels a leurs :orcc)ierics imaginaires.
Le père Le Brun proteste (r) qu'il y eut beaucoup de turrwiurc! ilijn- Inti' juif, et qu'ils furent pendus en conséquence. L'arrêt du parlement est directement contraire a ce que dit 1 auteur : « La cour déclan; les accusés il Oui eut atteints et convaincus de superstitions, d'impiétés, sacrilèges, profanations, empoisonnemens. »
L'arrêt ne dit pas que ce soient d"s prof mations qui aient fait périr des animaux : il dit que ce sont les empoisonnemens. On peut c;-. •nmetre un sacrilège sans être sorcier, comme on empoisonne sans .'ire sorcier.
D autres juges firent brûler, à la vérité, le rtiré Gaufredi, et ils crurent fermement que le diable l'avait fait jouir de toutes ses pénitentes. Le curé Gaufredi croyait aussi eu avoir uiiligr.ion au diable; mais c'était en i Gi ■ : c était daus le temps où la plupart de nos provinciaux n'étaient pas fort .iu- ï< ssiu des Qu ailie» et des Nègres. Il y en a eu encore de nos jours quelques-uns de celte espèce , conii.ie le j suile Girard, les - jésuite Nouotle, le jésuite Dupie.ssis, l'ex-jésuite Malagrida ; mais cette espèce de ious dénient fort rare de |Our en jour.
(t) Voyez le procea de* brrtrrt de Dix, depuis U pnge 5i6.
A l'égard do la lycantbropie , c'est-à-dire, de* hommes métamorphosés en loups par des enchantemens, il suffit qu'un jeune berger ayant tué un loup, et s'étant revêtu de sa peau, ait fait peur à de vieilles femmes», pour que la réputation du berger devenu loup se soit répandue dins toute la province, et d« là dans d'autres. Bientôt Virgile Jira :
Jf u tgo ucpè lupum fini, et $t contltrt iilvit Marin , tapi animât imù exirt *epuLri$ (f).
Maris devenu loop te radiait dans 1s. boii :
Du creux du leurs tombeaux j'ai v*t unir des âmei,
Voir un homme loup est une chose curieuse ; mais voir des âmes est encore plus beau. Des moines du Mont Cassin ne virent-ils pas làrae de saint Bénédict, ou Benoît? Des moiucs de Tours ne virent-ils pas celle de saint Martin? Des moines de Saint-Denis ne virtuVils pas celle de Charles-Martel ?
Enchantement pour se faire aimer.
Il y en eut pour les filles et pour les garçons. Le» Juifs en vendaient a Borne et dans Alexandrie; et ils en vendent encore en Asie. Vous trouverez quelquesuns de ces secrets dans le Petit Albert; mais vous vous mettrez plus au fait, si vous lisez le plaidoyer qu'Apulée composa lorsqu'il fut accusé par un chrétien, dont il avait épousé la fille , de l'avoir ensorcelée par des philtres. Son beau père Emilien prétendait qu'Apuleu s'était servi principalement de certains poissons, attendu que, Vénus étant née de la mer, les poissons devaient exciter prodigieusement les femmes à
On se servait d'ordinaire de verveine, de ténia, de I hippomane, qui n'était autre chose qu'un pen de l'arrière- faix d'une jument lorsqu'elle produit son poulain , d'un petit oiseau nommé parmi nous hochequeue , en latin, motacilla.
Mais Apulée était principalement accuse d'avoir employé des coquillages, des paies dVcrcvisrcs, des hérissons de mer, des huîtres cannelées, du calmar qui passe pour avoir beaucoup de semence, et:.
Apulée fait assez entendre quel était le véritable philtre qui avait engagé Pudentilla à se don"»r i lui. Il est vrai qu'il avoue dans son plaidoyer que sa femme l'avait appelé un jour nwgicicn. Mais quoi ? dit - il , si elle m'avait appelé consul . serais- je consul pour cela?
Le satyrion fut regardé chez les Grecs et chez le» domains comme le philtre le plus puissant ; on l'appelait la plante aplnottisia , racine de Nous y ajoutons la roquette sauvage; c'est !Yrnc« de» Latins (j) :
El vtnertm revotant erura morentem.
Nous y m Ions surtout un peu d'essence d'ambre La mandragore est passée de mode. Quelques vieux débauchés se sont se vis de mouches cautbarides, qui portent en effet aux parties génitales, mais qui portent beaucoup plus a la vessie, qui l'excorient et uni
(fjFrlojaV/i/.T.o;.
(jj Marital.
Piuu)SOPiHr)u:\
punis
font uriner du sang : ils ont été «l'avoir voulu pousser l'art trop loin.
La jeunesse et la santé sont les véritables philtres.
Le chocolat a passé pendant quelque temps pour ranimer la vigueur eudoruie de nos petits - maîtres vieilli» avant l'Age; mais on aurait beau prendre vingt tasses de chocolat, on n'en inspirera pas phi* de goût pour sa personne.
Vt «mm», amabîlù esta.
(Ovid., A. A. Il, 107.)