‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 250 sur 551 · FASTE · texte numérisé non relu

FASTE

Des différente* significations de ce mot.

Faste vient originairement du latin (asti, jours de «te; c'est en ce sens qu'Ovide l'entend dans son po me intitule les Fastes.

Godcau a fait sur ce modelé les Fastes de l'Eglise, mais avec moins de succès : la religion des Romains païens était plus propre à la poésie «|ue celle des chrétiens; à quoi ou peut ajouter qu'Ovide était un meilleur poète que Godcau.

Les fastes consulaires n'étaient que la liste des consuls.

Les fastes des magistrats étaient les jours où il était permis de plaider; cl ceux auxquels on ne plaida t pas s'appelaient ncales, nefa-ti . parce qu'alors on ne pouvait parler , {ari , en justice.

Co mot Hc/fnlu< , en ce sens, ne signifiait pas ma'.heurrur; au contraire, hcfa<fa< et nefanAm furent l'attribut des jours itifortunés ci. un autre sens, qui signifiait, jours dont on ne doit point parler, jours dignes de l'oubli; ilte mta\lo te po uil dit:

Il y avait chez les Romains d'autres fastes encore, fasli urlii, (a\ti ruAici; cVuit un calendrier de l'usage de la ville et de la campagne.

Ou a toujours cherché dans ces jours de solennité à étaler quelque appareil dans ses vcteincns, dans sa suite, dans ses festins. Cet apparci.' étalé dans d'autres jours s'est appelé /a»tr. IJjiVxprimc que la magnificeuct dans ceux qui, par leur état, doivent représenter; il exprime la vauité dans les autres.

Quoique le mot de (a>tc ne soit pas toujours injurieux, f.i*fMcitr l'est toujours. Un religieux qui fait parade de sa vertu met du Ciste jusque dans l'humilité même.

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