‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 285 sur 551 · GENEALOGIE · texte numérisé non relu

GENEALOGIE

SECTION PlEMlkftE.

Les théologiens ont écrit des volumes pour tacher de concilier saint Matthieu avec saint Luc sur la généalogie de Jésus-Christ. Le premier ne compte («) que vingt-sept générationsdepuis David par Salomon, tandis que Luc (//) en met quarante-deux , et l'en fait descendre par Nathan. Voici comment le savant Calme! résout une difficulté semblable en parlant de Mclchisédcch. Les Orientaux et l<*s Grecs, féconds en fables et en inventions , lui ont forgé une généalogie dans laquelle ils nous donuent les noms de ses aicux. Mais, ajoute ce judicieux bénédictin, comme le mensonge se trahit toujours par lui-même , les uns racontent sa généalogie d'une manière , les autres d'une autre. Il y en a qui soutiennent qu'il était d'une

(c) Chip. I. — (b) CUp. Ul, t. a3.

PHltôtoPHIQUE.

race obscure ei honteuse, et II s*en est trouvé qui l'ont voulu faire passer pour illégitime.

Tout cela s applique naturellement à Jésus, dont Melchisédech était la figure, suivant l'apôtre (<). En effet l'évangile de Nicomcdc(7) dit expressément que les Juifs devant PUato reprochèrent à Jésus qu'il était ni do la fornication. Sur quoi le savant Fabriciusobseive qu'on n'est assuré par aucun témoignage digue de foi que les Juifs aient objecté a Jésus-Christ pendant sa vie, ni même aux apôtres, cette calomniequ'ils répandirent partout dans la suite. Cependant les Actes des apôtres (t) font foi que les Juifs d'Anttoctte s'opposèrent en blasphém&ut à ce que Paul leur disait de Jésus, et Origène (j) soutient que ces paroles rapportées dans l'évangiW de saint Jean : Nous uc sommes point nés de fornic* ion ; nous n'avons jamais servi personne, étaient de la part des Juifs un reproche indirect qu'ils fesaiont à Jésus sur lo défaut de sa naissance , et sur son étal de serviteur : car ils prétendaient, comme nous l'apprend ce père (9) , que Jésus était originaire d'un petit hameau de la Judée , et avait eu pour mer» une pauvre villagvoisequi ne vivait que de son travail, laquelle, ayant été convaincue d'adultère avec un soldat nommé Panther , fut chassée par son fiancé qui était charpentier de profession ; qu'après cet affront , errant misérablement de lieu en lieu, elle accoucha secrètement de Jésus, lequol, se trouvant dans la nécessité, fut contraint de s'aller louer serviteur en Egypte, où, ayant appris quelques-uns de ces secrets que lea Egyptiens font tant valoir, il retourna en son pays, et que, tout fier des miracles qu'il savait faire, U se proclama lui-même Dieu.

Suivant une tradition très- ancienne, ce nom de Panther, qui a donné lieu à la méprise des Juifs , était le surnom du père de Joseph , comme l'assure saint Épiphane (A); ou plutôt le nom propre de l'aieul de Marie, comme l'affirme saint Jean Damascèoe (t).

Quant à l'état de serviteur qu'ils reprochaient à Jésus, il déclare lat-méme (>■) qu'il n'était pas venu pour être servi , mais pour servir. Zoroastre , scion les Arabes, avait également été serviteur d'iisdras. Ëpictéle était même né dans la servitude; aussi saint Cyrille de Jérusalem a grande raison de dire (l) . qu'elle ne déshonore personne.

Sur l'article des miracles, nous apprenons à la vérité de Pline, que les Egyptiens avaient le secret de teindre des étoffes de diverses conteurs en les plongeant dans la même cuve; et c'est la un des miracles qu'attribue à Jésus l'Evangile de l'enfance (71); mais, comme nous l'apprend saiut Cbrysostôme ( n ) , Jésus ne fit aucun miracle avant son baptême, et ceux qu'on lui attribue sont de purs mensonges. La raison qu'en donne ce père, c'est que

(r) Pfkr* aux Hébreux , chat». VU,». 3. — fa") Article a. . (e) Cl.ap. MIL — {f) Sur ukt Jean , ehap. VIII , v. 41. (5) Cou ire Ce lie, efcap. VIII.

( ) Hciwfc LXXVIII. — (0 li». IV, ckafv XV, de la Foi. (k) Matthieu, chip. XX, t. afl.— ( I) Sixième Catéchise, ■rt XIV.— (m) Art. XXXV11. — (»J Homélie XX «or taiui Jeta

la sagesse du Seigneur ne lut permettait pas d'en faire pendant son enfance, parce qu'on tes aurait regardés comme des prestiges.

Ccst en vain que saint Epipbane (o) prétend que de nier les miracles que quelques-uns attribuent à Jésus dans son enfance, ce serait fournir aux hérétiques un prétexte spécieux de dire qu'il ue devin» fil* de Dieu qne par l'effusion du Saint-Esprit, qnl descendit sur lui dans son baptême; ce sont les Juifs que nous combattons ici et non pas les hérétiques.

Monsieur Wagcnscil nous a donné la traduction latine dSin ouvrage des Juifs, intitulé Toldoi Jochu, dans lequel il est rapporté (/') que Jeschn étant à Bethléem de Juda lien de sa naissance, il se mit i crier tout haut : Quels sont ces hommes mécaans qui prétendent que je suis bâtard et d'une origine i-apure ? ce sont eux qui sont des bâtards et des hommes trèsimpurs. N'est-ce pas une mère vierge qni m'» enfanté ? et je suis entré en elle par le sommet de la tête.

Ce témoignage a paru d'un si grand poids i M. Bcrgicr, que ce savant théologien n'a point fait difficulté de l'employer sans en citer la source. Voici ses propres termes, page a3 de la Certitude des preuves du christianisme : « Jésus est né d'une vierge « par l'opération du Saiut-Esprit; Jésus lui-même « nous l'a ainsi assuré plusieurs fois de sa propre « bouche. Tel est le récit des apôtres. » 11 est certain que ces paroles de Jésus ne se trouvent que dans le TMoi Jeschn, et la certitude de cette preuve de M. Bcrgicr subsiste , quoique saint Mathieu (e) applique à Jésus ce passage dlsaîe (r) : 11 ne disputer* point, il ne criera point, et personne n'entendra s* voix dans les mes.

Selon saint Jérôme (<) , c'est anssi une ancienne tradition parmi les gymnosopbistes de Ilnde, que Buddas, auteur de leur dogme, naquit d'une vierge qui l'enfanta par le côté. Ccst ainsi que naquirent Jules César, Scipion l'Africain, Maulitis, VI, roi d Angleterre, et d'autres, au moyc opération que les chirurgiens nomment vcsitrienite , parce qu'elle consiste à tirer un enfant de la matrice par une incision faite à l'abdomen de la mère. Simon (l) surnommé le Magicien, et Manès, prétendaient aussi tous les deux être nés d'une vierge. Mais cela signifierait seulement que lonrs n'ères étaient vierges lorsqu'elles les conçurent. Or, pour se convaincre combien sont incertaines les marques de la virginité, il ne faut que lire la glose du célèbre évêque do Puy en Vêlai, M. de Pompignan , sur ce passage des Proverbes (;/) : Trois choses me sont difficiles à comprendre, et la quatrième m'est entièrement inconnue : la voie de l'aigle dans l'air, la voie du serpent sur le rocher, la voie d'un navire au milieu de la mer, et la voie de l'homme dans sa jeunesse. Pour traduire littéralement ces paroles , suivant ce prélat, ebap, 3, seconde partie de Vin

if,) Birétie U, n» ae, — (p) Pat? 7.

(ejCbap. \it. ». iy. — (»><; eu. XLII, ». a. — (•) Uv.l,

e loviuirn. — {t) Récognitions, fi». D, art HT. (>)Chap.UX,». 18.

MCT. P '

rrfclttlilCtCOtvftwcuc far U< pf-QfiUclics^ii aurait faiJu Jiffi^A'yjf »'«'* MtrgUtt .adokxcnlufa t la voie de l'homme dans mie jeune fille .aima (i ). ha traduction de noire Yidgalc, dix il , substitue un autre sens cxai t et Vf-rilidiUrcn lwi-uitme, mais moïus conforme au i<iJ^f,oriftiua|..L;^fiii,.iI confirme sa (curieuse ir.lcrpré 1 ^»qm, p*r. I ^piiUugic de ce ventel avec formant : Ti.il», est U,v,ie, dp J« fwme aduilorc, qui., après av^ir^fiic, i^-sMiie w.boucbc et dit : Je n «i point fait de tn.il.

...Quoi-qu jl.cn.sgil, l« vtrginjtt! de Marie notait pa.s encore généralement reconnue au commencement du IroUiojuc , siècle. l'Iusicurs ont été dans celle opiuion.et jf saut encore, di «a il «tint CU'uicnt d'Alcifajidiic(i ), que Marie csi. accouchée d u» fiU sans que ÊQuaccouçJjcmcnl ail produit aucun changement dans, «.a personne : car. quelques- uns disent qu'uue sage- limmc layant visitée après son en fit nie m nt, elle lui trouva tontes les marques de la virginité. On voit ijuc ce, pue veut parler de l'évangile de ia natif iU- de Marie,, où l'ange Gabriel 'ui dit (y) : Sans wilaij(;i-/l honnne , vii-j-ge vous concevrez, vierge "ous cpfiuiUn-ui, vierge \ ous nourrirc/.; et du prolevangilc de Marques, o.'i la sage- femme s'.'cric (l) : Quelle îuorvuille iiiuuie! Marie. vient de mettre un jils au1 mVttdc et a eue oie toutes les, marques de la virginité. Ççs deui. < tftu,gilc$ n'en furent pas moins déclarés aflQcrj-|>Ues wai\!a. rwilc ^quoiqu'il* fussent en et ^iiU,j;(MiforiHes, au sentiment adqpié par l'église | \e4,/itù*rwls quajjd une. foi* l'édifice tut

Cn jlfwc desebu ajpulc : de suis çntrë cp n par W sommet de la téle , a de roeme été le sentiment de léflli^c^.). X,e.brvyiairc des maronites porte que le **rbe du «si entré par l'oreille ne lr femme

bénin. Saint Augustin et le pape Félix disent expres- •cyucut «pic la vierge devint enceinte par l'oreille. $auit- fc^rdircut dit la même chose dans ù.nc hymne , et Voisin, »oii traducteur, observe que cçlte pensée yi*ul originairement de Grégoire de Néocés-f . surnouiqpé kh*.ii/uiLl,uTijr. Agobar (b) rapporte >,uo l'église, chaulait, de »,ou temps: Le verbe est cn.i-é par l'oreille deJa,yierge , el il en est sorti par la porte d«*éa, Eutiçbius parle aussi d'Éli-viris qui assista au concile de Kicéc, Ql qui disait que le verbe entra par f oreille de la vierge, et qu'il en sortit par la voie de IVmCiittniiqit. Cet JtUianus était un «horévéque, dont le noj» sa (couve dans la liste *rabc des pères de ^«M'evpwblice par Scldqn.

■. •< Oo> «u;iior,<j pas que ic jésuilc bandiez a sérieu- ■semcnl ,tgMv la question si la vierge Marie a fourni ,du la *Qmoucc,da«Ft l'incarnaiiou du Christ, et qu'il -«ont décidé p»ur, l'a ûiruxative d'après d'autres théolis ce» écarts d'nne itn.giuatiou liccn- , d^cux Être mi* an. rang, de 1 opinion de

(OU tigmfaatoou propre de ce mot nt adotneente, en état d, n-*,b, fi*,*, «. , C'e« ordio-ir, d.

Cal**.- .-..(.', , A

{s) Swmuues, «v. Vil. - (y) A«. t?t. - fO Art.

(a) AMcman , KM. orirni. , tome \ , page £ i ,

(h; Cl.up. VIII., Ir h P..,l.rodic. ' ' ' '* l'

l'Ai étin , qui y fait intervenir le Saint-Fîprit sons lt forme d'un 'pigeon,' comme la fable' dit que Jupiter changé en cygne avait visite I.éda, ou comme les premiers pères de l'église tel* que saint Jnstin, Alhrnagorr, Tértollien, saint Clément d?.A1exandrie, saint (>,piien, Lar:ance, saint Amhroisé, et autres, ont cru, d'âpr.'s les Juifs Philoii et Josèpbc KTli5lwien, que 'les anges avaient connu ehamclkinetit îe* femmes et araient enRendré avec elles. Tirint Augustin (. ) impu e mé'mc aux manichéens d'enseigner que de belles lilles et de beaux garçons, apparaissant tout nus aux princes des lént'bres qui sont les mauvais anges, font éelnpp r de leurs membres relâchés pai l« conçupiscence la substance vitale, que ce père Appelle la na'm-c de Dieu. Ëvode ( ') trancbe'le n.ot en disant que la majesté divine trouve moyen de sflehapptr par les gé'nrtoircs des démons.

11 est vrai que tous ces pères croyaient 'les auges corporels (e); miiis, depuis que les ouvrages «tcPhton eurent donné Vidée de la .spiritualité, oH etpliqoa celle ancienne opinion d'un commerce charnel de* an^es avec les femmes, en disant qtte le même ange qui, transformé en femme, avait reçu la semence d'un homme, se servait de cette semence pour engendrer, avec uue femme auprès de laquelle il prenait a son tour la figure d'un homme. Lertheolo Siens désignent par les termes d'incube et de succube ces d|fl*ow rôles qu'ils font Jouer aux anges. Les curieux peuvent lire les détails de ces-d égn niantes rêveries, page-aaS des variantes de k Genèse per Othon «Guaitéiios, livre il, Chap. XV, 4)ittfU*t\tio*f magiques par Delrfo; et ehap. '7(ni,du Misceurs A es sorciers ppr Henri Boguet.

SECTION 11

A oc vsk généalogie, futile réimprimée ddnsJe Moréri , n'approebe de celle du>M*homet ou Mohammed , «ils d Abdallah, fiU u'Abdall .Moulaleb, fils d'A$h«-m ; teqooi7>lohauimed 6tt, dans son jetqieé^e, palefrenier de la vetrac Cadwlu, puis «on facteur, puis son mari, puis prophète de Dieu, puis condamne a être pondu , pais aonqaecajit et roi d'Arabie , puia mourut de sa belle mort, raasnaié de gloire, et de

femmes.

Les barons allemands ce remontent q^e jusqu'à Vilikind, et nos nouveaux marquis français ne pou- r

Mais la race de Mahomet ou Mohammed , qui fubsiste encore, a toujours fait voir uil arbre g«uéalogique, dont la tronc est Adam, et dont les branches s'étendent d l&mael jusqu'aux gentilshommes qui porlentaujourt/hui le grand titre do cousins do Mahomet.

Nulle diâiculté sur cette généalogie , nulle dispute entre les sa vans, point de faux calcule à rectifier, point de contradiction à pallier, point d'impossibilités qu'on cherche à rendre possibles.

Votre orgueil «murr.ure da l'auibeniicilé d« ces litres. Vous me dites que voos descendes d'Adam

(c) Un. -XX. canin Fansta, cbip. XUVt «b la 6ttn . at a'Ilmm.

ia> OMB. XVU, a> ia Foi.

'c) Ttrlullien . contr* Pnxée , chap. V II.

parchemins, auxquels pend un morceau « un,») m d'uue invention nouvelle* qu'il n y a aucune raison qui vous oblige dé céder à la famille de.Mohauvnad , ni A celle de CotifuUée,.ni à celle des empereur» du Japon; ui aux secrétaires du roi du grand collège. Je ne puis combattre votre opinion par des preuves physiques ou métaphysiques ou morales. Vous vpus croyez, égal au dairi du Japon, et je suis entièrement de votre avis. Tout ce que je vous conseille, quand vous vous trouverez eu concurrence avec lui j c'est d'être le plus Tort • "•'»* ' 14

GJ-NÊUATlOSt,

Je dirai comment s'opère la génération , quand on m'aura enseigné comment Dieu s'y est pris pour la création.

Maïs toute l'antiquité, me dites -vous, tous les philosophes, tous les cosmogonites sans exception, ont ignoré la création proprement dite. l'aire qnclque chose de rien a paru une contradiction à tous les penseurs ancicus. L axiome, rien ne fient <!c rien , a été le fondement de toute philosophie ; et nous demandons au contraire comment quelque chose peut en produire une autre?

Je vous réponds qu'il m'est aussi impossible de voir clairement comment nn être vient d"u.. antre être, que de comprendre comment il est arrivé du

Je vois bien qu'âne plante , un .-.mm.,! en son semblable; mais telle est notre destinée que nous savons parfaitement comment on tue un honinc , et que nous ignorons comment on le fait naître.

Nul animal, nul végétal, ne peut se former sans germe; autrement une carpe pourrait naître sur un if, et uu lapin au fond d'une rivière, sauf à y périr.

Vous voyez un gland, vous le jetez en terre ; il devient cbène. Mais savez-vous ce qu'il faudrait pour que vous sussiez comment ce germe se développe et se change en chêne? Il faudrait que vous fussiez Dieu.

Vous cherchez le mystère de la génération de l'homme, dites-moi d'abord seulement le mystère •fui lui donne des cheveux et des ongles; dites-moi il remue le petit doigt quand il veut.

Vo

aussi bloque le grand p'iophète, si Adam est le pèref* commun ; mais que cet Adam n'a jamais été connu de*i personne , pas même des anciens Arahcs ; que ce nom n'a jamais été cité que dans les livres juifs; que par conséquent vous vous inscrivez en faux confre les;! titres de noblesse de Mahomet' ou Môhairrmcd.

Vous ajoutez qu'en tout cas, s""il y a eu un proitaïcr • homme, quel qu'ait été son nom , vous en descendez : tout aussi-bien que l'illustre palefrenier de Cadtsha; et qnc s'il n'y a point en de premier homme, si le genre humain a toujours existé, comme tant de sa- ; ▼tms le prétendent, vous «es gentilhomme de toute • éternité.

A cela on vous re'ph'qnc qne vous êtes rotnrierde '; toute éternité^ si ▼ous n'avee p**vos pefe&temins en bonne forme-.'" ■» "i *•••« *

Vousn'pondreaque les hommossoni égaux ; qu'une

Jfl ,t >:,t'r ■ * ,1. .iis 'a<lJ

ous reprochez a mon système que c est cclufirun

^i.md ignorant : j'en conviens; mais je vous répondrai ce que dif llé\ tique d'Aire Muutmorîn à qiielqucv uus de $cs confi t t es. IT avait tu deux eiif.ni-> de son mariage avanl d'entrer dans les ordres; îl les nrc-

Senta, vt ou nt. « "ressiéur-.: dit-d, la difli'rciicc

h *jj >•■ ' i. »o: ■*' ., .■ n-:i' - • . > ii entre nous, t est ij.ie j avoue les uncns. »

Si vous voulez truebine. chose ne plus sut la ;:/né-

i: :. • •■ v-.i ' -*: '« îfi •• "V»'r* •> *• ÎTa ration et SUr les yei mes, lisez Oit icliM/. Cfl OJIC j'av lu

autrefois dans une de ces petites l'iorluircs. qui se

perdent quand elles ne sont pas, enchâssée» dans de*

volumes d'une t'aitte ni» peu plus fournie.

H» . »;£ «".ll-Nn-r !• ■ ■ ' ' luit.

'• "'Il

GBNr?3P.

L'écrivain sacré l'étant conformé

fui:.

aux idées reçues, et n'ayant pas dû s'en ('carier, puisque sans cette condescendante il naîtrait pas été entendu, il ne nous reste que quelqiré^'rt'roarqtres à faire sur la phy&iquc. du ces lénifia recule*; cor pot» la'ibèolngie nous la inspectons ; nous y ernyxnvset «ou» n'ytOuchons jamais. ' — t

Au commencement Dieu crèa.le cid ei lu \ent. , C'estsainsi qu on ■ traduit; mm Jà iradurrtnt» rr>st pa* exacte. Ilfi'ya pas d'homme uii rVcn Wstruit qui ' ne sache que le lexîe porte : « Au commencement les dieux firent, eit les dieux lit le ciel et la terre. » 'CVtte Iceoa d'ailléUrs est conforme à l'ancienne idée 'dt* Phéniciens éni nvairnl-imitgW que Dieu énipv.'»\ a *de* drfrtix nnTrreiirs pour tlébrouilIrV le c lia os, "le ebautereb. Les Phéniciens étaient depuis long-tcttfps nn penple puissant , qui avait sa théo^oniè avant que les Hênrent Sé Tù^senr empares de quelque» ' cantons Vers ion1 pays: il *st bien naturel de penser que, quand les FTVMfreùx eurent ënfln ui; petit établissement vers la Phéuicic, ils cnnimcWrent' à apprendre la langue. Alors leurs écrivains purent cmpntnter l'ancienne phvsltftie de leurs maîtres ; c'est la marche de l'esprit humain.

Dans le temps où POn place Moîië, lés phibV sophes phéniciens «n savaient ils mxz pour regarder la terre comme un point, eri compiraison de la multitude infinie de globes que Dieu a placés dans l'Immensité de l'espace qu'on nomme le c'cl '' C'eut* ifii'é, si ancienne et si tinsse, que le ciel fût f.'it poiirfa terre , a presque toujours prévalu chc» !î peuple ignorant. C'est à peu près comme si on disait que l)î<'u créa toutes les montagnes et" un grain de «ahle , ci qu'ort s'imagiuîlt que ces montagnes ont été fa'Jcs pour ce grain de sable. Il n'est guère possible qitc les Phéniciens, si bons navigateurs , n'eussent pas quelques bons astronomes ; mais les vieux préjugés prévalaient, et ces vieux préjugés durent être ménfl gés par Pattteur de la Genèse, qui écrivait pôur ehserguer les voies de Dieu et non !a physique.

La tore était tot\fe bohu tt vide; les tënébret riaient sur lu fret de fukme, tt texjrrit de Dieu était parte tur kt eaax.

Tvhu bchu signifie précisément cliaos, désordre; c'est un de ces mots imitalifs qu'on trouve dans toutes les langues, comme sens- dessus - dessous, tintamarre, trictrac^, tonnerre, bombe. La terre n'était point encore formée tell» quelle est; la matière

il 1.

existait, mats la puissance div!n« ne l'avait point «ncore arrangée. L'esprit de Dieu signifie à la lettre, le souffle, le vent, qui agitait les eaux. Celte idée est exprimée dans les fragmeus de l'auteur phénicien Sanchoniathon. Les Phéniciens croyaient, comme tous les autres peuples, la matière éternelle. 11 n'y a pas un seul auteur dans l'antiquité qui ait jamais dit qu'on eût tiré quelque chose du néant. On ne trouve même dans toute la Bible aucuu passage où il soit dit que la matière ait été faite de rien. Non que la création de rien ne soit très-vraie; mais celte vérité n'était pas connue des Juifs ebarneb.

Les hommes furent toujours paitagés sur la question de 1 éternité du monde , mais jamais sur l'éternité de la matière.

De

, et in ntAitum nil poste gigni rtvtrfi, (Pus., *at. III,*. 83 «84.)

Voilà l'opiniou de toute l'antiquité.

Dieu dit : Que la famétre toit faite, tt ta lumière fut faite ; et il vit 4** ia buaàirc itak ton**; et il divisa fa lumière des tênèbret; et il appela fa lumière jour, et let iinibrts nuit; et le teir et le matin furent un jour. Et Dieu dit aussi : Que le firmur rient toit fait au m il in des taux, et eu'il sèpart le» eaux des taux ; tt Dit» fit U firmament ; et il divisa Us eaux au-desiuf du firmament des «aux au dettout du firmament; et Dieu appela te firmament ciel ; et (e soir et le matin fit le leeoiul jour, «te, «t il vit que «fa était bon.

Commençons par examiner si l'évfque d'Avranches lluct, le Clerc, etc., n'ont pas évidemment raison «ontre ceux qui prétendent trouver ici un tour d'éloquence sublime.

Cette éloquence n'est affectée dans aucune histoire écrite par les Juifs. Le style est ici de la plus grande simplicité , comme dans le reste de l'ouvrage. Si un orateur, pour faire connaître la puissance de Dieu, employait seulement cette phrase : Il dit que la lumtire soit, et la lumiïre fut; ce serait alors du sublime. Tel est ce passage d'un psaume , dixit, et facta sunt. Ccst un trait qui , étant uniquu eu cet endroit et placé pour faire une grande image, frappe l'esprit et l'enlève. Mais ici c'est le narré le plus simple. L'auteur juif ne parle pas de la lumière autrement que des aulrcs objets de la création ; il dit également à chaque article , et Pieu vit que cela ctait loi, . Tout ost sublime dans la création sans doute; mais celle de la lumière ne l'est pas plus que celle de l'herbe des champs; le sublime est ce qui s'élève au-dessus du reste , et le même tour règne partout dans ce chapitre.

C était encore une opinion fort ancienne , que la lumière ne venait pas du soleil. Ou la voyait répandue dans l'air a va ut le lever H après le coucher de cet astre ; on s'imaginait que le soleil ne servait qu'a la pousser plus fortement : aussi l'auteur de la Genèse se conformc-l-il a cette erreur populaire , et même il ne fait créer le soleil et la lune que quatre jours après la lumière. Il était impossible qu'il y eut un matin et uu soir avant qu'il existât uu soleil. L'auteur inspiré daignait descendre aux préjuges vague.; el grossiers de la nation. Dieu 11c prétendait pas enseigner la philosophie aux Juifs. Il pouvait élevé le^ii c.-.i>i il ju»qn ,1 iu »»r..i ; muu il «.mail iuicu\ des-

eendre jusqu'à eux. On afl faut trop répéter cette solution.

^ La séparation de la lumière et des ténèbres n'est pas d'une autre physique ; il semble que la nuit et le jour fussent mêlés ensemble comme des grains d'espèces différentes que l'on sépare les uns des autres. On sait assez que les ténèbres ue sont autre chose que la privation de la lumière, et qu'il n'y a de lurairrc eu effet qu'autant que nos yeux reçoivent cette sensation; mais on était alors bien loin de connaître ces vérités. . .

L'idée d'un firmament est «ncore de la plus haute antiquité. Ou s'imaginait que le» cieuX étaient très solides, parce qu'on y voyait toujours les même* phénomènes. Les cieux roulaient sur nés télés > ils étaient donc d'une matière fort dure. Le moyen dt supputer cosnbien les eibelaifons de la terra et des mers pouvaient fournir d'eau aux nuage* ? 11 n'y avait point de Halley qui pût faire ce calcul. On se figurait donc des réservoirs d'eau dans le ciel. Ces réservoirs ne pouvaient être portés que sur une bonne voûte; 00 voyait à travers cette voûte, elle était donc de cristal. Four que les eaux supérieures tombassent de cette voûte sur la terre, il était nécessaire qu'il y eût des portes, des écluses, des cataractes , qui s'ouvrissent et se fermassent. Telle était l'astronomie d'alors; et, puisqu'on écrivait pour des Juifs, it fallait bien adopter leurs idées grossières , empruntées des autres

peuples un peu moins grossiers quiux.

Dieu fît auui deux grandi luminaires, l'un pour présider au four, Vautre à fa nuit ; il fit aussi tu étoile:

Cest toujours , il est vrai , la même ignoraucc de la nature. Les Juifs ne savaient pas que la lune n'éclaire que par une lumière réfléchie. L'auteur parle ici des étoiles comme des points lumineux , tels qu'on les voit , quoiqu'elles soient autant de soleils dont chacun a des mondes roulans autour de lui. L'esprit saint se proportionnait donc A l'esprit du temps. S'il avait dit que le soleil est un million de fuis plus gros que la terre, et la lune cinquante fois plus petite, on ue l'aurait pas compris. Us nous paraissent deux astres presque également grands.

Dieu dit aussi : Fesons ('nomme a notre image, et qu'il prt-

lùle aux poitrons, «te.

Qu'entendaient les Juifs par fesom l'homme à tuiir ima.je7 Ce que toute l'antiquité entendait.

Finxit in efjîyiem modes antûm euncta Deorum.

(Ovin., Mëtam., I, 8a.)

On ne fait des images que des corps. Nulle nation n'imagina un Dieu sans corps, et il est impossible de se le représenter autrement. On peut bien dire Dieu n'est rien de ce que nous connaissons , mais on ne peut avoir aucune idée de ce qu'il est. Les Juifs crurent Dieu constamment corporel , comme tous les autres peuples. Tous les premiers pères de l'église crurent aussi Dieu corporel , jusqu'à ce qu'ils eussent embrassé les idées de Platon , ou plutôt jusqu'à ce que les lumières du christianisme fussent plus pures.

Il Us cria mdlt et femelle. . | . ^

tf 1, I | . ,. . .».•••►

I>Hil.oSôPUiQinï.

Si Dieu ou le* «lieux secondaire* créorent l'homme Mile et femelle à leur ressemblance , il semble en ce cas <|ue les Juifs croyaient Dieu et tes dieu» miles et femelles. On a recherché si I auteur veut dire que l'homme avait d'abord les deux sexes, ou s'il entend que Dieu fit Adam et Eve le même jour. Le sens le plus naturel est que Dieu forma Adam et Êve en même temps ; mats ce sens contredirait absolument la formation de la femme hit e d une côte de 1 homme long-temps après les sept jours.

h t il t rtfota le it pi itmc jour.

Les Phéniciens, les Chaldéens, les Indiens, disaient que Dieu avait mit le monde eu sis temps, que ranci*» Zoroastrc appelle les si- gahambars si célèbres chez les Perses.

Il est incontestable que tous ces peuples avaient une théologie avant que les Juifs habitassent les déserts d'Oreb et de Sinai , avant qu'ils pussent avoir des écrivains. Plusieurs savans ont cru vraisemblable que l'allégorie de six jours est imitée de celle des six temps. Dieu peut avoir permis que de grands peuples eussent cette idée avant qu'il 1 Vût inspirée au peuple juif. 11 avait bien permis que les autres peuples inles arts avant que les Juiû en eussent

0m Ueu de vohtpti «riait un fUuvt qui artruatt lt jardin, «t «fc iv •* partageait en quatre (leuvtt; l'un s'appctU Phîtàn, qui

tomme 'e paye d'Eviltth où vient l'or Lt ttcoHd t'ttp-

■pttti tenon , >V" entoure CEtkiopii ... Lt troiuème ert UTyf*,

Suivant cette version, le paradis terrestre aurait

près du tiers de l'Asie et de l'Afrique. L*Euphrate et le Tygre ont leur source à plue da soixante grandes lieues l'uu de l'autre, dans des montagnes horribles qui ne ressemblent guère à un jardin. Le fleuve qui borde l'Ethiopie, et qui ne peut être que le Nil, commence à plus de mille lieues des sources du Tygre et de l'Euphrate; et , ci le Phison «si le Phase, il est assez étonnant de mettre au même endroit la souicc d'un ûcuve de Scythie et celle d'un fleuve d'Afrique. Il a donc ftllu chercher une autre explication et d'autres iieuves. Chaque commentateur a fait sou paradis terrestre.

On a dit que le jardin d'Êden ressemble à ces jardins d'Eden à Saana dans l'Arabie Heureuse, faneuse dans toute l'antiquité; que le» Hébreux, peuple trés-recent, pouvaient Être une horde arabe, et se faire honneur de ce qu'il y »vs>i« de plus beau dans le meilleur cauton de l'Arabie; qu'ils ont toujours employé pour eux les anciennes traditions des grandes nations au milieu desquelles ils étaient enclavés. Mais ils n'ci étaient pas moins conduits par le Seigneur.

/ e Stirjntur prit donc l'homme, et le mit dan» le Jardin it volupté, afin qu i lt cuhiy.1t.

Ccit fort bien hit de cullUer son jardin, mais il est diil.cile qu'Adam cultivât un jardin de raille de iottg : apparemment qu'on lui donna des 11 faut donc, encore une fois, que les coiu- > exercent ici leur talent de devinor. Aussi a-t ou donne À ces quatre, fleuves

ttt mtign p*t du fruit de la uienee du bien H du mal U est difficile de concevoir qu'il y ait eu un arbre qui enseignât le bien et le mal, comme il y a des poiriers et de» abricotiers. D'ailleurs on a demandé pourquoi Dieu ne veut pas que l'homme connaisse le bien et le mal ? Le contraire ne paraît-il pas (si on ose ledire) beaucoup plu» digne de Dieu, et beaucoup plus nécessaire à 1 homme ? Il semble à notre pauvre

de ce fruit ; mais il faut soumettre m? «ison, et conclure seulement qu'il faut obéir à Dieu. Dé» que mu en auret mangé voui Mourra.

Cependant Adam en manjea et ne mourut point. Au contraire, on le fait vivre encore neuf cent trente ans. Plusieurs pères ont regarde tout cela comme une allégorie. En effet, ou pourrait dire que les autres animaux ne savent pas qu'ils mourront, mais que l'homme le sait par sa raison. Ot*e raison est l'arbre de la science qui lui fait prévoir sa fin. Cette explication serait peut-être la plus raisonuahle ; mais nouf n'osons prononcer.

LeSeigneia- dit auui II nett p<u bon que l'iomme «ait irai fttom-lui une aide lembUble à lui.

On s'attend que le seigneur va lui donner une femme : mais auparavant il lui amène tous les animaux. Peut-Ctrc y e-t-il ici quelque transposition de copiste. i

El te nom qu'Adam donna à rnerua dit animaux «*t ion

' Le qu'on peut entendre par le véritable nom d'un animai' serait un nom qui désignerait tontes les propriétés de son espèce, ou du moins les principales; mais il n'en est ainsi dans aucune langue. 11 y a dans chacune quelques mots imitatifs, comme f •</ et conçu en eeite, qui- d signent un peu le cri du coq et du coucou. Tintamarre, trictrac; alali en grrr, lonpou- en latin, etc. Mais ces mots imitatifs son' eu très-petit nombre. De plus, si Adam eût ainsi connu toutes les propriétés des a.iimaux,ou il avait déjà mangé du frui: de la science, ouDicu semblait n'avoir pas besoin de lui iuterdire ce fruit. Il en savait déj.i plus que la société royale de Londres et l'académie des sciences.

Observez que c'est ici la première fois qu'Adam est nommé dans la Genèse. Le premier homme ch«*ï les anciens bracmanes, prodigieusement antérieurs aux Juifs, s'appelait Adimo. l'enfant de la terre, et sa femme Procriti , la vie; c'est ce que dit le Vcidaiu dans la seconde formit-on du monde. Adam et Êve signifiaient ces mêmes choses dans la langue phénicienne : nouvelle preuve que ("Esprit-Saint se conformait aux idées remues.

Lorsque Adam était tndormi. Dieu prit une de tel ei'let, el mit de la chair i ht place, et de Ut cote qu'il avait tirée fAdam il bJlif une femme, et il amena la femme à Adam.

Le Seigneur, un chapitre auparavant, avait d/jà créé le mâle et la femelle; pourquoi donc ôler une cote a l'homme pour en fiiire une femme qui existait déjà? On répond que l'auteur annonce dans un endroit ce qu'il explique dans l'xutrc. Ou répond encore, que cette allégorie soumet la femme a son

exprime leur union intime. Bien dès gens ont cru sur 1 ce verset que les bonimcs ont une cote de moins que les remues : mais c'est une hérésie; et ilwiitomie nous fait Toir qn'nne femme n'est pas pour*** da plu» de côtes que «on mari.

Or le strptnt hait te plm ntiè (îr looi le» a«flrf«iuf: &i la •• wt,ete.: il é»4-M fémm,eu.

II n'est UH dam tout cet article aucune meniipn du di tlilc ; tout y est physique. Le serpent était regardé non-seulement connue io plu» ruse de» anitcaux par toutes les -tintions orientales, mai* encore comme immortel. Us Chaldéens avaient une, fable d'une querelle entre Dieu et le serpent ; et cette r.vblc avai» «'•té* consente par PLérécide. Origciie.la cite dans son livre VI .outre Cclsc. On portait un serpent dans les fêtes de Bacchus. Les Égyptiens attachaient une espèce de divinité au serpent, au rapport d'EusiW dans sa Préparation é.angéliquc , livre I , chapitre X. Dans l'Arabie et dans les Indes, A la Chine même, le serpent était regarde! comme le symbole de la vie; et de là vint que les empereurs de là Chine, antérieurs à Moisc , portèrent toujours l'image d'un serpent sur la poitrine.

Êve n'est point étonnée que le serpent lui parle. Les animaux out parlé dans tontes les anciennes histoires; et c'est pourquoi, lorsque PHpay et Lekmen firent parler les animaux, personne n'en fut surpris» Toute cette aventure paraît si physique et s^dd- . pc^Wedeioutc^légorivqrfon jTeodraisan pour.

quoi le serpent rampe depuis ce tempa-làr sur «on vtmtre, pourquoi- nom cherchons toujours à Ptcra-

,»cr,et pourquoi il cherche toujours à nous mordre (du moins à ce qu'on croit) ; précisément «ouw on

] rendait raison dans les anciennes, métaphores, pourquoi le corbeau qui était blanc autrefois est noir aujourd hui ; pourquoi le hibou ne sort de son trou que de nuit; pourquoi le loup aime le carnage, etc. Mais les pères ont cru que c'est une allégorie aussi manifes c que respectable. Le plus sûr est de les croire.

Je multiplierai t« mùéra rt voi arettetui, vous trtfanHTii iam U doulew , w«i jtres «nu U fmmance 4* f horams, et il vo*t < ominere. ,„

On demande pourquoi la multiplication des grossesses est une punition? C'était au contraire, dit -on, une tri s-grande bénédiction, et surtout chez, les Juifs. Us douleurs de l'enfantement ne sont considérable* que dans les femmes délicates ; celles qui sont açcout'iinces au travail accouchent très-aisé ment, surtout dans les climats chauds. Il y a quelquefois des btHçs qui souffrent beaucoup dans leur gésinc; il y en a ipémc qui eu, meurent. Et, quant a la supériorité de l hoiiiHie sur la femme, c'est une chose, entièrement naturelle ; c'est l'effet de la forçe, du coups ,ct même de celle de l'esprit. Le* hommes en gènéial ont des organes plus capables d une attention suivie que les femmes, et sont plus propres aux travaua; de la tête et du bras. Mais, quand une femme a le poignet et l'esprit plus fort que sop mari, elle, on est partout la maitresse : c'est alors le mari qui estspumis à la femme. Cela est vrai; mais il se peut très- bien qu'avant le péché originel il n'y eût pi. sujétion;, s» douleur.

Li SKçnmr lé» frtA* t-nff.M * r«* ■' O pessa^o prouve bien que les- .Jniffr erofarèhfr'un Dieu 'corporel'. Du rabbin, nommé Élié*>r, a écrit que Dieu- rouvrit Adam et Rvc dd h peau même du serpent qui Ies-*avafr1entés; et Origènc prétend que cette tunique dit peau était une nouvelle ciniiryun ^oovean corps qWètHen fit à l'homme. Il Vaut tn i ou s ■ <'«n renir au tettë avec respect.

' Et le Seï$nt*r fit : VWM Aiam qui ta ievenu , ie nous. »*•'''• 4'' '"' 4 Vi-

Il semblerait que les Jutfe admirent dVabbnâ plusieurs, diaux, H est , plus difficile de savoir ce qu'As entcudcjitjpar, ce, mot Dicu,:/>'/</(iu, Quelques commentateurs ont prétendu que ce mol l'un de iwhs , «ignific la Trinité; mais il n'est pas assurément ques- /iou de la Trinité dans la Bible. La, Trinité u'çst pas un comppsé de. plusieurs dieux, c'est Ic.niéujp.Dicu triple; et, jainais les Juifs n*entejidir.en| parler d'un

Dieu en trois perspnnes. Par ces. mots, semblable.,*' «eu», il est vraisemblable que les Juifs entendaient les anges, Ekim. C'est ce qui fit penser à plusieurs dpc(ps téméraires que ce livre ne fut écrit que quand ils adoptèrent la créance de ces dieux intérieurs; mais c'est une opinion condamnée. ,

Le Seigneur If mil hori du jardin àt volupté, afin aj'il.cwJliWt la terre.

Mais lu Seigneur, disent quelques-uns, l'avait tqis dans le jardin de volupté, afin qu'il utUivut ce jor- ■4in> $i Adam de jardinier devint Uhourour, U* datent qu'eu cela son état n'empira pas beaucoup. Un bon laboureur vaut bien un bon jardinier. Cette solution nous semble trop peu sérieuse. Il vaut mieux dire que Dieu punit 1a désobéissance par te bannissement du lice natal.

Toula cette histoire eu général « rapporta*, selon des eomnvmtateurs trop hardis, à l'idée qu'eurent tous les hommes, et qu'ils ont encore, que les premiers temps valaient mieux que le» nouveaux. On a toujours plaint lo présent et vanté le passé. Les hommes surchargés de travaux ont placé le bonheur dans l'oisivité , ne songea»! pas quo le pire des états est celui d'un homme qui «Ta rien a faire. Ou se vit souvent malheureux, et on se forgea Pidée d'un temps où (oui le monde avait été heureux. C'est à peu près comme si on disait : il fut un temps où il ne périssait aucun arbre; oh nulle béte n'était malade, ni saibfe, ni dévorée par une autre: oA jamais les araignées ne prenaientxie mouches. De là l'idéeadu- siècle d'or, de f osuf percé par Arimane , du serpent qui déroba » Péne la reoette de la vie heureuse et immortelle que 1 homme avait mise sur son bat ; de U ce combat de . Typhon contre Osiris , d'Ophionée contre les dieux; eleoMe fameuse boite de Paudoie, et tous ces vien» contes dont quelques-uns sont ingéni.eus , et dont aucuu n'est instructif. Mais nous devons croire qqe les fables des autres peuples sont des imitations de l'hislojrc hébraïque, puisque nous avons l'ancienne histoire des Hébreux, et que les premiers livres des autres nations sont presque totrs perdus. De plus, les témoignages en faveur de la Ctn'esc sont irréfragables. '

' Jft ifUYaWV f*bim it toUftl à* «UruKn mm w

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