‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 286 sur 551 · IL · texte numérisé non relu

IL

ips

■.Ve tournant et enflamme" pour garitr l'entré* de Parer, •Vefe, ' ! lJ ■ ! I-. / •

te mot Avrwfc signifie bau{. fn bœuf armé d'un sabre enflammé, fait, dît-on, une étrange ligure à. uile porte. Vais les Juifs représentèrent depuis 'des ange» en forme de bœufs et d'<!perviers; quoiqu'il leur ft» défendu de faire aucune figure : ils prirent ' visiblement ces bœufs et ces épervier.s des Égyptiens, dont ifs imitèrent tant de choses. Les Egyptiens vénérèrent dabord le bœuf comme le iymbole de l'agriculture, et l'épcivicr comme celui des vents, mais ils ne firent jamais un portier d'un bœuf, t est probablement une allégorie ; cl les Juifs entendaient par kerub, la nature. C'était un symbole composé d'uu téte de bœuf , d une tCtc d'homme , d'un co.p d'homme, et d'ailes d'épervicr.

■£< U Seigneur mit un signe à Caîn.

Quel Seigneur! disent les incrédules. U accepte l'olfrandc d'Abel, et il rejette celle de Caïn son aîné, sans qu'on en rapporte la moindre raison. l'ar là le Seigneur devient la cause de l'inimitié entre les deux fibres. C'est une instruction morale à h vérité, et une 1 instruction prise dans toates les fables anciennes, qu'à peine le genre humain exista, qu'un frère assassine son frère. Mais ce qui parait aux sages du mondé contre tonte morale, contre toute justice, contre tous ! les principes du sens commun, c'est que Dieu ait damné à toute éternité le gnnre humain , et ait fuit mourir inutilement son propre fils pour une pomme , «t qu'il pardonne un fratricide. Que dis-je, pardonner? il prend le coupable sous sa protection. H dédare que quiconque vendra le meurtre d'Abelsera puni sept fois plus que Gain ne l'aurait été. 11 lui met un simple qui lui sert de sauvegarde. C'est, disent les impies, une fable aussi exécrable qu'absurde. C'est le délire de quelque malheureux Juif, qui écrivît ces infimes inepties 'à l'knfeation des -contes que les peuples voisins ,prwdi#uaie<a dan» J* Syrie. Ce Juif insensé attribua ces rêveries atroces à Mttisc;dans un temps oh rie» irisait 1 fius rare que les 1 w rcs. 1 a fatalité, qui il i« pose de tout, a fait parvenir ee malheureux livre jusqu'à «ou*. Desiripom I oufaxaltc , ; es dés imbéciles l'ont «su. Ain*, parie une sVwile <1« théistes qui r en adorant Diea, eer.it ceodaibrtor le Diau dUsraély et qui joutât de ta uf>oduke de l ésre éternel par les règles do uolre 'aontk imparfait* eude notre justpoe erronée: ils admetteat : Dieu pour se < souiuuure a nos ioisaiGandons-nous dVtrc si tandis.; et •respectons encore uuc fois ce que ami* be pouvez «MnprenaVe..^^ <5 <*UÙ-oio!A* toutes j>os forces.

Iah dieux fiàoim, voyant que te* filles dm homme* étaient

pmeiu four cpoutet ailia.au il* clwuùent.

■ CeUe imagination fut encore' colle de tous les, peuples. 11 n'y a aucune nation, excepté peut-ctre la Chine, où quelque dieu ne- soit venu. fuira. des enfans à des filles. Ces dieux corporels desceudaumt souvent sui la terre pour visiter leurs domètues; ils «oyaient no* fuies, ils prenaient pour aux, les .plus jolies: les «nfaes nés du commerce de oesdieiix etdosmortelles devaient être supérieurs aux aufrcSbommes; aussf la Genèse ne mangue pas de dire que ces dieux gui

conclu '-rent avec «Os filles produisirent des gc'ani. Cési encore se cou former à l'opinion vulgaire. 'Et jt ferai venir tHr la Um Iti taux du diluât (•). f Je remarquerai seulement ici que saint Augustin dans sa (,hf de l'tat .. n-.8, dit: V"««i* iUud dilttnum grwc.t ,«,<■ luiitot uoWt hUoria; ni l'histoire , grecque ni la latine ne connaissent ce grand déluge. Kn effet, on « avait jamais connu que ceux de Dcuca* lion et d Ogygès, en Grèce. Us sont regardés comme universels dans los fables recueillies par Ovide, mais totalement ignorés daus l'Asie orientale. .Saiul Augu.v tin ut se troiupo donc pas en disant que l'histoire n'en : P"l« joint. *

Dieu dit à Nei ;Je vait faire alliance tvtc voui tt ave votre

ttmenec aprèi vaut, M avtc tout la animaux.

Dieu faire alliance avec les béte* ! quelle alliance! ' s'écrient les incréd ulcs. Mais, s il s'allie avec l'homme, pouiquoi pas avec la bctc?ellcadu sentiment, et il 1 y a quelque chose d'aussi divin daus le sentiment que ; dans la pensée la plus métaphysique. D'ailleurs, les • animaux sentent mieux que la plupart des hommes , ne pensent. C'est apparemment eu vertu de ce pacte que 'François d'Assise, fondateur de l'ordre séra- 1 ptiiquc, disait aux cigales et aux lièvres: Chantes, i ma sœur la cigale; brou Ici, mon frère le levraut. Mais quelles ont été les conditions du traité ? que tous les animaux se dévoreraient les uns les autres, qu'ils so nourriraient de notre chair et uous de la leur, qu'après les avoir mangés, nous nous exterminerions avec rage, et qu'il ne nous manquerait plus que de manger nos semblablos égorgés par nos mains. S'il y avait eu un tel psele, il aurait ulè fait avec le diable.

Probablement tout ce passage ae veut aire autre, chose «mon que Dieu est égalomeut le maître absolu de tout eo qui respire. Ce pacte ne peut être qu'un ordre, et le mot d'alliance n'est là que par exteusiou. Il ne faut donc pas s'effaroucher des termes, niais adorer l 'esprit, et rcaaonteraux temps où l'on écrirait ce livre qui est un scandale aux faibles, et une eaifi-

O \t mettrai mon arc iaa, Um nrdes, à il *sra «n i» mon pacte, »U.

Remarque* qoe l'auteur ne dit pas, j'ai mis mon arc dans les nuées, il dit, je mettrai : cela supposa évidemment que l'opinion commune était qiu !arcon ciel n'avait pas toujours existé. CcsLun pbc'iiom^nc causé nécessairement par Ja pluie; et on le donne ici. comme quelque chose de suniaturcl qui avcr'it que. la terre De sera plus inoudee. 11 est étrange doeboifir le signe de la pluie pour assurer qu'on ne sera pas noyé. Mais aussi on peut répondre que daus le J ingor de l'inondation ou est rasmir par l'aj-c-eu-cicl.'

Or le Sri inetir drsctttdit pour voir la ville rt la tour oite If» pi/un» d Ai!arr\ Itdtiuitient ; cl il dit : Voilà un peiiple gui n'a au'unt lanoue. I L oui commencé à faire cela . et'ifJ ne ïftn dipoint jutqu'à te qu'Ji aient achevé. Vtntt donc, dt+

*tniott$, eontonéont leur langue, «fin qui ptwrMe n'mtutdb

H Uvral-st^I^e*

nVojc.saice^sor.r.iclc.B^

DicnoNfîAtttË

Observez seulement ici que l'auteur sacré continue toujours A se couformer aux opinions populaires. II parle toujours de Dieu comme d'un homme qui s'informe de ce qui se passe, qui veut voir par ses yeux ce qu'on Tait dans ses domaines, qni appelle les gens de son conseil pour se résoudre avec eux.

El Abraham, ayant partagé ttt qent (uui éuient troil cul dik-hnit), tomba sur Ut cinq rois. Ut défît, tt Ut pourtuwtt juuqu'à Nota, à la qaUcf* de Dama».

Du bord méridional du lac de Sodome jusqu'à Damas, on compte quatre-vingts lieues; et encore faut-il franchir le Liban et l'anti-Liban. Les incrédules triomphent d'une telle exagération. Mais, puisque le Seigneur favorisait Abraham, rien n'est e\açéré. Et mr le «oir le» d'eux ange» arrivèrent à SoAomt , etc. Toute l'histoire des deux anges que les Sodoro:tes voulurent violer est peut-être la plus extraordinaire que l'antiquité ait rapportée. Mais il faut considérer que presque toute l'Asie croyait qu'il y a*»?:», des démons incubes et succubes, que de plus ce» deux ■nges étaient des créatures plus parfaites que les hommes, cl qu'ils devaient être plusbeaux , et allumer plus de désirs cboi un peuple corrompu que des hommes ordiuaires. 11 se peut que ce trait d'Histoire ne soit qu'une figure de rhétorique, pour exprimer les horribles di bordemeus de Sodome et de Gomorrhc. Nous ne proposons cette solution aux savaus qu'avec une extrême défiance de nous-mêmes.

Pour Loth qui propose ses d" eux filles aux Sodomites à la jtlaco des deux anges, et la femme de Loth chaneée en sUtue de sel. et tout le reste de cette histoire; qu'oserons nousdire? L'ancienne fable arabique de Gain et de Mirrha a qoelque rapport à lïnCestc de Loth et de ses filles; et l'aventure de Philémou et de Beaucis n'est pas sans ressemblance avec les deux anges qui apparurent à Loth et • sa femme Pour fa statue de sel, nous ne «avons pas à quoi elle ressemble; est-ce à l'histoire d Orphée et d Euridice ?

Bien des savans pensent, avec le grand Newton et U docte Le Clerc, que le Paitatetufut fut écrit par Samuel lorsque les Juifs eurent un peu appris a lire et à écrire, et que toutes ce» histoires sont des înuta- Uous des fables syriennes. >

Mais il suffit que tout cela soit dans rEcritur* •ainte pour que nous le révérions, sans chercher à voir dans ce livre autre chose que ce qni est écrit par l'Esprit saint. Souvenons -nous toujours que ces temps- U ne sont pas les nôtres et ne manquons pas de répéter, après tant de grands hommes, qoe l'ancien Tcsument est une histoire vériubl- , et que tout ce qui a été inventé par le reste de levers est fabuleux.

Il s'est trouvé quelque» savans qui ont prétendu qu'on devait retrancher des livres canoniques toutes ces choses incroyables qui scandalisent les faibles; mais on 0 dit que ces savans éuient des cœurs corrompus, des hommes a brûler, et qu'il est impossible d'être honnête bomme si on ne croit pa» que le* So domitos voulurent violer deux anges. C'est ainsi que raisonne une espèce de monstres, qni «eut *ur les esprits.

Il est vrai que plusieurs célèbres pères de l'église* ont eu la prudence de tourner toutes ces histoires en allégories, à l'exemple des Juifs, et surtout de Philom Des papes pins prudens encore voulureut empêcher qu'on ne traduisît ces livres en langue vulgaire, de peur qu'on ne mît les hommes à portée de juger c* qu'on leur proposait d'adorer.

On doit certainement en conclure que ceux qtd entendent parfaitement ce livre doiveut tolérer ceux qui ne l'entendent pas : car, si ceux-ci n'y entendent rien, ce n'est pas leur faute; mais ceux qui n'y comprennent rien doivent tolérer aussi ceux qui comprennent tout.

Les savans trop remplis de leur science on", prétendu qu'il était impossible que Moïse eût écrit I» Genèse, lïnc de leurs grandes raisons est que dans l'histoire d'Abraham, il est dit que ce patriarche paya la caverne pour enterrer sa femme, en argent moniuvjrt et que le roi de Gérar donna mille pièces d'argent à Sara, lorsqu'il la rendit, après l'avoir enlevée pour sa beauté à l'âge de soixante et quinxe ans. Il* disent qu'ils ont consulté tous les anciens auteurs , et qu'il est avéré qu'il n'y avait point d'argent monnayédans ce temps-U. Mais on voit bien que ce sont U de pures chicanes, puisque l'église a toujours cru fermement que Moisc fut l'auteur du l'cntr.tcuquf . Ils fortifient tous les doutes élevés par Abe.o-Esra, et par Baruk Spinosa. Le médecin Astruc, beau -père d» contrôleur général Silhouette, da os son livre, devenu très-rare, intitulé Conjectura sur U (w:ii(>c, ajoute de nouvelles objections insolubles à U science humaine; mais elles ne le «ont pas à la piété humble et soumise. Les savans osent contredire chaque ligue, et les saints révèrent chaque ligne. Craignons de tomber dans le malheur de croire notre raison; soyons soumis d'esprit et de cœur (*).

Et Abraham dît eut Sara était ta m»; et 1er» de Gérar la prit pour lui.

Nous avouons, comme nous l'avons dit à l'article Abr<iham, que Sara avait alors quatre-vingt-dix ans; qu'elle avait été déjà enlevée par un roi d'Egypte ; et q'Vun roi de oe même désert afl'reux de Gérar enleva encore depuis la femme d'isaac hl» d Abraham. Noua avons parlé aussi de la servante Agar à qui Abraham fit un enfant, et de la manière dont ce patriarche renvoya celle servante et son Sis. On -ait a quel point les incrédules triomphent de toutes ces Listoires^ avec quel sourire dédaigneux ils en parlent, comaieils mettent fort au-dessous des Mille et uno nuit» l'histoire d'un Abimelec amoureux de cette même Sara qu'Abraham avait fait passer pour sa sœur et d'un autre Abimelec amoureux de Rebecca qu'Isaac fait aussi passer pour sa sœur. On ne peut trop redire que le grand défaut de tons ces savans critiques est de vouloir tout ramener aux principes de notre faible raison , et de juger des anciens Arabes comme ils jugent de la cour de France et de celle d'Angleterre.

IEt ïâma de SUham, (Ht du roi HéW, fut tonalmtU** awm l .1mt à* Dina ; cl il cAariM M IrùttaM par de, cartsm tendre» ; «dallai Uimor ton pire, et lu. dà . Donnes -moi cette flU

f) Voyal'a

PHILOSOPHIQITF.

Cest ici que les savaiu se révoltent plus que jamais. Quoi ! disent-ils , le fils d'un roi veut bien Taire à la fille d'un vagabond l'honnour de l'épouser; le mariage se conclut; on comble de préseus Jacob le père et Diaa la fille , le roi de Sichcm daigne recevoir dans sa ville ces voleurs errans qu'on appelle patrùtrches; il a la bonté* incroyable, incompréhensible , de se faire circoncire, lui, son fils, sa cour et son peuple, pour condesccudrc à la superstition de cette petite horde, qui ne possède pas une demi -lieue de terrain en propre! Et, pour prix d'uue si étonnante bonté, que font nos patriarches sacrés? ils attendent le jour où la plaie de la circoucision donuc ordinairement la fièvre. Siinéon et Lévi courent par toute la ville le poignard à la main; ils massacrent le roi, le prince son fils, et tous les habitans. L horreur de cette Saint- Barlbélcmi n'est sauvée que parce qu'elle est impossible. Cest uu roman abominable, mais c'est évidemment un roman ridicule. Il est impossible que deux hommes aient égorgé tranquillement tout un peuple. On a beau souffrir un peu de son prépuce entamé, on se défend contre deux scélérats, on s'assemble, on les entoure , on les fait périr par les supplices qu'ils méritent.

Mais il y a encore une impossibilité plus palpable : c'est que, par la supputation exacte dès temps, Dina, cette fille de Jacob, ne pouvait alors être âgée que de trois ans, et que, si on veut forcer la chronologie, on ne pourra lui en donner que cinq tout au plus : c'est sur quoi on se récrie. On dit : Qu'est-ce qu'un livre d'un peuple réprouvé; un livre inconnu si long* temps de toute la terre; un livre où la droite raison et les mœurs sont outragées à chaque page et qu'on veut nous donner pour irréfragable, pour saint, pour dicté par Dieu même? n'est-ce pas une impiété de le croire ? n'est-ce pas une fureur d'anthropophages de persécuter les hommes sensés et modestes qui ne le croient pas ?

A cela nous répondons : L'église dit qu'elle le croit. Ses copistes ont pu mêler des absurdités révoltantes à des histoires respectables. C'est à la sainte église seule d'en juger. Les profanes doivent se laisser conduire par elle. Ces absurdités, ces horreurs prétendues , n'intéressent point le fond de notre religion. Où en seraient les hommes, si le cuiie et la vertu dépendaient de ce qui arriva autrefois A Sichcm et à la petite Dina?

Vot'ei Ir» roi* qui rtqnèrtnt iemaUpayt fEdom avant que Itt enfant d'Itraèl «Mural un roi.

Cest ici le passage fameux qui a été une des grandes pierres d'achoppement. Cest ce qui a déterminé le grand Newton, le pieux et sage Samuel Clarke , le profond philosophe Bolingbroke, le docte Le Clerc, le savant Fréret, et une foule d'autres savans, à soutenir qu'il était impossible que Moise fut l'auteur de la Genèse.

Nous avouons qu'en effet ces mots ne peuvent avoir été écrits que dans le temps où les Juifs curent des rois.

Cest pricipalcmcnt ce verset qui détermina Aslruc a bouleverser toute la Genèse et à supposer des mémoires dans lesquels l'auteur aTaii puisé. Son travail

MOT. rmi*

est ingénieux, il est exact, mats il est téméraire. Un concile aurait à peine osé l'entreprendre. Et de quoi • servi ce travail ingrat et dangereux d'As truc ? à redoubler les ténèbres qu'il a voulu éclaircir. C'est là le fruit de l'arbre de la science dont nous voulons tous manger. Pourquoi faut-il que les fruits de l'arbre de l'ignorance soient plus nourrissaus et plus aisés à digérer?

Mais que nous importe après tout que ce verset , que ce chapitre ait été écrit par Moïse , ou par Samuel, ou par le sacrificateur qui vint à Samarie, ou par Esdras, ou par un autre? En quoi notre gouvernement, uos lois, nos fortunes, notre morale, notre bieu-étre, peuvent-ils être liés avec les chefs ignorés d'un malheureux pays barbare appelé Edom, lduméc, toujours habité par des voleurs ? Hélas ! ces pauvres Arabes qui n'ont pas de chemises ne s'informent jamais si nous existons, ils pi'lcni des caravanes et mangent du pain d'orge; et nous nous tourmentons pour savoir s'il y a eu des roitelets dans ce canton de l'Arabie Pétréc, avant qu'il y en eût dans un canton voisin , à l'occident du lac de Sodome !

O miterai haminum mentes.' o ptetora caca !

( Leone*., eant. Il, v. 14.)

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