‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 302 sur 551 · GRACIEUX · texte numérisé non relu

GRACIEUX

Ghaciedx est un terme qui manquait à notre langue, et qu'on doit à Ménage. Bonhours, en avouant que Ménage en est l'autour, prétend qu'il en a fait aussi l'emploi le plus juste, en disant :

Pour moi , de qui 1« ver. n'om rien de gracie».

Le mot de Ménage n'en a pas moins réussi. Il veut dire plus qu'agréable; il indique l'envie de plaire; des manières gracieuses, un air gracieux. Boilcau, dans son ode sur Namur, semble l'avoir employé d'une façon impropre , pour signifier moius fier, abaissé, modeste:

Bt drsoimuij gracies»,

Allés à Liësc, • Pnuclles , Porter les hun ble» nouvelle!

De Namur pri» u vos yeux.

La plupart des peuples du nord disent : Notre gracieux souverain; apparemment qu'ils entendent bieufesant. De gracieux on a fuit disgracieux, comme de grAcc on a forme disgrScc : des paroles disgracieuses, une aventure disgracieuse. On dit disgracié . cl ou uc dit pas gracie. On commence à se servir du mot gracieuser, qui signifie recevoir, parler obligeamment; mais ce mot n'est pas employé par le» bons écrivains dans le styie ;ioble.

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