LOIS CIVILES ET ECCLESIASTIQUES
On a trouve dans les papiers d'un jurisconsulte ces notes, qui méritent peut-être un peu d'examen.
Que jamais aucune loi ecclésiastique n'ait de force que lorsqu'elle aura la sanction expresse du gouvernement. C'est par ce moyen qu'Athènes et Home n'eurent jamais de querelles religieuses.
Ces querelles sont le partage des nations barbares, ou devenues barbares.
Que le magistrat seul puisse permettre ou prohiber le travail les jours de fetc, paire qu'il u'appartient pas a des prêtres de «Icfcu.lrc à ûcs hommes de cultiver leurs champs.
Que tout ce qui concerne les mariages dépende uniquement du magistrat, et que les prêtres s'en tiennent a l'auguste fonction de les bénir.
Que le prêt à intérêt soit purement un objet de la loi civile , parce qu'elle seule préside au com-
Quc tous les ecclésiastiques soient soumis en tous les cas au gouvernement, parco qu'ils sont sujets de l'état.
Que jamais on n'ait le ridicule bonteux de payer à un prêtre étranger la première année du revenu d'une terre que des citoyens on: donnée à un prêtre concitoyen.
Qu'aucun prêtre ne puisse jamais oler à nn citoyen la moindre prérogative, sous prétexte que c«
citoyen est pécheur, parce que le prêtre pécheur doit prier pour les pécheurs et non les juger.
Que les magistrats, les laboureurs et les prêtres paient également les charges de l'état, parce qui» tous appartiennent également à l'état.
Qu'il n'y ait qu'un poids , une mesure , une coutume.
Que les supplices des criminels soient utiles. Un homme pendu n'est bon à rien, et uu homme condamné aux ouvrages publics sert encore la patrie, cl est une leçon vivante.
Que toute la loi soh claire, uniforme et précise : l'interpréter, c'est presque toujours la corrompre.
Que rien ne soit infime que le vice.
Que les impôts ne sciert jamais que proportionnels.
Que la loi ne sort jamais en contradiction avec l'usage : car , si l'usage est bon , la loi ne vaut