‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 370 sur 551 · XXXI · texte numérisé non relu

XXXI

Qu'importe d'ailleurs que , dans une déclamation, Isocntc ait dit ou non une chose si peu digne d'être rapportée! et quel législateur aurait pu prononcer Cette loi : « Les scélérats auront de la puissance. »

A Gtnes, la banque de Saint-ueorjes est gouverné* perle peuple, ce qui lui Jeun: une grande influence.

Cette banque est gouvernée par six classes de nobles appelées uiiuji tni:itïc-\.

Uu Anglais , un newtonien n'approuverait pas qu'il dise :

On «ait que la mer, qui semble vouloir couvrir la terre , ett arrêtée par les moindre* het bes et par les mo ndi en graviers.

On ne sait point cela ; on sait que la mer est arrêtée par les lois de la gravitation , qui :>c sont ni gravier ni herbe, et que la lune agit compte trois, cl le soleil comme un, sur les marées.

Les Anglais, pour favoriser la liberté, ont 6lé taules le* puissances inlermidiaites qui formaient leur monarchie.

Au contraire, ils ont consacré la prérogative de la chambre haute , et conservé la plupart des anciennes juridictions qui formeul des puissances intermédiaires.

L'étahliuement cTun vi'ïiV est ions un état despotique une loi fonda mentale.

HJn critique judicieux a remarqué que c'est comme si on disait que l 'office des maires du palais était une loi fondamentale. Constantin était plus que despotique , c: n'eut point de grand viiir. Louis XIV était un peu despotique, et n'eut point de premier ministre. Les papes sont asset despotiques, et en ont rarcmeut.

Il n'y en a point dans la Chine, que l'auteur regarde comme un empire despotique : il n'y eu eut po ni chez, le czar Pierre I , et personne ne fut plus despotique que lui. Le Turc Araurat II n'avait point de grand vi/.ir. Gcugis-kan n'en eut jamais.

Que dirons-nous de celte étrange maxime?

La lénalité des d orges est bonne dans les états monarehiquei, parce qu'elle fait faire comme un métier de famille et qu'on ne voudrait pus entreprendre pour la vertu.

Est-ce Montesquieu qui a écrit ces lignes honteuses ? Quoi! parce que les folies de François I avaient dérangé ses Gnances, il fallait qu'il vendit à de jeunes iguorans le droit de décider de la fortune, de l'honneur cl de la vie des hommes' quoi! cet opprol>re devient lion dans la monarchie! et la place de magistrat devient un métier de famille! Si cette infamie était si bonne, clic aurait iu moins été adoptée par quelque autre monarchie q*tc la France. I' n'y a pas an seul étal sur la terre qui ait osé se couvrir d'un tel opprobre. Ce monstre est né de la prodigalité d'un roi devenu indigent , et de la vanité de quelques bourgeois dont les pères avaient de l'argent. One toujours attaqué cet infime abus par des cris impuissnms, parce qu'il cril fallu rembourser les offices qu'on avait vendus. Il ciil mieux valu mille fois, dit un grand jurisconsulte, vendre le trésor de tous les couveus et l'argenterie de toutes les églises que de vendre le justice. Lorsque François I prit la grille d'argent de Saint-Martin, il ne fit tort à personne; saint Martin ne se plaignît point, il se passe très-bien de sa grille : ■Mis vendre la place de juge, et faire jurer à ce

juge qu'il ne Ta pas achetée , c'est une bassesse sacrilège.

Plaignons Montesquieu d'avoir déshonoré son ou* vrage par de tels paradoxes; mais pardon no us- lui. Son oncle avait acheté une charge- de président en province, et il la lui laissa. On retrouve l'homme partout. Nul de nous n'est sans faiblesse.

Auguste, lorsqu'il rétablit les files i que les jeunes qtns couiu *»tnt nus.

Et il cite Suétone. Mais voici le texte de Suétone :

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