‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 40 sur 551 · ANGE · texte numérisé non relu

ANGE

SECTION PREMIÈRE

Anges des indiens, des Perses, etc.

L'auteur de l'article Ange dans l'Encyclopédie, dit que « toutes les religions ont -«dmis l'cxisl-.'nce des anges, quoique la raison naturelle ne la démontre pas. »

Nous n'avons point d'autre raison que la naturelle. Ce qui est surnaturel est au-dessus de la raison. Il fallait dire (si je ne me trompe) que plusieurs religions, et non pas toutes, ont reconnu des anges. Celle de Numa, celle du sabisme, celle des druides, celle de la Chine, celle des Scythes, celle des anciens Phéniciens et des anciens Egyptiens, n'admirent point les auges.

Nous entendons par ce mot , des ministres de Dieu, des députés, des tires mitoyens eutre Dieu et les hommes, envoyés pour nous signifier ses ordres.

Aujourd'hui, en 1773 , il y a juste quatre mille huit cent soixante et dix-huit ans que les bracmanes se vantent d'avoir par écrit leur première loi sacrée , intitulée le Shasta, quinze cents ans avant leur seconde loi , nommée yieidam, qui signifie /<i parole de Pieu. Le Shasta conlicut cinq chapitres. Le premier, «le Dieu et de ses attributs : le second, de la création des anges : le troisième , de la chute des anges : le quatrième, de leur punition : le cinquième, de leur pardon, et de la création de 1 homme.

11 est utile de remarquer d'abord la manière dont ce livre parle de Dieu.

Premier chapitre du Shasta.

« Dibu est un ; il a créé tout ; c'est une sphère parfaite sans commencement ni Cn. Dieu conduit toute la création par une providence générale résultante d'un principe déterminé. Tu ne rechercheras point à découvrir l'essence et la nature de l'Eternel , ni par quelles lois il gouverne; une telle entreprise est vaine et criminelle : c'est assez que jour et nuit tu contemples dans ses ouvrages, sa sagesse, son pouvoir et sa bonté. »

Après avoir payé à ce début du Shasta le tribut d'admiration que nous lui devons , voyons la création des auges.

Second chapitre du Shasta.

■m L'Eternel, absorbé dans la contemplation de sa propre existence , réso'ut , dans la plénitude des

(e) Voyez Du C<Dge, et Ftiwu sur 1m iuarur* et l'espri* de* Dation» (tome I tt roire II ; et roje» d-iprè. ï-tkte

temps , de communiquer sa gloire et son essence à des êtres capables de sentir et de partager sa béatitude, comme de servir à sa gloire. L'Eternel voulut , et ils furent. Il les forma cn partie de son essence , capables de perfection et d'imperfection selon leur volonté.

« L'Éternel créa d'abord Birma , Vhsnou et Sib ; ensuite Mozazor et toute la multitude des anges. L Eternel donna la prééminence à Birma, à Viisiiou et à Sib. Birma fut le prince de l'armée Angélique ; Vitsnou et Sib furent ses coadjuteurs. L'Eternel divisa l'armée angélique cn plusieurs bandes , et leur donna à chacune un chef. Ils adorèrent l'Eternel , rangés autour de son trône , chacun dans le degré assigné. L'harmonie fut dans les cicux. Mozazor, chef de la première bande, entonna le cantique do louange et d'adoration au créateur , et la chanson d'obéissance à Birma, sa première créature ; et l'E- Irmel se réjouit dans sa nouvelle création. »

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