‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 408 sur 551 · ORGUEIL · texte numérisé non relu

ORGUEIL

CiciaoK, dans une de ses lettres, dit familièrement a son ami : .Maudcz-moi à qui vous voulez que je fasse donner les Gaules. Dans une autre il se plaint d'être fatigué des lettres de je nesais quels princes qui le remercient d avoir fait ériger leurs province* en royaunifls , et il ajoute qu'il ne sait seulement pas où- ces rovaomes sont situés.

H se peut que Gcéron, qui d'ailleurs avait souvent va le peuple romain , le peuple-roi lui applaudir et lui obéir, et qui était remercié par des rois qu'il ne connaissait pas, ait eu quelques roouvemens d'orgueil et de vanité.

Quoique ce sentiment ne soit point du tout convenable à un aussi ebétif animal que l'homme, cependant ou pourrait le pardonner à un Cicéron, à un César, à un Sciplon : mais que dans le fend d'une de nos provinces à demi barbares, un homme qui aura acheté une petite charge , et fait imprimer des vers médiocres, s'avise d'être orgueilleux, il y a là de quoi rire long-temps (*).

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