VERGE
Lxt thëurgites, les ancien» sages, avaient tous un r
itaquelle ils opéraient.
Mercure passe pour le premier dont la verge ait fait des ppodiges. On tient que Zovoastre avait une grande verge. La verge de I antique Bacchus était son thyrsc, avec lequel il sépara les cau\ de l'Oronte, de l'Hydaspe et do la mer Rouge. La vorgo d'Hercule était son bâton, sa massue. Pythagore fut toujours représenté avee sa verge. On dit qu'elle était d'or ; il n'est pas étouaaut qu'ayant une cuisae d'or, il eut une verge du même inétal.
Abaris, prêtre d'Apollon hyperboréen, qu'où prétend avoir été coutemporain de Pythagore, fut bien plus fameux par sa verge; elle n'était que de bois; mais H traversait les airs à califourchon sur cllo. Porphyre et Jamblique affirment que ces deux gites, Abasis et Pythagore, se i ment leur verge.
La verge fut en tout temps l'ins et le signe de leur supériorité. Les conseillera i de Pliarauu firent d'abord autant de prestiges avec leur verge que Moïse fit de prodiges avec la sienne. Le judicieux Calmet nous apprend , < lion sur l'Exode, a que les opérations de ces n'étaient pas dos miracles proprement dits , mais une métamorphose fort singulière et fort difficile, qui néanmoins rfert ni contre ni au-dessus des lois de la nature; » La verge de Moite eut la supériorité qu'elle devait avoir sur celle de ces chotims d'Egypte.
Non-seulement la verge d 'Aaron partagea l'honneur des prodiges de son frère Moïse, mais elle en Bien sou particulier de très*- admirables. Personne n'ignore comment de treize verges celle d; Aaron fut la seule qui fleurit, qui poussa des boutons, de* fltnrrs •t des amande».
Le diable, qui, comme on sait, est un mauvais singe des œuvres des saints, voulut avoir aussi sa verge, sa baguette, dont il gratifia tous les sorciers. M édéc et Circée forent toujours armées do cet instrument mystérieux. De là vient que jamais magicienne ne parait i l'Opéra sans cetu verge, et qu'on appelle cas rôles des réles à fostusta.
Aucun joueur de gobelets ne fait ses tours de passe-passe sans* sa verge, sans sa baguette. Oû trouve les sources d'eau, les trésors, i
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que pas de forcer un peu la main à un imbécile qui la •erre trop, et qui tourne aisément dans celle d un fripon. M. Formey, secrétaire do l'académie de Berlin , ' explique ce phénomène par celui de l'aimant dans le grand Dictionnaire encyclopédique. Tous les sorciers du siècle passé croyaient aller au sabbat suruucvcrgo magique, ou sur un manebe à balai qui en tenait lieu ; et les juges, qui n'étaient pas sorciers, les brûlaient.
Les verges de bouleau sont une poignée de scions dont on frappe les malfaiteurs sur le dos. Il est honteux et abominable qu'on indigo un pareil châtiment sur les fesses à de jeunes garçous et à de jeunes filles. C'était autrefois le supplice des esclaves. J'ai vu, dans des collèges, des barbares qui fcsaicnl dépouillct des en fans presque entièrement; une espèce de boutrcau , souvent ivre , les déchirait avec de longues verges, qui mettaient en sang leurs aînés et les fêtaient enfler démesurément. D'autres les fesaient frapper avec douceur, et il en naissait un autre inconvénient. Les deux nerfs qui vont du sphincter au pubis , étant irrités , causaient des pollutions ; c'est ce qui est arrivé souvent à de jeunes filles.
Par une police incompréhensible, les jésuites du Paraguai fouettaient les pères et les mères de famille sur leurs fesses nues (n). Quand il u'y aurait eu que celte raison pour chasser les jésuites , elle aurait •iifli (i).